Ploubalay

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Ploubalay
L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul.
L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul.
Blason de Ploubalay
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Dinan
Canton Pleslin-Trigavou
Intercommunalité Communauté de communes de la Côte d'Émeraude
Maire
Mandat
Eugène Caro
2014-2020
Code postal 22650
Code commune 22209
Démographie
Gentilé Ploubalaysien
Population
municipale
2 872 hab. (2012)
Densité 81 hab./km2
Population
aire urbaine
31 638 hab. (2010[1])
Géographie
Coordonnées 48° 34′ 51″ N 2° 08′ 20″ O / 48.58083333, -2.1388888948° 34′ 51″ Nord 2° 08′ 20″ Ouest / 48.58083333, -2.13888889
Altitude 24 m (min. : 2 m) (max. : 77 m)
Superficie 35,45 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-ploubalay.com

Ploubalay [plubalɛ] (Plouvalae en breton, Ploubala (prononcé [plubalɑ ] en gallo) est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.

Ses habitants sont appelés les Ploubalaysien(ne)s.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Située dans le nord-est des Côtes-d'Armor à la limite du département d'Ille-et-Vilaine, Ploubalay est une commune de bord de mer, mais qui a la particularité de ne pas avoir de plage.

Communes limitrophes de Ploubalay
Saint-Jacut-de-la-Mer Lancieux Saint-Briac-sur-Mer
(Ille-et-Vilaine)
Trégon Ploubalay Pleurtuit
(Ille-et-Vilaine)
Créhen Languenan Tréméreuc
Pleslin-Trigavou
Enclave : Plessix-Balisson

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

La commune comprend de nombreux hameaux et quartiers dont les Saudrais, la Ville-Asselin, Brenan.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

  • Le Frémur et son estuaire bordent la partie est de la commune, le ruisseau le Drouet sa partie ouest.
  • Le ruisseau de Floubalay traverse la commune du sud au nord et se jette dans la baie de Lancieux.
  • La route D 768 en direction de Plancoët délimite un espace nommé « les Polders. » La mer montait en effet jusqu'au milieu du bourg actuel, dans les zones marécageuses où se trouvent les lotissements de la Prée Neuve et le nouveau centre commercial. La digue qui fut construite [réf. nécessaire] permit de stopper la propagation de la mer lors des marées d'équinoxe. Ceci produisit un envasement qui priva définitivement la commune de plage.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Ploubalay dispose d'une centaine de kilomètres de routes[réf. nécessaire].

La commune a acquis le surnom de « carrefour des plages » du fait de sa situation géographique. En effet, le bourg est traversé par la route départementale D 2 reliant Dinan à la côte, et la route D 786 reliant Plancoët à Dinard.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la ville de Ploubalay est d'origine brittonique. Plou signifie en breton "paroisse" et Balae (Bachla, Valay ou Balao)[2] qui aurait été le fondateur de la paroisse de la ville, personnage mystérieux peut-être disciple de saint Guénolé. La forme gallo ne présente pas la mutation de /b/ > /v/ caractéristique du celtique insulaire, par contre c'est le cas dans Lanvallay, composé avec le nom du même saint. C'est l'indice d'un recul plus précoce du breton dans cette région.

Histoire[modifier | modifier le code]

La paroisse primitive de Ploubalay était plus vaste que ce qu'elle est aujourd'hui, elle englobait entièrement toutes les communes adjacentes comme Créhen, Lancieux, Plessix-Balisson, Saint-Jacut-de-la-Mer et Trégon. Cette paroisse est mentionnée la toute première fois en tant qu'église de Ploballeio (l'ancien nom de Ploubalay) en 1163 dans un écrit du pape Alexandre III qui confirme les droits détenus par l'église de Ploubalay dans celle de Saint-Jacut (Anc.év.IV.278). Elle deviendra officiellement une paroisse en 1439 par un acte du duc Jean V de Bretagne. La paroisse de Ploubalay était rattachée sous l'Ancien Régime au diocèse de Saint-Malo, et dans celui-ci elle faisait partie de la subdivision du Poudouvre. La première élection municipale se déroula en 1790.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Jumelage de Ploubalay avec Boreham.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1941 1983 Ernest Rouxel Progrès et démocratie moderne -
1983 1995 Jean Cochet DVD -
1995 2008 Henri Derouin Sympathisant PS -
2008 2014 Marie-Annick Guguen[3] PS -
2014 en cours Eugène Caro DVD Conseiller départemental (depuis 2015)

Jumelages[modifier | modifier le code]

Ploubalay est jumelée avec la ville de Boreham, Essex (comté) (Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni) depuis 1987.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 2 872 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 315 1 385 1 773 2 245 2 409 2 563 2 536 2 667 2 710
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
2 671 2 706 2 679 2 689 2 582 2 455 2 525 2 530 2 538
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
2 409 2 410 2 140 2 090 2 119 2 164 2 225 2 217 2 171
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012 -
2 156 2 217 2 292 2 334 2 385 2 488 2 846 2 872 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Service municipaux[modifier | modifier le code]

La médiathèque.

