Bogy

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Bogy
Image illustrative de l'article Bogy
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Tournon-sur-Rhône
Canton Sarras
Intercommunalité Communauté de communes Vivarhône
Maire
Mandat
Jean-Yves Bonnet
2014-2020
Code postal 07340
Code commune 07036
Démographie
Gentilé Boginois, Boginoise
Population
municipale
416 hab. (2013)
Densité 59 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 17′ 02″ Nord 4° 45′ 42″ Est / 45.2839, 4.7617
Altitude Min. 239 m – Max. 403 m
Superficie 7,02 km2
Localisation

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Bogy

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Bogy

Bogy est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Un territoire cultivé sur le plateau nord-ardéchois

Bogy est situé à 10 kilomètres d’Annonay et à 50 kilomètres de Valence. La commune étend ses 7 km2 sur le piémont nord-ardéchois, sur des surfaces cultivables. L'essentiel de sa population habite autour de l'ancien village. À l'est le hameau de Charbieux accueille notamment une communauté Emmaüs. Au sud, le hameau de Bayard a conservé les vestiges d'une ancienne ferme forte[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Peaugres Peyraud Rose des vents
N Champagne
O    Bogy    E
S
Colombier-le-Cardinal Saint-Désirat

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune s'est successivement appelée Sanctus Blascus, Bogivo, Bognum, Bogin, Bougin, Bogi…[2]

Le gentilé est « Boginois » et « Boginoise ». Il n'existait aucun gentilé officiel jusqu'au 8 mai 2010, date à laquelle les habitants ont été consultés pour qu'ils se désignent un nom. Les habitants inscrits sur les listes électorales ont pu participer au référendum. Trois dénominations étaient proposées : Bogien/Bogienne, Boginois/Boginoise, et Bogicien/Bogicienne[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'origine du village reste mystérieuse, avec sans doute un peuplement agricole progressif sur ce plateau assez fertile. Bogy est resté longtemps dépendant de Peyraud et de Peaugres. C'est au XVIIIe siècle que son territoire a obtenu le titre de paroisse, et à la Révolution, il est devenu une commune autonome détachée du territoire de Peyraud.

L'église actuelle date de 1870.
L'ancienne église n'a pas été entièrement démolie.

Bogy a eu une école publique en 1889, une école privée en 1899. L'école privée a fermé en 1978, et ses bâtiments abritent maintenant la salle des fêtes et la mairie[2].

L'école publique continue de fonctionner dans le même bâtiment, mais en "regroupement pédagogique" avec Colombier le Cardinal. Bogy accueille les plus jeunes.

L'église actuelle date de 1870, mais une partie de la précédente est encore visible depuis la "Rue des deux églises". Actuellement, ce lieu de culte, dédié à saint Blaise de Sébaste dépend de la paroisse catholique Saint-Christophe-lès-Annonay[4].

La commune s'est peu à peu dotée d'équipements collectifs: salle polyvalente, salle de réunion... L'assainissement collectif a été réalisé pour les deux agglomérations principales. Le corps de sapeurs-pompiers a été maintenu et a même bénéficié de locaux agrandis en 2014[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1977 2014 Alain Arnaud    
2014 en cours
(au 24 avril 2014)
Jean-Yves Bonnet[5] SE Employé

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 416 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
302 313 315 410 401 341 366 354 358
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
393 362 337 359 364 359 363 340 336
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
336 339 306 271 243 229 218 192 186
1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 - -
166 179 201 245 263 336 416 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

La population de la commune a connu la stabilité autour de 350 habitants au XIXe siècle, puis un dépeuplement rural jusqu'à 179 habitants en 1975. Mais l'installation de villas a fait ensuite remonter vivement la courbe. Bogy a maintenant dépassé les 400 habitants. Mais la croissance devrait se ralentir à cause de la limitation des possibilités de construction[1].

Société[modifier | modifier le code]

Une dizaine d'agriculteurs continuent de travailler sur la commune. La plupart des autres habitants travaillent à Annonay ou dans la vallée. L'intégration des nouveaux venus semble bien se faire, grâce notamment à l'école. Mais les associations locales restent encore peu nombreuses: chasseurs, parents d'élèves, sport automobile. Bogy a pu quand même conserver un centre de secours, qui s'occupe aussi de quelques territoires voisins. Son hameau de Charbieux abrite la communauté Emmaüs[1]

Un centre de secours agrandi[modifier | modifier le code]

Le centre assure maintenant des fonctions particulières sur le secteur.

