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Coat of arms of Moldova.svg
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La République de Moldavie, capitale Chișinău, est un pays ex-soviétique, indépendant depuis 1991, entre la Roumanie et l'Ukraine, en Europe orientale. Il englobe des parties des régions historiques de Bessarabie, de Podolie et du Yédisan (ces deux dernières formant la « Transnistrie »). Située aux limites de deux grandes zones d'influence, la Moldavie est membre à la fois de la CEI, du Partenariat oriental (accord d'association avec l'UE), de l'ALECE, du GUAM et du Partenariat pour la paix. Ses 3,6 millions d'habitants sont pour deux tiers des autochtones de langue roumaine (dite aussi moldave) dont la culture s'enracine dans l'histoire locale, et pour un tiers des colons de langues slaves, avec quelques autres minorités, dont la culture s'enracine dans l'histoire russe et soviétique.

Paysage moldave avec le fleuve Nistru ou Dniestr Ancienne mairie de Chișinău Trebujeni, parc national d'Orhei Caves de Mileştii Mici La Pasca, spécialité moldave Monastère de Rudi Maison paysanne de Strășeni Costume traditionnel Citadelle de Tighina

Généralités

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Semblable par ses paysages à la Bourgogne française, et par ses vignes au Beaujolais, la Moldavie est aussi une principauté autonome (XIVe siècle-XIXe siècle) mais vassale de la « Sublime porte » (XVIe siècle-XIXe siècle), et que le traité de Bucarest de 1812 a scindée en deux. La partie occidentale, restée autonome, a formé la Roumanie en s'unissant en 1856 à la Valachie. La partie orientale, rattachée à l'empire des Tzars sous les auspices d'un français, Louis de Langeron, a été alors appelée « Bessarabie » et est devenue multiethnique : c'est la matrice de l'actuelle République, qui n'inclut cependant pas toute la « Bessarabie ».

La Moldavie est membre de la CEI, qui a succédé à l'URSS. Une partie du pays, la Transnistrie, où les slaves sont majoritaires, n'a d'ailleurs pas souhaité se détacher de l'URSS lorsque la Moldavie a proclamé son indépendance, mais lorsque l'Union s'est effondrée, la Transnistrie s'est elle aussi déclarée indépendante (de la Moldavie, cette fois) et continue d'utiliser les symboles soviétiques et d'écrire en caractères cyrilliques non seulement le russe et l'ukrainien, mais aussi le roumain/moldave.

La Moldavie est comparable à la Belgique par sa taille (33 843 km2), son relief peu élevé (430m au point culminant) par son multi-linguisme et par le fait que les langues sont aussi parlées dans les pays voisins. Sa structure politique aussi, avec des unités territoriales autonomes aux langues officielles différentes et tentées par le séparatisme, présente des similitudes avec la Belgique, et génère de semblables difficultés et compromis politiques.

Mais la Belgique n'a connu que huit ans de dictature durant les cent dernières années (les deux périodes d'occupation allemande des deux guerres mondiales) et ne subit pas de pressions géopolitiques extérieures entravant son développement, alors que la Moldavie a connu plus d'un demi-siècle de régimes totalitaires successivement fasciste puis communiste stalinien, avec des génocides[1] et déportations[2] qui ont fortement amoindri sa population initiale, et que l'afflux de colons soviétiques n'a pas suffi à compenser : selon les données des recensements, de 1940 à 1950 le pays a perdu un tiers de ses habitants, passant de 3 200 000 personnes selon le recensement roumain de 1938, à 2 229 000 selon le recensement soviétique de 1950. Aujourd'hui, la Moldavie est bien moins peuplée que la Belgique puisqu'elle compte 3,56 millions d'habitants contre dix.

Deux décennies de pressions économiques et politiques extérieures ont suivi son indépendance, entravant ses importations d'énergie et ses exportations agricoles et vinicoles. Ces pressions sont venues de l'Est lorsqu'elle tentait de se rapprocher de ses voisins occidentaux, et de l'Ouest lorsqu'elle revenait vers ses voisins orientaux.

