Ray-grass anglais

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Lolium perenne

Le ray-grass anglais (Lolium perenne L.) est une plante herbacée vivace de la famille des poacées, couramment cultivée comme plante fourragère.

Noms communs : ivraie vivace, ray-grass anglais, ray-grass commun, bonne-herbe.

Description[modifier | modifier le code]

Épi en fleurs

Le ray-grass anglais est une plante vivace à tiges dressées formant des touffes de 20 cm à 60 cm de haut, aux feuilles très allongées, glabres, à pointe aiguë de couleur vert foncé.

La floraison a lieu au printemps, de mai à juin dans l'hémisphère nord. Les fleurs verdâtres sont regroupés en épis de 20 à 25 cm de long formés de nombreux épillets appliqués contre le rachis de l'épi, chaque épillet comptant une dizaine de fleurs.

Distribution[modifier | modifier le code]

Cette espèce est originaire des régions tempérées et chaudes de l'ancien monde : Afrique du Nord (du Maroc à l'Égypte), Europe continentale de la Scandinavie à la Grèce et du Portugal à la Roumanie et l'Ukraine, Asie occidentale (Turquie, région du Caucase, Moyen-Orient, péninsule Arabique) et sous-continent indien (Inde, Pakistan).

Elle s'est largement naturalisée dans toutes les régions tempérées du globe, notamment en Amérique et en Australie.

C'est une espèce plus résistante au froid et à l'humidité (submersion) que le ray-grass d'Italie. On la trouve en plaine et en montagne jusqu'à 1 200 m d'altitude environ.

Utilisation[modifier | modifier le code]

Cette plante est largement cultivée seule ou en association avec du trèfle blanc comme plante fourragère et entre aussi dans les mélanges pour gazon.

Le ray-grass anglais ainsi que d'autres espèces proches comme la fétuque élevée peuvent être infectés par des champignons dits endophytes[1] . Ils sécrètent des substances qui favorisent la résistance des plantes hôtes à la sécheresse et à certains insectes ravageurs mais peuvent avoir un effet néfaste pour les animaux qui les consomment[2],[3].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Comme fourrage, il est apprécié pour sa grande valeur fourragère, à condition de ne pas être fauché trop tardivement. C'est une plante qui se maintient bien dans les prairies pâturées, mais qui supporte mal la concurrence des autres espèces dans les prairies fauchées. Cette plante préfère les zones de pluviométrie régulière (Bretagne et Normandie par exemple). En revanche, la production est très fortement ralentie dès que les températures dépassent 25 °C. La pérennité en prairie est d'environ 4 ans et l'implantation est rapide.

Variétés cultivées[modifier | modifier le code]

Il existe près de 1085 variétés de Ray grass anglais inscrites dans le catalogue européen des espèces et variétés dont plus de 150 variétés fourragères et près de 90 variétés à gazon inscrites au catalogue français[4]

Autres[modifier | modifier le code]

Il est très utilisé pour l'ensemencement des gazons, notamment les terrains de sport, pour sa bonne résistance au piétinement et son aptitude à former un gazon compact quand il est fauché régulièrement.

Culture[modifier | modifier le code]

Paddock (parcelle destinée au pâturage rationnel) de ray-grass anglais. Région du lac Rotorua, Nouvelle-Zélande

Le ray-grass anglais demande de préférence des terres lourdes et fraîches, riches en humus. C'est la plante fourragère préférée pour les ruminants dans les régions régulièrement arrosées et à hiver doux comme l'ouest de la Bretagne, les Pays-bas, l'Irlande, la Nouvelle-Zélande. Sa longévité dans ces régions (parfois 10 ans) évite de retourner la terre fréquemment[5]. Elle est l'une des raisons de la bonne compétitivité économique des élevages de ces régions. En effet, les seules interventions culturales se résument à la fertilisation. Il peut même n'y en avoir aucune pour une association ray-grass-anglais-trèfle blanc en agriculture bio, par exemple.

Galerie[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « TOXICITE DE LA FETUQUE ELEVEE ET DU RAY-GRASS ANGLAIS ENDOPHYTES SUR OVINS (2014), Thèse de M. NASRALLAH ZBIB, 150 p »
  2. Aux États-Unis, le ray-grass anglais figure depuis quelques années sur la liste des plantes toxiques pour le bétail et les chevaux.
  3. (en) « Bony, S., Pichon, N., Ravel, C., Durix, A., Balfourier, F. and Guillaumin, J.-J. (2001), The relationship between mycotoxin synthesis and isolate morphology in fungal endophytes of Lolium perenne. New Phytologist, 152: 125–137. »
  4. Catalogue français des espèces et variétés édité par le Groupement national interprofessionnel des semences et plants
  5. « Le ray-grass anglais », sur GNIS (consulté le 25 mai 2018)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :