Années 450 av. J.-C.

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Carte du monde décrit par Hérodote dans son Enquête

Événements[modifier | modifier le code]

  • Guerres de Rome contre les Eques (463, 462, 461, 460, 457, 456, 453, 447, 446, 443), les Volsques (461, 457, 446, 443) et les Sabins (458, 456, 447, 446). Chaque année, pendant plus d’un siècle, au printemps, ennemis de Rome ou Romains, selon qu’il s’agit d’attaques ou de représailles, partent pour le pillage, dévastent le pays de l’adversaire, brûlent ses récoltes, et chargés ou non de butin, rentrent chez eux. La proximité du théâtre des combats (banlieue de Rome ou dans des cas exceptionnels, la vallée moyenne de l’Arno, le mont Algide, la région de Labicum, à une distance d’environ 25 km) et la médiocrité des contingents explique le caractère modeste et le renouvellement des hostilités[1].
  • 451-449 av. J.-C.: Promulgation de la Loi des Douze Tables à Rome par les Decemviri (premier droit écrit). Érection sur le forum des douze tables de bronze.


  • Début de l'hégémonie d'Athènes en Grèce (fin en 404 av. J.-C.). La plus puissante des cités grecques atteint son apogée. Périclès en devient le chef politique vers cette époque. C'est le début d'une phase d'entreprises politiques et impérialistes qui finiront par excéder les forces de la cité. Ainsi Athènes s'allie à Argos. Le réseau de ses alliances cerne Corinthe dans son golfe.
  • La culture celtique La Tène commence en Europe centrale.
  • Disparition vers 450 av. J.-C. de l’âge prospère du Bronze danois, peut-être liée à la détérioration subatlantique du climat. Premières invasions germaniques des Bastarnes et des Skires à partir de leurs bases sud-suédoises et baltiques vers le Sud-Est.

Géographie et voyages[modifier | modifier le code]

  • L’historien grec Hérodote décrit vers 450 av. J.-C. comment les Scythes de l’Ukraine scalpent leurs ennemis et gardent leurs chevelures en trophées : cet usage est prouvé par le crâne ravagé d’un des chefs de Pazyryk, dans l’Altaï (Ve siècle av. J.-C.).
  • Hérodote mentionne les Celtes, dont il a eu sans doute connaissance dans un voyage qu’il a fait sur les bords de la mer Noire.
  • Hérodote fait le premier allusion au Tibet lorsqu’il parle dans ses écrits d’une région du Haut Indus où vivent des fourmis chercheuses d’or.
  • Hérodote visite l’Égypte.

Art et culture[modifier | modifier le code]

  • 460-420 av. J.-C.  : carrière du sculpteur Polyclète.
  • Vers 455 av. J.-C. : début de la carrière du sophiste Protagoras à Athènes.
  • Au Ve siècle, grâce aux innovations techniques, l’art celte sort définitivement de l’art géométrique. Les lignes se courbent, se libèrent. Les thèmes orientaux sont introduits : l’arbre de vie entouré d’oiseaux, de gardiens monstrueux ou de dragons ; le maître des animaux ; la palmette ; la fleur de lotus ; le thème du masque humain. Présent de la Champagne jusqu’en Bohême et aux confins des Carpates, ils trahissent des modifications profondes dans les croyances. Le nouvel emploi du compas à pointe sèche permet de réaliser des décors complexes (phalères). Les thèmes se différentient selon les régions : fibules à double face symétriques produites dans le Rhin moyen, fibules à arc asymétrique dans l’Est ; Sangliers, oiseaux en vol ou fibules en forme de chaussures à Dürrnberg ; décors figuratifs fantastique en Bohême, mais rares en Suisse et en Champagne ; vases à pied fait à la tournette et peint en rouge de larges décors curvilignes en Champagne et dans les Ardennes, poteries noires d’Armorique, qui reproduisent les vaisselles métalliques et s’ornent de petits motifs poinçonnés ou de décors incisés à base de palmettes

Personnages significatifs[modifier | modifier le code]

Inventions, découvertes, introductions[modifier | modifier le code]

Garçon jouant au yo-yo. Médaillon d'un kylix attique à figures rouges, v. 440 av. J.-C.

Économie et société[modifier | modifier le code]

  • Les cités d’Étrurie sont sur le déclin mais celles de la plaine du Pô, Bologne ou Spina, prospèrent.
  • À Rome, la propriété collective des familles patriciennes fait place progressivement à la propriété individuelle. Le nombre des familles patriciennes augmente.
  • À Athènes, les femmes sont frappées d’incapacité juridique. Elles n’ont ni le droit de cité, ni la libre disposition des biens fonciers, mais transmettent cependant la citoyenneté et la propriété. Leur rôle religieux est important et elles participent à plus de 40 cultes majeurs, à des manifestations principalement féminines (Arrhéphories, Scirophories, Thesmophories, Adonies) ou mixtes (Panathénées). Maîtresses de la maison, elles passent, notamment dans les classes moyennes, la plus grande partie de leur vie dans le gynécée, où les étrangers ne pénètrent pas.
  • Les Murashû banquiers à Nippur (455/403 av. J.-C.). Leurs archives permettent d'entrevoir la situation économique de l'époque achéménide : la Babylonie est accablée par l’inflation. Le coût de la vie a doublé en un siècle, sans que les salaires n’augmentent. La population est fortement endettée, ce qui profite aux usuriers qui prêtent à 40 ou 50 % d’intérêt.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Léon Homo, Nouvelle histoire romaine, Fayard, (présentation en ligne)