Sainte-Anne-de-la-Pocatière

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Sainte-Anne et La Pocatière.
Sainte-Anne-de-la-Pocatière
Image illustrative de l'article Sainte-Anne-de-la-Pocatière
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région Bas-Saint-Laurent
Subdivision régionale Kamouraska
Statut municipal Municipalité de paroisse
Maire
Mandat
Rosaire Ouellet
2013 - 2017
Constitution
Démographie
Gentilé Pocatois,oise
Population 1 636 hab.[1] (2016)
Densité 30 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 21′ 00″ nord, 70° 00′ 00″ ouest
Superficie 5 536 ha = 55,36 km2
Divers
Code géographique 14090
Localisation
Localisation de Sainte-Anne-de-la-Pocatière dans le Kamouraska
Localisation de Sainte-Anne-de-la-Pocatière dans le Kamouraska

Géolocalisation sur la carte : Bas-Saint-Laurent

Voir sur la carte administrative du Bas-Saint-Laurent
City locator 14.svg
Sainte-Anne-de-la-Pocatière

Géolocalisation sur la carte : Québec

Voir la carte administrative du Québec
City locator 14.svg
Sainte-Anne-de-la-Pocatière

Géolocalisation sur la carte : Québec

Voir la carte topographique du Québec
City locator 14.svg
Sainte-Anne-de-la-Pocatière

Sainte-Anne-de-la-Pocatière est une municipalité de paroisse canadienne d'environ 1 600 habitants faisant partie de la municipalité régionale de comté de Kamouraska située dans l'Est du Québec au Bas-Saint-Laurent.

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'endroit a d'abord été connu sous le nom de La Combe[2],[3]. Par la suite, ce nom est changé en Grande-Anse et parfois Sainte-Anne-de-la-Grande-Anse en référence à la grande anse de 14 km dans le fleuve Saint-Laurent à cette hauteur[2],[3]. La municipalité fut aussi connue sous le nom de Sainte-Anne-du-Sud[2],[3]. Les Amérindiens nommaient cet endroit Kamitsitsit ou Kannissigit signifiant « là où il y a beaucoup de castors »[2]. Le nom actuel est emprunté à la seigneurie de la Pocatière qui s'appelait elle aussi autrefois la seigneurie de la Grande-Anse[2].

Ses gentilés sont nommés Pocatiérains et Pocatiéraines[4].

Géographie[modifier | modifier le code]

Article connexe : Géographie du Québec.

Sainte-Anne-de-la-Pocatière est situé sur le versant sud du fleuve Saint-Laurent à 140 km au nord-est de Québec et à 550 km au sud-ouest de Gaspé. Les villes importantes près de Sainte-Anne-de-la-Pocatière sont La Pocatière à 600 m au nord-est, Montmagny à 65 km sud-est et Rivière-du-Loup à 70 km au nord-est. Son territoire couvre une superficie de 54 km2[4].

La topographie locale est accidentée par plusieurs protubérances nommées « pitons », « butons » et « monadnocks » créées par l'érosion sur la surface appalachienne[2],[3]. Les montagnes les plus connues sont les montagnes du Cap-Martin, du Collège, Ronde et Thiboutot[3]. Le territoire est dominé par les champs d'agriculture[3]. La rivière Saint-Jean traverse le territoire de la municipalité[2].

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1996 2001 2006 2011 2016
1 862 1 889 1 843 1 717 1 636

Selon Statistiques Canada, la population de Sainte-Anne-de-la-Pocatière était de 1 843 habitants en 2006[5]. La municipalité a connu un taux de décroissance démographique de 2,4 % en cinq ans[5]. En effet, 2001, la population était de 1 889 habitants[5]. L'âge médian de la population pocatiéraine est de 40 ans[5].

Le nombre total de logements privés dans la paroisse est de 697[5]. Cependant, seulement 676 de ces logements sont occupés par des résidents permanents[5]. La majorité des logements de Sainte-Anne-de-la-Pocatière sont des maisons individuelles[5].

Selon Statistiques Canada, 0,8 % de la population est issu de l'immigration[5]. Les immigrants de Sainte-Anne-de-la-Pocatière sont répartis à parts égales entre une arrivée avant 1991 et une arrivée entre 1991 et 2000 ; aucun immigrant n'est arrivé depuis 2000[5]. Toute la population a le français en tant que langue maternelle[5]. 14 % de la population maitrise les deux langues officielles[5]. Statistiques Canada ne recense aucun autochtone à Sainte-Anne-de-la-Pocatière[5].

