Saint-Jacques-d'Atticieux

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Saint-Jacques-d'Atticieux
Saint-Jacques-d'Atticieux
Le village et l'église au second plan.
Blason de Saint-Jacques-d'Atticieux
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Tournon-sur-Rhône
Intercommunalité Annonay Rhône Agglo
Maire
Mandat
Brigitte Bourret
2020-2026
Code postal 07340
Code commune 07243
Démographie
Population
municipale
309 hab. (2017 en augmentation de 9,96 % par rapport à 2012)
Densité 62 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 20′ 08″ nord, 4° 40′ 06″ est
Altitude Min. 331 m
Max. 657 m
Superficie 4,97 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Annonay
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Sarras
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Saint-Jacques-d'Atticieux

Saint-Jacques-d'Atticieux est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Les habitants de Saint-Jacques-d'Atticieux sont les Saint-Jamaires.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village sur sa crête (vue vers le sud).

Son territoire allonge ses 5 km2 selon une direction allant du sud-ouest au nord-est. Sa limite nord ouest se trouve en frontière avec le département de la Loire. C'était jadis le dernier village du Vivarais avant le Forez. Son habitat s'est installé tout au long d'une crête, entre deux versants assez bien cultivés. Le site a une vue sur les sommets du Pilat et sur la plaine de Maclas.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Saint-Jacques-d'Atticieux est limitrophe de six communes[1], trois situées dans le département de l'Ardèche et trois dans le département de la Loire. Elles sont réparties géographiquement de la manière suivante :

Rose des vents Saint-Appolinard (Loire) Maclas (Loire) Rose des vents
N Vinzieux, Brossainc
O    Saint-Jacques-d'Atticieux    E
S
Saint-Julien-Molin-Molette (Loire) Savas

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Saint-Jacques-d'Atticieux est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Annonay, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 37 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Du plomb y a peut-être été exploité dès l'époque gallo-romaine sous la signature « Aticius ». Des monnaies romaines ont en tout cas été trouvées dans la partie basse du village.

L'église actuelle affiche un style roman assez ancien, avec un clocher carré visible de loin. Elle a été partiellement reconstruite en 1838.

Le XXe siècle a apporté l'électricité en 1925, l'automobile en 1930, le premier tracteur en 1950. Toutefois, il a aussi provoqué le dépeuplement campagnard : de 254 habitants en 1876, la population est tombée à seulement 76 habitants en 1975. L'école privée a disparu mais l'école publique a pu se maintenir en regroupement avec Brossainc.

Les dernières décennies ont vu s'installer des citadins qui restent à une distance acceptable de leur lieu de travail : cinq minutes pour Maclas ou Saint-Julien-Molin-Molette, vingt minutes pour Annonay ou pour la Vallée, une heure vers Lyon. La population a maintenant retrouvé son meilleur niveau d'antan. Mais les possibilités de construire sont de plus en plus restreintes[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014 René Soubeyrand    
2014 En cours
(au 24 avril 2014)
Brigitte Bourret[7] SE Employée

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[9].

En 2017, la commune comptait 309 habitants[Note 3], en augmentation de 9,96 % par rapport à 2012 (Ardèche : +2,29 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
220223228185233291265242249
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
236234248242254240231225198
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
181169181160156158153142128
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
102897697170173215252314
2017 - - - - - - - -
309--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Une école maintenue en regroupement[modifier | modifier le code]

La fête de l'école 2015, au site de Maupon.

Une école privée avait existé à Saint-Jacques, mais elle a fermé en 1947. Pour l'école publique, c'est un « regroupement pédagogique » avec Brossainc qui a permis, en 1997, de maintenir une école dans les deux communes. À Saint-Jacques se trouvent deux classes avec les trois sections de maternelle et avec les CP-CE1. Les plus âgés vont à Brossainc, où sont assurées aussi une cantine et une garderie. Un car assure les trajets matin, midi et soir. Une association unique de parents d'élèves soutient l'ensemble des trois classes et favorise les liens entre les familles des deux communes. Les institutrices apprécient généralement l'ambiance familiale de ces classes uniques, même si l'organisation de l'enseignement est un peu plus complexe[6].

Quad 18 : une association de secouristes spécialisés[modifier | modifier le code]

Des quads chargés de matériel de premier secours.
…avant la prise en charge par les pompiers.

