Georges-Louis Bouchez

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Georges-Louis Bouchez
Illustration.
Georges-Louis Bouchez en 2019.
Fonctions
Président du Mouvement réformateur
En fonction depuis le
(10 mois et 26 jours)
Élection
Prédécesseur Charles Michel
Sénateur de Belgique
En fonction depuis le
(1 an, 3 mois et 13 jours)
Législature 55e
Député au Parlement wallon

(1 an, 5 mois et 24 jours)
Prédécesseur Jacqueline Galant
Successeur Jacqueline Galant
Député de la Fédération Wallonie-Bruxelles

(1 an, 5 mois et 10 jours)
Prédécesseur Jacqueline Galant
Successeur Jacqueline Galant
Biographie
Date de naissance (34 ans)
Lieu de naissance Frameries (Belgique)
Nationalité Belge
Parti politique MR
Père Bernard Bouchez
Diplômé de Université Saint-Louis - Bruxelles
Université libre de Bruxelles
Profession Avocat
Religion Catholicisme

Georges-Louis Bouchez (GLB), né le à Frameries, est un homme politique belge libéral. Il est sénateur coopté depuis 2019[1] et assume les fonctions de président du Mouvement réformateur depuis le .

Enfance et études[modifier | modifier le code]

Né à Frameries le de parents modestes indépendants[2], Georges-Louis Bouchez est le petit-fils d’un mineur et d’un militaire, avec des origines italo-belges[3]. Après avoir vécu successivement à Colfontaine et Quaregnon, il commence son parcours scolaire à l’école des Cannoniers à Mons où il effectue toutes ses primaires de 1992 à 1998.

Il poursuit en réalisant ses études secondaires au Collège Saint-Stanislas à Mons où il est diplômé en 2004.

Après un bachelier en droit et une mineure en sciences politiques à l'Université Saint-Louis - Bruxelles de 2004 à 2007, il obtient deux ans plus tard une maîtrise en droit à l’Université libre de Bruxelles, en finalité droit public. Son travail de fin d’études, sous la direction du professeur Marc Uyttendaele, porte sur la « Suite à la polémique de l’affaire Fortis : Jusqu’où la nécessité politique peut-elle aller dans la violation des règles de droit ? »[4].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Les premiers pas dans le monde politique[modifier | modifier le code]

Suite à son diplôme en 2009, il est engagé au Cabinet du Vice Premier Ministre et Ministre des Finances, Didier Reynders, comme conseiller. Concurremment, en 2010, il devient assistant en droit aux Facultés Universitaires Notre-Dame de la Paix à Namur. Un an plus tard, il est nommé comme chargé d’exercices en droit à l’UMons

En , suite à la formation du nouveau gouvernement, Georges-Louis Bouchez devient conseiller au Cabinet du Vice Premier Ministre et Ministre des Affaires Étrangères, Didier Reynders[4].

Les débuts dans la politique locale[modifier | modifier le code]

A l’âge de 20 ans, il se lance plus pleinement dans l’aventure politique en participant à sa première élection comme candidat sur la liste communale MR à Mons en 2006. Positionné en quatorzième position sur cette liste et obtenant 397 voix[5], il rate de quelques voix un siège au conseil communal montois[6]. En 2010, il est huitième sur la liste du Sénat.

En 2012, il est élu par les membres du Mouvement réformateur de la section de Mons pour être tête de liste aux élections communales de 2012[7]. Grâce au soutien des Montois, qui lui permettent de se prévaloir d’un score personnel de 2 550 voix[8], il devient Échevin des Finances, du Budget, de l’Emploi, du Développement durable et de l’Informatique de la cité du Doudou dans un collège PS-MR mené par Elio Di Rupo.

Lors des élections régionales en 2014, il est candidat à la première suppléance[9] et réalise le deuxième score de la liste MR pour la circonscription de Mons (4 535 voix)[10]. En , il est désigné Député wallon et de la Fédération Wallonie-Bruxelles en remplacement de Jacqueline Galant devenue ministre fédérale chargée de la mobilité.

L'année 2016[modifier | modifier le code]

Pour Georges-Louis Bouchez, tout bascule en . Après plusieurs controverses, Jacqueline Galant annonce sa démission du gouvernement Michel le [11]. De facto, Georges-Louis Bouchez perd son mandat de député wallon et de la Fédération Wallonie-Bruxelles[12]. Quatre jours plus tard, coup de théâtre à Mons où Georges-Louis Bouchez devait retrouver son mandat d'Échevin : le bourgmestre Elio Di Rupo décide de rompre le pacte de majorité[13] alors que les deux partis étaient en coalition depuis 2000. Il remplace les libéraux par le cdH. Georges-Louis Bouchez redevient simple conseiller communal.