Conséquence de ce contexte, le niveau de vie n'a rien de comparable : le PNB moldave par habitant (900 $ en 1996) représente moins d'un vingtième de celui de la Belgique (23.000 $ en 1996) ! La densité des infrastructures, les capacités agricoles et le tissu industriel, eux non plus, ne sont pas comparables : située au cœur économique de l'Europe, la Belgique est un attracteur d'investissements et de travailleurs, alors que la Moldavie voit l'argent et la population active s'expatrier.

C'est pourquoi le pays tente de se rapprocher de l'Union européenne tout en évitant de s'aliéner son principal fournisseur d'énergie et importateur de denrées, la Russie : exercice difficile que compliquent encore les rivalités internes culturelles et linguistiques, recouvrant et manifestant des contentieux plus anciens liés aux spoliations, massacres et déportations croisées du passé... Cependant, malgré la brève et limitée guerre du Dniestr de 1992, les habitants, les partis et les communautés ont réussi à trouver des compromis acceptables à défaut d'être satisfaisants pour tout le monde, et même si parfois on entend des hommes politiques proférer des menaces ou des manifestants exprimer leurs craintes et leurs colères, la paix règne et malgré tout, la pauvreté recule.

  1. en: International Commission on the Holocaust in Romania (Commission Wiesel), Final Report of the International Commission on the Holocaust in Romania,Yad Vashem (The Holocaust Martyrs' and Heroes' Remembrance Authority), 2004, [1]
  2. Nikolaï Théodorovitch Bougaï, Informations des rapports de Béria et de Krouglov à Staline, éd. de l’Acad. de sciences de Moldavie nr. 1, Chișinău, 1991 (Н.Ф. Бугай «Выселение произвести по распоряжению Берии…» О депортации населения из Молдавской ССР в 40-50- е годы – Исторические науки в Молдавии. № 1. Кишинев, 1991. 1.0), Déportation des peuples de Biélorussie, Ukraine et Moldavie, éd. Dittmar Dahlmann et Gerhard Hirschfeld, Essen, Allemagne, 1999, p. 567-581 (Депортация народов из Украины, Белоруссии и Молдавии : Лагеря, принудительный труд и депортация. Германия. Эссен. 1999. 1.3).


Image du mois

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Les colinde, tradition des fêtes d'hiver en Moldavie et dans les pays voisins.

Les colinde (singulier colindă, dans les langues slaves orientales Kоляда/Kolyada', en grec Κόλιαντα/Koliada) sont des chants que l'on pouvait entendre couramment dans les villages lors de la période de Noël. Il s'agit d'une tradition devenue chrétienne, mais d'origine païenne, partagée par tous les Moldaves quelles que soient leurs langues et origines. De nos jours, dans les grandes villes, elle se perd ou devient virtuelle (télévision, envoi de vidéos par internet). En moldave/roumain le verbe a colinda signifie "marcher en chantant" ou "chanter en marchant" et par extension plus familièrement "faire un tour", "parcourir du pays".


Géographie

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Les récifs fossiles du Prut : des sites paléontologiques tortoniens.

La géographie de la Moldavie, entre le Prut et le Dniestr (Nistru en moldave) et sur la rive gauche de ce fleuve, la situe au sud-est de l’Europe (45°28’ - 48°28’ N, 26°40’ - 30°06’ E).

La superficie est de 33 843 km2 (comparable à la Bourgogne ou à la Belgique) sur une étendue de 350 km du nord au sud, et de 150 km d’ouest en est. Cette superficie est contrôlée par deux entités : l'une internationalement reconnue (le gouvernement et le parlement de la Moldavie sur 29 680 km2), l'autre non (l'état autoproclamé de Transnistrie sur 4 163 km2).

La vallée du Răut dans le parc national Orhei.

Ses 1 389 km de frontières se répartissant entre les 450 km avec la Roumanie et les 939 km avec l'Ukraine.

Le relief est vallonné (altitude moyenne 150 m), culmine aux collines de Bălănești (432 m) et son point le plus bas est l'embouchure du Nistru près de la mer Noire (0,8 m).

