Colombier-le-Cardinal

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Colombier-le-Cardinal
Colombier-le-Cardinal
Le château des Célestins.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Tournon-sur-Rhône
Intercommunalité Annonay Rhône Agglo
Maire
Mandat
Olivier De Lagarde
2020-2026
Code postal 07430
Code commune 07067
Démographie
Population
municipale
305 hab. (2018 en augmentation de 10,91 % par rapport à 2013)
Densité 122 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 16′ 04″ nord, 4° 44′ 36″ est
Altitude Min. 311 m
Max. 392 m
Superficie 2,5 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Annonay
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Sarras
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Colombier-le-Cardinal est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Un habitat réparti sur deux pôles principaux (à droite et au fond à droite). Au premier plan, le château des Célestins.

La commune étend ses 2,5 km2 sur une partie fertile du plateau nord-ardéchois. Son nom lui vient du château construit, à l'ouest du village, par le cardinal Bertrand de Colombier. Sa population se partage sur deux sites : au village, près de l'église et de la mairie ; et plus à l'est dans le groupe de hameaux Barlet, les Perrines, Gagnère, les Rivattes[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Peaugres Bogy Rose des vents
N Saint-Désirat
O    Colombier-le-Cardinal    E
S
Saint-Cyr

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Colombier-le-Cardinal est une commune rurale[Note 1],[2]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Annonay, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 37 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (67,1 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (76,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (46,7 %), forêts (23,6 %), prairies (16,6 %), zones urbanisées (9,3 %), terres arables (3,8 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Faute de textes écrits et de traces archéologiques particulières, les origines de Colombier-le-Cardinal restent mystérieuses. Le village et ses hameaux ont dû peu à peu se former au gré des défrichements agricoles du plateau.

Le nom de Colombier est entré dans l'histoire écrite en même temps que la famille Bertrand de Colombier dont deux membres sont devenus de riches cardinaux. Le second, né en 1299, s'était fait construire un château à Colombier à partir de 1339, mais, en 1361, il l'a fait transformer en couvent pour des religieux Célestins. Le monastère a eu l'avantage de pouvoir gérer les paroisses environnantes, jusqu'à sa fermeture pour cause de décadence en 1778.

L'histoire de la commune commence par sa création en 1790. Celle de la paroisse débute en 1872 par la construction de son église et d'un presbytère, après avoir été dépendante de Saint-Cyr puis de Peaugres. Une population de près de 300 habitants était recensée après la Révolution. Elle a diminué ensuite jusqu'à un minimum de 140 en 1975. L'installation de villas l'a fait remonter en 2015 à 300 habitants[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1983 1995 Marc Cherpin    
mars 1995 juillet 2005 Gilles Allemand    
juillet 2005 mars 2008 Françoise Coillet    
mars 2008 En cours
(au )
Olivier De Lagarde[9],[10] DVD Agent immobilier

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[12].

En 2018, la commune comptait 305 habitants[Note 3], en augmentation de 10,91 % par rapport à 2013 (Ardèche : +1,94 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
272312325327336387340360359
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
312299287255256238247237215
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
200210185165166164178167176
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
160150140146201229252269271
2018 - - - - - - - -
305--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Au XIXe et au XXe siècle, la commune a subi fortement le dépeuplement des campagnes. La population a à nouveau augmenté à partir des années 1980, avec l'installation de villas. La plupart des habitants travaillent à l'extérieur, beaucoup à Annonay ou à Davézieux, mais quelques-uns aussi jusqu'à Saint-Étienne, Valence ou Lyon. La commune bénéficie en effet de la proximité des routes de la Vallée. Mais la limitation des périmètres constructibles devrait sans doute freiner ce développement[1].

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'enseignement élémentaire est réparti entre deux classes uniques, en partenariat avec Bogy.

Classe unique CE1-CM2 en partenariat avec la commune voisine de Bogy, qui accueille les maternelles et CP.

Associations[modifier | modifier le code]

  • La commune ne compte que quelques associations purement communales : chasseurs, Union des Jeunes, club du 3e âge, cours de gymnastique, mais au moins une très active « Association Animation Village ».
  • Beaucoup d'autres activités ou services sont intercommunaux : écoles et centre d'incendie avec Bogy, loisirs enfants avec Peaugres, école de musique départementale, et services divers au sein de la communauté Vivarhône[1].

L'« Association Animation Village »

Le passage de l'Ardéchoise, en 2015.

