Colombier-le-Cardinal

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Colombier-le-Cardinal
Le château des Célestins.
Le château des Célestins.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Tournon-sur-Rhône
Canton Sarras
Intercommunalité Annonay Rhône Agglo
Maire
Mandat
Olivier de Lagarde
2014-2020
Code postal 07430
Code commune 07067
Démographie
Population
municipale
271 hab. (2014)
Densité 108 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 16′ 04″ nord, 4° 44′ 36″ est
Altitude Min. 311 m
Max. 392 m
Superficie 2,5 km2
Localisation

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Colombier-le-Cardinal

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Colombier-le-Cardinal

Colombier-le-Cardinal est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Un habitat réparti sur deux poles principaux (à droite et au fond à droite). Au premier plan, le château des Célestins.

La commune étend ses 2,5 km² sur une partie fertile du plateau nord-ardéchois. Son nom lui vient du château construit, à l'ouest du village, par le cardinal Bertrand de Colombier. Sa population se partage sur deux sites: au village, près de l'église et de la mairie; et plus à l'est dans le groupe de hameaux Barlet, les Perrines, Gagnère, les Rivattes[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Peaugres Bogy Rose des vents
N Saint-Désirat
O    Colombier-le-Cardinal    E
S
Saint-Cyr

Histoire[modifier | modifier le code]

Faute de textes écrits et de traces archéologiques particulières, les origines de Colombier le Cardinal restent mystérieuses. Le village et ses hameaux ont dû peu à peu se former au gré des défrichements agricoles du plateau.

Le nom de Colombier est entré dans l'histoire écrite en même temps que la famille Bertrand de Colombier dont deux membres sont devenus de riches cardinaux. Le second, né en 1299, s'était fait construire un château à Colombier à partir de 1339, mais, en 1361, il l'a fait transformer en couvent pour des religieux Célestins. Le monastère a eu l'avantage de pouvoir gérer les paroisses environnantes, jusqu'à sa fermeture pour cause de décadence en 1778.

L'histoire de la commune commence par sa création en 1790. Celle de la paroisse débute en 1872 par la construction de son église et d'un presbytère, après avoir été dépendante de St-Cyr puis de Peaugres. Une population de près de 300 habitants était recensée après la Révolution. Elle a diminué ensuite jusqu'à un minimum de 140 en 1975. L'installation de villas l'a fait remonter en 2015 à 300 habitants[1]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1983 1995 Marc Cherpin    
mars 1995 juillet 2005 Gilles Allemand    
juillet 2005 mars 2008 Françoise Coillet    
mars 2008 en cours
(au 24 avril 2014)
Olivier de Lagarde[2] DVD Agent immobilier

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 271 habitants, en augmentation de 0,74 % par rapport à 2009 (Ardèche : 2,73 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
272 312 325 327 336 387 340 360 359
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
312 299 287 255 256 238 247 237 215
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
200 210 185 165 166 164 178 167 176
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
160 150 140 146 201 229 252 269 271
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Au XIXe et au XXe siècle, la commune a subi fortement le dépeuplement des campagnes. La population a à nouveau augmenté à partir des années 1980, avec l'installation de villas. La plupart des habitants travaillent à l'extérieur, beaucoup à Annonay ou à Davézieux, mais quelques-uns aussi jusqu'à St-Etienne, Valence ou Lyon. La commune bénéficie en effet de la proximité des routes de la Vallée. Mais la limitation des périmètres constructibles devrait sans doute freiner ce développement[1].

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • L'enseignement élémentaire est réparti entre deux classes uniques, en partenariat avec Bogy.
    Classe unique CE1-CM2 en partenariat avec la commune voisine de Bogy, qui accueille les maternelles et CP.

Associations[modifier | modifier le code]

  • La commune ne compte que quelques associations purement communales: chasseurs, Union des Jeunes, club du 3e âge, cours de gymnastique, mais au moins une très active "Association Animation Village".
  • Beaucoup d'autres activités ou services sont intercommunaux: écoles et centre d'incendie avec Bogy, loisirs enfants avec Peaugres, école de musique départementale, et services divers au sein de la communauté Vivarhône[1].

L'"Association Animation Village"

Le passage de l'Ardéchoise, en 2015.

