Tombe de Ca' Morta

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Wikipédia:Bons articles Vous lisez un « bon article ».
Tombe de Ca' Morta
« Tombe III/1928 » ;
« Casa di Morti » ;
« Tomba di Cà' Morta ».
Casque de type Negau découvert dans la tombe de Ca' Morta.
Casque de type Negau découvert dans la tombe de Ca' Morta.
Localisation
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Lombardie
Province Côme
Protection Site archéologique national
Coordonnées 45° 49′ 00″ nord, 9° 05′ 00″ est
Altitude 201 m
Superficie 64 × 10 −3[N 1] hectares

Géolocalisation sur la carte : Italie

(Voir situation sur carte : Italie)
Tombe de Ca' Morta
Tombe de Ca' Morta
Histoire
Époque Milieu du Ve siècle av. J.-C.,
période de Golasecca IIIA

Géolocalisation sur la carte : Lombardie

Géolocalisation sur la carte : Italie

Géolocalisation sur la carte : Europe

La tombe de Ca' Morta est une tombe à char celtique qui se trouve au sein de la nécropole du même nom située à l'ouest de la ville de Côme, province de Lombardie, en Italie. La chambre funéraire recouverte d'un tumulus recèle les cendres d'une femme, d'appartenance princière, accompagnée de mobilier. En raison de l'exceptionnelle qualité des objets qui en ont été exhumés, cette tombe représente un précieux témoignage sur la culture celte de l'époque, en particulier concernant les techniques artisanales, les échanges intra-européens et le rôle des femmes dans la société.

Les indices matériels montrent que la défunte est d'origine celte et que le site appartient à la culture italo-celtique dite de « Golasecca », qui, telle celle de Hallstatt, est une culture celtique dans l'Europe du premier âge du fer.

Alors que la zone funéraire a commencé à être fouillée à partir de , la tombe, quant à elle, a été découverte en . L'analyse radiocarbone révèle que la fondation de la tombe date approximativement du milieu du Ve siècle av. J.-C. (-450), ce qui permet d'attribuer cette sépulture italo-celtique à la période dite « Golasecca III / GIIIA », et plus précisément au faciès « oriental » de la culture de Golasecca.

Les archéologues notent, parmi les artéfacts découverts, un remarquable char à quatre roues. Le véhicule, à vocation rituelle, présente des particularités propres à la « culture de hallstatt ». L'abondance et le raffinement du mobilier extrait de la sépulture suggèrent qu'il s'agit d'une tombe princière : ces objets affichent tous une haute qualité d'exécution. De nombreux éléments de vaissellerie en bronze laminé d'origine étrusque, ainsi que des céramiques attiques à figures noires ou à figures rouges, évoquent des relations commerciales avec l'Étrurie padane d'une part, et la Grande Grèce et les territoires italiques d'autre part.

Parmi ces objets, les archéologues ont exhumé un casque de type Negau[N 2], seule pièce d'armement retrouvée dans la tombe.

Enfin, de nombreux éléments, sources antiques, épigraphiques et archéologiques, indiquent que la femme, dont les restes incinérés reposent dans l'urne de la « tombe III/1928 », est probablement de souche orobienne, et que sa langue maternelle est le lépontique.

Découverte et fouilles[modifier | modifier le code]

Intérieur du musée archéologique Paolo Giovo, à Côme[N 3],[N 4]

La tombe de Ca' Morta[N 6] est découverte en 1928 par le propriétaire du terrain, Giuseppe Butti, à la suite d'un glissement de terrain puis d'un éboulement survenus dans la nécropole éponyme[2],[3],[4]. Les travaux d'extraction, d'identification et d'inventaire des différentes pièces et artéfacts contenus dans la cave funéraire sont conduits par Antonio Giussani de la Società Archeologica Comense (Société archéologique comasque[N 7])[2],[4],[1]. Ce dernier, avec l'appui de son équipe de chercheurs-archéologues, procède également aux travaux de brossage, nettoyage et désoxydation des éléments du matériel archéologique découvert[2],[4],[1].

L'ensemble des pièces est confié au directeur du Musée archéologique de Côme[1] d'alors, l'architecte Luigi Peronne. Celui-ci prend la direction de la restauration du char et de sa reconstruction car, à la mise au jour du tombeau, le véhicule à vocation funéraire se présente sous un aspect fragmenté[2],[4],[1],[11].

Ces premières fouilles ne sont pas exhaustives puisqu'une deuxième inspection menée en permet d'exhumer une dernière pièce : un kylix ouvragé en bronze vraisemblablement d'origine attique[1],[12],[13]. Sur les registres archéologiques de la nécropole, la tombe de Ca' Morta est répertoriée, puis consignée sous l'appellation technique : « Tombe III /1928 »[1],[13],[14],[15],[N 8].

Contexte[modifier | modifier le code]

Cadre chronologique et géographique de la tombe de Ca' Morta[modifier | modifier le code]

La sépulture de Cà' Morta a été découverte dans la périphérie sud de la ville de Côme, en Lombardie, dans la continuité d'une avenue : la Via Giovanni di Baserga, dans le quartier d'Albate[2],[4],[1],[11],[16]. Les analyses du matériel archéologique extrait du caveau funéraire confirment que ce dernier date de la seconde moitié du Ve siècle av. J.-C.[15],[17].

La sépulture se trouve dans l'enceinte d'un vaste cimetière dénommé « nécropole de Ca' Morta ». Ce complexe funéraire, découvert au XIXe siècle, a fait l'objet de plusieurs programmes de fouilles dont notamment celui de Ferrante Rittatore Vonwiller[18],[19],[20]. Les prospections ont ainsi pu dégager plusieurs autres tombes. L'examen de leur mobilier funéraire a permis de déterminer les différentes étapes chronologiques de la nécropole[N 9],[23]. D'autre part, l'analyse et l'interprétation des viatiques[N 10], composés d'artéfacts tels que des objets d'apparat, d'ex-voto en bronze, de vaisselle peinte et de céramiques, ont révélé l'importance des échanges commerciaux entre le territoire comasque et d'autres régions : essentiellement l'Étrurie padane, la Grande Grèce et la celtique de culture hallstatienne[23],[19],[20],[21],[22].

Les objets et vestiges recueillis au sein de la nécropole permettent de dater son édification entre et , donc durant le premier du fer[13],[15],[28],[29],[30]. Néanmoins, un nombre non négligeable de marqueurs, tels que des produits manufacturés et des ruines de structures mortuaires, accréditent l'hypothèse du réemploi d'un cimetière protohistorique datant de l'âge du bronze moyen à récent[N 11],[31].

Des vestiges d'habitats, dont aucun n'est doté de caractéristiques monumentales[N 12], ont été découverts à proximité de la nécropole de Cà' Morta. Dans l'ensemble, les infrastructures dégagées des strates affleurantes au lieu-dit comasque de Monte della Crocce[15],[32] présentent des types architecturaux variés : parfois aristocratique, plus fréquemment artisanal, agricole, mais essentiellement résidentiel. Ce constat est cohérent avec le fait que la forme d'urbanisation du site princier comasque est de nature villageoise[15],[32],[N 13]. Par ailleurs, tant par leur faible nombre que leur style architectural, les vestiges confirment le développement d'un urbanisme de type proto-italique[15],[17]. Ces derniers reposent sur une assise d'axe nord-est, sud-ouest[15],[17]. Des fouilles archéologiques ont fourni des indices notables venant corroborer les conclusions chronologiques précédemment établies. La fondation du site princier[N 14], attenant au complexe funéraire, a été datée aux environs de la fin du VIIIe siècle av. J.-C.[33],[29],[34],[35],[36]. Toutefois, ces ruines protohistoriques auraient pu être précédées par différents types d'infrastructures d'habitation. À cet effet, les investigations et les sondages archéologiques sur le terrain ont mis en évidence des vestiges d'habitat à l'ouest de l'agglomération comasque. L'expertise stratigraphique permet de dater les ruines domestiques aux environs du début du Xe siècle av. J.-C.[15],[37].

Hormis la nécropole de Ca' Morta, les fouilles des terrains alentours ont révélé deux autres aires sépulcrales dont les évolutions viennent encadrer le site aristocratique de Côme. Les analyses stratigraphiques révèlent que les deux nécropoles ont été fondées postérieurement au centre princier (début VIIe siècle av. J.-C.). Ces dernières, de superficies bien plus petite que celle de Ca' Morta, se trouvent l'une au nord-ouest, dans l'actuel faubourg comasque de Ronchetti di Rebbio, et l'autre à l'est, au sein du quartier de Santa Maria di Vergosa[15],[38]. Au cours du Ve et au début du IVe siècle av. J.-C., le centre urbain aristocratique comasque et ses trois nécropoles contiguës se développent simultanément sous l'effet d'un processus de synœcisme[N 17]. À cette époque, l'accroissement du pôle comasque est continu. La ville s'agrandit pour atteindre une superficie maximale de 150 hectares à la fin du IVe siècle av. J.-C.[15].

De nombreuses occurrences matérielles de type épigraphique, telle l'inscription dite de Prestino[42],[43],[44],[45],[46],[47],[N 18], montrent qu'il s'est produit de multiples installations de tribus celtes[N 19] au sein de la région comasque, à la même période. Ce fait est confirmé par une riche documentation littéraire, fournie par certaines sources antiques[N 20],[48].

Par conséquent, compte tenu de leur simultanéité chronologique et de leur homogénéité géographique, certains auteurs concluent à une très probable relation de cause à effet entre les deux phénomènes : d'une part l'installation de tribus celtes au point précis de Côme / Ca' Morta, d'autre part le développement d'un accroissement urbain[36],[49],[50],[51].

Plusieurs historiens estiment que les échanges commerciaux entre le site comasque et l'Étrurie sont constants du VIIe au IVe siècle av. J.-C.[15],[52],[53],[54]. À cet égard, plusieurs des pièces de monnaie découvertes l'ont été aux environs du centre aristocratique étrusque. Il s'agit en particulier de pièces de monnaie provenant de la cité de Populonia[55]. Les pièces « au lion » ont été retrouvées incorporées aux premières couches stratigraphiques sur le versant méridional du faubourg de Prestino di Como[15],[52],[53].

En outre, de multiples indices également découverts sur le site funéraire, au sein des vestiges proto-urbains[N 23], attestent d'un déclin significatif à partir du début du IIIe siècle av. J.-C.[15],[50]. Des spécialistes tels que Venceslas Kruta imputent cet affaiblissement aux invasions celtes[56]. Les analyses du sous-sol montrent que ce fléchissement se poursuit au cours des siècles suivants (IIe et Ier siècle av. J.-C.), le nombre de sépultures, conjugué à celui de l'habitat urbain et périurbain, se réduit de manière sensible. Par conséquent, ces éléments accréditeraient une chute significative du rayonnement politique, économique et démographique de la cité princière[50],[57],[N 24]. En tenant compte de la trame historique, cette donnée pourrait être corrélée à l'essor de la République romaine. En effet, au cours du IIe et du Ier siècle av. J.-C., le pouvoir romain républicain mène à cette époque une politique dite expansionniste, autrement dit, une stratégie d'élargissement territorial, économique et culturel[50],[57]. Factuellement, à cette époque le territoire est intégré à la région romaine de la Gaule cisalpine[50],[57],[58]. Le fléchissement, puis l'abandon du site princier de Côme pourrait donc être la conséquence de cette logique politique romaine[31],[57],[59].