Services intercommunaux[modifier | modifier le code]

La crèche de Ploubalay.

Services publics[modifier | modifier le code]

  • Gendarmerie.
  • Poste.

Scolarité[modifier | modifier le code]

  • Espace scolaire Henri-Derouin (écoles maternelle et élémentaire publiques).
  • École Saint-Joseph (enseignement catholique de Bretagne).
  • Restaurant d'enfants (le midi, les jours d'école, pour les enfants du public et du privé).
  • Accueil de loisirs périscolaire (matin et soir les jours d'école).

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Feu de la Saint-Jean.
  • Tournoi de football Mickaël-Esnault.
  • Bal populaire du 14-Juillet.
  • Concours d'attelage (Ploubalay - Lancieux), en août.
  • Foire de la Saint-Mathieu, dite « Foire aux ânes », fête foraine et vide grenier (troisième week-end de septembre).
  • Le festival annuel de musique Ska : Les Fennecs (ce festival n'existe plus à Ploubalay, il se déroule dans le pays de Dinan).
  • Il y a eu pendant longtemps les 24 heures de Bretagne, compétitions de moto-cross de 1978 à 1988, et en 1985 c'est Coluche qui donnera le départ de cette compétition.

Économie[modifier | modifier le code]

  • Hôtel  : 1 /
  • Grandes surfaces généralistes (supermarchés)  : 2 /
  • Distribution spécialisée (meuble, bricolage, jardinage...)  : 1 /
  • Grandes et moyennes surfaces de discount  : 1 /
  • Alimentations, épiceries  : 1 /
  • Boucheries, charcuteries, traiteurs  : 4 (+ supermarché) /
  • Poissonneries  : 3 (+ supermarché) /
  • Boulangeries, pâtisseries  : 5 (+ supermarché) /
  • Presse, fournitures scolaires et de bureau  : 3 (+ supermarché) /
  • Mode, habillement, chaussures  : 4 (+ supermarché) /
  • Banques, assurances  : 4 /
  • Bars, tabac  : 3 /
  • Restaurants  : 4 /
  • Coiffure, hygiène, esthétique  : 5 (+ à domicile) /
  • Matériel informatique (vente, entretien)  : 1 /
  • Auto-école  : 2 /
  • Art de la table, cadeaux  : 1 /
  • Bijouterie, horlogerie  : 1 /
  • Automobile (vente, entretien)  : 2 /
  • Moto, cycles, motoculture (vente, entretien)  : 1 /
  • Carburants  : 3 (+ supermarché) /
  • Vins et spiritueux  : 1 /
  • Pharmacie  : 1 /
  • Médecine de ville, paramédical, vétérinaire, dentiste  : 6 /
  • Photo, vidéo (vente de matériel, développement photo)  : 1 /
  • Radio-télévision, électroménager  : 1 /
  • Cordonnerie, pressing, sellerie  : 1 /
  • Fleurs, pépiniéristes  : 5 (+ supermarché) /
  • Immobilier, architecture, travail temporaire  : 4 /
  • Pompes funèbres  : 2 /
  • Boutique souvenirs "Bretagne"  : 2 /

Marché le vendredi matin sur la place de l'Église.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Le manoir de la Coudraie.
Le château de la Ravillais.
La chapelle Saint-Cadreuc.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Constructions anciennes remarquables[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul reconstruite en 1869[7].
  • Le manoir de La Coudraie inscrit aux monuments historiques en 1964[8]..
  • Le château de la Ravillais et son jardin paysager.
  • Le château de la Mallerie, XVIIIe siècle.
A appartenu à la famille du Breil puis à partir de 1787 à Toussaint Briot, qui en a fait un centre de recrutement royaliste pendant la Révolution.
  • La chapelle de La Ville Briand propriété du château de La Mallerie, XVe siècle.
  • Le château de la Crochais le long du Frémur.
  • Le manoir de Bellestre au lieu-dit Bel Être.
  • Le manoir de la Guérais.
  • La chapelle Saint-Cadreuc édifiée à proximité de l'ancien prieuré Saint-Cadreuc.

Le château d'eau[modifier | modifier le code]

Il s'élève à 104 m au-dessus du niveau de la mer, ce qui fait un édifice d'une hauteur de 57 m. La peinture rouge en dessous signifie qu'il sert de repère et point d'entrée ouest pour le circuit d'approche de l'aéroport de Dinard-Pleurtuit-Saint-Malo situé à proximité.

