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Ploubalay

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Ploubalay
Ploubalay
L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul.
Blason de Ploubalay
Blason.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Dinan
Intercommunalité Communauté de communes de la Côte d'Émeraude
Statut Commune déléguée
Maire délégué
Mandat
Christian Bourget
2017-2020
Code postal 22650
Code commune 22209
Démographie
Gentilé Ploubalaysien
Population 3 077 hab. (2014 en augmentation de 14.3 % par rapport à 2009)
Densité 87 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 34′ 51″ nord, 2° 08′ 20″ ouest
Altitude 24 m
Min. 2 m
Max. 77 m
Superficie 35,45 km2
Élections
Départementales Pleslin-Trigavou
Historique
Fusion
Intégrée à Beaussais-sur-Mer
Localisation
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Ploubalay
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Ploubalay
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Ploubalay
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Ploubalay

Ploubalay [plubalɛ] est une ancienne commune française située dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne.

Elle est devenue commune déléguée de Beaussais-sur-Mer le [1].

Ses habitants sont appelés les Ploubalaysien(ne)s.

Géographie

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Localisation

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Située dans le nord-est des Côtes-d'Armor à la limite du département d'Ille-et-Vilaine, Ploubalay est une commune de bord de mer, mais qui a la particularité de ne pas avoir de plage.

Lieux-dits et écarts

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La commune comprend de nombreux hameaux et quartiers dont les Saudrais, la Ville-Asselin, Brenan.

Hydrographie

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  • Le Frémur et son estuaire bordent la partie est de la commune, le ruisseau le Drouet sa partie ouest.
  • Le ruisseau de Floubalay traverse la commune du sud au nord et se jette dans la baie de Lancieux.
  • La route D 768 en direction de Plancoët délimite un espace nommé « les Polders ». La mer montait en effet jusqu'au milieu du bourg actuel, dans les zones marécageuses où se trouvent les lotissements de la Prée Neuve et le nouveau centre commercial. La digue qui fut construite [réf. nécessaire] permit de stopper la propagation de la mer lors des marées d'équinoxe. Cela a généré un envasement qui désormais prive définitivement la commune de plage.

Voies de communication et transports

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Le chevet et le transept sud de l’église Saint-Pierre-et-Saint-Paul, avec la D768 qui passe par la rue du Colonel Pléven.

Ploubalay dispose d'une centaine de kilomètres de routes[réf. nécessaire].

La commune a acquis le surnom de « carrefour des plages » du fait de sa situation géographique. En effet, le bourg est traversé par la route départementale D 2 reliant Dinan à la côte, et la route D 786 reliant Plancoët à Dinard.

Le nom de la localité est attesté sous les formes Ploballeio en 1163[2], Parochia de Plabela en 1269[3], Ploubala en 1310[3], Plobala vers 1330[3], Ploubalay en 1348[2], Ploeballa en 1392[3], Ploubala en 1399[3], Plobalai en 1405[3], Ploubalay en 1439[3], Pluballay en 1444[3] et en 1551[3].

Le nom Ploubalay est d'origine bretonne[3]. Le premier élément plou̟- procède du vieux breton ploe au sens de « communauté » puis, par extension, de « paroisse ». Le second élément balay, représente l’anthroponyme Balae[3], correspondant probablement à saint Balay († en 524) (variantes Bachla, Valay ou Balley ou Biabailus)[réf. souhaitée], seigneur de Rosmadec en Bretagne, disciple de saint Guénolé, moine à Landévennec, puis ermite sur la montagne de Penflour, près de Châteaulin et Ploermellac ; patron de Ploubalay, le saint est fêté le 12 juillet[4].