La commune de Bogy a eu la chance de pouvoir garder un corps de sapeurs-pompiers. Dans le secteur, il n'en existe ni à Colombier le Cardinal, ni à Peaugres, ni à Félines, et Saint-Désirat a perdu le sien. Le centre de secours de Bogy reste donc le seul à pouvoir assurer des secours rapides dans le secteur. En 2015, le corps comprenait 17 membres volontaires, dont une infirmière. Il a effectué en 2014 une soixantaine d'opérations sur Bogy mais aussi sur le territoire alentour. Il est officiellement chargé, en particulier, de baliser les accidents sur la 2 × 2 voies d'Annonay à Serrières. Un agrandissement des locaux a été réalisé en 2014, et la caserne est désormais complète avec garage, vestiaires, bureau, salle d'alerte et salle de formation. Une amicale entretient la cordialité entre pompiers, mais aussi avec leurs familles, les anciens et la population[1].

La communauté Emmaüs[modifier | modifier le code]

Les objets triés et éventuellement réparés sont proposés à la vente.
Les compagnons assurent des ramassages gratuits.

La communauté Emmaüs, créée en 1987 à Satillieu, est maintenant installée au hameau de Charbieux et semble y avoir trouvé un bon équilibre. Les 20 places de "compagnons" sont occupées, l'ambiance collective est bonne, et les ventes marchent bien. Sept véhicules utilitaires sont utilisés pour le ramassage à domicile (gratuit mais pas rémunéré non plus). Les objets sont triés et vérifiés, et revendus les mercredis et samedis à Charbieux, Serrières et Tournon. Ils sont parfois neufs. Des bénévoles participent à diverses tâches. Les compagnons travaillent cinq jours sur sept, ne reçoivent pas de salaire mais un argent de poche. Ils sont nourris et logés en chambres individuelles et se partagent les tâches quotidiennes. Beaucoup semblent avoir trouvé là un équilibre de vie. Un agrandissement de 6 chambres était en projet en 2015[1].

Économie[modifier | modifier le code]

Au niveau agricole, les 7 km2 de la commune sont quasiment tous cultivés par une dizaine d'agriculteurs à temps complet et quelques doubles actifs. Les productions ont récemment évolué: diminution de la production de lait et de céréales traditionnelles au profit de la culture de l'abricotier et du maïs[1].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

La ferme forte de Bayard[modifier | modifier le code]

Le bâtiment le plus remarquable date du XVIe siècle.
C'est l'ensemble du site qui a été autrefois fortifié.

Entre Colombier-le-Cardinal et Bogy, la route longe le site de Bayard. Ce hameau regroupe plusieurs habitations et bâtiments agricoles, à l'intérieur d'une ancienne ferme fortifiée. Le site est lié historiquement à une famille du nom de Bayas qui l'habitait dans les années 1500. Un mariage l'a fait passer à partir de 1571 à la famille du Peloux qui y a rajouté des bâtiments et des embellissements. Après les “du Peloux”, le site de Bayard est passé à d'autres familles aristocrates puis a été vendu en plusieurs lots comme bien national à la Révolution. Le bâtiment le plus remarquable, robuste et soigné, en bord de route, doit dater du XVIe siècle. Juste à côté se remarque un portail Renaissance[1],[8].

Une artiste à la campagne[modifier | modifier le code]

Guillemette Legros dans son atelier.

C'est depuis qu'elle habite à Bogy, en 2001, que Guillemette Legros est devenue artiste. Elle et son mari voulaient seulement quitter la grande ville pour vivre à la campagne. Mais l'environnement nord ardéchois a donné à Guillemette Legros des idées de bricolage, puis d'une première sculpture de poisson à base de matériaux récupérés. L'expérience lui a plu et a trouvé peu à peu des admirateurs. Douze ans après, Guillemette en a fait son métier, expose à Paris, Lyon, Annecy…, a trouvé des clients jusqu'en Belgique et en Suisse. Ses œuvres favorites sont des animaux élégamment stylisés, poissons et oiseaux le plus souvent, à base de métal et de bois récupérés mais ouvragés avec un grand souci de perfection. Elle fait visiter son atelier sur rendez-vous (06.10.73.53.16 ou page Facebook)[1]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • livret "Il était une fois Bogy", de Jean-Luc Ortega, 2010
  • articles de François Bassaget dans le Dauphiné Libéré du 10 août 2015
  • Les maisons fortes du Haut Vivarais, étude d'Emmanuelle Faure, Lyon II 1985
  • E. Nicod, Le château de Bayard (commune de Bogy, canton de Serrières), p. 47-51, dans Revue historique, archéologique, littéraire et pittoresque du Vivarais illustrée, janvier 1895 (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h et i articles de François Bassaget dans le Dauphiné Libéré du 10 août 2015
  2. a et b livret "Il était une fois Bogy", de Jean-Luc Ortega, 2010
  3. « Les habitants de Bogy vont enfin se donner un nom ! », ledauphiné.com,‎ (consulté le 8 mai 2010)
  4. site de la paroisse Saint-Christophe-lès-Annonay
  5. « Liste des maires du département de l'Ardèche » [PDF], sur le site de la préfecture de l'Ardèche,‎ (consulté le 29 juillet 2015).
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2008, 2013.
  8. "Les maisons fortes du Haut Vivarais", étude d'Emmanuelle Faure, Lyon II 1985