XIXe siècle av. J.-C.

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Voir aussi : Liste des siècles, Chiffres romains


Le XIXe siècle av. J.-C. a débuté le 1er janvier -1899 et s'est achevée le 31 décembre -1800.

Évènements[modifier | modifier le code]

Inde[modifier | modifier le code]

Proche-Orient[modifier | modifier le code]

Combat d'un lion et d'un homme-taureau. Relief en terre cuite, début du IIe millénaire av. J.-C. Provenance : Eshnunna.
  • L'existence de la cité cananéenne de Jérusalem, appelée (U)rusalimum(?) est mentionnée dans textes d'exécration égyptiens[1].
  • Vers 1850 av. J.-C., la cité d'Ascalon (Ashquelon) est la capitale d'un royaume cananéen et un port très actif sur la mer Méditerranée qui exporte les produits de l'arrière-pays. Elle est ceinte d'un mur de 2 km de circonférence et haut de 25 mètres, et devait compter près de 15 000 habitants.
  • Apogée de Byblos en Phénicie.
  • Les Amorrites s’infiltrent en basse Mésopotamie. Un peu avant 1900, à la faveur des luttes entre Isin et Larsa, ils s’emparent de plusieurs villes (Ilip, Marad, Malgium, Mashkan-shapir, Uruk) et créent de petits royaumes[2].
  • Vers 1900-1500 : Dynastie Sukkalmah ou d'Eparti en Élam [3]. Règne d'Ebarat (vers 1916 av. J.-C.) puis de son fils Shilhaha (vers 1894 av. J.-C.), rois d’Anshan et de Suse[4].
    • À la fin du XXe siècle, le roi Ebarat prend le titre de « roi d’Anshan et de Suse », pour manifester clairement la prédominance de la partie montagnarde du double royaume. Son fils Shilhaha reçoit le titre de sukkal-mah, « grand régent » et de « roi-père d’Anshan et de Suse ». Un nouveau pas est franchi, car le terme de sukkal-mah implique une notion impériale et devient bientôt le titre officiel.
    • Anshan semble être alors une grande ville, mais les fouilles sont encore insuffisantes pour nous la faire connaître. Des liens économiques l’unissent aux autres régions iraniennes, en particulier avec la Bactriane. L’importance de ce royaume élamite se mesure au fait que certains souverains mésopotamiens ont reconnu au début du XVIIIe siècle av. J.-C. une suzeraineté au sukkal-mah.
  • Liste royale sumérienne, rédigée au XIXe siècle par les scribes pour justifier les prétentions de la dynastie d’Isin sur le pays sumérien, en la replaçant dans une tradition qui conduit à la dynastie d’Agadé et au-delà aux prestigieuses villes de Sumer qui confèrent, comme Kish, la royauté. Bien qu’incomplètes et tendancieuses, elles donnent les durées des règnes, ce qui permet le cas échéant d’évaluer des séquences assez précises, sauf pour les dynasties d’avant le déluge.
  • Enuma Elish (Poème de la création) à Babylone : origine du monde, lutte de Marduk, roi des dieux, assurant le rôle de démiurge contre Tiamat, la mère-abîme et les forces du Chaos, création de l’homme par le dieu Ea (-XIXe-XVIIe siècles).

Europe[modifier | modifier le code]

Personnages significatifs[modifier | modifier le code]

Inventions, découvertes, introductions[modifier | modifier le code]

  • Diffusion de l’ambre de la mer Baltique en Europe du Nord.
  • Écriture hiéroglyphique crétoise.
  • La conservation dans les tourbières d’Italie du Nord (Polada) d’objets en bois révèle l’évolution technique des roues qui pleines, sont d’abord évidées par deux enlèvements en croissant puis assemblées en plusieurs pièces avec jantes et rayons grâce aux progrès de la métallurgie.
  • De -1900 à -1600 : tablettes « paléobabyloniennes » concernant les mathématiques. À l’héritage sumérien (les quatre opérations, le calcul des racines carrée et cubique, de la surface du rectangle, du cercle et de certains volumes), s’ajoute au début du IIe millénaire, d’après les tablettes retrouvées dans le petit centre de Tell Harmal/Shaduppum, la connaissance du nombre π, le calcul de la surface du trapèze, le volume de la pyramide ou du tronc de cône. Le système numérique en usage est à la fois décimal et sexagésimal ; s’il ignore le zéro, il connaît les fractions.

Art et culture[modifier | modifier le code]

  • Grand essor littéraire en langue akkadienne en Mésopotamie. Le sumérien, langue morte à partir du début du IIe millénaire, reste réservé à l’usage savant. Les scribes mésopotamiens, du fait du long apprentissage qu’exige leur formation, sont issus des classes aisées de la population, fonctionnaires, responsables, gouverneurs, prêtres, riches marchands. On leur demande, pour exercer dans les scriptoria des temples ou dans l’administration des palais, de maîtriser le système de l’écriture cunéiforme et de connaître les techniques de comptabilité, de gestion des domaines, de distribution de salaires, d’être capable de rédiger des contrats, de glorifier leur souverain dans des inscriptions. Par leur savoir et leur savoir-faire, ils ont marqué d’une forte empreinte la civilisation mésopotamienne en transmettant la tradition, en consignant les connaissances, en s’engageant dans des réflexions spéculatives.

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Françoise Brüschweiler, La ville dans le Proche-Orient ancien : actes du Colloque de Cartigny, 1979, Centre d'étude du Proche-Orient ancien (CEPOA), Université de Genève, Éditions Peeters, (présentation en ligne)
  2. Georges Roux, La Mésopotamie, Seuil, (ISBN 9782020086325, présentation en ligne)
  3. Corinne Julien, Histoire de l'humanité : 3000 à 700 av. J.-C, UNESCO, (ISBN 9789232028112, présentation en ligne)
  4. Neil Zimmerer, The Chronology of Genesis : A Complete History of the Nefilim, Adventures Unlimited Press, (ISBN 9781931882224, présentation en ligne)
  5. Robert Martin-Achard, Actualité d'Abraham, Labor et Fides, (présentation en ligne)