Saint Balay aurait aussi donné son nom à un ruisseau traversant la localité, le Froubalay. Les noms de la localité et du ruisseau devraient présenter une mutation de la première consonne ( /b/ > /v/ ) de l'anthroponyme Balay mais la francisation précoce de la région semble avoir empêché cette évolution[réf. souhaitée]. Il est aussi possible que le saint éponyme de Ploubalay soit un certain saint Palay que l'on retrouve dans Saint-Palais en Plouër et Trebalay en Bannalec[5].

Une prononciation du nom en gallo, langue d'oïl locale de tradition non écrite, a été rapportée par Henri-François Buffet dans un ouvrage de 1954 sous la forme « Ploubalà »[6],[2]. L'association Chubri rapporte les prononciations [plubala] et [plubalaɪ̆], qu'elle retranscrit respectivement sous les formes Ploubala et Ploubalaï, suivant l'écriture MOGA élaborée en 2007[7].

En breton, la forme normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est Plouvalae[3].

Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 9,2 % des toponymes de la commune sont bretons[8].

Haut Moyen Âge

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La paroisse primitive de Ploubalay était plus vaste que ce qu'elle est aujourd'hui, elle englobait entièrement toutes les communes adjacentes comme Créhen, Lancieux, Plessix-Balisson, Saint-Jacut-de-la-Mer et Trégon[9]. Cette paroisse est mentionnée la toute première fois en tant qu'église de Ploballeio (l'ancien nom de Ploubalay) en 1163 dans un écrit du pape Alexandre III qui confirme les droits détenus par l'église de Ploubalay dans celle de Saint-Jacut (Anc.év.IV.278). Elle deviendra officiellement une paroisse en 1439 par un acte du duc Jean V de Bretagne. La paroisse de Ploubalay était rattachée sous l'Ancien Régime au diocèse de Saint-Malo, et dans celui-ci elle faisait partie de la subdivision du Poudouvre. La première élection municipale se déroula en 1790.

Au Moyen Âge, les manoirs de la Coudrais, de la Mallerie, de la Guérais, de la Ravillais et de la Crochais appartenaient à la seigneurie du Plessix-Balisson[10].

XXe siècle

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Guerres du XXe siècle

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Le monument aux morts de Ploubalay au pied du côté nord du transept de l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul.

Le monument aux Morts porte les noms de 105 soldats morts pour la Patrie[11] :

Période contemporaine

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Le , les trois maires de Ploubalay, Plessix-Balisson et de Trégon ont signé une charte pour la nouvelle commune qui naîtra de la fusion des trois communes le , et qui s'appellera Beaussais-sur-Mer[12],[13],[14].

Politique et administration

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La mairie, côté rue Ernest Rouxel et côté parc.
Jumelage de Ploubalay avec Boreham.

Tendances politiques et résultats

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Liste des maires

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Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
? 1941
(révocation)
Jean-Baptiste Le Monnier Rad. Médecin
Conseiller général du canton de Ploubalay (1907 → 1941)
24 mars 1941 août 1944 Ernest Rouxel   Cultivateur
Les données manquantes sont à compléter.
1945 mars 1983 Ernest Rouxel PDM Cultivateur
Député de la 2e circonscription des Côtes-du-Nord (1969 → 1973)
Conseiller général du canton de Ploubalay (1945 → 1973)
mars 1983 juin 1995 Jean Cochet DVD Vétérinaire
juin 1995 mars 2008 Henri Derouin app. PS Retraité de l'Éducation nationale
mars 2008 mars 2014 Marie-Annick Guguen[15] PS Assistante sociale retraitée
Vice-présidente de la CC Côte d'Émeraude
mars 2014 décembre 2016 Eugène Caro DVD Chef d'entreprise
Conseiller départemental du canton de Pleslin-Trigavou (2015 → )
Les données manquantes sont à compléter.

Ploubalay est jumelée avec la ville de Boreham, Essex (comté) (Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni) depuis 1987.