Mise en perspective chronologique[modifier | modifier le code]

Tableau récapitulatif des différents systèmes de datation en Europe au cours de l'Hallstatt[N 25].
Système de datation archéologique de l'Europe Chronologie Évènements en Europe Monde hellénistique Monde italico - étrusque Monde celtique Monde celtique Monde celtique Monde celtique
Celtes d'Allemagne du sud Celtes de la Gallia comata/Gaulois Celtes d'Europe de l'Est Celtes golasecciens /Italie du nord-ouest
Âge du bronze récent 1 200 à 1100 av. J.-C. / XIIe siècle av. J.-C. Déclin de la civilisation mycénienne / Linéaire C Helladique récent IIIC1 Culture de Terramare Hallstatt A1 Bronze final IIA Hallstatt A1 Culture de Canegrate
Âge du fer ancien 1 100 à 1000 av. J.-C. / XIe siècle av. J.-C. Fin de la civilisation mycénienne / Linéaire C Helladique récent IIIC2/IIIC3 / Culture submycénienne Proto-villanovien Hallstatt A2 Bronze final IIB Hallstatt A2
1 000 à 900 av. J.-C. / Xe siècle av. J.-C. Migration celtes Période protogéométrique Proto-villanovien Hallstatt B1 Bronze final IIIA Hallstatt B1 Proto-golasseccien
900 à 800 av. J.-C. / IXe siècle av. J.-C. Fondation de Carthage 814 av. J.-C. Géométrique Villanovien I HallstattB2/B3 Bronze final IIIB Hallstatt B2/B3
800 à 700 av. J.-C. / VIIIe siècle av. J.-C. Fondation de Rome 753 av. J.-C. / Plus ancienne tombe de la culture de Golasecca : tumulus « del Carretino » Géométrique récent Villanovien II Hallstatt C Hallstatt ancien Hallstatt C Golasecca IA
700 à 600 av. J.-C. / VIe siècle av. J.-C. Grands tumuli du Bade-Wurtemberg / Acquisition de l'écriture à Golasecca / Essor du premier site proto-urbain golaseccien : Castelletto sopra Ticino[N 26]/ premiers sites proto-urbains celtes Période orientalisante Villanovien III Halstatt C/Ha C Halstatt C/Ha C Gollasecca 1B / 1C
600 à 500 av. J.-C. / VIe siècle av. J.-C. Monarchie romaine / Fondation d'un proto-oppidum à Côme / Tombe de Cà' Morta / Essor de l'oppidum de Côme / Extension de la nécropole de Cà' Morta Grèce archaïque Culture étrusque Hallstatt D Hallstatt moyen à final Hallstatt D Golasecca 2 A / 2B
500 à 400 av. J.-C. / Ve siècle av. J.-C. Fondation de Massillia -400 Monarchies étrusques Hallstatt D/Ha D Hallstatt moyen - final/Ha moyen - final Hallstatt D/Ha D Golasecca 2B / 2C
Âge du fer moyen 400 à 300 av. J.-C. / IVe siècle av. J.-C. Sac de Rome (-384) ; Bataille de l'Allia ; conquêtes d'Alexandre le Grand et extension de la koinè celtique ; invasions gauloises en Italie du nord Fondation de Massillia - Période classique République romaine La Tène A La Tène Ancienne La Tène A Golasecca III
300 à 200 av. J.-C. / IIIe siècle av. J.-C. Bataille de Sentinum (-295) / Expédition militaire celte par le chef de guerre Brennos contre Delphes (-279) Période hellénistique (jusqu'en -227) La Tène B La Tène moyenne La Tène B La Tène moyen / La tène B
Âge du fer récent 200 à 100 av. J.-C. / IIe siècle av. J.-C. Siège et chute de Numance (-133) / Victoire romaine sur la coalition celte sur le Rhône des Arvernes et des Allobroges menée par le roi Bituitos (-121) Grèce romaine La Tène C La Tène tardive La Tène C Romanisation du territoire de la cuture Golasecca (aire géographique des celtes d'Italie)
100 à 27 av. J.-C. / Ier siècle av. J.-C. Guerre des Gaules (-58/-50) / Bataille d'Alésia -52 / Avènement de l'Empire romain (-27) La Tène D La Tène récente La Tène D Province de la république romaine / Le territoire celto-italique est intégré au sein de la province romaine de Gaule cisalpine (-81, puis -42)

Mise en perspective géoculturelle[modifier | modifier le code]

Carte des principaux sites archéologiques mis au jour
appartenant à la culture de Golasecca en Lombardie
[68],[69],[70],[35]
Carte des différents sites archéologiques de la Culture de Golasecca.
Localisation de la ville
Localisation de la ville
Localisation de la ville
Localisation de la ville
Localisation de la ville
Localisation de la ville
Localisation de la ville
Localisation de la ville
Localisation de la ville
j
Localisation de la ville
Localisation de la ville
Localisation de la ville
Localisation de la ville
Localisation de la ville
Localisation de la ville
Localisation de la ville
Localisation de la ville

Sur la carte, la « tombe III/1928 » de la nécropole de « Ca' Morta » est représentée par l'étoile à 4 branches rouges. La sépulture se trouve au sud du lac de Côme, l'un des deux principaux centres proto-urbains de la civilisation de Golasecca s'étant imposé au rang européen des flux commerciaux et géopolitiques au cours des VIIIe et VIIe siècles av. J.-C.[71],[72],[73],[74]. Ce centre d'importance est attribué à la typologie archéologique dite « orientale » de l'aire d'extension chrono-culturelle de Golasecca[N 27], soit « Golasecca type 1 »[71],[72],[75],[76],[77].

Description de la tombe de Ca' Morta[modifier | modifier le code]

L'ensemble de la structure funéraire est recouvert par un volumineux tumulus constitué d'un agglomérat de pierres brutes de nature granitique, amalgamées à une terre riche de type argileuse[12],[78].

La partie supérieure de la cave mortuaire, autrement dit la sépulture, se présente sous l'aspect d'une large dalle ouvragée en pierre calcaire de dimensions remarquables : 1,8 m × 1,4 m. Elle pèse environ 1,8 tonne[12],[78].

La partie inférieure de la tombe, la fosse, présente une forme carrée de 80 cm de côté, octroyant par conséquent un espace dédié à la personne défunte ainsi qu'à son viatique[N 28] d'approximativement 0,64 m2. Sa profondeur est d'environ 70 cm[12],[15],[78].

Objets et artéfacts mis au jour[modifier | modifier le code]

Le char d'apparat[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'un char dit « de parade » de type hallstattien en bronze manufacturé par technique de laminage. Il se présente lors de sa découverte sous forme de pièces détachées ; il est par la suite reconstitué et restauré au musée archéologique de Côme.

Il est muni de quatre roues identiques, en bronze, chêne et fer. Une seule est retrouvée intacte. Les trois autres dans un état fragmentaire, ont dû faire l'objet d'une restauration. La circonférence des roues mesure 96 cm. En outre, ces dernières possèdent chacune dix rayons en bronze ayant une forme de boyau. Par ailleurs, elles sont cerclées de fer. Les analyses et études de Luigi Peronne et de son équipe ont déterminé qu'elles s'en trouvaient ainsi renforcées lors de leur utilisation[28],[77],[79],[80].

Les autres pièces du char sont également ouvragées en bronze laminé et par ailleurs ornementées (notamment les balustrades et la caisse du véhicule). En outre, cette caisse est de taille conséquente en regard des autres éléments[12],[81],[80]. Elle renfermait une urne cinéraire, lors de sa découverte[12],[28],[82],[80]. Ce véhicule de parade est également doté d'une lame travaillée au « au repoussé »[83],[N 29].

On estime que le char de la sépulture « III/1928 » de Ca' Morta a été réalisé dans un atelier de charron situé à proximité du lieu de la découverte[84].

Le kylix[modifier | modifier le code]

Le kylix (ou calice de type grec)[85] est identifié comme possédant une origine attique[81] par le professeur Raffaelle Carlo De Marinis[86]. En bronze coulé et décoré par incision au moyen d'une spatule, c'est un vase qui présente des motifs « à figures rouges »[N 30]. Ce kylix semble être le seul exemplaire attesté en contexte funéraire sur le territoire golaseccien. Par ailleurs, l'ustensile à boisson est muni d'un pied d'une hauteur notable. Sa composition, après analyse de plusieurs fragments, se révèle être homogène : la teneur en étain et en cuivre, les deux métaux constitutifs de l'alliage, est en tous points de l'objet, constante[12],[81].

Non répertorié au cours des premières fouilles de , celui-ci a été retrouvé seul en , lors d'un second chantier de recherches. Il permet d'établir une datation plus précise de la fondation de la sépulture ; ainsi, la chambre funéraire et son viatique sont associés à la période de Golasecca III[12],[81].

Le casque[modifier | modifier le code]

Un casque de type Negau[87],[N 31],[89],[90],[91] de la période Golasecca III a été découvert dans la tombe à incinération. Cet artéfact archéologique est ouvragé en bronze au moyen d'une technique de « laminage par superposition » de feuilles de tôle martelées. Le casque a une forme circulaire à sa base, tandis que son sommet présente un aspect conique[87]. Sa hauteur totale est d'environ 17 cm et le diamètre de sa partie inférieure mesure 21,3 cm. Certaines feuilles de bronze recouvrant la partie médiane du couvre-chef ont été corrodées et il n'en demeure que des fragments[87]. Il est exposé au musée archéologique Paolo Giovio à Côme. D'autre part, la pièce d'armure retrouvée incorporée à la fosse de la sépulture « III/1928 » de Ca' Morta est très probablement issue d'un atelier métallurgique de type étrusque. La datation par le carbone 14 permet de situer sa fabrication aux environs du milieu du VIIIe siècle av. J.-C.[87].

L'urne funéraire[modifier | modifier le code]

L'urne funéraire, qui renferme les cendres de la défunte, est un artéfact de type biconique muni d'un couvercle. Réalisée en bronze laminé, elle mesure 30 cm de circonférence sur son ouverture et présente deux ébréchures dans sa partie supérieure. L'urne était sise dans la caisse du char funéraire cultuel[12],[92],[74]. Le vase cinéraire présente un style et une morphologie propres à la culture de Golasecca type « GIIB / GIIIA1 ». Durant cette période de la région environnante du sud du lac de Côme[N 32], les rites funéraires par incinération de la personne défunte semblent avoir été un usage constant. Plus particulièrement le pôle Côme/nécropole de Ca' Morta acquiert dès le milieu du VIe siècle av. J.-C. une remarquable activité de production d'urnes dites « biconiques »[N 33], héritage artisanal de l'Étrurie[74],[92],[34].

D'autre part, le contenant cinéraire affecte des motifs ornementaux en hachures pratiqués au moyen d'une spatule par procédé d'« incise à chaud » du matériau métallique[74],[92],[93].

Les objets d'apparat[modifier | modifier le code]

La pendeloque[modifier | modifier le code]

Une pendeloque[N 34] témoignant d'une richesse matérielle et technologique conséquente a été extraite des couches sédimentaires de la fosse mortuaire. Les analyses des propriétés physiques et chimiques des matériaux constituant l'objet d'ornement, indiquent de manière univoque qu'il est ouvragé d'or et d'argent[94],[74],[14]. L'artéfact d'apparat procède d'un style de type étrusque[74],[92] ; sa fabrication n'est vraisemblablement pas intégralement locale[92],[95]. Par ailleurs, ce dernier est pourvu d'un sceau, orné de circonvolutions de type étrusque[74],[94].

