Vinzieux

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Vinzieux
Vinzieux
Vue aérienne du village.
Blason de Vinzieux
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Tournon-sur-Rhône
Canton Sarras
Intercommunalité Communauté d'agglomération Annonay Rhône Agglo
Maire
Mandat
Armand Vallet
2014-2020
Code postal 07340
Code commune 07344
Démographie
Population
municipale
452 hab. (2016 en augmentation de 10,78 % par rapport à 2011)
Densité 66 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 19′ 41″ nord, 4° 42′ 06″ est
Altitude Min. 317 m
Max. 753 m
Superficie 6,87 km2
Localisation

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Vinzieux est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village, adossé à sa colline, avec, au fond, les sommets du Pilat.

La commune s'étend sur environ 7 km2 au nord-ouest de Félines, depuis le col du Fayet jusqu'à la limite départementale que constitue le ruisseau du Limony. Le village et les hameaux se sont installés à l'abri d'une crête montagneuse, face à un plateau qui reste assez bien cultivé avec vergers, vignes, champs et prés. À l'écart de grands axes de circulation, la commune de Vinzieux reste peu connue. Elle constitue pourtant un territoire attachant que beaucoup de citadins sont venus habiter[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Vinzieux est limitrophe de six communes[2], cinq étant situées dans le département de l'Ardèche et une dans le département de la Loire. Elles sont réparties géographiquement de la manière suivante :

Rose des vents Saint-Jacques-d'Atticieux Maclas (Loire) Charnas Rose des vents
Brossainc N
O    Vinzieux    E
S
Savas Félines

Histoire[modifier | modifier le code]

Des céramiques et des monnaies retrouvées sur le site de l'église laissent envisager un habitat déjà installé à l'époque gallo-romaine. En profondeur, des restes de murs épais semblent indiquer l'existence d'une ancienne enceinte circulaire de part et d'autre de la départementale. Cet habitat gallo-romain pouvait être justifié par l'exploitation des mines de plomb argentifère toutes proches au hameau d'Etaize, depuis l'époque gauloise[3].

Au nord de la commune, le Pont de la Pierre reste un beau témoin d'un ancien itinéraire médiéval.

L'église actuelle a été achevée en 1901.

À partir du Moyen Age, trois églises ont été successivement construites au-dessus de l'ancienne enceinte. L'église actuelle a été achevée en 1901. On peut retrouver, un peu en dessous, un ancien relais muletier qui a abrité le transport du sel au moins au XVIIIe et au XIXe siècle.

La population de 400 habitants au début du XIXe siècle était tombée à 163 en 1968. La commune a connu depuis une progression record de 158 % en dépassant à nouveau les 400 habitants. Ses résidents actuels apprécient sans doute sa situation tranquille, son exposition abritée et son panorama ouvert face aux Alpes. L'école privée ayant fermé en 1998, les enfants vont à Félines, à Charnas ou aux Tamaris de Peaugres. Les sociétés sont encore peu nombreuses, mais l'Association Animation Loisirs et Culture organise plusieurs événements dans l'année. D'autres activités s'exercent en intercommunalité[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Jean-Louis Bonnardel    
mars 2008 2014 Christian Chabaud    
2014 En cours
(au 24 avril 2014)
Armand Vallet[4] SE Retraité

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[6].

En 2016, la commune comptait 452 habitants[Note 1], en augmentation de 10,78 % par rapport à 2011 (Ardèche : +2,48 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
400348386402396396397389399
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
403380353363350335319320303
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
280273267217202178202217191
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
177163179181233262344356368
2013 2016 - - - - - - -
434452-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

La population de 400 habitants au début du XIXe siècle était tombée à 163 en 1968. La commune a connu depuis une progression record de 158 % en dépassant à nouveau les 400 habitants.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Le concert 2015.
  • en avril, passage du rallye d'Annonay
  • en juin concert et passage de l'Ardéchoise
  • en juillet, tous les deux ans, jeux interquartiers avec Félines
  • en septembre, Arts de la rue,
  • en octobre, rôtie de châtaignes

Associations[modifier | modifier le code]

Les Vinz'Arts 2015 : exposition d’œuvres d'art chez des habitants.