Venelle Julien Duchêne

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La venelle Julien-Duchêne rend hommage à un homme du cru, un des constructeurs de machines agricoles les plus avertis de l’Ouest de la France et engagé pour la commune. Il a participé durant vingt-cinq ans à la vie municipale comme adjoint de l’ancien maire Ernest Rouxel. Une fresque dans ce passage étroit a été réalisée par Marcel Lassauce, un peintre en lettres de la commune. Elle a été inaugurée le en même temps que la nouvelle place du Poudouvre sise rue du Colonel-Pléven.

Population et société

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Démographie

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L’église Saint-Pierre-et-Saint-Paul et la place du Martray.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[17],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 3 077 habitants, en évolution de +14,3 % par rapport à 2009 (Côtes-d'Armor : +1,68 %, France hors Mayotte : +2,49 %).

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 3151 3851 7732 2452 4092 5632 5362 6672 710
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
2 6712 7062 6792 6892 5822 4552 5252 5302 538
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
2 4092 4102 1402 0902 1192 1642 2252 2172 171
1968 1975 1982 1990 1999 2011 2014 - -
2 1562 2172 2922 3342 3852 8463 077--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Service municipaux

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La ludothèque-numérithèque-médiathèque.

Services intercommunaux

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La crèche de Ploubalay.

Services publics

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La brigade de Gendarmerie de Ploubalay.
Le centre d’incendie et de secours « Les Ébihens » des sapeurs pompiers de Ploubalay.
L’école Saint-Joseph.

Manifestations culturelles et festivités

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Le Point Information Tourisme de Ploubalay.
Panneau installé face à l’église Saint-Pierre-et-Saint-Paul, indiquant que la commune est « ville d’accueil des véhicules d‘époque », ainsi labellisée par la Fédération française des véhicules d'époque en 2024.
  • Feu de la Saint-Jean.
  • Tournoi de football Mickaël-Esnault.
  • Bal populaire du 14 Juillet.
  • Concours d'attelage (Ploubalay - Lancieux), en août.
  • Foire de la Saint-Mathieu, dite « Foire aux ânes », fête foraine et vide grenier (troisième week-end de septembre).
  • Le festival annuel de musique Ska : Les Fennecs (ce festival n'existe plus à Ploubalay, il se déroule désormais dans le pays de Dinan).
  • De 1978 à 1988, il y a eu les 24 Heures de Bretagne, une compétition de moto-cross qui avait lieu sur le circuit des vallées Bonas. En 1985, c'est Coluche qui en donna le départ. Cette épreuve d'endurance attire alors plus de 100 équipages, et des dizaines de milliers de spectateurs. Les 24 Heures de Bretagne étaient avant tout une grande fête pour le public[21].
  • Chaque 3e dimanche du mois, Vintage Mécaniques 22, une association loi 1901 qui regroupe les vieilles mécaniques de la Côte d’Emeraude, un club d’une soixantaine de membres et d’une centaine de véhicules basé sur la commune, se réunit sur la place de la Nuit du 6 Août 1944 au son des cloches de l’église de Ploubalay qui annoncent la messe dominicale. L’événement n’est pas énorme en nombre de voitures, mais la diversité et l’accessibilité des passionnés présents donnent à ce rassemblement de Ploubalay une saveur particulière. De plus, la commune est labellisée « ville d’accueil des véhicules d‘époque » par la Fédération française des véhicules d'époque depuis le dimanche [22],[23],[24]. Ploubalay a été la ville cœur des éditions 2018 et 2025 du Tour de Bretagne de véhicules anciens organisé par l’ABVA (Association Bretonne de Véhicules Anciens). Pendant trois jours, 330 km de routes bucoliques attendent les participants venus aussi bien à Solex, à moto, en voiture qu’en camion ancien. Pour limiter les risques d’erreur de lecture du roadbook, l’itinéraire est guidé par un fléchage et est ouvert par des motards à chaque intersection. Quand un doute subsiste, les participants demandent leur chemin à la foule venue sur le bord des routes pour voir cette fête roulante[25].

Marché le vendredi matin sur la place de l'église.