Outre ce bijou remarquable, la fouille de la sépulture a permis de découvrir d'autres objets d'apparat, tels des « armilles »[N 35] manufacturés en bronze laminé, ainsi que des boucles d'oreilles ornées de perles[96],[92],[74],[14].

Les bracelets et colliers[modifier | modifier le code]

En sus du pendentif, les équipes d'archéologues ayant fouillé le caveau funéraire de Cà' Morta ont mis au jour des objets d'apparat. De nombreux bracelets de cheville et de bras de type serpentiforme ont ainsi été identifiés[N 36]. Les chercheurs ont également répertorié des grands colliers ouvragés en bronze d'une grande qualité d'exécution[96].

Les autres objets de l'instrumentum funéraire[modifier | modifier le code]

Le mobilier funéraire de la fosse golaseccante a également fourni un grand nombre d'objets d'importation étrusque, grecque, « hallstatto-orientale » et italique. Globalement, ces artéfacts archéologiques montrent une grande opulence en raison de leur haute qualité d'ouvrage et de technicité artisanale, mais aussi en raison des matériaux ayant servi à leur création. Parmi ces offrandes mortuaires, on distingue ainsi une phiale étrusque ouvragée en or[97] ; de nombreuses fibules en bronze arquées à pied large et spiralées, appartenant à la culture hallstatto-orientale ; des œnochoés, dont certaines présentent des caractéristiques de « type Schnabelkanne »[N 37] et des vaisselles d'importation grecque[103] ; un disque en bronze travaillé par une technique dite « au repoussé », dont la partie extérieure est ornementée[12],[96].

Par ailleurs, la tombe nord-italienne contenait un stamnos en bronze. Ce dernier, identifié comme d'origine étrusco-villanovienne, est orné de motifs dits « à figures rouges » , et dont l'usage, compte tenu du contexte chronologique de la tombe de Ca' Morta, pourrait s'apparenter à celui d'une urne funéraire[104],[96].

D'autre part, le caveau funéraire a produit une abondante vaisselle dont divers morceaux ou éléments de poterie en « sculpture incisée »[96]. Les archéologues ont répertorié une large situle en bronze munie d'un couvercle provenant d'un atelier de métallurgiste golaseccien. Le récipient affiche des décorations à motifs poinçonnés[N 38],[96].

En outre, la fosse présentait de nombreuses occurrences de tessons de céramiques italiques issues de la Grande Grèce et présentant des motifs d'ornementation dits « à figures noires »[12],[96].

Enfin, les archéologues ont identifié une large vasque provenant d'Étrurie. Cette dernière est confectionnée en bronze laminé. Sa partie supérieure a une forme dite «  à rebord ». Il a été démontré que le récipient d'ablutions rituelles et le couvercle stamnoïde, également découvert dans la tombe de Cà' Morta, constitueraient les deux parties d'un seul et même objet. De facto, les deux éléments procèdent d'une conception artisanale identique. De surcroît, ces derniers se manifestent par des tailles et des morphologies qui permettent de les encastrer l'un à l'autre[106],[96].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Lecture et interprétation du mobiler funéraire[modifier | modifier le code]

Relations avec la cité celte de Vix/Mont Lassois[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tombe de Vix.

En , une équipe française d'archéologues conduite par Bruno Chaume, directeur du programme international Vix en Bourgogne, se voit conviée au musée archéologique Paolo Giovio à Côme afin de confronter les résultats et analyses des trousseaux funéraires des sépultures de Vix et de Ca' Morta. De prime abord, les deux mobiliers funéraires arborent de singuliers point communs. Pour exemple notable, les deux stamnos ainsi que les deux grands bassins (en bronze et de provenance étrusque) sont quasiment identiques tant par leur forme générale que par leur méthode de fabrication[106],[107].

La confrontation des données recueillies par chaque équipe de recherche s'oriente essentiellement sur les chars. À l'instar de celui de la tombe de Ca' Morta, le char d'apparat de Vix se présente au sein de la fosse funéraire, en pièces détachées, également ouvragées en bronze laminé, possédant quatre roues pareillement constituées de bronze laminé et de bois de chêne[28],[108],[109].

Dans un premier temps, les deux équipes de chercheurs concluent à une certaine analogie dans les physionomies des deux chars[110]. En poussant les analyses comparatives, ils établissent également que le style et les techniques artisanales de charronnerie requises pour l'élaboration de nombreuses pièces constituant les véhicules rituels manifestent, si ce n'est un unicum[N 40], du moins une très importante similitude (notamment concernant les éléments de char tels que les balustres et les plaques de la caisse, les moyeux et la coque)[111]. Les ornementations de ces dernières sont considérées comme effectivement très proches[12],[108].

Concernant le char de Vix, l'archéologue français Stéphane Verger établit le fait suivant :

« Le seul véhicule semblable connu est celui qui a été mis au jour dans la tombe du char de la Ca' Morta, à Côme. »

— Stéphane Verger[104]

D'une part, les personnes défuntes sont toutes deux de sexe féminin ; l'une est inhumée, l'autre incinérée[N 41]. D'autre part, pour chacun des deux faits archéologiques, les rites funéraires procèdent du même type d'incorporation : la défunte repose à l'intérieur de la caisse du char[108],[12],[112]. En raison du nombre d'indices et de preuves concordants, les deux équipes d'archéologues ont pu établir une probable interaction entre le territoire de l'oppidum de Vix / Mont Lassois et celui du site comasque de Ca' Morta[108],[12],[113].

Relations avec d'autres cités celtes telles que Hochdorf[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sépulture de Hochdorf.

« Les indices de contacts avec le monde transalpin sont nombreux et c'est de la nécropole dite de Ca' Morta que provient un des chars d'apparat funéraires à quatre roues les plus récents, daté du Ve siècle av. J.-C. »

— Venceslas Kruta[114]

D'autres équipes d'archéologues ont pu mettre en évidence de nombreuses tombes à char, géographiquement dispersées dans la moitié ouest de la zone couverte par la civilisation de Hallstatt[N 42] et appartenant à des territoires distants de Ca' Morta de 400 à 500 kilomètres. Ces multiples occurrences de sites funéraires « à char » sur le territoire de la koinè celtique[N 43] présentent, à l'instar de celui de la tombe de Vix, de nombreux éléments communs avec celui de Ca' Morta. Outre les similarités relatives, d'une part au style des ornementations, d'autre part aux matériaux utilisés pour chaque éléments du véhicule, des spécialistes ont également mis en évidence un procédé de déposition identique à l'ensemble des cas répertoriés. De facto, il s'agit régulièrement d'une incorporation du défunt ou de la défunte dans la caisse du char[12],[117]. Pour autant, bien que les restes soient toujours incorporés à la caisse du char, quelques différences notables apparaissent régulièrement concernant les modalités du rituel funéraire : la personne morte est soit incinérée et placée dans une urne[N 44], soit inhumée[12],[117].

L'exhumation en du complexe funéraire du Moutot à Lavau, près de Troyes, peut être évoquée sous ce même angle[118],[119],[N 45].

D'une manière générale, les pièces archéologiques mises au jour à Ca' Morta, dont notamment le char processionnel, sont proches, tant par leur nature que par leur style, d'autres mobiliers appartenant à des sépultures ou des tombes de culture celte de la période hallstattienne. Une autre série de tombes à char peut témoigner de ces concordances : la sépulture de Hochdorf, la tombe de Reinheim, la sépulture de Kleinaspergle ou celle de Waldalgesheim[12],[13],[120],[117].

Dans le cas particulier de Hochdorf, il est par ailleurs remarquable que les ornementations de la kliné (genre de banquette grecque antique[N 46])[121],[122],[123] sur laquelle repose le défunt, mais également les pendeloques auxquelles sa sépulture est associée, sont typiquement golaseccantes. Ceci implique que la fabrication a été réalisée dans un atelier situé au sein même de l'aire du faciès archéologique de Golasecca. Par ailleurs, les cistes à cordon retrouvées in situ dans la sépulture de Hochdorf sont considérées comme provenant du même atelier que celles de la tombe de Ca' Morta[106],[124].

Enfin, l'ensemble de ces sites funéraires présente généralement des indices significatifs suggérant une destination princière[12].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

L'ensemble de ces observations suggère des liens directs entre le pôle comasque et les sites outre-alpins. Cependant, il est nécessaire de nuancer ces constats. Ce phénomène de relations à grandes distances ainsi que les causes pouvant l'expliquer demeurent, compte tenu de ces seules données (les similitudes observées), probables mais hypothétiques. En l’occurrence, les similarités physionomiques entre le char de Ca' Morta et l'ensemble des chars actuellement identifiés et répertoriés ne constituent pas des preuves directes et indubitables de relations inter-terriroriales[125].

Pour expliquer ces concordances manifestes entre la tombe de Ca' Morta et les sépultures de la keltiké[N 47] outre-alpine, il faut mettre l'accent sur un événement important de l'histoire comasque. En effet, les invasions celtiques en Italie du nord vers 600 av. J.-C. accréditent de façon probante la présence d'éléments celtes au sein de ce territoire nord-italien. Ce phénomène invasif a eu pour conséquence l'apport de composantes celtisantes, de nature culturelles et politiques, sur les populations de culture golaseccienne vivant à Côme ou aux alentours[128],[12],[120],[13].

Dans un second temps, il est essentiel de prendre en considération le statut de carrefour de cette région alpo-lépontienne[129],[130],[N 48]. À cette époque, le Xe siècle av. J.-C., la région nord-italienne est une aire de flux commerciaux d'importance internationale[12],[120],[13]. À ce titre, dans le cadre historique de l'Hallstatt moyen à récent, les routes fluviales ou terrestres jouent un rôle économique certain[12],[120],[13]. Plus particulièrement, la région comasque apparaît comme l'un des nœuds névralgiques de ce réseau territorial[12]. Cette position géostratégique de la région de Côme lui confère un rôle commercial d'importance en la plaçant sur une voie de communication incontournable entre l'Europe du Nord (civilisation de Hallstatt) et l'Europe du Sud (civilisation italique, civisation étrusque et civilisation grecque archaïque). La position de carrefour du pôle comasque corrobore l'hypothèse de contacts entre cités princières telles que celle de Vix, de Hochdorf et des autres centres urbains celtes précédemment évoqués[131]. Ainsi, les exemples des cistes dites « à cordons » ouvragées en bronze, ou encore de la kliné du char retrouvées sur le site funéraire de Hochdorf évoqués ci-avant viendraient corroborer la thèse d'une exportation en provenance du territoire golaseccien et plus particulièrement de la région de Côme/Ca' Morta[12],[28],[105],[13],[120].