En , il devient le « Délégué général à l’animation et à la prospective » du Centre Jean Gol, le think tank libéral. On parle de lui plutôt comme le 'Délégué général du Mouvement réformateur'[14]. Il est chargé d’organiser le débat dans les sections locales, agiter les idées et trouver des pistes nouvelles pour les bleus[6]. Il défend la suppression du vote obligatoire face à Louis Michel au congrès doctrinal du Mouvement réformateur fin 2016 – perdant par 43 % des voix contre 57 %[15]. Il prône l’allocation universelle[16]. Il réfléchit à la taxation sur les robots non délocalisables[17]. Il propose un second tour aux élections pour permettre aux citoyens de choisir parmi les coalitions mathématiquement possibles[18]. Il rédige une proposition visant à réprimer la banalisation du régime nazi[19].

En tant que délégué général, Georges-Louis Bouchez doit aussi « vendre » l’action du gouvernement fédéral dans la presse et en télévision[6].

Les années 2018-2019 : le tournant[modifier | modifier le code]

Au niveau local[modifier | modifier le code]

Lors des élections communales de 2018, le Mouvement réformateur ne se porte pas très bien en Hainaut ni à Mons où les libéraux ne sont crédités que de 18% des intentions de vote[20]. Georges-Louis Bouchez décide de créer la surprise : il ne se présentera pas sous le sigle du Mouvement réformateur. Il élabore une liste pluraliste qu'il baptise « Mons en Mieux ! ». Des membres du cdH (dont Opaline Meunier[21]), du PS et d'Ecolo le rejoignent. Des délégués syndicaux FGTB et CSC[22] ainsi que 25 citoyens sans appartenance politique font partie de l'aventure[23]. Le pari est réussi. Mons en Mieux obtient près de 22 % des voix alors que le cartel PS-Citoyen perd plus de 15 % des suffrages comparativement aux résultats des élections communales de 2012[24]. La liste de GLB obtient 11 sièges, avec 8 élus de moins de 35 ans, ce qui constitue un score jamais vu pour une liste hors PS depuis 1994. Georges-Louis Bouchez réalise le troisième score en termes de voix de préférence de la ville (4 976 voix)[25].

Toutefois, le , le PS et Ecolo décident de former un pacte de majorité et d'écarter ainsi GLB et ses colistiers du collège des bourgmestre et échevins[26].

Au niveau fédéral[modifier | modifier le code]

Premier Conseil du MR en tant que Président.

Le , le Président du Mouvement Réformateur, Charles Michel, nomme Georges-Louis Bouchez en tant que porte-parole de la campagne électorale du Mouvement réformateur en rappelant qu'il porte déjà régulièrement la parole du MR dans les médias et dans de nombreux débats[27].

Lors des élections fédérales du , Georges-Louis Bouchez est placé en quatrième position sur la liste fédérale du MR pour la circonscription hennuyère. Cette place est considérée par beaucoup comme un ballotage tant les sondages sont en berne pour les libéraux[28]. Il obtient tout de même 16 522 voix dans la province de Hainaut, ce qui constitue le second meilleur score en nombre de voix de préférence, mais n'est pas élu à cause de l'effet dévolutif de la case de tête. Il devient néanmoins sénateur coopté du MR[29],[30]. Il prête serment le [31]. Quatre mois plus tard, il signait et déposait, avec son chef de groupe Gaëtan Van Goidsenhoven, une proposition de loi spéciale vouée à étendre le droit de vote des Belges de l'étranger aux élections régionales[32]. Georges-Louis Bouchez a également cosigné la proposition de résolution visant une meilleure couverture vaccinale en Belgique[33].

Début , Georges-Louis Bouchez se présente à la succession de Charles Michel comme président du Mouvement Réformateur[34]. Cinq candidats sont en lice : Clémentine Barzin, Georges-Louis Bouchez, Denis Ducarme, Christine Defraigne et Philippe Goffin. Le , Bouchez est élu président du Mouvement réformateur avec 62% des votes, après un second tour face à Denis Ducarme[35].

2019-2020 : suite des élections fédérales[modifier | modifier le code]

Le , la Belgique votait lors d'élections législatives fédérales. Celles-ci modifient fortement les rapports de forces politiques. Selon la tradition belge, le roi nomme des informateurs pour essayer de former une majorité. Plusieurs équipes se suivent sans aboutir.

Le , Georges-Louis Bouchez est désigné informateur royal par le roi Philippe aux côtés de Joachim Coens, président du CD&V[36]. Ils sont la cinquième équipe en charge de cette mission. Ils doivent résoudre la crise politique qui persiste depuis les élections fédérales du . Joachim Coens et Georges-Louis Bouchez sont déchargés de cette mission le 31 janvier 2020, sans avoir pu trouver de consensus.

Comme président du MR, Georges-Louis Bouchez est le négociateur principal pour ce parti lors des missions d'information menées par les quatre équipes qui ont suivi sa mission. Il accepte le compromis élaboré par Egbert Lachaert et Conner Rousseau[37], ce qui ouvre la voix à la mission de formation menée par Paul Magnette et Alexander De Croo, qui forment un gouvernement dirigé par Alexander De Croo.

Incident sur le casting ministériel[modifier | modifier le code]

Pour siéger dans le nouveau Gouvernement De Croo, Georges-Louis Bouchez propose deux ministres Sophie Wilmès, ancienne première ministre, David Clarinval, anciennement ministre de la Fonction publique, et un secrétaire d'état Mathieu Michel, Président du collège provincial du Brabant wallon, fils de Louis Michel et frère de Charles Michel.[38] Il nomme également Denis Ducarme comme ministre à la place de Valérie De Bue au parlement wallon, mais doit rapidement revenir en arrière car une règle interne impose au moins un tiers de ministres féminines.[39]. Plusieurs élues du MR montrent leur soutien actif à Valérie De Bue[40]. Cet épisode crée un malaise au sein du MR, certains cadres du parti reprocheront le manque de concertation et de collégialité autour des nomination.[41] Le 6 octobre 2020, Georges-Louis Bouchez présente ses excuses dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux et rappelle la réforme des statuts du parti qu'il avait entreprise avant cette crise[42]. Pour mettre un terme à la crise interne, les cadres du parti décident de mettre sur pied, en accord avec Georges-Louis Bouchez, un « G11 » dont le but est de créer une instance de discussion des décisions et assurer un meilleur échange d'information entre les différents acteurs du Mouvement Réformateur[43].

Ouvrage[modifier | modifier le code]

  • G.-L. Bouchez, L'aurore d'un monde nouveau, Éditions du CEP, 2017. (ISBN 978-2390070313)

