Institut océanographique de Paris

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Institut océanographique de Paris
Institut océanographique de Paris.jpg

Vue générale de l'Institut océanographique ; à sa droite l'Institut de géographie : les deux monuments sont dus à Henri-Paul Nénot qui les a reliés par une double-arche.

Présentation
Type
Bâtiment
Architecte
Construction
1911
Commanditaire
Propriétaire
Propriété privée
Statut patrimonial
Géographie
Pays
Région
Commune
Adresse
Localisation
Coordonnées
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L’Institut océanographique de Paris, rebaptisé Maison des océans et de la biodiversité en 2011[1], est une institution fondée en 1906 par Albert Ier, prince de Monaco, qui comprend également le Musée océanographique de Monaco.

Histoire[modifier | modifier le code]

Vue d'ensemble de la façade.

Origine[modifier | modifier le code]

Pionnier de l’océanographie, Albert Ier, veut, selon ses propres termes, en être le « propagateur ». Au retour de chacune de ses campagnes, le Prince Albert Ier en présente les principaux résultats aux auditoires les plus qualifiés : Académie des sciences de Paris, dont il est élu membre, Société de biologie, Société zoologique de France, sociétés de géographie qui connaissent alors leur âge d’or dans toute l’Europe… et les universités populaires l’accueillent à plusieurs reprises.

Albert Ier organise des cycles de cours destinés aux étudiants et de conférences accessibles à un auditoire plus vaste. La première série a lieu au Conservatoire national des arts et métiers, dès 1903. Le succès de l’expérience justifie qu’elle soit renouvelée et élargie ; elle aboutit à la création, à Paris, d’un centre d’études et d’enseignement : l’Institut océanographique.

Construction[modifier | modifier le code]

L’institut océanographique est édifié en 1908 et achevé en 1911. Il se situe dans le 5e arrondissement de Paris aux abords du Quartier latin, au croisement des rues Saint-Jacques et rue Gay-Lussac, dans le « Campus Curie » qui regroupe d’autres institutions scientifiques. Ce campus est un ancien domaine du couvent des Dames de Saint-Michel, acquis par l’université de Paris avec le concours de l’État, de la ville de Paris et de SAS le prince Albert Ier de Monaco. L’université cède à ce dernier, en tant que membre bienfaiteur, un terrain de 1 000 m2 pour y bâtir le siège de la Fondation « Institut océanographique ».

Le bâtiment est l’œuvre d’Henri-Paul Nénot, architecte des bâtiments de la Sorbonne nouvelle et de l’Institut de géographie voisin, relié par une double-arche symbolique (la Terre et l'Océan) à l’institut océanographique. Le bâtiment arbore le style, original dans le quartier, d’un palais de la Renaissance italienne en brique et pierre, flanqué d’une haute tour carrée.

Le siège de l’Institut est officiellement inauguré le , par le prince Albert Ier et par le Président de la république française, Armand Fallières. Le bâtiment de l’Institut est inscrit aux monuments historiques depuis un arrêté du [2].

Cet édifice comprend deux amphithéâtres, trois laboratoires correspondant à trois cursus (océanographie physique, biologie marine et physiologie de la biodiversité marine), une bibliothèque-médiathèque spécialisée, des viviers d’élevage en sous-sol et des logements de fonction (appartement directorial et studio du gardien-concierge)[3].

Les détails de la façade indiquent et renvoient au rôle de l’Institut océanographique de Paris : faire rayonner le monde de la mer. Se détachent sur la façade, des crabes, des méduses, des hippocampes, ainsi qu’un poulpe qui orne la porte en fer forgé.

Fresques du grand amphithéâtre[modifier | modifier le code]

Détail de la fresque de Louis Tinayre et Alexandre Brun : « le Pont de la Princesse Alice », avec Albert 1er de Monaco agrippé aux haubans.

Le grand amphithéâtre est décoré de quatre fresques réalisées par les peintres Louis Tinayre  et Alexandre Jean-Baptiste Brun. Louis Tinayre représenta les personnages tandis qu’Alexandre Brun, en sa qualité de peintre de la marine reconnu, se consacrait à représenter la mer, le pont et les gréements. La fresque principale intitulée le pont de la Princesse Alice au cours d'une croisière entoure la haute baie qui sépare la grande salle de la petite. Cette vaste œuvre montre les activités typiques d’une campagne océanographique du début du XXe siècle. Elle représente simultanément deux opérations de pêche : la remontée à bord d’un globicéphale et la mise à l’eau d’une nasse triédique qui, immergée pendant des heures ou des jours, permet de capturer de nombreuses espèces. C’est la composition la plus considérable par sa dimension et par les thèmes représentés.

Les côtés de la salle sont décorés de deux autres panneaux plus petits : le « retour du chalut » – les savants et l’équipage s’affairent autour d'un imposant filet, qui vient d’être hissé à bord, afin d’en extraire et d’en étudier au plus vite les spécimens collectés. Plus loin dans la salle, le Prince est représenté travaillant avec plusieurs collaborateurs scientifiques dans un des laboratoires de bord du Princesse Alice.

Sur le mur du fond de l’amphithéâtre, une scène imposante représente le Prince à la proue d’une baleinière, pendant le harponnage d’un cétacé.

100 ans de transmission du savoir[modifier | modifier le code]

La vocation de l’Institut océanographique de Paris est de développer et de promouvoir la connaissance des océans en proposant au public des conférences les mercredis en soirée, des séminaires, des éditions, et une bibliothèque dédiée à la mer. Il est le siège de la Commission Internationale pour l’Exploration Scientifique de la Méditerranée (CIESM).

En 1977, grâce à une subvention du ministère des Universités, un « Centre de la Mer et des Eaux » est ouvert dans le sous-sol de l’Institut pour proposer au public et aux scolaires des aquariums, expositions, films, conférences hebdomadaires (par des scientifiques ou des explorateurs, dont le directeur de l’époque Jacques-Yves Cousteau) et une documentation. Un forum des métiers de la mer avait lieu annuellement. Après 33 ans de succès auprès du public (cinq millions de visiteurs selon les rapports d’activité), cette structure est fermée en novembre 2010 en raison de sa faible rentabilité financière ; les conférences et le forum annuel sont en revanche maintenus.

Selon un plan de rénovations lancé en vue du centenaire de l’établissement en 2011 ( – 23 janvier 2011), l’Institut océanographique, Fondation Albert Ier, Prince de Monaco, est alors rebaptisé « Maison des Océans et de la biodiversité ».

Galerie[modifier | modifier le code]

Accès[modifier | modifier le code]

L'Institut océanographique est desservi par des lignes d'autobus ( 21 27 38 82 84 85 89), par le Métro de Paris (stations Monge ou Cluny-La Sorbonne) et le (RER)(B) (station Luxembourg).

Références[modifier | modifier le code]

  1. AFP, « Océans: Albert II fête les 100 ans de l'Institut fondé par son trisaïeul », 20minutes.fr,‎ (consulté le 18 juin 2013)
  2. « Institut océanographique », base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. Christelle Inizan, « L’institut océanographique de Paris », In Situ. Revue des patrimoines,‎ 2011_11_23 (ISSN 1630-7305, lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]