Le pays compte sept aires protégées remarquables : Plaiul Fagului et Beleu le long du Prut, Codru, Orhei, la grotte Émile Racovitsa, la confluence Iagorlîc-Nistru et le jardin botanique de Chișinău.


Histoire

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C'est le Traité de Bucarest de 1812 qui, en coupant la Principauté de Moldavie en deux, inaugure pour chaque moitié une histoire différente, plus proche des Balkans et de l'Europe centrale pour la moitié occidentale, qui en 1859 forme la Roumanie en s'unissant à la Valachie et qui se trouve aujourd'hui dans l'Union européenne et dans l'OTAN, mais plus proche de l'histoire russe et soviétique pour la moitié orientale, qui se trouve aujourd'hui dans la CEI et est observatrice de la Communauté économique eurasiatique. Tous les moldaves n'ont pas pour autant renoncé à l'idée de réunifier leur pays, même si le statu quo est aujourd'hui considéré tant par l'OTAN que par la Russie comme nécessaire au maintien de la paix dans la région.
Pour la période antérieure à 1859 
Pour la période postérieure à 1812 
Histoire contemporaine

République démocratique moldave (1917-1918) - République socialiste soviétique autonome moldave (1924-1940) - Occupation soviétique de la Bessarabie et de la Bucovine du Nord - République socialiste soviétique moldave (1940-1991) - Guerre du Dniestr (1992)


Langues

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La langue des autochtones, soit deux tiers de la population, est latine, ce qui relie le pays à l'Europe du Sud-Est. Cette langue porte deux noms au choix : les slavophones, les pro-russes et l'article 13 de la Constitution l'appellent « Moldave » tandis que la déclaration d'indépendance de 1991, les pro-européens et l'arrêt n° 36 de la Cour constitutionnelle du 5 décembre 2013 l'appellent « Roumain » comme dans le pays voisin, la Roumanie, dont la région contigüe, également appelée « Moldavie », fait aussi partie de l'ancienne principauté. Le troisième tiers des habitants a d'autres langues maternelles comme l'ukrainien, le gagaouze ou le bulgare, mais la quasi-totalité des citoyens moldaves comprend et peut parler le russe, langue de communication inter-ethnique depuis l'époque soviétique, ce qui relie le pays à l'Europe de l'Est et à son autre voisin, l'Ukraine.

La partie la plus âgée de la population comprend aussi le français car jusqu'en 1991, les Moldaves avaient conservé la traditionnelle francophilie héritée de l'influence des Lumières dans les principautés roumaines au XVIIIe siècle et dans l'Empire russe au XIXe siècle : le français, première langue étrangère enseignée tant sous les Tzars que sous les rois roumains et à l'époque soviétique, a longtemps été un élément-clé de la formation culturelle des jeunes Moldaves. Mais après 1989, avec l'ouverture de la glasnost, les Moldaves découvrent une nouvelle France aux yeux de laquelle leur pays n'existe pas, ou bien sort, peut-être, d'une fameuse bande dessinée belge. Aux yeux des média de cette « nouvelle France », la Moldavie, quand elle apparaît, c'est comme une région patriarcale, aux campagnes misérables, où règnent la traite des blanches et les réseaux mafieux : une « marche de l'Europe aux confins de l'Eurasie ou de la Russie aux confins de l'Europe »[1] dont les aspirations culturelles et sociales sont qualifiées d'« agitation nationaliste »[2]. En réalité, dans cet espace multiculturel coexistent diverses mentalités, traditionnelles ou pro-occidentales, certaines nostalgiques de tel ou tel passé, roumain ou soviétique, d'autres espérant un avenir différent, européen ou russe… Mais de l'indifférence de la France à l'égard de la Moldavie découle la perte de vitesse du français face à l'anglais, désormais première langue universitaire. Dans la capitale Chișinău, l'Agence universitaire de la francophonie, le relais local de l'Organisation internationale de la francophonie, tente de sauver ce qui peut l'être[3].