« Cette « celtophonie » de Côme à l'époque de la culture de Golasecca explique probablement son développement et sa richesse, car l'agglomération était l'intermédiaire idéal dans les trafics commerciaux entre la péninsule et le monde celtique transalpin. »

— Venceslas Kruta[48]

Relations avec la civitas Bituriges Cubii et l'oppidum d'Avaricum[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bituriges Cubes.
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Dans ce même cadre de lecture, de nombreuses tombes inventées au sein de nécropoles de type hallstattienne dans l'agglomération de Bourges/Avaricum, dans le Cher[N 51] affichent des mobiliers funéraires comportant des artéfacts de faciès culturel propre au Golaseccien oriental[N 52],[N 53],[132]. Ces nombreuses occurrences matérielles confirment de façon indubitable l'existence de relations politiques, économiques et culturels entre le pôle urbain Bituriges Cubii d'Avaricum et le site princier de Côme/Ca' Morta[133],[134],[135].

Pour autant, il est envisagé que ces liens aient largement excédé le seul cadre politico-économique stricto sensu[136]. Concrètement, les deux communautés princières, stimulées par ce processus d'échange international, ont probablement établi de nombreux rapports d'hospitalité, voire matrimoniaux[132]. Ainsi, un nombre conséquent de tombes dites à char localisées dans l'agglomération de l'oppidum d'Avaricum, et notamment dans le cas particulier de la sépulture du Dun-sur-Auron, font état du caractère intrinsèquement intime de ces deux cités princières. La sépulture de la route de Dun a livré notamment des parures féminines ouvragées de bronze et d'or, mais également des pendeloques de cursus archéo-culturel typique du « Golasecca IIC / Golasecca IIIA »[N 54] au Ve siècle av. J.-C.. Les éléments constituant l’instrumentum de cette tombe à incinération, laissent entendre que le personnage défunt soit une femme, probablement de souche nord-italienne à substrat culturel Golaseccien oriental[N 55] et de rang social de type princier. Cette dernière aurait été l'épouse d'un chef de guerre Bituriges Cubii d'un niveau hiérarchique notable (probablement un membre de l'élite aristocratique)[137],[135]. Le matériel archéologique fourni par la fosse mortuaire biturige témoigne de similitudes flagrantes avec celui de la tombe Ca' Morta[138]. Sous cet angle, le postulat selon lequel les deux pôles princiers ont noué au cours du Ve siècle av. J.-C. des rapports interethniques privilégiés[139] acquiert une envergure et une crédibilité explicites[132],[140],[141].

En réponse à ces observations et concernant les relations existant entre la Gaule centrale et le territoire nord-italien de Golasecca/Côme, l'archéologue Pierre-Yves Milcent argumente :

« [...] l'intégration, moyennant quelques adaptations, de pratiques funéraires nord-italiques en Gaule centrale, impliquent l'établissement de relations avec l'Italie du Nord qui ne se limitaient pas à de simples trafics d'objet de luxe circulant de proche en proche. Des individus, hommes et femmes, se sont déplacés pour établir des contacts directs, économiques et culturels, mais durent également contracter des relations d'hospitalité, des alliances matrimoniales, politiques et militaires entre les deux régions. »

— Pierre-Yves Milcent[142]

Mise en perspective géographique[modifier | modifier le code]

La carte[N 56] qui suit recense et met en perspective les principaux sites princiers du Hallstatt final et laténiens A de type tombe à char ayant eu des relations commerciales et politiques avec le territoire golaseccien et les trois principaux pôles exportateurs de cette époque[N 57],[N 58]

Carte de mise en perspective des relations commerciales et politiques entre le pôle de Côme/Ca' Morta
et les autres pôles celtiques et non celtiques au Ve siècle av. J.-C.
Légende :
Les deux principaux pôles golasecciens et Mediolanum sont symbolisés par les cercles rouges ;
Les principaux sites celtes sont représentés par les triangles rouges ;
Les trois pôles exportateurs non-celtiques[N 59] sont symbolisés par les cercles jaunes.

Le personnage défunt de la tombe de Ca' Morta[modifier | modifier le code]

Son statut social et son sexe[modifier | modifier le code]

L'opulence manifeste de l'instrumentum[N 60] découvert sur la « scène funéraire », indique que la personne incinérée est dotée d'un statut social élevé. Sous cet angle, cette donnée tend à suggérer qu'il s'agit d'une personnalité princière[28]. En outre, les objets d'apparat, tels le pendentif frappé, les colliers en bronze et argent, ou les boucles d'oreille à perle confirment que le défunt est une femme[12].

Dans ce cadre, et concernant la société golaseccante du Ve siècle av. J.-C., l'archéologue italien Raffaele Carlo de Marinis précise que :

« [...] les tombes les plus riches de Golasecca sont sans aucun doute les tombes féminines. Cela est dû soit à l'histoire des découvertes, soit plus probablement à un phénomène semblable à celui qui caractérise la culture d'Este où l'ostentation de la richesse, au moins dans le domaine funéraire, devient désormais une prérogative féminine. »

— Raffaele Carlo De Marinis[154]

Son origine ethnique et son substrat linguistique[modifier | modifier le code]

Des marqueurs archéologiques forts, témoignant d'un processus de « celtisation » du territoire nord-italien, sont attribués, pour les plus archaïques, à l'âge du bronze moyen[155],[31],[156]. Ils démontrent sans ambiguïté un enracinement profond et ancien de la « celticité » des peuples implantés dans la zone d'influence de Côme / Cà'Morta[157],[156]. Toutefois, ce phénomène n'est pas marqué par une continuité absolue dans le temps. Plusieurs vagues migratoires de tribus celtes s'échelonnèrent du XVe au IIIe siècle av. J.-C.[158]. Ces mouvements de populations ont ainsi généré différentes phases culturelles : la culture dite de « Canegrate »[156] ; la « proto-culture Golasecca »[156] ; la culture de Golasecca et enfin, la culture laténienne moyenne et récente[157],[156]. De surcroît, il faut souligner les interactions qui ont existé entre les peuples antiques de l'Italie du Nord et l'Étrurie (dans une moindre mesure la Grèce archaïque et les ethnies Italiques)[157]. Des apports certains provenant de ces sphères d'influence se retrouvent au sein des communautés celto-italiotes. Ces contributions sont présentes dans de multiples domaines culturels. Les domaines linguistiques, funéraires, artisanaux et ethniques ont ainsi subi de fortes influences de la part de ces civilisations non celtiques[157].

Des analyses génétiques[159], épigraphiques[160],[161], et linguistiques[162],[160],[163],[164],[165] (dans le cas particulier du pôle Côme / Ca' Morta, il s'agit du lépontique[166]), effectuées sur l'ensemble des occurrences matérielles recueillies sur le territoire comasque, révèlent que la tribu implantée sur le site de Côme / Cà'Morta au premier et au second âge du fer, présente des caractéristiques culturelles et ethniques orobiennes. Les Orobiens (également appelés « Orumbovii » ou « Orobii », par les Romains), à l'instar des Insubres ou des Lépontiens, sont apparentés aux Ligures, voire aux Celto-Ligures[167]. De facto, des sources littéraires antiques[N 61],[168],[169], appuyées par la mise en évidence de nombreux faits archéologiques, tendent à confirmer que ce peuple celto-italiote s'est implanté dans une aire géographique couvrant la partie médio-septentrionale de l'Italie[N 62]. Cet établissement territorial se serait effectué entre la fin du VIIIe siècle av. J.-C. et le début du VIIe siècle av. J.-C.[167]. Des études archéologiques ont d'une part permis de déterminer l'implantation exacte des Orobii[170] au sein de la sphère territoriale comasque au cours de l'ensemble du premier âge du fer et d'autre part, entériné l'hypothèse selon laquelle cette tribu possédait une forme de culture golaseccante[171],[28],[167],[172].


Les investigations archéologiques, à la lumière de ces éléments, démontrent de manière indubitable que les migrations celtiques, réalisées au VIe siècle av. J.-C. et Ve siècle av. J.-C., ont largement contribué à l'ethnogenèse des tribus nord-alpines. Autrement dit, ce phénomène migratoire a eu pour conséquence l'émergence de nouveaux peuples celtes en Lombardie et au Piémont pendant l'âge du fer ancien et moyen. Ces événements ont tout particulièrement initié, l'ethnogénèse des populations insubres[173] et orobiennes[174],[173], dont la connaissance historiographique est remarquablement riche d'indices archéologiques corroborés par un volumineux corpus de sources bibliographiques antiques : en particulier le Livre V de l'historien romain Tite-Live[175] ; l'œuvre Géographie[N 63] de l'auteur grec Strabon[176] ; Bibliothèque historique (paragraphe 24, livre V et paragraphe 113, livre XIV) de l'historien grec Diodore de Sicile[177],[178] ; le Guide géographique de l'historien Ptolémée[179],[180] ; ou encore, l'Histoire romaine (livre V, paragraphes 33 à 35) du penseur romain Appien[181]. Ces témoignages accréditent leur origine celtique[182],[167].

Dans cette perspective, ces arguments démontrent que les différentes ethnies constituant la population située dans l'aire géographique golaseccienne[N 65] partagent un capital génétique et un déterminant culturel, linguistique[N 66],[183] et artisanal celtiques incontestables[182],[184],[185],[186],[108].

Relativement au rôle et au témoignage que constitue l'inscription de Prestino (épigraphie écrite en lépontique), à cette époque (Ve siècle av. J.-C.), et en ce lieu précis, l'historien Daniele Vitali, dans une allocution au Collège de France, conclut sa thèse :

« Du point de vue d'une interpétation sociologique, cette inscription « publique », dans un contexte monumental destiné à la communauté civique de Côme, donne l'idée de l'importance de la langue « celtique » comme moyen de communication pour les individus celtophones (et alphabétisés) de cette « ville » au début du Ve siècle av. J.-C. »

— Daniele Vitali[187]

Autres fouilles au sein de la nécropole de Ca' Morta[modifier | modifier le code]

Au sein de la nécropole de Ca' Morta, deux autres tombes remarquables au travers de la typologie archéologique de leur mobilier funéraire, ont fait l'objet d'une attention particulière. Ces dernières ont été découvertes et étudiées entre et [19] :

  • dans la tombe no 162, ont été mises au jour des fibules « à pied large »[N 69] torsadés, décorés en pointillés incisés et des céramiques d'importation grecque. Un rapprochement très net a été établi avec d'autres sites funéraires d'Italie du nord et centrale (notamment en Toscane, Vénétie, Latium et Ombrie) datés des environs de à 940 av. J.-C.[128] ;
  • la tombe no 14 comporte pour l'essentiel des œnochoés à bec de type « Schnabelkanne », en bronze, vraisemblablement d'origine étrusque et des cistes à cordons, de provenance grecque. Celles-ci sont confectionnées en céramique et portent des motifs dits « à figures noires »[128],[19].

Le principal artisan des recherches archéologiques[N 71] ayant identifié et officialisé la nécropole de Ca' Morta[18],[19] est l'archéologue italien Ferrante Rittatore Vonwiller (1919 - 1976). Il approfondit son champ d'étude dans les années 1970 et met au jour des sépultures dont le faciès chrono-culturel manifeste des différences notables, particulièrement concernant les symposia extraites de leur contexte funéraire. Après examen et expertise, ces découvertes se sont révélées appartenir à l'âge du bronze récent[18]. L'archéologue a pu ainsi les corréler à un établissement funéraire antérieur à celui de la tombe de Ca' Morta et les attribuer à la période chrono-culturelle caractéristique du territoire centro-septentrional de la Lombardie (région comasque) du XIIe – IXe siècle av. J.-C., autrement dit la culture de Canegrate[18].