Une crêperie vous accueille de mai à octobre au sommet du château d'eau : il est en effet possible de monter pour profiter d'une vue imprenable sur les environs à 360 degrés. On peut voir la commune de Ploubalay dans son intégralité ainsi que les communes de Lancieux, Saint-Jacut-de-la-Mer, Saint-Briac-sur-Mer et Trégon. On peut apercevoir Saint-Cast, Pleurtuit. On distingue Dinard, Saint-Malo, Dinan... et plus loin encore. Par beau temps, on voit jusqu'aux îles Anglo-Normandes ou le mont Saint-Michel.

Le château d'eau a fait l'objet d'une étude, entre 2005 et 2008, pour la création d'un parc de loisirs et de sensations. Des aménagements chiffrés à la hauteur de 2 millions d'euros auraient permis au château d'eau de se doter d'équipements pour le saut à l'élastique et la descente en rappel. Un escalier extérieur aurait permis de gravir la tour en observant les environs. Le projet a été refusé lors d'un séance du conseil de la communauté de communes.

Lors de forts coups de vent le 15 août 2012, une partie du parapet en béton entourant le château d'eau s'est effondrée. Plusieurs tonnes de béton ont été arrachées et sont tombées sur le parking en contrebas sans faire de victime. Dans l'attente des réparations et des conclusions des experts afin de déterminer les responsabilités (des antennes paraboliques d'opérateurs téléphoniques étaient fixées à cet endroit), la crêperie est fermée.

Le menhir de la Prévôté[modifier | modifier le code]

Le menhir est placé à l'entrée du cimetière de Ploubalay, il daterait de l'époque néolithique.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Les vallées Bonas[modifier | modifier le code]

Circuit naturel entre les arbres en descendant le long du Floubalay, les vallées Bonas proposent une balade conviviale permettent d'explorer rapidement plusieurs milieux naturels allant de la prairie au sous-bois humide où fourmillent les petites bêtes.

Ce circuit avait servi au rallye de moto-cross des 24 Heures de Bretagne qui se déroulaient à Ploubalay. Depuis, le circuit a été remis en valeur.

Les parcs de la mairie[modifier | modifier le code]

Dans la commune de Ploubalay, il se trouve deux parcs distincts, gérés entièrement par le personnel communal. Il y a celui derrière l'actuelle mairie, offrant aux marcheurs de toutes horizons une découvertes de plusieurs variétés de fleurs et d'arbres, on peut y trouver un accès à l'ancienne bibliothèque de la ville. Un calme reposant et délicieux... Depuis 2009, un nouveau parc a été édifié dans une partie face à la mairie.

L'étang du Bois Joli[modifier | modifier le code]

Cet étang est situé entre Ploubalay et Pleurtuit. Cette réserve artificielle est munie d'un barrage qui alimente les communes des alentours. On peut faire le tour de l’étang à pieds ou à vélo mais la navigation est interdite.

Les polders dans la baie de Lancieux[modifier | modifier le code]

Une digue des polders.

Les polders de Ploubalay dans la baie de Lancieux classée en zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique (Z.N.I.E.F.F)[9] ont été créés par des moines bénédictins de l’abbaye de Saint-Jacut.

La plus ancienne digue (la Digue des Moines) aurait été construite vers la fin du XVe siècle pour protéger les zones des Bauglais et des Briantais. Les autres digues ont été construites au XVIIe siècle et au XVIIIe siècle sous la direction de l'abbaye mais par des repris de justice de la ville de Saint-Malo.

On ne faisait pas seulement de l'agriculture mais aussi de la saliculture, activité très présente dans la zone Lancieux-Ploubalay. Au XVIIIe siècle on pouvait compter 13 salines dans la baie de Lancieux.

Les polders sont aussi un lieu de halte migratoire à mi-parcours entre les pays du Nord et du Sud. On observe des espèces limicoles (bécasseaux, les gravelots, les chevaliers et les barges) ainsi que des espèces de fauvettes (des jardins, à tête noire, babillarde).

On peut distinguer deux zones littorales :

- la slikke (vases de sel recouvertes après chaque marée) : on y trouve par exemple la Spartine d'Angleterre qui a la particularité de résister au sel et qui progresse avec les apports de sédiments naturel.
- le schorre (zone recouverte seulement à quelques périodes de l'année, pendant de grandes marées) : on y trouve des plantes rares comme la lavande de mer, l'obione et des prairies de puccinellies.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Monument commémoratif.


Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'argent à la bande de gueules chargée de trois mâcles d'or et surmontée d'un lion de gueules armé, lampassé et couronné d'or.

Blason de la famille du Plessis de Grenédan

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]