  1. Michel Foucher, Fragments d'Europe, Fayard 1993.
  2. Stéphane Rosière, article Moldavie, in : "Hérodote" n° 54-44, "La Découverte" 1989.
  3. La Francophonie dans le monde, 2006-2007, Nathan, p. 175

Culture et patrimoine

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Cultures croisées

Voyez :

Culture roumanophone de Moldavie et Culture russophone en Moldavie

Dimitrie Cantemir, hospodar et lettré moldave, ami du tsar Pierre le Grand.
Le grand poète russe Alexandre Pouchkine a vécu en Bessarabie et ses statues y sont toujours fleuries.
La forteresse de Soroca vient de retrouver sa toiture, reconstruite selon les documents et les méthodes d'époque. Également connue dans les chroniques médiévales sous les noms de Polychromia, Policronia ou Olihonia, c'était l'un des points de défense de la Moldavie médiévale, avec les forteresses de Hotin, Orhei, Tighina et Cetatea Albă (Hotin et Cetatea Albă font aujourd'hui partie des « Sept merveilles d'Ukraine » ; Tighina est sous contrôle russophone).
Le monastère de Căpriana, à 40 km au nord-ouest de Chişinău, dans la région naturelle et historique du Codru (du latin Quadratus) est cité en 1429 quand le voïvode de Moldavie Alexandre Ier le Bon l'élève au rang de monastère voévodal. Cet acte décrit « Mănăstirea de la Vâşnovăţ unde este egumen Chiprian » ("le monastère de Vechnovats où l'higoumène est Cyprien"). Le monastère fut rénové par le voïvode Petru Rares entre 1542 et 1545. L'église actuelle est une reconstruction du XIXe siècle.

La culture moldave inclut :

La Moldavie a aussi abrité des cultures disparues comme celle des grecs pontiques, des tatars criméens, allemands du Boudjak, des juifs russes bessarabiens, des Arméniens criméens, que l'histoire n'a pas épargnées, mais qui ont laissé des traces musicales et culinaires, des toponymes et quelques cimetières et lieux de culte, le plus souvent en ruines.

Littérature

Écrivains : Grigore Ureche, Ion Neculce, Miron Costin, Nicolae Milescu, Dimitrie Cantemir, Vasile Alecsandri, Ion Creangă, Mihai Eminescu, Gavril Bănulescu-Bodoni, Alexandre Pouchkine, Matei Donici, Alexei Mateevici, Mihai Stefănescu (« Melchisedec »), Nicolae Alexandri, Mihail Sadoveanu, Paul Celan, Emanoil Gavriliţă, Constantin Stere, Pantelimon Halippa, Leonid Dimov, Mihail Vîntu, Onisifor Ghibu, Stefan Ciobanu, Ion Pelivan, Liuba Dumitriu, Tudose Roman... Pour les écrits antérieurs à 1989, voir Translittération du moldave en lettres latines.

Patrimoine

Citadelle de Soroca, Citadelle de Tighina, Basilique de Chișinău

Musique

Article détaillé : Musique moldave.
Musique moderne : O-Zone, Zdob și Zdub
Musiciens : Musique classique : Ciprian Porumbescu, Georges Enesco, Dinu Lipatti, Clara Haskil, Marcel Mihalovici, Radu Lupu, Leontina Văduva
Musique populaire : Taraf de Haïdouks, Gheorghe Zamfir

Beaux-Arts

Sculpteur : Alexandru Plămădeală
Peintre : Mihail Berezovschi

Cinéma

Actrices : Elvire Popesco, Maia Morgenstern
Scénaristes : Mircea Danieliuc
Réalisateurs : Emil Loteanu

Sports

...

Danse

Alunelul, Hora


Traditions populaires

Mărţişoare, Journée de la femme, Œufs peints de Pâques, Colinde, Mioriţa, Strigoi, Vârcolaci

Gastronomie

Le caractère multinational et multiculturel du pays fait de la gastronomie moldave un creuset où se rencontrent les cuisines balkaniques, russe et ukrainienne, auxquelles s'ajoutent des influences italiennes, françaises, allemandes et juives.
La răcitură moldovenească : un aspic au poulet.