Au milieu des années 1980, puis au début des années 1990, la programmation de fouilles archéologique reprend, réalisant ainsi la mise au jour de sépultures attribuées à l'âge du fer ancien et récent (« Hallstatt D » et « La Tène A, B »).

  • Les fouilles attenantes à la sépulture no 302 ont notamment produit des vestiges corrodés d'une urne de type biconique, ainsi que des fragments de fibules. Par ailleurs, l'expertise archéologique révèle que la totalité de ces éléments procède d'une fabrication artisanale typiquement étrusco-padane[20].
  • Les investigations de la tombe no 16 ont conduit à la découverte d'un abondant trousseau funéraire composé d'une urne, d'une fibule « à arc torsadé » (également dite « à côte »)[N 72], d'un collier muni d'un pendentif, ainsi que d'une coupelle en céramique pourvue d'un pied de 5,8 centimètres de haut[22].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Superficie concernant uniquement la sépulture, le tumulus la recouvrant non-compris.
  2. Il s'agit d'une pièce d'armure de confection artisanale à la fois hallstatto-orientale et proto-étrusque (autrement dit : villanovienne). Ce genre de heaume se réfère à une série de 28 casques de bronze rattachés au Ve siècle av. J.-C. et retrouvés en aux alentours de Negova (Negau en allemand) en Slovénie.
  3. Il s'agit de l'établissement muséographique où a été reconstitué le char processionnel de la sépulture dite « tombe III/1928 ».
  4. Le musée abrite et expose actuellement une partie des objets mis au jour dans la tombe de Ca' Morta[1].
  5. Ou « casa dei morti » signifiant « la maison du mort », en vénitien.
  6. Les spécialistes, selon les pays et la langue utilisée, admettent également les dénominations « Tomba di Cà' Morta », « Tomba di Ca'Morta » et « Casa di Ca' Morta »[N 5].
  7. Le terme « comasque », voire plus rarement « comien », est un mot ou adjectif faisant référence au gentilé de Côme. Afin de corroborer ce fait, de nombreuses publications d'auteurs, historiens, encyclopédistes, etymologistes, géographes, économistes et spécialistes dans le domaine toponymie, s'accordent pour confirmer que le gentilé, sous forme française se matérialise par l'adjectif : « comasque »[5],[6],[7],[8],[9],[10]. Également, sous l'approche encyclopédique, confere : Petit Larousse illustré .
  8. Le nombre III indiquant qu'il s'agit de la troisième tombe mise au jour sur le site de la nécropole de Ca' Morta, et le nombre « 1928 » faisant référence à l'année de sa découverte.
  9. À cet effet, les archéologues ont relevé que les premières structures funéraires datent de l'âge du bronze récent (XIe – Xe siècle av. J.-C.). D'autres investigations entreprises dans les années 1980 et au début des années 1990 ont pu matérialiser des tombes rattachées à l'âge du fer ancien et récent (« Hallstatt D » et « La Tène A, B »)[21],[20],[22]
  10. Dans le domaine archéologique, et selon la définition de l'archéologue P. Moinat, le « viatique » est l'ensemble des objets associés aux pratiques funéraires et eschatologiques[24]. Pour le chercheur et historien Raphaël Angevin, le « viatique » est l'équivalent du mobilier funéraire[25]. D'après l'archéologue Luc Baray, le viatique est l'ensemble des dépôts matériels d'objets funéraires et distincts des objets personnels du défunt ou de la défunte[26]. À contrario, dans le domaine de la religion, le « viatique » est un « sacrement catholique, une extrème-onction »[27].
  11. C'est-à-dire, de manière plus précise, aux environs du XIIIe siècle av. J.-C., jusqu'aux Xe siècle av. J.-C. - IXe siècle av. J.-C.. En l'occurrence, le fait fondateur de ce premier étage est attribué à la période chronologique dite de « Canegrate »[18],[19].
  12. C'est-à-dire dédié aux rites religieux, ou encore des lieux consacrés au pouvoir politique.
  13. Il s'agit d'une petite colline culminant à 1 350 mètres d'altitude et localisée à la périphérie méridionale de Côme. Les vestiges architecturaux étaient incorporés à même les couches stratigraphiques sédimentaires, et situés en adret du vallon.
  14. C'est-à-dire le centre urbain proto-historique de Côme.
  15. Laquelle est située au sein du quartier comasque d'Albate où a été mise au jour la sépulture de Ca' Morta.
  16. Cette carte présente la situation du faubourg comasque de Prestino di Como où ont été découverts des vestiges d'habitats, une inscription épigraphique en lépontique, des pièces de monnaie de Populonia et une cité proto-historique de l'Étrurie padane. Le quartier d'Albate se localise à environ 20 kilomètres à l'est de cette dernière.
  17. C'est un processus d'accrétion de sites proto-urbains se développant au sein d'une même zone territoriale. Ce phénomène concourt à la concentration de populations autochtones et, in fine, à la fondation d'une cité antique[39],[40],[41].
  18. Il s'agit d'une dédicace épigraphique mise au jour in locare à une structure architecturale antique (probablement un gradin) au sein du faubourg comasque de Prestino di Como. Ce dernier est situé dans la partie occidentale de l’agglomération comasque. Il a été confirmé que celle-ci relève d'une écriture en lépontique. Par ailleurs, il est attesté que ladite dédicace celte est chronologiquement la plus ancienne recensée sur le territoire nord-italien.
  19. Et par conséquent à l'accroissement de la « koinè » celtique.
  20. Ces références biblographiques antiques, mentionnant l'implantation celte en ce site comasque, apparaissent dans le Livre XXXIII, paragraphe 36, de l'Ab Urbe condita libri (Histoire romaine) de l'historien romain Tite-Live ; dans le Livre III, paragraphe 124, de l’Histoire naturelle du Cômois Pline l'Ancien ; au sein du Livre IV, chapitre 3, du recueil Géographie, manuscrit par le Grec Strabon ; dans le passage 29 de l'œuvre biographique César, écrite par Plutarque ; et, enfin, au sein du Livre III, chapitre 1, du recueil Géographie, rédigé par l'astronome et astrologue grec Ptolémée.
  21. Inscription épigraphique en lépontique découverte dans une structure de gradin, elle est attribuée au tournant du Ve et du IVe siècle av. J.-C. (environ ).
  22. Celle-ci a été mise au jour à flanc de colline du lieu-dit de Prestino di Como, non loin de la tombe de Cà' Morta.
  23. C'est-à-dire un ensemble d'habitation significativement espacées les unes des autres et dont le nombre est faible. De manière plus concrète, un groupement proto-urbain ne peut pas être considéré comme une ville.
  24. Autrement dit la confédération militaire celte menée par le chef de guerre Brennos marchant sur Delphes et donc précédemment sur l'Italie du nord, entre et 297 av. J.-C..
  25. D'après les références de passages suivants[60],[61],[62],[63],[64],[65],[66],[67].
  26. Fondation de la tombe du deuxième guerrier de Sesto Callende, laquelle fut découverte aux environs de la commune éponyme, Sesto Calende, en Lombardie. Il s'agit également d'une sépulture de type « à char ».
  27. C'est-à-dire le faciès culturel spécifique à l'aire géographique de la moitié orientale de Golasecca. Celle-ci correspond peu ou prou à l'actuelle zone géographique se développant sur la partie centro-oriento-septentrionale de la Lombardie et dont le site urbain de Côme se révèle en être le centre actif, à la fois politique, économique et culturel. Par ailleurs, ce faciès archéologique dit « oriental », procède bien d'un développement plus tardif que celui de « type occidental », ou « Golasecca type 2 ».
  28. C'est-à-dire l'ensemble des objets retrouvés dans la tombe.
  29. C'est un procédé du forgeron consistant à travailler à froid une feuille de métal à l'envers au moyen d'une spatule, afin de faire ressortir un motif soit sous forme d'icône, soit sous forme d'ornement.
  30. Les personnages sont peints en rouge sur un fond noir.
  31. C'est-à-dire un casque à base circulaire et possédant une partie supérieure en forme conique. La première découverte de ce type d'artéfact, en , s'effectua aux abords de la commune de Negau, en Allemagne. D'autres découvertes, plus récentes, ont permis d'attester que cette sorte de pièce d'armure procède d'un concept artisanal simultanément proto-étrusque du VIIIe siècle av. J.-C. et du VIIe siècle av. J.-C. (culture villanovienne) et à la hallstatto-oriental[88].
  32. À l'instar de la majeure partie de l'espace golaseccien.
  33. Ce type d'urne affecte un double rétrécissement en forme de cône de la partie supérieure d'une part, et de la partie inférieure d'autre part.
  34. Autrement dit une sorte de pendentif.
  35. C'est-à-dire des genres de bracelets serpentiformes et/ou spiralés.
  36. Autrement dit, présentant des formes spiralées.
  37. Cette typologie fait référence à un unicum (ou ensemble homogène) d'œnochoés confectionnées en bronze et dont le bec verseur est affecté d'une forme relevée. La plupart des pichets de ce type ont été retrouvés dans une zone comprenant la Suisse et le Sud de l'Allemagne. D'autre ustensiles de ce genre ont été mis en évidence en Gaule, en Étrurie padane, et au sein des territoires celto-italiotes à culture golaseccante. Par ailleurs, ces œnochoés ont fait l'objet d'un tout premier champ d'étude et de répertoriage, abondamment circonstancié et détaillé, paru en et réalisé par l'archéologue français Joseph Déchelette ( - )[98],[99],[100],[101],[102].
  38. Un couvercle identique, daté du VIe siècle av. J.-C., a été découvert dans la tombe de Trezzo sull'Adda. Cet élément suggère une création identique et donc un atelier commun de fabrication[105] datée de la période Golasecca 2b
  39. Localisée dans la cité urbaine éponyme, dans le département de la Côte-d'Or. L'artéfact archéo-funéraire est actuellement exposé et conservé au Musée Historique de Châtillon-sur-Seine.
  40. Autrement dit une apparence et une procédure identiques.
  41. Dans les deux cas celles-ci reposent dans la caisse du char.
  42. La civilisation de Hallstatt est une culture antique propre aux celtes d'Europe occidentale et centrale. Sa chronologie correspond, peu ou prou, au 1er âge du fer européen[115],[116].