Depuis 22 ans, l'"Association Animation Village" organise des rendez-vous festifs réguliers au long de l'année. En janvier, c'est une soirée spectacle autour de la galette. En février, c'est le carnaval des écoliers de Colombier et de Bogy. En mars, c'est la March'à pied, qui rassemble entre 600 et 1000 marcheurs. Fin mai, c'est la Fête des classes de l'année: les classards font le tour de la commune sur un char décoré au thème qu'ils ont choisi, avant de s'attabler pour un grand dîner dans la salle communale. En juin, l'accueil de l'Ardéchoise a été primé par deux fois. En septembre, l'association organise un vide-grenier dans le parc du château, et parfois aussi une sortie dans la région[1].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • la March'apied fin mars
  • Fêtes des classes en mai
  • accueil de l'Ardéchoise en juin
  • Vide greniers au château en octobre[1]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La façade sud est la mieux restaurée.

Le château couvent des Célestins[modifier | modifier le code]

Le château de Colombier le Cardinal est lié à la famille Bertrand de Colombier dont deux membres sont devenus de riches cardinaux. Le second, né en 1299, s'était fait construire un château à Colombier à partir de 1339, mais, en 1361, il l'a fait transformer en couvent pour des religieux Célestins. Le monastère a eu l'avantage de pouvoir gérer les paroisses environnantes, jusqu'à sa fermeture pour cause de décadence en 1778.

La cour intérieure avec, à gauche, les restes de la tour du XIVe siècle.

La partie la plus ancienne est la tour carrée qui date du XIVe siècle. Les autres bâtiments de cette époque ont été remplacés en 1675 par trois grands bâtiments disposés en U. L'aile sud est la plus remarquable, avec ses 100 mètres de long sur quatre niveaux. Côté terrasse, on peut y découvrir un immense sous-sol voûté sans cloison ni piliers. Le rez-de-chaussée compte deux pièces classées Monuments Historiques: une "salle du Conseil" de plus de 150 m² dotée d'un remarquable plafond à la française à 5 mètres de hauteur, et l'ancien "Salon à manger" décoré de peintures murales. Le premier étage abritait des chambres de 4 mètres de hauteur. Le deuxième étage abrite des combles mansardés. L'aile Est, tout aussi longue, a été réaménagée en locaux modernes plus fonctionnels: cuisine, réfectoire, salles de réunions, bureaux, chambres… Au nord-ouest, la partie restante de la troisième aile va être réaménagée[1],[7]Logo monument historique Classé MH (1963)[8]

Un site qui cherche repreneur

Depuis sa fermeture en 1778, le monastère des Célestins a connu diverses vicissitudes. Racheté aux enchères en 1790, il a été rapidement revendu, puis une filature de coton s’y est installée en 1798. La filature ayant brûlé en 1820, le site a connu un nouveau rachat puis, en 1859, une situation plus durable avec la famille Barou de la Lombardière de Canson qui a restauré notamment l'aile sud. Puis, à partir de 1961, la société St-Gobain y a fait un centre de vacances. En 1982, le Département a racheté et en a confié la gestion aux Familles Rurales, mais en 1998, un lourd déficit met fin à l'expérience. Le site est fermé depuis 2008. Sur les 8 000 m² bâtis, seule la partie "ferme" (au nord-ouest) a été rachetée, par la communauté Vivarhône. En 2015, des ventes de terrain étaient en projet pour la création d'hébergements pour les visiteurs du Safari Parc[1].

 L'église[modifier | modifier le code]

Au fond du chœur, une grande croix de bois ramenée d'Afrique.

L'église Notre-Dame de l'Assomption, construite vers 1872, offre un intérieur recueilli avec comme décoration originale une grande croix en bois d'origine africaine. Actuellement, elle dépend de la paroisse catholique Saint-Christophe-lès-Annonay[9].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre Bertrand de Colombier (dit l'Ancien), cardinal français né en 1280 à Annonay, fondateur du collège d'Autun et décédé en 1349.
  • Pierre Bertrand de Colombier (dit le Jeune), cardinal français né le 25 mars 1299 à Colombier et décédé près d'Avignon le 13 juillet 1361.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • articles de François Bassaget dans le Dauphiné Libéré du 6 août 2015.
  • Michel Faure, Colombier le Cardinal et le château des Célestins, 1987.
  • Albin Mazon, Voyage autour d'Annonay, 1901.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h articles de François Bassaget dans le Dauphiné Libéré du 6 août 2015
  2. « Liste des maires du département de l'Ardèche » [PDF], sur le site de la préfecture de l'Ardèche, (consulté le 30 juillet 2015).
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  7. Michel Faure, Colombier le Cardinal et le château des Célestins, 1987.
  8. Notice no PA00116690, base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. site de la paroisse Saint-Christophe-lès-Annonay