Politique

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Politique de la Moldavie

La Moldavie est une république parlementaire multipartite, où le Premier ministre est le chef du gouvernement et le président chef de l'État. Ceux-ci détiennent le pouvoir exécutif tandis que le pouvoir législatif est partagé entre le gouvernement et le parlement. Le pouvoir judiciaire est indépendant des deux premiers.

Constitution de la Moldavie - Liste des Premiers ministres moldaves - Gouvernement Leancă - Parlement de la Moldavie - Élections en Moldavie

Les enjeux de la politique moldave se situent comme sa position géographique entre l'Ouest (soit l'Union européenne, l'OTAN et la Roumanie), et l'Est (soit la CEI, l'Ukraine et la sphère d'influence russe). Ce contexte conditionne non seulement ses relations extérieures mais aussi sa politique intérieure, car chaque sphère d'influence « joue sur des » (ou « sert de point d'appui aux », selon les points de vue) populations et partis politiques ayant des liens historiques, culturels et politiques préférentiels d'un côté ou de l'autre : de ce fait, la politique moldave depuis l'indépendance (août 1991) est une longue suite de conflits et de compromis plus ou moins satisfaisants, ou insatisfaisants pour chaque partie[1].

Le pire moment de cette vie politique a été la Guerre du Dniestr de 1992[2], de même nature que celle plus récente du Donbass en Ukraine, tandis que l'équilibre actuel (depuis 2012) est le moins instable que le pays ait connu[3], avec d'une part le maintien dans la CEI, un président pro-russe, un parlement qui l'est aussi à moitié et une langue que l'article 13 de la Constitution appelle officiellement « moldave », et d'autre part un partenariat avec l'UE signé sans émeutes ni nouvelle guerre[4], une (courte) majorité parlementaire pro-européenne, et la même langue qu'un arrêt de la Cour constitutionnelle reconnaît comme « roumaine », conformément à la déclaration d'indépendance de 1991[5].

Depuis l'an 2000 cependant, il semble que les multiples signaux de faiblesse de l'Union européenne et de l'OTAN (attitude vis-à-vis de la Grèce, non-intervention dans les drames ukrainiens, Brexit, passage de relais à la Russie en Syrie, accueil fait aux migrants, déclarations isolationnistes de divers dirigeants européens et de Donald Trump...) favorisent de plus en plus l'orientation pro-russe du pays[6],[7], que la Moldavie partage d'ailleurs avec la Bulgarie[8] dont les électeurs ont, eux aussi, élu en novembre 2016[9] un président eurosceptique pro-russe.

  1. Alain Ruzé, La Moldova, L'Harmattan, Paris, 1997, (ISBN 2-7384-6018-6).
  2. Jean Nouzille, La Moldavie, Histoire tragique d'une région européenne, Ed. Bieler, ISBN 2-9520012-1-9.
  3. Andrea Diefenbach, Land ohne Eltern ("Pays sans parents"), Kehrer, 2012.
  4. Moldova will prove that it can and has chances to become EU member, Moldpress News Agency, 19 juin 2007
  5. Arrêt no 36 du 05.12.2013 de la Cour constitutionnelle.
  6. Nadejda, « La situation politique en Moldavie entre deux élections », moldavie.fr,‎ (lire en ligne)
  7. (ro) « Găgăuzia - un Dodon-land cu teamă de Unire și nostalgii sovietice », RFI România,‎ (lire en ligne)
  8. Selon l'Express dans Les Bulgares et les Moldaves élisent des présidents pro-russes sur [2], publié le 14/11/2016 à 07:52 , mis à jour à 09:22.
  9. (bg) « ПРЕЗИДЕНТ И ВИЦЕПРЕЗИДЕНТ НА РЕПУБЛИКАТА И НАЦИОНАЛЕН РЕФЕРЕНДУМ 2016 », sur results.cik.bg (consulté le 11 novembre 2016)
Présidents de Moldavie
Nom Début du mandat Fin du mandat Parti politique Notes
Mircea Snegur 3 septembre 1990 15 janvier 1997 Parti agrarien de Moldavie
Petru Lucinschi 15 janvier 1997 7 avril 2001 Indépendant
Vladimir Voronin 7 avril 2001 11 septembre 2009 Parti des communistes de la République de Moldavie
Mihai Ghimpu 11 septembre 2009 28 décembre 2010 Parti libéral Par intérim
Vladimir Filat 28 décembre 2010 30 décembre 2010 Parti libéral-démocrate de Moldavie Par intérim
Marian Lupu 30 décembre 2010 16 mars 2012 Parti démocrate de Moldavie Par intérim
Nicolae Timofti 16 mars 2012 13 novembre 2016 Indépendant
Igor Dodon 14 novembre 2016 en fonction Parti des socialistes de la République de Moldavie
Politique étrangère