  43. Tels que le char retrouvé sous le tumulus de La Motte, le char de Sainte-Colombe, ou le char de Kitzingen-Rippendorf.
  44. Laquelle est incorporée au sein de la caisse du char.
  45. Toutefois, bien que les mobiliers funéraires des deux sépultures de Lavau et de Ca' Morta soient marquées par certaines similitudes, les spécialistes en archéologie n'ont trouvé aucun lien patent entre le site princier gaulois et celui de culture golaseccienne.
  46. Dans ce cas précis, celui de Hochdorf, il s'agit d'une banquette issue d'un atelier celte, et dont la destination est servir de lit mortuaire au défunt.
  47. Selon plusieurs auteurs antiques, dont les auteurs grecs Poseidonios d'Apamée et Appien, la keltiké regroupe l'ensemble des peuples de culture et de langue celtiques à l'Âge du fer[126],[127].
  48. Cette région montagneuse englobe, entre autres, l'aire géographique comasque.
  49. Cette rivière passe au cœur du centre-ville de Bourges, dans département du Cher. Les méandres de celle-ci forme des zones marécageuses qui auraient favorisé la castramétation (choix d'implantation stratègique) de l'oppidum Hallstattien final d'Avaricum.
  50. Autrement dit : il s'agit de l'ancien oppidum « Hallstattien final » d'Avaricum, principal pôle politique, religieux et économique de la civitas des Bituriges Cubii.
  51. Nécropoles indexées au VIIe siècle av. J.-C., VIe siècle av. J.-C. et Ve siècle av. J.-C. et attribuées à la « civitas » des biturii cubi.
  52. Autrement dit la culture de Golasecca centrée sur le pôle proto-historique de Côme-Ca' Morta.
  53. Il s'agit essentiellement de produits manufacturés tels que des situles ouvragées en bronze laminé dits « à panse rivetée », des effets vestimentaire d'apparat, des fibules « à pied courbe » et « tête spiralée » en bronze, ainsi que des pièces de vaissellerie en céramique peintes.
  54. Voir tableau chrono-culturel.
  55. C'est-à-dire le contexte géo-culturel centré sur le pôle urbain politico-économique de Côme / Cà'Morta / Prestino di Como.
  56. Des principaux sites celtes et des pôles d'exportations en relations avec le territoire golaseccien.
  57. C'est-à-dire : Massilia ; l'Étrurie, représentée essentiellement par Bologne ; et la Grèce archaïque.
  58. Réalisée d'après[143],[61],[144],[145],[146],[147],[148].
  59. La cité phocéenne de Massilia ; l'Étrurie ; et Grèce/Athènes archaïque.
  60. C'est-à-dire l'ensemble des occurrences ou faits de petites tailles constituant un matériel archéologique d'un site archéologique, ou « petit mobilier »[149],[150],[151],[152],[153].
  61. Entre autres, l'Histoire naturelle de Pline l'Ancien, Livre III, paragraphes 124 et 125.
  62. Ce territoire correspondant approximativement aux actuelles régions de Côme et de son lac, de Bergame (dont l'oppidum constitue la capitale) ainsi que des vallées attenantes à ces deux ensembles urbains.
  63. Notamment le passage 1.1 du Livre IV.
  64. Sur ce document historio-géographique se distingue l'emplacement des Orumbovii à la périphérie nord-septentrionale de l'aire spatiale apparaissant en rouge sur la carte, c'est-à-dire au sud du Lac de Côme.
  65. Et notamment les deux pôles majeurs que sont celui des rives du [[Tessin (rivière)|]] et le sud du lac de Côme / site de Ca' Morta.
  66. En l'occurrence le Lépontique.
  67. Également appelé « alphabet de Lugano », il est fondé, entre autres occurrences, d'après l'inscription épigraphique, l'inscription de Prestino, mise au jour à flanc de colline, au sein du faubourg comasque de Prestino di Como, non loin de l'agglomération occidentale de la ville de Côme, la commune frontalière suisse de Lugano, dans le Tessin.
  68. L'espace géographique de Ca' Morta / site princier proto-historique de Côme, s'inscrit bien au sein du territoire italien à substrat linguistique celtique.
  69. C'est-à-dire des objets d'ornement dont la seconde partie, le pied (en opposition à la tête) possède une largeur notable vis-à-vis des fibules dont le pied est filiforme[188],[189],[190].
  70. L'établissement muséographique d'archéologie est localisé au sein d'un faubourg en zone périphérique de Côme, dans la province italienne de la Lombardie. Le monument de conservation des pièces et vestiges de l'antiquité celto-italiotes accueille et expose actuellement des artéfacts mis au jour dans la tombe et d'autres découvertes de ce complexe funéraire (dont notamment les découvertes produites par l'archéologue Ferrante Rittatore Vonwiller[18],[19]).
  71. Mais également le « père » de ces découvertes.
  72. L'objet d'apparat est répertorié au no 378. Par ailleurs, la synthèse de données archéologiques les plus récentes tend à confirmer que ce type de fibule, « à côte », est caractéristique du faciès culturel « Golasecca IA et IB » (autrement dit : IXe siècle av. J.-C. / VIIIe siècle av. J.-C.). Les nombreuses mises au jour de ce type d'élément funéraire au sein d'une aire géographique s'étendant de la plaine padane jusqu'aux territoires celtes outre-alpins suggèrent une large diffusion commerciale de ce genre d'objet[23].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h Sezione Preistorica e Protostorica (Section préhistorique et protohistorique) sur le site du Musée archéologique de Côme (it), 2016.
  2. a, b, c, d et e Jully 1982, p. 82.
  3. Defente 2003, p. 103, 108.
  4. a, b, c, d et e (it) Renato Peroni, Studi di adriatica, vol. 1, Rome, L'Erma di Bretschneider, coll. « Quaderni di cultura materiale » (no 2), , 171 p. (ISBN 978-88-7062-498-4), p. 64.
  5. Dorothée Jacoub, « Klaus Voigtländer : Die Stiftskirche zu Gernrode und ihre Restaurierung, 1858-1872. », Bulletin Monumental, vol. tome 140, no 4,‎ , p. 357 (lire en ligne).
  6. Hugo Schuchardt, « Étymologies », Romania,, vol. tome 4, no 4,‎ , page 254 (DOI 10.3406/roma.1875.6724, lire en ligne).
  7. Gérard Gayot, « Alain Dewerpe, L'industrie aux champs : Essai sur la proto-industrialisation en Italie du Nord (1800-1880). », Annales. Économies, Sociétés, Civilisations, vol. 42e année,‎ , page 820 (lire en ligne).
  8. Alain Dewerpe, « Introduction. », dans Alain Dewerpe (préface de Maurice Aymard), L'industrie aux champs : Essai sur la proto-industrialisation en Italie du nord (1800-1880), vol. 85, Rome, École française de Rome, coll. « Publications de l'École française de Rome », , 592 p. (lire en ligne).
  9. Francis Salet, « Sauerländer (Willibald). : La sculpture médiévale ; Grimme (Ernest-Günther). La peinture médiévale en Europe (Histoire de l'art, Payot, 11 et 12). », Bulletin Monumental, vol. tome 123, no 2,‎ , page 269 (lire en ligne).
  10. Clément Gardet, « Raymond Oursel, Art en Savoie », Bulletin Monumental, vol. tome 133,‎ , pages 339-342 (lire en ligne).
  11. a et b Defente 2003, p. 103.
  12. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w et x (it) Andrea Burzì, « Studiosi francesi alla ricerca di nuovi legami tra il carro della Ca’ Morta e quello della principessa di Vix », archaeologia.com,‎ (lire en ligne).
  13. a, b, c, d, e, f, g et h Lorre et Cicolani 2009, p. 57-58.
  14. a, b et c Brun 1987, p. 81.
  15. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m et n Kruta 2000, p. 144, 553-554.
  16. (it) « Via Giovanni di Baserga » [html], sur www.openstreetmap.org, (consulté le 18 mai 2016).
  17. a, b et c Tardi, Fossati, De Marinis, Casini et Melli, 2007, p. 75.
  18. a, b, c, d, e et f (it) Nuccia Negroni Atacchio, « Ferrante Rittatore Vonwiller (1919-1976) : L'archeologia come intuizione e come passione », dans Nuccia Negroni Atacchio, 150 anni di preistoria e protostoria in Italia, (lire en ligne), p. 591 à 597.
  19. a, b, c, d, e, f et g Rittatore Vonwiller 1966, p. 1 à 176.
  20. a, b, c et d (it) Francesca Roncoroni, « I materiali metallici e ceramici databili tra il Bronzo Recente e l'età del Ferro », dans collectif, L'età del ferro, (lire en ligne), pages 167 et 168.
  21. a, b, c et d (it) Raffaelle Carlo De Marinis, « Aspetti degli influssi dell'espansione etrusca in val padana verso la civiltà di golasecca », dans Giuseppe M. Della Fina (direction d'ouvrage), La colonizzazione etrusca in Italia : Atti del XV Convegno Internazionale di Studi sulla Storia e l’Archeologia dell’Etruria, Rome, Edizioni Quasar di Severino Tognon (ISBN 978-88-7140-389-2, lire en ligne), pages 116, 117, 124, 126, 128, 132, 144 et 145.
  22. a, b et c (it) Raffaele Carlo De Marinis, « Fibule a coste assottigliate tipo Ca' Morta », dans Patrizia von Eles Masi (directrice d'ouvrage), Prähistorische bronzefunde : Le fibule dell'Italia settentrionale, Bologne, (lire en ligne), page 45.
  23. a, b et c Casini et Bruno Chaume, « Indices de mobilité au premier âge du fer entre le sud et le nord des Alpes », dans Stéphanie Casini, Bruno Chaume et al., Les Celtes et le Nord de l'Italie (Premier et Second Âges du fer) : Actes du XXXVIe colloque international de l'A.F.E.A.F. (Vérone, 17-20 mai 2012), Vérone, AFEAP, (lire en ligne), pages 232, 233 et 234.
  24. Maxence Bailly et Hugues Plisson, « Introduction : Individus, sociétés et distances au corps », Préhistoires Méditerranéennes, vol. 14,‎ , paragraphe 7 (lire en ligne).
  25. Raphaël Angevin, « Trajectoires sociales et valeurs d’affirmation des mobiliers de « prestige : l’exemple du viatique funéraire lithique des élites de Nagada (Égypte, IVe millénaire av. J.-C.) - 10e colloque M.A.E. », Maison de l'Archéologie et de l'Ethnologie (M.A.E.),‎ 2013 - 2016 (lire en ligne).
  26. Luc Baray, « De la composition des dépôts funéraires aristocratiques aux âges du Fer en Europe occidentale (VIIIe-Ier s. avant J.-C.) : entre compétition et identité sociale. », Revue Archéologique de Picardie, no 3 et 4,‎ , page 204 (lire en ligne).
  27. « Viatique », sur Site de l'IESR, (consulté le 5 septembre 2016).
  28. a, b, c, d, e, f et g (it) « Museo archeologico Paolo Giovo », (consulté le 13 août).
  29. a et b Brun 1987, p. 80.
  30. Buchsenschutz 2015, p. 139, 151.
