Limony

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Limony
Limony et son environnement, vue nord-est.
Limony et son environnement, vue nord-est.
Blason de Limony
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Tournon-sur-Rhône
Canton Sarras
Intercommunalité Communauté de communes Vivarhône
Maire
Mandat
Richard Molina
2014-2020
Code postal 07340
Code commune 07143
Démographie
Population
municipale
726 hab. (2013)
Densité 101 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 21′ 10″ Nord 4° 45′ 30″ Est / 45.3528, 4.7583
Altitude Min. 134 m – Max. 396 m
Superficie 7,22 km2
Localisation

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Limony

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Limony

Limony est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village, entre vignoble et Rhône, vue vers le sud-est.

La commune de Limony occupe, au bord du Rhône, l'extrême pointe nord de l'Ardèche. Son territoire est représentatif du département, avec ses 7 km² à cheval sur le rivage du Rhône et un plateau mi boisé mi cultivé. On y trouve aussi des gorges pittoresques, celles du Limony, qui est capable, comme la rivière Ardèche, d'avoir de violents accès d'humeur.

Le Limony sert de frontière communale avec Saint-Pierre-de-Bœuf et Maclas, mais aussi de limite départementale avec la Loire, et régionale entre le Vivarais et le Forez.

Le Rhône, lui aussi, a eu ses caprices, et notamment celui de changer de lit. La limite Est de la commune se retrouve ainsi aujourd'hui rive gauche. Il s'agit de l'Île des Graviers, qui fait partie de la réserve naturelle de l'Île de la Platière.

Depuis l'aménagement du Rhône et d'un canal parallèle, les inondations les plus graves ont disparu. Quelques zones restent cependant en théorie inondables. On y retrouve des noms d'îles: Île du Hasard, Île du Gouvernement.

La commune est traversée dans le sens nord-sud par la départementale 86 et la voie ferrée de la rive droite du Rhône, qui contourne le village par l'est[1].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La place aménagée, avec mairie et commerces.

Pour loger de nouveaux arrivants, la construction de villas s'est développée autour du hameau d'Arcoules, au nord du village. Les constructions à venir devraient sans doute combler la zone restée libre entre ces deux pôles d'habitat. Mais les maisons anciennes du village et des hameaux contigus continuent à trouver preneurs.

La même place, vue depuis la mairie.

Peu à peu, la commune s'est dotée d'équipements collectifs: services scolaires et périscolaires, salle polyvalente... La Maison de la Musique est un bâtiment de la communauté Vivarhône, construit en 2013.

Au niveau de l'assainissement, la commune continuait en 2015 de déverser ses eaux usées dans le Rhône. Une réflexion était en cours pour leur faire rejoindre une station de traitement au Péage de Roussillon, en passant par le pont de Serrières[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Dans la Loire, à l’ouest se trouve Lupé et au nord Malleval. Dans l’Isère, au nord-est se trouve Saint Maurice l'Exil. Au sud-ouest se trouve Charnas, une commune de l’Ardèche.

Rose des vents Saint-Pierre-de-Bœuf (Loire) Le Péage-de-Roussillon (Isère) Rose des vents
Maclas (Loire) N Salaise-sur-Sanne (Isère)
O    Limony    E
S
Charnas Serrières, Sablons (Isère)

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

La reproduction, sur textile, de la mosaïque gallo-romaine reconstituée qui avait été trouvée sur le site de Brèze.

Le long du rivage nord-ardéchois, Limony est l'endroit où ont été trouvés le plus de vestiges gallo-romains. Une vingtaine de découvertes ont en effet été recensées en divers endroits: monnaies, plaques gravées, fondations de maison, anciennes voies, tombes, restes de colonnes et anciens sols de maisons.

Devant l'église, la stèle gallo-romaine et son épitaphe.

Il semble probable qu'une agglomération ait existé à la place du village actuel à partir du Ier siècle av. J.-C. jusque vers le début du christianisme au Ve siècle.

Plus au sud, dans le quartier du cimetière, des fouilles ont révélé les restes d'une riche villa.

Encore un peu plus bas, au sud du passage à niveau, on a découvert dans les années 70 les sols d'une autre villa, mais isolée. Il s'agirait d'une construction du IIe siècle, abandonnée ensuite puis réoccupée et enfin détruite par un incendie à la fin du IVe siècle. Il pourrait s'agir d'un ancien établissement thermal, dans ces quartiers de "Fontailloux" et de Brèze bien exposés.

Une mosaïque en mauvais état a été emmenée au musée de St-Romain en Gal. La reconstitution photographique qui en a été faite est suspendue dans le hall de la mairie.

Près de l'entrée de l'église a été posée une stèle antique avec l'épitaphe, de la part de ses patrons, d'une jeune affranchie décédée à 5 ans[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au 24 avril 2014)
Richard Molina[3] DVD Chef d'entreprise

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 726 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
505 419 662 669 708 750 723 820 815
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
791 831 809 823 832 731 711 740 757
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
741 630 561 534 510 506 526 529 563
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2008 2012
559 529 482 544 548 606 754 776 715
2013 - - - - - - - -
726 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Le maximum de population a été atteint au XIXe siècle, avec 832 habitants en 1876. Puis l'évolution de l'agriculture a entraîné des départs de population. Au XXe siècle, la population s'est maintenue aux alentours de 500 habitants, agriculteurs ou ouvriers dans des usines voisines, à Roussillon notamment. Ces derniers cultivaient aussi souvent une portion du territoire, mais ces doubles actifs ont maintenant disparu.