Saint-Jacques-d'Atticieux est le siège de l'association « Quad 18 », spécialisée dans la sécurité d'événements sportifs. Elle rassemble une cinquantaine de bénévoles, souvent pompiers ou secouristes, et en tout cas sportifs, venant de départements voisins de l'Ardèche. Elle propose ses services à des organisateurs d'événements sportifs en terrains difficiles. À l'aide de quads, de motos ou de 4x4, elle assure les premiers secours avant l'arrivée des pompiers. L'association dispose aussi d'une ambulance, d'un camion incendie et d'un car pour loger ses intervenants et servir de poste de commandement. Elle a peu à peu acquis de nombreux matériels de premiers soins et d'incendie. Une partie de ce matériel est entreposé à Saint-Jacques, au domicile du président de l'association.

Économie[modifier | modifier le code]

Deux exploitations agricoles[modifier | modifier le code]

De la polyculture en autonomie sur les terrains les plus accessibles.

Il ne reste que deux exploitations agricoles sur la commune, qui cultivent du foin et des céréales. On trouve encore un peu de cerisiers, mais il ne s'en plante plus. La vigne a disparu des paysages. L'une des deux exploitations est un GAEC (groupement a d’exploitation en commun). Il s'est formé en 2007 par le regroupement de deux exploitations qui se faisaient face, à Saint-Jacques et à Brossainc. L'étable accueille une centaine de vaches laitières et une cinquantaine de génisses. Les prés fournissent l'essentiel de la nourriture, en foin ou en ensilage. La ferme produit aussi des cerises tardives, qui en principe, réussissent assez bien à une certaine altitude. Mais leur rentabilité reste aléatoire[6].

La forêt reboisée[modifier | modifier le code]

Forêt aux environs du village.

Après la tempête de 1999, des propriétaires de Saint-Jacques se sont regroupés en association pour replanter la forêt. Ils ont fondé l'Association syndicale de gestion forestière de Crapanne, qui rassemble une trentaine d'adhérents. Les premières années ont été consacrées au débardage des arbres abattus. Puis 45 hectares ont été replantés, en cèdre, pin laricio et chêne rouge. Le cèdre, bien adapté au pays, a aussi l'avantage d'absorber beaucoup de CO2. Le chantier a été quand même gêné par le passage du câble téléphonique Lyon - Montpellier[6].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église et le village[modifier | modifier le code]

Une église de style roman, agrandie en 1838.

C'est depuis Brossainc qu'on peut avoir les aperçus les plus pittoresques sur le site de Saint-Jacques. L'ancien village et son clocher carré se détachent de la crête où ils sont installés. Plus en arrière trônent les sommets du Pilat dans des atmosphères changeantes. Plus bas, vers le nord, c'est la verdoyante plaine peuplée et cultivée de Maclas.

L'église présente des dimensions relativement réduites, mais offre une bonne apparence de solidité. Le bâtiment actuel est une reconstruction de 1838, en incluant (à la place du chœur) les bases de l'église précédente. Le haut clocher carré, de dimension imposante, date aussi de 1838. L'ensemble a bénéficié de restaurations en 1956 et 2008. Derrière l'église, on trouve les autres bâtiments communaux, qui ont été restaurés ou construits dans un style traditionnel semblable, avec de belles façades en pierres: bibliothèque, gîte en location et mairie avec salle associative[6].

Des terrains de loisirs[modifier | modifier le code]

Le terrain du Miron.
Le centre équestre « Les cavaliers de Jacob ».

Au-dessus du village, le terrain de sport de Maupon et son abri buvette permettent d'accueillir les événements festifs, pour les habitants ou en location. Un camping a fonctionné là-haut jusque dans les années 1990 et une dizaine de chalets d'été y avaient été installés. Ils sont maintenant occupés par des propriétaires résidents.

Panorama du village.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Joseph Chatagner (1899-1985), personnalité politique française, né dans la commune.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Jacques-d'Atticieux

Les armes de Saint-Jacques-d'Atticieux se blasonnent ainsi :
De sinople au chevron losangé d'argent et de gueules.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie et sources[modifier | modifier le code]

  • Article de François Bassaget dans le Dauphiné libéré du 27 août 2015.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Institut national de l'information géographique et forestière (IGN), « Communes - Géoportail », sur http://www.geoportail.gouv.fr, (consulté le 31 juillet 2014).
  2. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 6 novembre 2020)
  3. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 6 novembre 2020)
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 6 novembre 2020)
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 6 novembre 2020)
  6. a b c d et e Articles de François Bassaget dans le Dauphiné libéré du 27 août 2015.
  7. « Liste des maires du département de l'Ardèche » [PDF], sur le site de la préfecture de l'Ardèche, (consulté le 31 juillet 2015).
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.