Culture locale et patrimoine

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L’église Saint-Pierre-et-Saint-Paul.
Le calvaire au pied du chevet de l’église.

Lieux et monuments

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Constructions anciennes remarquables

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Le château d'eau

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Le château d'eau s'élève à 104 m d'altitude, ce qui fait un édifice d'une hauteur de 57 m. La peinture rouge en dessous signifie qu'il sert de repère et point d'entrée ouest pour le circuit d'approche de l'aéroport de Saint-Malo-Dinard-Pleurtuit situé à proximité.

De mai à octobre, une crêperie accueille les visiteurs au sommet du château d'eau. Il est possible de monter pour profiter d'une vue imprenable sur les environs à 360 degrés. On peut voir la commune de Ploubalay dans son intégralité ainsi que les communes de Lancieux, Saint-Jacut-de-la-Mer, Saint-Briac-sur-Mer et Trégon. On peut apercevoir Saint-Cast et Pleurtuit. On distingue également Dinard, Saint-Malo, Dinan et plus loin encore. Par temps clair, on peut même voir jusqu'aux îles Anglo-Normandes ou le mont Saint-Michel.

Entre 2005 et 2008, le château d'eau a fait l'objet d'une étude pour la création d'un parc de loisirs et de sensations. Des aménagements chiffrés à hauteur de deux millions d'euros auraient permis au château d'eau de se doter d'équipements pour le saut à l'élastique et la descente en rappel. Un escalier extérieur aurait permis de gravir la tour en observant les environs. Le projet a été refusé lors d'un séance du conseil de la communauté de communes.

Lors de forts coups de vent le , une partie du parapet en béton entourant le château d'eau s'est effondrée. Plusieurs tonnes de béton ont été arrachées et sont tombées sur le parking en contrebas, sans faire de victime. Dans l'attente des réparations et des conclusions des experts afin de déterminer les responsabilités (des antennes paraboliques d'opérateurs téléphoniques étaient fixées à cet endroit), la crêperie est fermée.

La Tour de Brenan

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Tour de Brenan, quartier « La Ville Asselin », en bordure des polders de Ploubalay.

La Tour de Brenan est située au pied du GR 34. Également connue sous le nom de Tour de « La Ville-Asselin », du nom du quartier où elle se trouve, elle a été construite en 1870. Côté nord, elle surplombe la baie de Beaussais-sur-Mer et ses polders, offrant un panorama sur l’environnement[37],[38],[39].

Jadis, elle ponctuait la limite des jardins d’une propriété appelée château de Brenan. Elle fascine par son architecture unique, avec le chaînage de ses angles renforcés par des pierres blanches issues de la carrière de la Ville Guérif à Trégon. Ces mêmes pierres ont servi à la construction du château. La fonction de la tour reste un mystère : tour de guet ou relais télégraphique ? Rien n’est prouvé ! De plus, son allure énigmatique continue d’alimenter les hypothèses[37],[38],[39].

Propriété de la commune depuis 2003, la tour de Brenan a fait l’objet d’une rénovation totale et spectaculaire en 2021. Les travaux ont été menés par l’architecte Aude de Lesquen. Le résultat final a été inauguré le dimanche à l’occasion des Journées européennes du patrimoine. Les travaux ont porté sur l’esthétique extérieur et l’environnement de la tour, mais aussi sur l’intérieur. Un escalier en colimaçon conduit au deuxième étage, permettant de contempler le paysage, d’observer la faune et la flore des polders et de la baie de Lancieux. Une table d’orientation permet de situer l’horizon[37],[38],[39].

Le menhir de la Prévôté

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Le menhir est placé à l'entrée du cimetière de Ploubalay. Il daterait de l'époque néolithique.

Patrimoine naturel

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Les vallées Bonas

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Circuit naturel entre les arbres en descendant le long du Floubalay, les vallées Bonas proposent une balade conviviale permettent d'explorer rapidement plusieurs milieux naturels allant de la prairie au sous-bois humide où fourmillent les petites bêtes.