  31. a, b et c Raymond Chevallier, La romanisation de la Celtique du Pô : essai d'histoire provinciale, Rome, École française de Rome, coll. « Bibliothèque des Écoles françaises d'Athènes et de Rome » (no 249), , 643 p. (ISBN 2-7283-0048-8, lire en ligne).
  32. a et b Tardi, Fossati, De Marinis, Casini et Melli, 2007, p. 75-76, 87.
  33. Tardi, Fossati, De Marinis, Casini et Melli, 2007, p. 75-77, 80-88, 90.
  34. a et b Lorre et Cicolani 2009, p. 40.
  35. a et b Buchsenschutz 2015, p. 92-93.
  36. a et b Kruta 2000, p. XIII, 144, 553-554.
  37. Tardi, Fossati, De Marinis, Casini et Melli, 2007, p. 80-88.
  38. Tardi, Fossati, De Marinis, Casini et Melli, 2007, p. 77-79, 81-85, 90-95.
  39. François Hartog, Évidence de l’histoire : Ce que voient les historiens, Éditions de l’École des hautes études en sciences sociales, , 288 p. (lire en ligne), paragraphes 32 à 36.
  40. collectif, 100 fiches d'histoire grecque, Editions Bréal, (lire en ligne), pages 86 et 87.
  41. Sylvie David, « Le processus de la décision dans le synoecisme de Thésée d’après L’éloge d’Hélène d’Isocrate (§ 32-37) », Dialogues d'histoire ancienne, vol. 35, no 2,‎ , p. 69-79 (DOI 10.3406/dha.2009.3181).
  42. Lejeune, Pouilloux et Solier 1988, p. 2-3, 704-705.
  43. « Gradin de Prestino (Côme) », sur http://www.arbre-celtique.com, L'Arbre Celtique, (consulté le 22 mai 2016), p. 1.
  44. Stifter 2012, p. 29.
  45. Lambert 2003, p. 21, 79.
  46. Francesca Ciurli et Nicole Maroger, « Celtique, écritures - IVe s. av. J.-C. / - Ier s. ap. J.-C. : Lépontique : Inscription de Prestino », Antiche scritture del Mediterraneo, sur Mnamon, Scuola Normale Superiore Laboratorio di Storia, Archeologia, Epigrafia, Tradizione dell'antico, (consulté le 18 mai 2016).
  47. Delamarre 2003, p. 54-56.
  48. a et b Kruta 2000, p. 554.
  49. Tardi, Fossati, De Marinis, Casini et Melli, 2007, p. 86, 89.
  50. a, b, c, d et e Buchsenschutz 2015, p. 93.
  51. Fichtl 2005, p. 149.
  52. a et b Tardi, Fossati, De Marinis, Casini et Melli, 2007, p. 81, 87, 90-95.
  53. a et b Vitali 2007, p. 72-73.
  54. Irollo 2010, p. 58, 72.
  55. Irollo 2010, p. 72.
  56. Kruta 2000, p. XIV, 144-145, 553-554.
  57. a, b, c et d Kruta 2000, p. XIV, 144-145.
  58. Buchsenschutz 2015, p. 91.
  59. Buchsenschutz 2015, p. 91, 93.
  60. Lorre et Cicolani 2009, p. 164.
  61. a et b Postel 2010, p. 61.
  62. Kruta 2000, p. XII-XIV.
  63. Milcent 2007, p. 14-15, 258-263, 271, 295.
  64. Vitali 2013, p. 5.
  65. Megaw et Megaw 2005, p. 10-11.
  66. Brun 1987, p. 27, 218-219.
  67. Buchsenschutz 2015, p. 30-36, 80-81, 85, 178.
  68. Lorre et Cicolani 2009, p. 41-42, 60.
  69. Vitali 2007, p. 29, 31-32, 61.
  70. Brun 1987, p. 184-185.
  71. a et b Lorre et Cicolani 2009, p. 40, 42.
  72. a et b Garcia 2014, p. 84-85.
  73. Brun 1987, p. 180, 184-185.
  74. a, b, c, d, e, f, g et h Sabatino Moscati 1995, p. 267-268.
  75. Garcia 2014, p. 85. .
  76. Brun 1987, p. 180-182.
  77. a et b Sabatino Moscati 1995, p. 267.
  78. a, b et c Lorre et Cicolani 2009, p. 59-60.
  79. Lorre et Cicolani 2009, p. 48, 51-53, 102.
  80. a, b et c Brun 1987, p. 80-81.
  81. a, b, c et d Lorre et Cicolani 2009, p. 48, 51-53.
  82. Lorre et Cicolani 2009, p. 102.
  83. Sabatino Moscati 1995, p. 268-269.
  84. Sabatino Moscati 1995, p. 267-268.
  85. Autrement dit un genre de vase utilisé pour la boisson, tel que du vin. Celui-ci présente généralement une partie supérieure de large circonférence et une faible profondeur.
  86. (it) Raffaelle Carlo De Marinis, « Tecnologia economia e scambi », dans Dario Morelli, Mariavittoria Antico Gallina, Raffelle Carlo De Marinis et al., Culture della prima Italia, Silvana Editore, coll. « Civiltà Mediterranee », (lire en ligne).
  87. a, b, c et d Lorre et Cicolani 2009, p. 63-64, 143.
  88. Michel Feugère et André Freises, « Un casque étrusque du Ve siècle av. notre ère trouvé en mer près d'Agde (Hérault) », Revue archéologique de Narbonnaise, vol. tome 27-28,‎ , pages 3 et 5 (DOI 10.3406/ran.1994.1442, lire en ligne).
  89. Philippe Barral, L'âge du fer dans l'arc jurassien et ses marges: dépôts, lieux sacrés et territorialité à l'âge du fer : actes du XXIXe colloque international de l'AFEAF, Bienne, canton de Berne, Suisse, 5-8 mai 2005, Partie 1, Presses Universitaires de Franche-Comté, , 891 p. (lire en ligne), pages 832 et 833.
  90. Maria Cecilia D'Ercole, « Les métaux : L'armement », dans Maria Cecilia D'Ercole et al., Importuosa Italiae litora : Paysage et échanges dans l'Adriatique méridionale à l'époque archaïque, Naples, Publications du Centre Jean Bérard, 2002 (nouvelle édition) (lire en ligne).
  91. Henri Hubert, Les Celtes, Albin Michel, coll. « Bibliothèque de l'évolution de l'humanité », , 752 pages p. (lire en ligne), p. IV : Les celtes au Nord-Est de l'Italie [...].
  92. a, b, c, d, e et f Postel 2010, p. 60-62.
  93. Lorre et Cicolani 2009.
  94. a et b Postel 2010, p. 59-62.
  95. Lorre et Cicolani 2009, p. 48.
  96. a, b, c, d, e, f, g et h Lorre et Cicolani 2009, p. 67-68.
  97. Lorre et Cicolani 2009, p. 69, 143.
  98. Bernard Bouloumié, Les œnochoés en bronze du type "Schnabelkanne" en Italie, vol. 15, Palais Farnèse, Rome, École française de Rome, coll. « Publications de l'École française de Rome », , 362 p. (ISSN 0223-5099, lire en ligne).
  99. Jean Gran-Aymerich, « Le bucchero et les vases métalliques », dans Jean-René Jannot, Vaisselle métallique, vaisselle céramique : Productions, usages et valeurs en Étrurie, sous la direction de Jean-René Jannot., vol. Tome 97, Revue des Études Anciennes, 1995, n°1-2 (DOI 10.3406/rea.1995.4607, lire en ligne), pages 54 à 58.
  100. (de) Veit Stürmer, « Schnabelkannen : eine Studie zur darstellenden Kunst in der minoisch-mykenischen Kultur », Bulletin de correspondance hellénique, no Supplément 11,‎ , pages 119 à 134 (DOI 10.3406/bch.1985.5273, lire en ligne).
  101. Dominique Briquel et Christian Landes, « Une inscription étrusque retrouvée dans les collections de la Société archéologique de Montpellier (note d'information) », Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, vol. 149e année, no 1,‎ , page 11 (DOI 10.3406/crai.2005.22826, lire en ligne).
  102. « Cruche de type Schnabelkanne », sur Artéfacts, encyclopédie des petits objets archéologiques, 2012-2014 (consulté le 28 août 2016).
  103. Lorre et Cicolani 2009, p. 70.
  104. a et b Verger 2003, p. 592.
  105. a et b Verger 2003, p. 597.
  106. a, b et c Verger 2003, p. 587.
  107. Buchsenschutz 2015, p. 50, 65, 90, 129, 140, 142, 379.
  108. a, b, c, d et e Bruno Chaume, « Le complexe aristocratique de Vix », L'Archéologue, no 128,‎ , p. 52-59 (ISSN 1255-5932).
  109. Buchsenschutz 2015, p. 142, 145.
  110. Buchsenschutz 2015, p. 139.
  111. Buchsenschutz 2015, p. 379.
  112. Buchsenschutz 2015, p. 240-241, 259.
  113. Buchsenschutz 2015, p. 149.
  114. Kruta 2000, p. 144.
  115. Buchsenschutz 2015, p. chapitres 1 et 2.
  116. Kruta 2000, p. index civilisation de Hallstatt - et Hallstatt.
  117. a, b et c Buchsenschutz 2015, p. 83, 97-98, 100.
  118. Dupuis 2015, p. 272-274.
  119. « Découverte d'une nouvelle tombe princière du Ve siècle avant notre ère », sur INRAP, (consulté le 10 juin 2016).
  120. a, b, c, d et e Vitali 2007, p. 63-64.
  121. J. Getty, Thesaurus Cultus Et Rituum Antiquorum (ThesCRA), Getty Publications, , 646 p. (lire en ligne), pages 221 à 224.
  122. Olivier Buchsenschutz, Les Celtes : De l'âge du Fer, Armand Colin, , 286 p. (lire en ligne), "Les Tombe à char".
  123. Jean-Pierre Mohen, Rites de l'au-delà (Les), Odile Jacob, , 329 p. (lire en ligne), pages 172 et 173.
  124. Buchsenschutz 2015, p. 109-110.
  125. Buchsenschutz 2015, p. 99-101.
  126. André Lefèvre, « Les Celtes orientaux : Hyperboréens, Celtes, Galates, Galli. », Bulletins de la Société d'anthropologie de Paris, vol. IVe Série, t. 6,‎ , p. 330-351 (DOI 10.3406/bmsap.1895.5590, lire en ligne).
  127. (en) Andreas Hoffeneder, « Appian's Keltiké », Academia,‎ , pages 1 à 7 (lire en ligne).
  128. a, b et c Aimé Bocquet, « Cohérence entre les dates dendrochronologiques alpines au Bronze final et la chronologie typologique italique », Bulletin de la Société préhistorique français, vol. 86, no 10,‎ , p. 334-339 (ISSN 1760-7361, lire en ligne).
  129. « Alpes lépontines », sur l'Arbre Celtique, 1999 - 2016 (consulté le 7 septembre 2016).
  130. Iris Kürschner et Dieter Haas, GTA Grande Traversata delle Alpi : À travers le Piémont jusqu´à la Méditerranée. 65 étapes. Avec dates GPS., Bergverlag Rother Gmbh, , 256 p. (lire en ligne), chapitre : La traversée des Alpes lépontines.
  131. Buchsenschutz 2015, p. 107.
  132. a, b et c Milcent 2007, p. 222-223.
  133. Buchsenschutz 2015, p. 146, 150.
  134. Lorre et Cicolani 2009, p. 57-58, 141-142.
  135. a et b Milcent 2007, p. 258, 293-295.
  136. Buchsenschutz 2015, p. 146, 151.
  137. Lorre et Cicolani 2009, p. 143, 159.
  138. Buchsenschutz 2015, p. 143-144.
  139. Buchsenschutz 2015, p. 77.
  140. Milcent 2007, p. 330.
  141. Milcent 2007, p. 33-35.
  142. Lorre, Cicolani et Milcent 2010, p. 142.
  143. Lorre et Cicolani 2009, p. 132, 144, 165.
  144. Vitali 2013, p. 14.
  145. Vitali 2013, p. 15.
  146. Milcent 2007, p. 293.
  147. Milcent 2007, p. 294.
  148. Megaw et Megaw 2005, p. 10-14, 46, 55, 57, 70.
  149. Bérangère Fort (dir.) et Nicolas Tisserand (dir.), « Le mobilier métallique et l'instrumentum : approches méthodologiques », Les Nouvelles de l’archéologie, éditions de la Maison des sciences de l'homme, no 131,‎ (ISBN 978-2-7351-1570-9, lire en ligne).
  150. Aline Briand, Émilie Dubreucq, Aurélie Ducreux, Michel Feugère, Céline Galtier?, Benjamin Girard, Didier Josset, Agathe Mulot, Valérie Taillandier et Nicolas Tisserand, « Le classement fonctionnel des mobiliers d’instrumentum », Les nouvelles de l'archéologie, no 131,‎ (DOI 10.4000/nda.1764, lire en ligne).
  151. Amélie Berthon, Karine Chanson-Bertolio, Michel Feugère et Jenny Kaurin, « Projet de charte pour l’étude des objets archéologiques », Les nouvelles de l'archéologie, no 131,‎ (DOI 10.4000/nda.1748, lire en ligne).