Le taux de chômage dans la municipalité était de 7,4 % en 2006[5]. Le revenu médian des Pocatiérains était de 25 519 $ en 2005[5].

26 % de la population de 15 ans et plus de Sainte-Anne-de-la-Pocatière n'a aucun diplôme d'éducation[5]. 40 % de cette population n'a que le diplôme d'études secondaires ou professionnelles[5]. 13 % de cette population possède un diplôme de niveau universitaire[5]. Tous les diplômés de Sainte-Anne-de-la-Pocatière ont effectué leurs études à l'intérieur du Canada[5]. Les deux principaux domaines d'études des Pocatiérains sont « l'architecture, le génie et les services connexes » ainsi que « l'agriculture, les ressources naturelles et la conservation »[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'endroit est d'abord une seigneurie, la seigneurie de la Grande-Anse qui est renommée plus tard la seigneurie de la Pocatière, qui est concédée à Marie-Anne Juchereau en 1672 par l'intendant Jean Talon[2],[3]. Elle est la veuve d'un capitaine du régiment de Carignan-Salières, François Pollet de La Combe-Pocatière dans le Dauphiné en France[2],[3]. En effet, ce fief d'une demi-lieue avait été donnée en cadeau par le père de Marie-Anne Juchereau, Nicolas Juchereau de Saint-Denys, à son gendre en 1670 en le divisant à même son propre fief[2],[3].

La paroisse de La Combe est fondée en 1678 par monseigneur de Laval[2]. Cependant, son nom, par la suite, est changé en Grande-Anse et parfois Sainte-Anne-de-la-Grande-Anse[2]. La paroisse conserve ce dernier nom jusqu'en 1721[2]. Le bureau de poste est ouvert en 1831[2]. La municipalité est officiellement créée en 1845[2]. Une école d'agriculture est fondée en 1852 par l'abbé François Pilote[2]. Celle-ci est toujours active aujourd'hui[2]. En 1960, La Pocatière se détache du territoire de la municipalité[2].

Administration[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal de Sainte-Anne-de-la-Pocatière est composé d'un maire et de six conseillers qui sont élus en bloc à tous les quatre ans sans division territoriale[4].

mandat fonction nom[4],[3]
2013 - 2017 maire Rosaire Ouellet

De plus, Sylvie Dionne est la directrice-générale, la secrétaire-trésorière et la coordonnatrice en mesures d'urgence de la municipalité[4],[3].

Vivre à Sainte-Anne-de-la-Pocatière[modifier | modifier le code]

La paroisse comprend un circuit cyclable formant une boucle de 45 km reliée à la route verte pour la saison estivale et deux sentiers de ski de fond pour la saison hivernale[3]. De plus, il y a un aréna et une piscine publique[3].

L'éducation et la recherche sont très bien représentées à Sainte-Anne-de-la-Pocatière. En effet, la municipalité héberge l'Agrobiopole, le Centre de développement bio-alimentaire du Québec, le Centre québécois d’expertise en production porcine, Centre d’expertise en production ovine du Québec ainsi qu'un incubateur bio-alimentaire[3]. Elle comprend également des écoles primaires, secondaires et collégiales[3]. Un hôpital et un centre local de services communautaires (CLSC) sont présents à Sainte-Anne-de-la-Pocatière[3].

Les activités éconiques principales de Sainte-Anne-de-la-Pocatière sont l'agriculture ainsi que les industries laitière et porcine[3]. Il y a également de nombreux commerces, des restaurants et des motels[3].

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Les Éboulements,
Fleuve Saint-Laurent
Rivière-Ouelle,
La Pocatière
Saint-Pacôme Rose des vents
Saint-Roch-des-Aulnaies N Saint-Gabriel-Lalemant
O    Sainte-Anne-de-la-Pocatière    E
S
Sainte-Louise Saint-Onésime-d'Ixworth

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Recensement du Canada, 2016
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q et r Sainte-Anne-de-la-Pocatière dans Fiche descriptive de la Commission de toponymie du Québec, page consultée le 2 mars 2011
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q et r Sainte-Anne-de-la-Pocatière sur le site de la MRC de Kamouraska, page consultée le 2 mars 2011
  4. a, b, c, d et e Sainte-Anne-de-la-Pocatière dans le Répertoire des municipalités du Ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire du Québec, page consultée le 2 mars 2011
  5. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r et s Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées statistiques.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]