Ce circuit avait servi au rallye de moto-cross des 24 Heures de Bretagne qui se déroulaient à Ploubalay. Depuis, le circuit a été remis en valeur.

Les parcs de la mairie

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Le parc derrière la mairie.

Dans la commune de Ploubalay, il se trouve deux parcs distincts, gérés entièrement par le personnel communal. Il y a celui derrière l'actuelle mairie, offrant aux marcheurs de tous horizons une découvertes de plusieurs variétés de fleurs et d'arbres dans un calme reposant et délicieux… On peut y trouver un accès à l'ancienne bibliothèque de la ville. Depuis 2009, un nouveau parc a été édifié dans une partie face à la mairie.

L'étang du Bois Joli

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Cet étang est situé entre Ploubalay et Pleurtuit. Cette réserve artificielle est munie d'un barrage qui alimente les communes des alentours. On peut faire le tour de l’étang à pieds ou à vélo mais la navigation est interdite.

Les polders dans la baie de Lancieux

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Une digue des polders.

Les polders de Ploubalay dans la baie de Lancieux classée en zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique (Z.N.I.E.F.F)[40] ont été créés par des moines bénédictins de l’abbaye de Saint-Jacut.

La plus ancienne digue (la Digue des Moines) aurait été construite vers la fin du XVe siècle pour protéger les zones des Bauglais et des Briantais. Les autres digues ont été construites au XVIIe siècle et au XVIIIe siècle sous la direction de l'abbaye mais par des repris de justice de la ville de Saint-Malo.

On ne faisait pas seulement de l'agriculture mais aussi de la saliculture, activité très présente dans la zone Lancieux-Ploubalay. Au XVIIIe siècle, on pouvait compter 13 salines dans la baie de Lancieux.

Les polders sont aussi un lieu de halte migratoire à mi-parcours entre les pays du Nord et du Sud. On observe des espèces limicoles (bécasseaux, les gravelots, les chevaliers et les barges) ainsi que des espèces de fauvettes (des jardins, à tête noire, babillarde).

On peut distinguer deux zones littorales :

- la slikke (vases de sel recouvertes après chaque marée) : on y trouve par exemple la Spartine d'Angleterre qui a la particularité de résister au sel et qui progresse avec les apports de sédiments naturels ;
- le schorre (zone recouverte seulement à quelques périodes de l'année, pendant de grandes marées) : on y trouve des plantes rares comme la lavande de mer, l'obione et des prairies de puccinellies.

En septembre 2020, une brèche s'est ouverte dans la digue[41].

Les polders et les marais de Ploubalay, propriété du Conservatoire du littoral, avec en arrière-plan, la baie de Lancieux et la presqu’île de Saint-Jacut-de-la-Mer.

Personnalités liées à la commune

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Mémorial composé de l'hélice du F-5 Lightning The Florida Gator du lieutenant Edward Durst tombé le .

Héraldique

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Blason Blasonnement :
D'argent à la bande de gueules chargée de trois macles d'or et surmontée d'un lion de gueules armé, lampassé et couronné d'or.

