André Laurendeau

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André Laurendeau
Illustration.
Fonctions
Député de Montréal-Laurier
Prédécesseur Paul Gauthier
Successeur Paul Provençal
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Montréal
Date de décès
Lieu de décès Ottawa
Parti politique Bloc populaire canadien
Profession Avocat

André Laurendeau ( à Montréal - à Ottawa) est un romancier, dramaturge, essayiste, journaliste et homme politique canadien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Maxime Raymond, André Laurendeau et Henri Bourassa, lors d'une assemblée du Bloc populaire canadien, tenue au stade de Lorimier de Montréal, le .

Dès 1933, il fonde avec quelques amis le mouvement des « Jeune-Canada » et collabore à la revue L'Action nationale dirigée par son père. En 1935, il va étudier la philosophie et les sciences sociales à Paris. Revenu au Québec, il dirige L'Action nationale de 1937 à 1943 et de 1949 à 1953.

En 1942, il se lance en politique pour s'opposer à la conscription, au sein de la Ligue pour la défense du Canada, puis il participe à la fondation du Bloc populaire canadien, un parti de centre-gauche dont il devient bientôt le chef provincial au Québec, Maxime Raymond en étant le chef fédéral. André Laurendeau est député à Québec de 1944 à 1948.

Rédacteur en chef adjoint en 1947, rédacteur en chef en 1957 du quotidien Le Devoir, il s'associe étroitement à la lutte contre Maurice Duplessis, puis à l'affirmation nationale du Québec pendant la « Révolution tranquille ». Son beau-frère, l’avocat Jacques Perrault, est généralement considéré comme une victime du duplessisme. Il est décédé tragiquement en 1968.

André Laurendeau est connu pour avoir répandu le mot joual. Il est aussi animateur à la radio et à la télévision de Radio-Canada, de 1952 à 1961. Le , il publie un éditorial classique qui servira de base idéologique aux libéraux et souverainistes des années suivantes[1].

De 1963 jusqu'à sa mort, il préside conjointement avec Davidson Dunton la Commission royale d'enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme, dont il avait lui-même suggéré la création dans un éditorial inspiré par son jeune ami Léon Dion. Il demeure de nos jours une référence pour les questions d'éducation, de politique et de société.

Il accordait une grande importance à l'éducation et à l'avenir des jeunes. Sont nommés en son honneur : Le Cégep André-Laurendeau et l'école Laurendeau-Dunton, à Ville LaSalle (Montréal), une école à Saint-Hubert et une autre à Ottawa (aujourd'hui fermée).

Plusieurs livres lui ont été consacrés.

Le fonds d’archives Familles Laurendeau et Perrault est conservé au centre d’archives de Montréal de la Bibliothèque et Archives nationales du Québec[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]


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