Relations entre la Moldavie et l'Union européenne - Mouvement unioniste en Moldavie et Roumanie - Catégorie:Relations bilatérales de la Moldavie

Politique de défense

Forces armées moldaves - Partenariat pour la paix (OTAN)

Notes


Nom

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La Moldavie est officiellement appelée en français République de Moldavie ou République de Moldova[1]. Aux Nations unies, le pays a d'abord employé officiellement en français « République de Moldavie »[2], mais depuis 1994, il emploie « République de Moldova »[3] : la première forme Moldavie, française, est préférée par les pro-européens pour marquer l’appartenance du pays à la Moldavie historique dont fait également partie la moitié roumaine de cette région historique ; la seconde forme Moldova, bien que roumaine, est préférée par les communistes et autres pro-russes pour bien souligner en français la différence entre la « Moldavie » historique roumaine et l'actuelle « Moldova » post-soviétique située dans la sphère d'influence russe. La même dichotomie se retrouve en anglais (« Moldavia » / « Moldova ») et en allemand (« Moldau » / « Moldawien »), le second terme étant à chaque fois, comme en français, un néologisme.
  1. Les deux sont officiels selon la directive Juppé.
  2. Par exemple dans sa brochure de présentation La République de Moldavie, éd. Universitas, Chişinău, 1991, com. 10.969.
  3. Voir webcast.un.org : intervention de la délégation moldave, en français, au Palais des Nations le 24 janvier 2011, à l'occasion de l'Examen périodique universel.

Portails connexes et Wikimédia

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Les portails connexes dans Wikipédia
Pays limitrophes
Flag of Romanian people.jpg Roumanie Flag of Ukraine.svg Ukraine
Régions autonomes
Flag of Transnistria.svg Transnistrie Drapeau de la Gagaouzie Gagaouzie
Autres pays où le moldave est officiel
(sous le nom de roumain)
Flag of Romanian people.jpg Roumanie Flag of Serbia.svg Serbie (localement) Flag of Hungary.svg Hongrie (localement)
Autres pays où l'on parle des langues latines
Flag of France.svg France Flag of Switzerland.svg Suisse Flag of Belgium.svg Belgique Flag of Luxembourg.svg Luxembourg Flag of Italy.svg Italie Flag of Spain.svg Espagne Flag of Portugal.svg Portugal
Flag of Greece.svg Grèce (pour l'Aroumain) Flag of Andorra.svg Andorre Flag of Monaco.svg Monaco Flag of San Marino.svg Saint-Marin Flag of the Vatican City.svg Vatican Flag of Quebec.svg Canada français
Flag of the Dominican Republic.svg Rép. dominicaine Flag of Cuba.svg Cuba Flag of Mexico.svg Mexique Flag of Guatemala.svg Guatemala Flag of Honduras.svg Honduras Flag of El Salvador.svg Salvador Flag of Nicaragua.svg Nicaragua
Flag of Costa Rica.svg Costa Rica Flag of Panama.svg Panama Flag of Colombia.svg Colombie Flag of Venezuela.svg Venezuela Flag of Ecuador.svg Équateur
Flag of Peru.svg Pérou Flag of Bolivia.svg Bolivie Flag of Paraguay.svg Paraguay Flag of Chile.svg Chili Flag of Argentina.svg Argentine Flag of Uruguay.svg Uruguay Flag of Brazil.svg Brésil

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