Blason de la famille du Plessis de Grenédan

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références

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  1. [PDF]« recueil des actes administratifs des Côtes-d'Armor du 9 septembre 2016 page 15 », sur cotes-darmor.pref.gouv.fr (consulté en ).
  2. a b et c (br) Erwan Vallerie (1944-2022), Diazezoù studi istorel an anvioù-parrez = Traité de toponymie historique de la Bretagne, t. 2, an Here, (ISBN 978-2-86843-153-0), p. 147.
  3. a b c d e f g h i j k et l « Ploubalay », sur la base toponymique KerOfis, Office public de la langue bretonne (consulté le ).
  4. Nominis : Saint Balay
  5. William B. S. Smith, « De la Toponymie Bretonne Dictionnaire Etymologique », Language, vol. 16, no 2,‎ , p. 12 (ISSN 0097-8507, DOI 10.2307/522121, lire en ligne, consulté le )
  6. Henri-François Buffet, En Haute-Bretagne. Coutumes et traditions d'Ille-et-Vilaine, des Côtes-du-Nord Gallèses et du Morbihan Gallo, au XIXe siècle, Paris, Librairie Celtique, , 378 p., p. 367.
  7. « ChubEndret. Dictionnaire de noms de lieux en gallo », institu Chubri (consulté le ).
  8. Jean-Yves Le Moing, Les noms de lieux bretons de Haute-Bretagne, Coop Breizh, , 480 p. (ISBN 2-903708-04-5), p. 381.
  9. Erwan Vallerie, Communes bretonnes et paroisses d'Armorique, Beltan, (ISBN 2-905939-04-4 et 978-2-905939-04-3, OCLC 18817507), p. 132
  10. Auguste Lemasson, La seigneurie du Plessis-Balisson, bannière de Bretagne : ses juveigneuries, ses arrière-fiefs, Launay-Comatz, Le Coudrais, La Guérais, Rays, La Mallerie, La Ravillais et La Crochais, Saint-Servan, , 190 p. (lire en ligne)
  11. « MémorialGenWeb Relevé », sur memorialgenweb.org (consulté le ).
  12. https://www.ouest-france.fr/bretagne/ploubalay-22650/ploubalay-plessix-balisson-et-tregon-deviennent-beaussais-sur-mer-4305987
  13. http://ville-ploubalay.com/admin/upload/bulletin_ploubalay_mai_2016.pdf
  14. http://www.ville-ploubalay.com/admin/upload/charte_fondatrice_sign_e.pdf
  15. Ploubalay sur le site de la Communauté de communes de la Côte d'Émeraude
  16. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  20. À noter que le camping municipal est fermé depuis le changement d'équipe municipale en 2014
  21. « Armorikaine TT : les mythiques 24 Heures de Bretagne ressortent de terre, 28 ans après », sur Le Télégramme date= 24 août 2022 (consulté le ).
  22. Hugues Desoize, « Les vieilles mécaniques étaient nombreuses à Ploubalay (22) », sur News d'Anciennes, (consulté le )
  23. « Beaussais-sur-Mer devient « ville d’accueil des véhicules d’époque » », sur Le Télégramme, (consulté le )
  24. « Villes et Villages d'accueil - Beaussais-Sur-Mer (22) - Place de la Nuit du 6 Août 1944, Beaussais-sur-Mer, France - Commune nouvelle créée au 1er janvier 2017 et regroupant les communes déléguées du Plessix-Balisson, Ploubalay et Trégon. », sur Fédération Française de Véhicules d'Époque, - (consulté le )
  25. Vincent Decours, « Tour de Bretagne 2025, cap sur les plus belles routes bretonnes ! », sur News d'Anciennes, (consulté le )
  26. « Les objets classés de l'église », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture
  27. « Chapelle Saint-Joseph, Saint-Cadreuc (Ploubalay fusionnée en Beaussais-sur-Mer en 2017) », sur patrimoine.region-bretagne.fr, (consulté le ).
  28. « Chapelle Saint-Sébastien, la Ville-Briand (Ploubalay fusionnée en Beaussais-sur-Mer en 2017) », sur patrimoine.region-bretagne.fr, (consulté le ).
  29. Notice no IA22133549, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  30. Notice no IA22017368, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  31. « Manoir dit château de La Mallerie (Ploubalay fusionnée en Beaussais-sur-Mer en 2017) », sur patrimoine.region-bretagne.fr, (consulté le ).
  32. « Château de la Crochais (Ploubalay fusionnée en Beaussais-sur-Mer en 2017) », sur patrimoine.region-bretagne.fr, (consulté le ).
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