Depuis 22 ans, l'« Association Animation Village » organise des rendez-vous festifs réguliers au long de l'année. En janvier, c'est une soirée spectacle autour de la galette. En février, c'est le carnaval des écoliers de Colombier et de Bogy. En mars, c'est la March'à pied, qui rassemble entre 600 et 1 000 marcheurs. Fin mai, c'est la Fête des classes de l'année : les classards font le tour de la commune sur un char décoré au thème qu'ils ont choisi, avant de s'attabler pour un grand dîner dans la salle communale. En juin, l'accueil de l'Ardéchoise a été primé par deux fois. En septembre, l'association organise un vide-greniers dans le parc du château, et parfois aussi une sortie dans la région[1].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • la March'apied fin mars
  • Fêtes des classes en mai
  • Accueil de l'Ardéchoise en juin
  • Vide-greniers au château en octobre[1]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La façade sud est la mieux restaurée.

Le château couvent des Célestins[modifier | modifier le code]

Le château de Colombier-le-Cardinal est lié à la famille Bertrand de Colombier dont deux membres sont devenus de riches cardinaux. Le second, né en 1299, s'était fait construire un château à Colombier à partir de 1339, mais, en 1361, il l'a fait transformer en couvent pour des religieux célestins. Le monastère a eu l'avantage de pouvoir gérer les paroisses environnantes, jusqu'à sa fermeture pour cause de décadence en 1778.

La cour intérieure avec, à gauche, les restes de la tour du XIVe siècle.

La partie la plus ancienne est la tour carrée qui date du XIVe siècle. Les autres bâtiments de cette époque ont été remplacés en 1675 par trois grands bâtiments disposés en U. L'aile sud est la plus remarquable, avec ses 100 mètres de long sur quatre niveaux. Côté terrasse, on peut y découvrir un immense sous-sol voûté sans cloison ni piliers. Le rez-de-chaussée compte deux pièces classées Monuments Historiques : une « salle du Conseil » de plus de 150 m2 dotée d'un remarquable plafond à la française à 5 mètres de hauteur, et l'ancien « Salon à manger » décoré de peintures murales. Le premier étage abritait des chambres de 4 mètres de hauteur. Le deuxième étage abrite des combles mansardés. L'aile Est, tout aussi longue, a été réaménagée en locaux modernes plus fonctionnels: cuisine, réfectoire, salles de réunions, bureaux, chambres… Au nord-ouest, la partie restante de la troisième aile va être réaménagée[1],[15]Logo monument historique Classé MH (1963)[16]

Un site qui cherche repreneur

Depuis sa fermeture en 1778, le monastère des célestins a connu diverses vicissitudes. Racheté aux enchères en 1790, il a été rapidement revendu, puis une filature de coton s’y est installée en 1798. La filature ayant brûlé en 1820, le site a connu un nouveau rachat puis, en 1859, une situation plus durable avec la famille Barou de la Lombardière de Canson qui a restauré notamment l'aile sud. Puis, à partir de 1961, la société Saint-Gobain y a fait un centre de vacances. En 1982, le Département a racheté et en a confié la gestion aux Familles Rurales, mais en 1998, un lourd déficit met fin à l'expérience. Le site est fermé depuis 2008. Sur les 8 000 m2 bâtis, seule la partie « ferme » (au nord-ouest) a été rachetée, par la communauté Vivarhône. En 2015, des ventes de terrain étaient en projet pour la création d'hébergements pour les visiteurs du Safari Parc[1].

 L'église[modifier | modifier le code]

Au fond du chœur, une grande croix de bois d'inspiration africaine d'Afrique.

L'église Notre-Dame-de-l'Assomption, construite vers 1872, offre un intérieur recueilli avec comme décoration originale une grande croix en bois d'inspiration africaine. Actuellement, elle dépend de la paroisse catholique « Bienheureux Gabriel Longueville » [17],[18].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre Bertrand de Colombier (dit l'Ancien), cardinal français né en 1280 à Annonay, fondateur du collège d'Autun, et décédé en 1349.
  • Pierre Bertrand de Colombier (dit le Jeune), cardinal français né le 25 mars 1299 à Colombier et décédé près d'Avignon le 13 juillet 1361.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • articles de François Bassaget dans le Dauphiné libéré du 6 août 2015.
  • Michel Faure, Colombier le Cardinal et le château des Célestins, 1987.
  • Albin Mazon, Voyage autour d'Annonay, 1901.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g et h Articles de François Bassaget dans le Dauphiné libéré du 6 août 2015.
  2. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. « Liste des maires du département de l'Ardèche » [PDF], sur le site de la préfecture de l'Ardèche, (consulté le ).
  10. Liste des maires de l'Ardèche [PDF], Préfecture de l'Ardèche, (consulté le ).
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  15. Michel Faure, Colombier le Cardinal et le château des Célestins, 1987.
  16. Notice no PA00116690, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. Site de la paroisse Saint-Christophe-lès-Annonay.
  18. Décret d’érection de la paroisse Bienheureux Gabriel Longueville