Le XXIe siècle a vu arriver de nouveaux résidents, qui travaillent à Roussillon, dans d'autres communes voisines ou même en région lyonnaise. Il reste quelques agriculteurs à plein temps[1].

Economie[modifier | modifier le code]

Viticulture[modifier | modifier le code]

Le rebord de plateau est le domaine des vignes, en appellations St-Joseph et Condrieu.

La commune a l'avantage de posséder, en plus des terrains répertoriés en Côtes du Rhône St-Joseph, la partie sud de l'appellation Condrieu. Cette appellation est réservée à du cépage viognier planté sur une centaine d'hectares et sur 7 communes dont fait donc partie Limony. Les sols pierreux des coteaux y retiennent la chaleur en été, et le sous-sol rocheux recèle des fractures riches en argiles. La bonne réputation des Côtes du Rhône a conduit à des replantations sur des terrains délaissés avec réfection de murs de soutènement traditionnels. Deux domaines importants vendent directement leur production, ceux de Pierre Dumazet et de Louis Chèze. D'autres productions locales ou voisines se trouvent à la cave "Vignobles sur Cour" récemment installée à Limony ou au "Cavo des Vignerons de Valérius" qui a déménagé depuis peu à Serrières[1]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église, remaniée au XIXe siècle.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église remaniée au XIXe siècle
  • Maison de la Musique
  • Réserve naturelle de l'Île de la Platière
  • Gorges du Limony
  • Nombreux panoramas sur la vallée du Rhône

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

La Maison de la Musique a été réalisée en 2013 par la communauté de communes Vivarhône.

La Maison de la Musique[modifier | modifier le code]

Maison de la Musique concert 2.jpg

Ce grand bâtiment en bordure de la 86, a été construit en 2013 par la communauté de communes Vivarhône, avec une architecture carrée et des couleurs voyantes. En principe le blanc, le noir et les petites fenêtres sont là pour rappeler les touches du piano, et le rouge le velours qui garnit l'intérieur des étuis d'instruments. Cette Maison de la Musique offre 5 salles de cours et une grande salle de 180 m² pour concerts ou répétition d'ensembles. Elle accueille l'antenne la plus au nord de l'école départementale de Musique qui s'appelle maintenant "Vivarhône". Elle héberge aussi l'Harmonie du Réveil Serrières Sablons et les activités musicales du Comité Omnisports de Limony. Elle est occupée pratiquement tous les jours. En 2015, l'École de Musique y comptait une centaine de pratiquants sur instruments variés, en formation musicale ou en pratiques collectives. La pédagogie y est de plus en plus adaptée aux pratiques modernes plus actives et tient compte des capacités diverses des apprentis musiciens[1].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Les rives du Rhône[modifier | modifier le code]

La jetée d'accès à l'ancien bac à traille, sur la rive droite, face à l'Île de la Platière.

Une partie de la commune fait partie de la réserve naturelle de l'‪Île de la Platière‬: sur la rive droite du Rhône, les terrains les plus proches du fleuve; sur la rive gauche du Rhône, l'Île des Graviers. On peut retrouver rive droite, la digue d'accès de l'ancien bac à traille, qui permettait autrefois d'aller au marché de Péage de Roussillon[1].

Les gorges du Limony[modifier | modifier le code]

Des gorges sauvages et fraîches.

En le remontant à partir du village, il s'enfonce assez rapidement dans des gorges sauvages, praticables le plus souvent seulement à pied. Cette nature sauvage attire en été pas mal d'adeptes de la baignade ou de pleine nature. Son débit est souvent modeste, mais il est capable de violentes crues. En période de fortes eaux, des kayakistes sont même arrivés à descendre son cours. Au niveau, sécurité, ce site difficile d'accès reste un endroit délicat à gérer pour les risques d'incendie ou risques d'accidents qui entraineraient des sauvetages périlleux[1].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Limony

Les armes de Limony se blasonnent ainsi :
De sinople au chevron losangé d'or et de sinople.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Albin Mazon, Voyage autour d'Annonay, 1901.
  • Joëlle Dupraz et Christel Fraisse, Carte archéologique de la Gaule. L'Ardèche.
  • articles de François Bassaget dans le Dauphiné libéré du lundi 3 août 2015.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g articles de François Bassaget dans le Dauphiné libéré du lundi 3 août 2015.
  2. Joëlle Dupraz et Christel Fraisse, Carte archéologique de la Gaule. L'Ardèche.
  3. « Liste des maires du département de l'Ardèche » [PDF], sur le site de la préfecture de l'Ardèche,‎ (consulté le 30 juillet 2015).
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2007, 2008, 2012, 2013.