Pimprenelle

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Sanguisorba minor

Cet article concerne une plante ; pour la marionnette du même nom de la "série Nounours", voir Bonne nuit les petits.

La pimprenelle, appelée aussi petite pimprenelle ou sanguisorbe (Sanguisorba minor ou Poterium sanguisorba) est une plante herbacée vivace de la famille des rosacées.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le nom vernaculaire de Pimprenelle vient du latin pipinella, « boucage », en raison de l'odeur de bouc de certaines espèces. Le nom de genre Poterium désignait en latin et en grec (potêrion) une astragale épineuse. L'épithète spécifique sanguisorba vient du latin sanguis « sang », et sorbere « humer, absorber », faisant référence aux propriétés hémostatiques de la plante, liées aux tanins contenus dans la racine de celle-ci[1].

Description[modifier | modifier le code]

C'est une plante aux feuilles surtout basales et pennées (jusqu'à 12 paires de folioles arrondies dentées). Les fleurs vertes sont très petites et denses, en têtes globuleuses (épis), les supérieures femelles avec des styles rouges, les inférieures mâles avec des étamines pendantes aux anthères jaunes. La pimprenelle est une plante polygame : un même pied porte à la fois des fleurs unisexuées mâles, d'autres unisexuées femelles et encore d'autres hermaphrodites.

Aire de répartition[modifier | modifier le code]

C'est une plante commune dans toute l'Europe, des prés secs et des terrains pauvres, surtout sur sol calcaire.

Utilisations[modifier | modifier le code]

Cuisine[modifier | modifier le code]

Les feuilles ont un goût de concombre caractéristique ; elle est pour cela parfois utilisée pour agrémenter les salades ou pour agrémenter les plats en sauce, avec d'autres fines herbes[2].

Usage médicinal[modifier | modifier le code]

La pimprenelle est utilisée en usage interne, notamment pour ses propriétés astringentes, anti-diarrhéiques, diurétiques, digestives et toniques, ainsi qu'en usage externe (cataplasme), pour ses propriétés astringentes, cicatrisantes et hémostatiques[3].

Principes actifs[modifier | modifier le code]

Les principes actifs de la pimprenelle sont entre autres : flavonoïdes, vitamine C, acide ursolique, tanins (racines)[réf. souhaitée].

Son usage est déconseillé[Par qui ?] à la femme enceinte.

Plante prairiale[modifier | modifier le code]

Elle est présente dans les prairies permanentes sur sol sec et calcaire. Elle n'est que très rarement semée, par exemple dans les mélanges spéciaux (dose : 2 à 3 kg de pimprenelle) pour prés secs en agriculture biologique[4].

Autres espèces[modifier | modifier le code]

Outre la petite pimprenelle (Sanguisorba minor) :

Symbolique[modifier | modifier le code]

Prénom[modifier | modifier le code]

  • Pimprenelle est un prénom révolutionnaire. C'est un prénom rare (donné à 8 nourrissons en 2007).
  • Il s'agit également du prénom de l’héroïne de Bonne nuit les petits[5].
  • Pimprenelle est le nom du Professeur Pokémon dans Poké-radar. Elle fait également une apparition dans Pokémon Soleil, Lune, Ultra Soleil et Ultra Lune.
  • C'est aussi le prénom d'une des trois bonnes fées dans La Belle au Bois Dormant.

Calendrier républicain[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. François Couplan, Les plantes et leurs noms. Histoires insolite, Éditions Quae, (lire en ligne), p. 99.
  2. Michel Botineau, Guide des plantes comestibles de France, Humensis, (lire en ligne), p. 86.
  3. Émile Perrot, Matières premières usuelles du règne végétal: thérapeutique - hygiène - industrie, Masson, , p. 87.
  4. « Semer des prairies à base de mélanges d’espèces », sur Permaculteurs, (consulté le 7 juin 2019)
  5. Marie-Odile Mergnac, Les prénoms du calendrier révolutionnaire, Paris : Archives et culture, 2006, p. 55 (ISBN 2-35077-003-6)
  6. Ph. Fr. Na. Fabre d'Églantine, Rapport fait à la Convention nationale dans la séance du 3 du second mois de la seconde année de la République Française, p. 26.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]