Frégate de taille intermédiaire

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Frégate de taille intermédiaire
Image illustrative de l’article Frégate de taille intermédiaire
Maquette du concept FTI - salon Euronaval 2016
Caractéristiques techniques
Type Frégate
Longueur 122 m
Maître-bau 17,7 m
Déplacement 4 250 tonnes
Propulsion Combined diesel and diesel (en)
Puissance 32 MW
Vitesse 27 nœuds
Caractéristiques militaires
Armement
  • plusieurs canons Otobreda 76 mm
  • 8 missiles Exocet MM40 block 3C
  • 16 missiles Aster
  • 2 x 2 torpilles MU90
  • 2 canons 20mm téléopérés
  • Armes non-létales de guerre électronique passive qui, à l’aide de stimulis lumineux ou sonores, pourront dissuader des assaillants d’attaquer[1]
Aéronefs
Rayon d’action 5000 nautiques à 15 nœuds
Autres caractéristiques
Électronique
  • radar à antenne active Sea Fire 500
  • Sonar de coque Kingklip Mark 11
  • Sonar remorqué CAPTAS 4 compact
  • Antenne linéaire remorquée
  • Centrale inertielle IXblue MARINS
  • Système de distribution de données de navigation iXblue NetANS
Équipage 110 + 15 détachement aérien
Histoire
Constructeurs Naval Group
A servi dans Civil and Naval Ensign of France.svg Marine nationale
Date début commande 2018
Période de service 2023 - prévision
Navires prévus 5

Les frégates de taille intermédiaire ou FTI sont de futures frégates de premier rang de la marine nationale française. Le programme porte sur cinq exemplaires, avec une mise en service annoncée à partir de 2023[2]. L'entreprise initialement mandatée par le gouvernement français, DCNS, a depuis changé de nom. Sa nouvelle appellation est Naval Group.

Historique[modifier | modifier le code]

Programme[modifier | modifier le code]

Le programme de la frégate de taille intermédiaire (FTI) répond au besoin d'une flotte de quinze frégates de premier rang et permet à la Marine nationale d'évoluer en zone de crise, comme le recommande le livre blanc sur la Défense et la Sécurité nationale de 2013[3]. Ces frégates s'ajoutent aux dix exemplaires de type Aquitaine et Horizon.

Le projet est évoqué en juin 2013[4] et son contour est alors flou[5].

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian annonce le lancement de ce programme le 29 mai 2015 sur la base d'aéronautique navale de Lann-Bihoué (Ploemeur, Morbihan)[6]. Un total de cinq navires devrait être produit, les premiers prenant la place des trois dernières frégates prévues de Classe Aquitaine.

Les FTI, de taille contenue, correspondraient mieux aux demandes des marchés d'exportation selon la direction générale de l'Armement et permettent par ailleurs de maintenir les capacités de développement et de production des chantiers navals français[7].

Ces navires[8]remplaceront les frégates de type La Fayette nombre pour nombre, actuellement utilisées comme frégates de premier rang mais considérées comme insuffisamment armées. Une modernisation de cette classe est prévue, dans l'attente de la livraison de la première frégate de taille intermédiaire en 2023.

Selon l'amiral Bernard Rogel et la Direction générale de l'Armement[9], cette dernière serait dotée de capacités anti-aériennes significatives avec un radar à antenne active et plans fixes, de moyens anti-sous-marins (hélicoptère et sonar remorqué) et aurait un déplacement de 4000 à 4500 tonnes.

Développement[modifier | modifier le code]

Le projet a bénéficié d'une autorisation d'engagement de 125 millions d'euros en 2015, et à la suite du comité ministériel d'investissement tenu le 11 novembre 2015, le ministère de la Défense donne un accord pour son lancement[8].

Selon le projet de budget de la défense 2016, l'étude des frégates de taille intermédiaire (FTI) débutera en 2016 pour une entrée en service en 2023[10]. Elle est confiée à la société DCNS[11]. Le démarrage du programme est avancé de deux ans par rapport au plan initial de la loi de programmation militaire 2014-2019, passant à 2018 avec une fin prévue en 2029[12].

Elle est proposée à l'exportation, une des principales raisons du lancement de ce programme, sous le nom de « Belh@rra » et peut recevoir un équipement différent de la version française.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Lors du salon Euronaval 2016, le 18 octobre 2016, les caractéristiques sont décrites.

Version française[modifier | modifier le code]

Elles ont une étrave inversée, une longueur de 122 mètres (119 entre perpendiculaires) pour un maitre-bau de 17,7 mètres, un déplacement de 4 250 tonnes à pleine charge, une propulsion combinée diesel et diesel (Combined diesel and diesel (en)) de 32 MW, une vitesse maximale de 27 nœuds, une autonomie de 5 000 nautiques à 15 nœuds et un équipage de 125 personnes (dont 15 pour le détachement aviation, et des logements pour un total de 150 personnes.

Elle emporte dans la version annoncée pour la Marine nationale le système de gestion de combat SETIS , un canon Otobreda 76 mm, deux canons téléopérés de 20 mm, un système de lancement vertical de 16 cellules Sylver A50 emportant des missiles surface-air Aster 30[13], huit missiles antinavires Exocet MM40, deux double-tubes lance-torpilles pour MU90[14].

Son capteur principal est le radar à antenne active Sea Fire 500 de Thales pouvant assurer une veille aérienne jusqu'à 500 km et une veille surface jusqu’à 80 km[15].

En matière de lutte anti-sous-marine, elle dispose d'un sonar de coque Kingklip Mark 11[16], d'une nouvelle version compacte et modulable du sonar remorqué CAPTAS-4, qui équipe actuellement les FREMM. Ce sonar offre la même détection ultra-longue portée tout en ayant une surface réduite de 50% et un poids allégé de 20%[13],[17], d'une antenne linéaire remorquée et de deux lance-leurres ASM fournis par Thales.

Elle peut embarquer un hélicoptère NH90 NFH et un drone à voilure tournante. Sa batellerie peut être constituée par exemple d'une ECUME NG et d'une embarcation de drome opérationnelle de nouvelle génération.

Version export, dite Belh@rra[modifier | modifier le code]

Pour l'exportation, les Belh@rra (Belharra), peuvent avoir des caractéristiques différentes selon le client. La modularité du système de combat SETIS[18] permet de prendre en charge un canon de 127 ou 76 mm, 16 ou 32 cellules Sylver A50 et autres systèmes d'armes. Elles peuvent maintenir une vitesse de 25 à 29 nœuds et embarquer un hélicoptère de la classe des 10 tonnes.

Utilisateurs[modifier | modifier le code]

France[modifier | modifier le code]

La marine nationale doit recevoir cinq exemplaires de FTI entre 2023 et 2029[19].

Autres utilisateurs[modifier | modifier le code]

Des ventes à l'exportation sont évoquées dans le cadre de ce programme[20].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.defense.gouv.fr/actualites/articles/euronaval-la-fti-un-systeme-d-arme-du-futur-a-la-pointe-de-la-technologie
  2. Jean-Yves Le Drian annonce la construction de cinq FTI
  3. Le Livre blanc sur la Défense et la Sécurité nationale, 2013, p. 95
  4. Un nouveau projet de frégates pour la marine française, 21 juin 2013, www.meretmarine.com
  5. « DCNS : un "concept ship" préfigurant la future frégate de taille intermédiaire », sur LeMarin.fr, (consulté le 3 mai 2015)
  6. Alain Ruello, Le Drian officialise un nouveau projet de frégate militaire, 29 mai 2015, Les échos ; French Defense Minister: 8 FREMM For The Navy Followed by 5 New Generation FTI Frigates, 29 mai 2015, www.navyrecognition.com
  7. Laurent Lagneau, M. Le Drian justifie l’acquisition de 5 frégates de taille intermédiaire aux dépens du programme FREMM, 29 mai 2015 ; Michel Cabirol, Frégates : le bingo de DCNS, www.latribune.fr
  8. a et b Michel Cabirol, Et voguent les frégates de taille intermédiaire de la Royale..., 24 novembre 2015, www.latribune.fr
  9. Commission de la défense nationale et des forces armées, Mercredi 27 mai 2015, Séance de 11 heures, Compte rendu n° 66, Présidence de Mme Patricia Adam, présidente — Audition de l’amiral Bernard Rogel, chef d’état-major de la marine, sur le projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2015 à 2019 et portant diverses dispositions concernant la défense (n° 2779) ; Commission de la défense nationale et des forces armées, Jeudi 15 octobre 2015, Séance de 11 heures, Compte rendu n° 10, Présidence de Mme Patricia Adam, présidente — Audition de l’amiral Bernard Rogel, chef d’état-major de la Marine, sur le projet de loi de finances pour 2016 ; Les frégates de taille intermédiaire (FTI), Direction générale de l'armement, 34 mars 2016
  10. Les priorités du budget 2016 pour la Marine, , www.lemarin.fr
  11. Laurent Lagneau, Les finances de DCNS vont mieux, malgré le non-remboursement de ses frais liés aux BPC russes, 16 décembre 2015, www.opex360.com
  12. Projet de loi de finances pour 2016 : Défense : équipement des forces, B. LES PROGRAMMES VISANT À « OPÉRER EN MILIEU HOSTILE», b) La frégate de taille intermédiaire (FTI), www.senat.fr
  13. a et b Michel CABIROL, « Pourquoi la France lance la frégate Belh@rra », La Tribune,‎ (lire en ligne)
  14. « La Frégate de Taille Intermédiaire », sur http://lefauteuildecolbert.blogspot.fr/, (consulté le 23 octobre 2018).
  15. Emmanuel Huberdeau, « Euronaval 2016 : Sea Fire le radar des FTI », sur Air et Cosmos, (consulté le 23 octobre 2016).
  16. (en) « Kingklip Hull Mounted Sonar », sur https://www.thalesgroup.com/ (consulté le 24 octobre).
  17. « Thales dévoile le Captas 4 compact », sur http://www.meretmarine.com, (consulté le 24 octobre 2016).
  18. « DCNS dévoile BELH@RRA®, la frégate numérique de nouvelle génération », sur http://fr.dcnsgroup.com, (consulté le 25 octobre 2016).
  19. Le 22 avril 2017, le Ministre de La Défense a annoncé le développement et la production de 5 Frégates de Taille Intermédiaire pour une mise en service à partir de 2023. Laurent Lagneau, La Marine nationale n’aura seulement 15 frégates de premier rang qu’en 2029, 4 juin 2015
  20. Michel Cabirol, Frégates : le bingo de DCNS, www.latribune.fr ; Laurent Lagneau, Les finances de DCNS vont mieux, malgré le non-remboursement de ses frais liés aux BPC russes, 16 décembre 2015, www.opex360.com

Liens externes[modifier | modifier le code]