Liens[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Georges-Louis Bouchez désigné sénateur coopté par le MR », sur RTBF Info, (consulté le 8 octobre 2020)
  2. « Qui est Georges-Louis Bouchez ? Voici le portrait du nouveau président du MR », sur RTBF Info, (consulté le 30 décembre 2019)
  3. « Georges-Louis Bouchez, un des informateurs en mission «pour le pays» », sur Le Soir Plus, (consulté le 29 décembre 2019)
  4. a et b « Qui suis-je? | Georges-Louis Bouchez » (consulté le 29 décembre 2019)
  5. « Elections 2006 - Elections communales de la Région Wallonne », sur electionslocales.wallonie.be (consulté le 30 décembre 2019)
  6. a b et c « Comment Georges-Louis le trublion est devenu Bouchez le président », sur Le Soir Plus, (consulté le 30 décembre 2019)
  7. « Georges-Louis Bouchez, 25 ans, tête de liste MR à Mons », sur www.references.be (consulté le 30 décembre 2019)
  8. « Elections 2012 - Communales - Votes Nominatifs Commune de MONS - 1 », sur electionslocales.wallonie.be (consulté le 30 décembre 2019)
  9. « Elections de mai 2014: J. Galant tête de liste MR à la Région, G-L. Bouchez premier suppléant », sur sudinfo.be (consulté le 30 décembre 2019)
  10. « Elections 2014 - Parlement wallon - Votes Nominatifs Circonscription de Mons - », sur elections2014.belgium.be (consulté le 30 décembre 2019)
  11. La Libre.be, « Démission de Jacqueline Galant : Retour sur un mandat ministériel très décrié », sur www.lalibre.be, (consulté le 30 décembre 2019)
  12. R. T. L. Newmedia, « Le député Georges-Louis Bouchez quitte le Parlement wallon », sur RTL Info (consulté le 31 décembre 2019)
  13. « Coup de théâtre à Mons : Elio Di Rupo vire le MR de la majorité montoise, Georges-Louis Bouchez doit quitter le collège échevinal... (Vidéo) », sur sudinfo.be (consulté le 30 décembre 2019)
  14. « Les mandats, fonctions et professions de Georges-Louis Bouchez (MR) », sur Cumuleo (consulté le 4 octobre 2020)
  15. « Supprimer le vote obligatoire? Bouchez dit oui », sur L'Echo, (consulté le 30 décembre 2019)
  16. «Une allocation universelle de 1.000 euros pour chacun», sur Le Soir Plus, (consulté le 30 décembre 2019)
  17. DH Les Sports+, « La nouvelle idée de Georges-Louis Bouchez : Taxer les robots qui détruisent l’emploi », sur www.dhnet.be, (consulté le 30 décembre 2019)
  18. « Changer notre système électoral? Des propositions concrètes sur la table », sur RTBF Info, (consulté le 30 décembre 2019)
  19. « Bouchez veut sanctionner la «banalisation» du «régime nazi» », sur Le Soir Plus, (consulté le 30 décembre 2019)
  20. « Sondage élections 2018: à Mons le PS chute mais reste dominant », sur Édition digitale de Mons, (consulté le 31 décembre 2019)
  21. « Opaline Meunier rejoint Georges-Louis Bouchez à Mons », sur Le Soir Plus, (consulté le 31 décembre 2019)
  22. DH Les Sports+, « Bouchez attire deux syndicalistes à Mons », sur www.dhnet.be, (consulté le 31 décembre 2019)
  23. « "Mons en mieux": 25 candidats sur 45 sans appartenance politique », sur RTBF Info, (consulté le 31 décembre 2019)
  24. « Mons: les résultats des élections communales 2018 », sur Le Soir Plus, (consulté le 31 décembre 2019)
  25. « Votes nominatifs | Elections 2018 », sur elections2018.wallonie.be (consulté le 31 décembre 2019)
  26. « Le PS et Ecolo constitueront la future majorité communale à Mons », sur Site-LeVif-FR, (consulté le 31 décembre 2019)
  27. Par Alex et re, « Georges-Louis Bouchez désigné porte-parole de la campagne électorale du MR », sur MR, (consulté le 31 décembre 2019)
  28. La Libre.be, « Le MR n’a pas fait de cadeau à Georges-Louis Bouchez », sur www.lalibre.be, (consulté le 31 décembre 2019)
  29. Libre.be, « Même s'il n'a pas été élu, Georges-Louis Bouchez sera bien sénateur », sur www.lalibre.be,
  30. « Elections 2019: Georges-Louis Bouchez désigné sénateur coopté du MR », sur Le Soir,
  31. « Georges-Louis Bouchez: "Ce n'est pas un poste de substitution!" », sur La chaîne locale de la région Mons Borinage (consulté le 31 décembre 2019)
  32. « Droit de vote des étrangers - Groupe MR du Sénat »
  33. « Le Journal du Médecin »
  34. « Georges-Louis Bouchez: «Je suis candidat à la présidence du MR» », sur Édition digitale de Sambre Meuse, (consulté le 31 décembre 2019)
  35. La Libre.be, « Georges-Louis Bouchez devient le nouveau président du MR », sur www.lalibre.be, (consulté le 31 décembre 2019)
  36. La Libre.be, « Le Roi nomme Bouchez et Coens comme informateurs: pourquoi ce choix du Palais? », sur www.lalibre.be, (consulté le 31 décembre 2019)
  37. « Les préformateurs Egbert Lachaert et Conner Rousseau reçus par le Roi », Le Soir,‎ (lire en ligne, consulté le 27 septembre 2020)
  38. « Le président Georges-Louis Bouchez survivra-t-il au bureau du MR ? "Je n'en peux plus du népotisme" dit Sabine Laruelle », RTBF,‎ (lire en ligne, consulté le 5 octobre 2020)
  39. « Casting surprise MR : pourquoi Georges-Louis Bouchez fait monter Mathieu Michel au fédéral et recase Denis Ducarme en Wallonie », La DH,‎ (lire en ligne, consulté le 1er octobre 2020)
  40. https://www.dhnet.be/actu/belgique/ca-chauffe-pour-georges-louis-bouchez-les-deputees-wallonnes-manifestent-leur-soutien-a-valerie-de-bue-il-faut-revoir-le-fonctionnement-dans-les-heures-et-les-jours-a-venir-5f76e886d8ad586219e573eb
  41. Sports+, « Ça chauffe pour Georges-Louis Bouchez, les députées wallonnes manifestent leur soutien à Valérie De Bue: "Il faut revoir le fonctionnement" », sur DH Les Sports +,
  42. « Tensions au MR: Georges-Louis Bouchez s’excuse (vidéo) », sur Le Soir, (consulté le 7 octobre 2020)
  43. « Tensions au MR: Georges-Louis Bouchez reste président, encadré d’un ‘G11’ », (consulté le 10 octobre 2020)