La commune possède une ACCA avec une trentaine de chasseurs, une trentaine aussi de seniors adhérents aux « Genêts Verts », la troupe de théâtre « La Chrysalyde » et l'Association Animations Loisirs et Culture. C'est cette dernière qui assure l'essentiel des événements festifs de l'année : matinée cochonnailles en février, accueil du rallye d'Annonay en avril (avec le CCAS), en juin organisation d'un concert et accueil de l'Ardéchoise, vide greniers en août et accueil du Père Noël en décembre. L'association existe depuis 1984, mais s'est renforcée en 2009 et comprend en 2015 une vingtaine de membres d'âges divers, et notamment des habitants récents. Traditions et initiatives semblent arriver à s'y côtoyer dans une bonne dynamique.

En juin, une initiative de particuliers a créé les « Vinz'Arts », qui ont permis à des artistes professionnels régionaux d'exposer dans trois lieux.

Autrement, les habitants profitent de structures intercommunales, et notamment des Arts de la rue avec le Soar, et des activités AFR avec Félines et Charnas[1].

Économie[modifier | modifier le code]

Une agriculture diversifiée[modifier | modifier le code]

La chèvrerie de Vincent Vallet.

Les sols de la commune sont plus ou moins fertiles selon leur situation. Les moins faciles à cultiver sont abandonnés. Quelques autres restent réservés pour la construction. Mais on dénombre quand même encore sur le territoire six exploitants agricoles à temps plein et quelques retraités. Dans l'ensemble, il s'agit de polyculture. Les fruitiers les plus cultivés sont les pommes, car les cerisiers sont de plus en plus abandonnés, et les abricotiers ont du mal à réussir. Les vignes produisent du vin de pays. Les prés et les champs de céréales sont cultivés pour nourrir et élever sur place des vaches à viande ou à lait, et des chèvres laitières[1].

Des moulinages d'hier et d'aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Le moulinage actuellement en fonctionnement, depuis 1996.

L'industrie textile a connu beaucoup de fermetures d'usines en Ardèche, mais un moulinage fonctionne encore à Vinzieux. Le moulinage consiste à tordre le fil de base tout en l'enroulant sur une nouvelle bobine. Cette opération le rend plus solide, ou permet d'en rassembler plusieurs. Elle intervient entre la fabrication du fil, qui se faisait autrefois dans les Cévennes, et son tissage, qui se faisait à Lyon. Les pentes des rivières ardéchoises fournissaient l'énergie motrice pour les machines.

Le moulinage encore en fonction à Vinzieux est l'atelier de Bernard Barou, au quartier de Trèves, près de la route de Maclas. Le bâtiment a été construit et aménagé en 1996, avec une prudence d'investissement qui a sans doute permis à l'entreprise de survivre aux dernières crises. Ce moulinage s'est aussi spécialisé dans un créneau: celui des fils de couleur, fabriqués en petite série avec beaucoup de réactivité. Il fait vivre trois personnes.

Le bâtiment de l'ancien moulinage, remis en fonction en 1918. Le dernier étage était le dortoir des ouvrières, au XIXe siècle.
Le niveau 2 de l'ancien moulinage.

Avant 1996, la famille Barou dirigeait le moulinage du Pont de la Pierre, qu'elle avait remis en fonctionnement en 1918. Tout a fonctionné jusqu'en 2003. Une seule machine y est encore utilisée de temps en temps, mais l'ensemble de ce site traditionnel est précieusement conservé en état.

