Brossainc

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Brossainc
Brossainc
Entrée du village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Tournon-sur-Rhône
Intercommunalité Annonay Rhône Agglo
Maire
Mandat
Christian Massola
2020-2026
Code postal 07340
Code commune 07044
Démographie
Population
municipale
269 hab. (2018 en augmentation de 12,08 % par rapport à 2013)
Densité 61 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 19′ 52″ nord, 4° 40′ 47″ est
Altitude Min. 363 m
Max. 753 m
Superficie 4,38 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Annonay
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Sarras
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Brossainc

Brossainc est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Les habitants sont les Brossaincais ou les Brossinois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Une commune composée d'une suite de hameaux.

Elle étend ses 4 km2 au nord-ouest d'une crête qui la sépare de Vinzieux. Son territoire s'allonge dans une direction allant du sud-ouest au nord-est, parallèlement à la commune de Saint-Jacques-d'Atticieux qui lui fait face sur la crête suivante. Les deux communes étaient d'ailleurs réunies en 1790 sous le nom de Saint-Jacques de Broussenc[1]. Elles se partagent maintenant la plaine, de part et d'autre du ruisseau qui leur sert de limite. Du côté de Brossainc, l'habitat s'est réparti en une succession de hameaux, installés à la limite des reliefs boisés et de l'espace cultivable.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Jacques-d'Atticieux Rose des vents
N Vinzieux
O    Brossainc    E
S
Savas

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Brossainc est une commune rurale[Note 1],[2]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Annonay, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 37 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[5],[6].

Entrée de l'école.

C'est l'habitat le plus central qui a accueilli une église en 1697, agrandie de la nef actuelle en 1852.

Un même bâtiment a servi d'école et de mairie, mais cette dernière est maintenant installée dans l'ancienne cure, à côté de l'église. Le village a eu une école privée, mais c'est l'école publique qui a pu maintenir une classe unique, avec garderie et cantine, en regroupement avec Saint-Jacques-d'Atticieux.

Une salle des fêtes et un terrain de loisirs ont été aménagés. Ils sont utilisés pour les fêtes locales ou loués à des groupes extérieurs[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (50,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (50,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (50,4 %), prairies (40,6 %), zones urbanisées (6,6 %), zones agricoles hétérogènes (2,4 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  mars 1971 Samuel Cellard    
mars 1971 mars 1977 Albert Cotte    
mars 1977 1986
(démission)
Paul Magnard   Retraité
1986 juin 1995 Jean Cellard   Ouvrier
juin 1995 mai 2020 Jean-Luc Fanget   Employé PTT
mai 2020 En cours
(au 2 décembre 2020)
Christian Massola LREM Retraité

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[11].

En 2018, la commune comptait 269 habitants[Note 3], en augmentation de 12,08 % par rapport à 2013 (Ardèche : +1,94 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
380373365338324332359357359
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
356351355336359333330300279
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
262258258218214211199200184
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
180166143135142165173217264
2018 - - - - - - - -
269--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

En école avec Saint-Jacques[modifier | modifier le code]

Les déplacements bi-quotidiens du car scolaire, entre Brossainc et Saint-Jacques.

En 1997, la présence d'une école à Brossainc a été sauvée par un « regroupement pédagogique » avec Saint-Jacques-d'Atticieux. Les deux communes se sont partagé les élèves : les plus jeunes à Saint-Jacques, avec deux classes, les plus âgés à Brossainc. Un car fait la navette matin et soir entre les deux communes, et à midi aussi pour la cantine qui a été créée à Brossainc. En 2015 la classe de Brossainc a rassemblé quatorze élèves en CE2, CM1 et CM2. Des sorties sont organisées régulièrement à la piscine d'Annonay, de temps en temps avec les classes de Saint-Jacques, avec l'aide d'une amicale laïque commune[7].

Vie collective[modifier | modifier le code]

En bord de route, la tour du hameau de Mantelin.

Les nouveaux habitants s'intègrent généralement bien aux familles plus anciennes. Certains ont aussi intégré le conseil municipal.

Trois associations se sont formées à Brossainc : anciens, chasseurs et bibliothèque.

Les chasseurs, au nombre d'une vingtaine, chassent surtout le chevreuil et le sanglier, en battue. Le petit gibier (lapins, lièvres, perdrix…) est devenu plus rare. Une membre féminine de l'équipe pratique aussi la chasse à l'arc.

Au hameau de Mantelin, depuis les années 2000, les habitants ont pris l'habitude de se rassembler une fois par an pour une fête collective[7].

Économie[modifier | modifier le code]

Des agriculteurs regroupés[modifier | modifier le code]

Des regroupements d'exploitations ont été nécessaires.

Sur la commune, on trouve encore quelques petites exploitations de retraités ou de doubles actifs. Mais pour tenir dans l'avenir, l'agrandissement des exploitations a été nécessaire pour limiter les coûts. L'exploitation principale est un GAEC (groupement agricole d’exploitation en commun). Il s'est formé en 2007 par le regroupement de deux exploitations qui se faisaient face, à Brossainc et à Saint-Jacques. Le regroupement a été facilité par la parenté des deux agriculteurs qui travaillaient déjà ensemble. Un nouveau bâtiment a été construit dans la plaine, au milieu des terrains qui sont maintenant réunis. L'étable accueille en 2015 une centaine de vaches laitières et une cinquantaine de génisses. Les prés fournissent l'essentiel de la nourriture, en foin ou en ensilage. La ferme produit aussi des cerises tardives, qui en principe, réussissent assez bien à une certaine altitude. Mais leur rentabilité reste aléatoire. La vigne a disparu des paysages. L'embroussaillement gagne certains prés, quand leurs propriétaires cessent de les entretenir[7].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église de style roman.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie et sources[modifier | modifier le code]

  • Articles de François Bassaget dans le Dauphiné libéré du 24 août 2015.
  • Bulletins municipaux.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site de la paroisse Sainte-Croix du Rhône.
  2. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 23 mars 2021).
  3. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 23 mars 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 23 mars 2021).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 23 mars 2021).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 23 mars 2021).
  7. a b c et d Articles de François Bassaget dans le Dauphiné libéré du 24 août 2015.
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 23 avril 2021)
  9. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 23 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.