  152. Stéphane Carrara, « Instrumentum », sur le site du Centre archéologique de Lyon, (consulté le 13 août 2016).
  153. « Instrumentum archéologique », sur Laboratoire ARAR - Université Lyon-Lumière-2, (consulté le 13 août 2016).
  154. Lorre, Cicolani et De Marinis 2012, p. 50.
  155. Vitali 2007, p. 68-69.
  156. a, b, c, d et e Luana Kruta-Poppi, « Protohistoire italique », Livret de l'École pratique des hautes études. 4e section, sciences historiques et philologiques, vol. 126, no 9,‎ , p. 29 (ISSN 2269-8671, lire en ligne).
  157. a, b, c et d Vitali 2007, p. 67-69, 71-72.
  158. Vitali 2007, p. 71-72.
  159. Vitali 2007, p. 69-70.
  160. a et b Kruta 2000, p. 554.
  161. Vitali 2007, p. 72-73.
  162. Vitali 2007, p. 66.
  163. Lambert 2003, p. 21.
  164. Delamarre 2003, p. 56.
  165. Lejeune, Pouilloux et Solier 1988, p. 2-3.
  166. Buchsenschutz 2015, p. 78.
  167. a, b, c et d Lorre et Cicolani 2009, p. 66-68, 70-75.
  168. Vitali 2007, p. 21.
  169. Kruta 2000, p. 765.
  170. Vitali 2007, p. 70-71.
  171. « Orobiens », sur Historisches Lexikon der Schweiz, (consulté le 10 juin 2016).
  172. Kruta 2000, p. 156-163.
  173. a et b Kruta 2000, p. 13.
  174. Kruta 2000, p. 12.
  175. Vitali 2007, p. 18.
  176. Kruta 2000, p. 17.
  177. Kruta 2000, p. 16.
  178. Vitali 2007, p. 19.
  179. Buchsenschutz 2015, p. 6.
  180. Buchsenschutz 2015, p. 7.
  181. Vitali 2007, p. 20.
  182. a et b Cunliffe 2009, p. 11-13.
  183. Buchsenschutz 2015, p. 54, 57, 68-69, 93, 320.
  184. Stéphane Verger, « La langue des Celtes : la plus ancienne inscription celtique au nord des Alpes », L'Archéologue, no 103,‎ , p. 17 (ISSN 1255-5932).
  185. Lorre et Cicolani 2009, p. 68, 70, 73-75.
  186. Vitali 2007, p. 63.
  187. Vitali 2007, p. 62.
  188. Marcel Otte, La Protohistoire, De Boeck supérieur, (lire en ligne), page 336.
  189. Isabelle Fauduet, « Notes sur la technique des fibules gallo-romaines « à queue de paon » », Revue archéologique du Centre de la France, vol. tome 18, no fascicule 3-4,‎ , pages 149 à 152 (DOI 10.3406/racf.1979.2252, lire en ligne).
  190. Georges Dilly, « Les fibules gallo-romaines du Musée de Picardie », Cahiers archéologiques de Picardie,‎ , pages 157-175 (DOI 10.3406/pica.1978.1266, lire en ligne).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Christophe Batardy (dir.), Olivier Buchsenschutz (dir.) et Françoise Dumasy (dir.), Le Berry Antique : Atlas 2000, vol. 21, Tours, FERAC, coll. « Supplément à la Revue archéologique du centre de la France », , 190 p. (ISBN 2-913272-05-3, lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Patrice Brun, Princes et princesses de la Celtique : le premier âge du fer en Europe (850-450 av. J.-C.), Paris, Errance, coll. « Hespérides », , 216 p. (ISBN 2-903442-46-0) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Olivier Buchsenschutz (dir.) et al., L'Europe celtique à l'âge du fer : VIIIe-Ier siècles, Paris, Presses Universitaires de France, coll. « Nouvelle Clio », , 437 p. (ISBN 978-2-13-057756-0, ISSN 0768-2379) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Barry Cunliffe, « Histoire des Celtes : de l'âge du bronze aux migrations », L'Archéologue, no 103,‎ , p. 11-13 (ISSN 1255-5932) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Virginie Defente, Les Celtes en Italie du nord : Piémont oriental, Lombardie, Vénétie, du VIe siècle au IIIe siècle av. J.-C., Rome, École française de Rome, coll. « Collection de l'École française de Rome » (no 312), , 188 p. (ISBN 2-7283-0607-9, lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise : une approche linguistique du vieux-celtique continental, Paris, Errance, coll. « Hespérides », , 2e éd., 440 p. (ISBN 2-87772-237-6) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Bastien Dupuis et al., « La tombe princière du Ve siècle avant notre ère de Lavau « ZAC du Moutot » (Aube) », Bulletin de la Société préhistorique française, t. 112, no 2,‎ , p. 371-374 (ISSN 1760-7361, lire en ligne [PDF]) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Stephan Fichtl, La ville celtique : les oppida de 150 av. J.-C. à 15 apr. J.-C., Paris, Errance, coll. « Hespérides / histoire-archéologie », , 2e éd. (1re éd. 2000), 238 p. (ISBN 2-87772-307-0) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Dominique Garcia, La Celtique méditerranéenne : habitats et sociétés en Languedoc et en Provence (VIIIe-IIe siècle av. J.-C.), Arles, Errance, coll. « Les Hespérides », , 2e éd. (1re éd. 2004), 247 p. (ISBN 978-2-87772-562-0) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • José Gomez De Soto, Pierre-Yves Milcent et al., « La France du Centre aux Pyrénées (Aquitaine, Centre, Limousin, Midi-Pyrénées, Poitou-Charentes) : cultes et sanctuaires en France à l'âge du Fer », Gallia, vol. 60, no 1,‎ , p. 107-138 (ISSN 2109-9588, lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean-Marc Irollo, Histoire des Étrusques : l'antique civilisation toscane, VIIIe-Ier siècle av. J.-C., Paris, Perrin, coll. « Tempus » (no 313), , 212 p. (ISBN 978-2-262-02837-4) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean-Jacques Jully, Céramiques grecques ou de type grec & autres céramiques en Languedoc méditerranéen, Roussillon et Catalogne : VIIe-IVe s. avant notre ère, et leur contexte socio-culturel, Partie, Presses Universitaires de Franche-Comté, , 749 p. (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Venceslas Kruta, Les Celtes, histoire et dictionnaire : des origines à la romanisation et au christianisme, Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins », , 1005 p. (ISBN 2-221-05690-6) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Luana Kruta-Poppi, « Protohistoire italique », École pratique des hautes études/Section des sciences historiques et philologiques, vol. 130, no 13 (livret annuaire),‎ , p. 70, 71, 129 et 136 (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Pierre-Yves Lambert, La langue gauloise : description linguistique, commentaire d'inscriptions choisies, Paris, Errance, coll. « Hespérides », , 248 p. (ISBN 2-87772-224-4) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Michel Jeune, « Deux inscriptions magiques gauloises : plomb de Chamalières; plomb du Larzac », Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, vol. 128,‎ , p. 703-713 (ISSN 1969-6663, lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Michel Lejeune, Jean Pouilloux et Yves Solier, « Étrusque et ionien archaïques sur un plomb de Pech Maho (Aude) », Revue archéologique de Narbonnaise, vol. 21, no 1,‎ , p. 19-59 (ISSN 2117-5683, lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Christine Lorre et Veronica Cicolani, Golasecca : du commerce et des hommes à l'âge du fer (VIIIe-Ve siècle av. J.-C.), Paris, Réunion des musées nationaux, , 176 p. (ISBN 978-2-7118-5675-6) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Ruth Megaw et John Megaw, Art de la Celtique : des origines au Livre de Kells, Paris, Errance, , 276 p. (ISBN 2-87772-305-4) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Pierre-Yves Milcent (dir.), Bourges-Avaricum, un centre proto-urbain celtique du Ve s. av. J.-C. : les fouilles du quartier de Saint-Martin-des-Champs et les découvertes des établissements militaires, vol. 1&2, Bourges, Ville de Bourges, Service d'archéologie municipal, coll. « Bituriga / monographie » (no 2007/1), , 341+176 p. (ISBN 978-2-9514097-7-4 et 978-2-9514097-7-4) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Sabatino Moscati, Les Italiques : l'art au temps des Étrusques, Paris, L'Aventurine, coll. « Arts et cultures », , 302 p. (ISBN 2-84190-008-8) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Brigitte Postel, « Golasecca : Celtes du nord de l'Italie », Archéologia, no 476,‎ , p. 58-65 (ISSN 0570-6270) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) David Stifter, « Celtic in Northern Italy : Lepontic and Cisalpine Gaulish » [PDF], sur rootsofeurope.ku.dk, (consulté le 4 juin 2016) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (it) Ferrante Rittatore Vonwiller, La necropoli preromana della Ca' Morta : (scavi 1955-1965), Côme, Noseda, Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Chiara Tarditi, Dalla Grecia all'Europa : la circolazione di beni di lusso e di modelli culturali nel VIe V secolo a.C (atti della giornata di studi), Milan, Vita e Pensiero, , 176 p. (ISBN 978-88-343-1494-4) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (it) Chiara Tarditi, Angelo Eugenio Fossati, Raphaele Carlo De Marinis, Stephania Casini et Piera Melli, Dalla Grecia all'Europa : atti della giornata di studi ( Brescia, Università cattolica, 3 marzo 2006 ) : la circolazione di beni di lusso e di modelli culturali nel VI e V secolo a.C :, Brescia, Vita e Pensiero, , 176 p. (ISBN 978-88-3431494-4, lire en ligne). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Stéphane Verger, « Qui était la Dame de Vix ? », dans Mireille Cébeillac-Gervasoni et Laurent Lamoine, Les élites et leurs facettes : les élites locales dans le monde hellénistique et romain, Clermont-Ferrand, Presses universitaires Blaise Pascal, coll. « Erga », , 792 p. (ISBN 2-84516-228-6, lire en ligne), pages 583 à 626 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Daniel Vitali, Les Celtes d'Italie, Paris, Collège de France/Fayard, coll. « Leçons inaugurales du Collège de France » (no 189), , 80 p. (ISBN 978-2-213-63289-6) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Daniel Vitali, Les Celtes : trésors d'une civilisation ancienne, Vercelli, White star, , 207 p. (ISBN 978-88-6112-467-7) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]


Cet article est reconnu comme « bon article » depuis sa version du 9 septembre 2016 (comparer avec la version actuelle).
Pour toute information complémentaire, consulter sa page de discussion et le vote l'ayant promu.
La version du 9 septembre 2016 de cet article a été reconnue comme « bon article », c'est-à-dire qu'elle répond à des critères de qualité concernant le style, la clarté, la pertinence, la citation des sources et l'illustration.