Un canal de 600 mètres amenait l'eau du ruisseau du Limony. Le poids de l'eau faisait tourner une roue à « augées ». Plusieurs gros engrenages permettaient ensuite d'accélérer le mouvement, qui était transmis aux machines par des axes, des courroies et des engrenages réglables. Ces machines étaient fabriquées dans la région. Au Pont de la Pierre, on bobinait le fil de soie à l'étage, et on le tordait au rez-de-chaussée. Le dernier étage du bâtiment était le dortoir des ouvrières au XIXe siècle[9].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Un village ancien[modifier | modifier le code]

La partie la plus ancienne du village, autour de la départementale.
La forme circulaire du centre village, de part et d'autre de la départementale, correspond à un ancien mur d'enceinte, autour d'une source pérenne.

Le village est installé en exposition au sud, à mi-pente entre les terrains cultivés et les bois. On y dispose d'une vue étendue, notamment sur le château du Mein et le territoire de Félines.

Le centre ancien, de dimension modeste, a conservé une ambiance tranquille et traditionnelle. De part et d'autre de la départementale, les chemins orientés en quart de cercle, laissent supposer l'existence ancienne d'un site fortifié, autour d'une source permanente. Un habitant archéologue, Vincent Bernard, a même retrouvé, lors de l'élargissement de la route en 2001, les traces en profondeur de murs de 1 à 2 mètres de large[3].

À partir du Moyen Âge, trois églises ont été successivement construites au-dessus de l'ancienne enceinte. L'église actuelle a été achevée en 1901. Elle présente des proportions équilibrées. En face son entrée, l'ancienne cure, toujours propriété du diocèse, est utilisée par l'association d'animation.

Un peu en dessous l'église, le grand bâtiment est un ancien relais muletier qui a abrité le transport du sel au moins aux XVIIIe et XIXe siècles. La maison d'habitation qui lui correspond est datée de 1867.

Plus bas, près de la route, l'ancienne école privée a été réaménagée en salles communales d'activités avec un terrain extérieur pour les fêtes et les concerts[1].

Le vénérable Pont de la Pierre[modifier | modifier le code]

Le Pont de la Pierre, avec à droite, sur la rive ardéchoise, l'ancien moulinage.

La légende le dit romain, mais il n'est sûrement que moyenâgeux. Son nom de pont de la Pierre ne date aussi que du XIXe siècle : en 1377, il était le pont Bertrem. Il est en tout cas respectable avec ses 40 mètres de long sur trois arches imposantes et une largeur d'un autre âge. Il a aussi l'originalité, en franchissant le ruisseau du Limony, de relier l'Ardèche et la Loire, qui en possède les 5/6e de la longueur, jusqu'au milieu du ruisseau. Mais son arche ardéchoise, qui est sans doute la plus ancienne, a aussi deux propriétaires, Vinzieux et Charnas, qui se la partagent cette fois dans le sens de la longueur. En 2013, les trois copropriétaires ont fini par s'accorder pour le consolider : installation de tirants pour le resserrer en largeur, construction de parapets, surfaçage des parois… Il est sauvé, mais toujours peu utilisable : son accès ligérien reste chemin de terre[1],[10].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Vinzieux

Les armes de Vinzieux se blasonnent ainsi :
De sinople au chevron losangé d'argent et d'azur.


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Articles de François Bassaget dans le Dauphiné libéré du jeudi 20 août 2015.
  • Bulletins municipaux.
  • Article de Vincent Bernard à la Cellule archéologique de l'Ardèche.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f Articles de François Bassaget dans le Dauphiné libéré du jeudi 20 août 2015.
  2. Institut national de l'information géographique et forestière (IGN), « Communes - Géoportail », sur http://www.geoportail.gouv.fr, (consulté le 31 juillet 2014).
  3. a et b Article de Vincent Bernard à la Cellule archéologique de l'Ardèche.
  4. « Liste des maires du département de l'Ardèche » [PDF], sur le site de la préfecture de l'Ardèche, (consulté le 30 août 2015).
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  9. Articles de François Bassaget dans le Dauphiné libéré du mercredi 19 août 2015.
  10. D'après les études de Christian Chabaud publiées dans les bulletins municipaux.