Thérèse Casgrain

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Thérèse Casgrain
Illustration.
Thérèse Forget Casgrain vers 1942.
Fonctions
Sénatrice de Mille Isles

(9 mois et 3 jours)
Prédécesseur Gustave Monette
Successeur Renaude Lapointe
Chef québécoise du Parti social-démocratique

(6 ans, 3 mois et 10 jours)
Successeur Michel Chartrand
Biographie
Nom de naissance Marie Thérèse Forget
Date de naissance
Lieu de naissance Montréal (Canada)
Date de décès (à 85 ans)
Lieu de décès Montréal (Canada)
Sépulture Cimetière Notre-Dame-des-Neiges
Parti politique Parti social-démocratique,
Nouveau Parti démocratique
Père Rodolphe Forget
Conjoint Pierre Casgrain

Thérèse Forget Casgrain (Montréal, - Montréal, ) est une réformatrice, une féministe et une femme politique canadienne.

Au cours des décennies 1920 à 1940, elle a travaillé avec d'autres femmes à faire reconnaître les droits des femmes, en particulier le droit de vote et d'éligibilité au niveau québécois. Elle est aussi la première femme élue à la tête d’un parti politique au Canada et au Québec.

Biographie[modifier | modifier le code]

Thérèse Forget en 1914.

Enfance et milieu familial[modifier | modifier le code]

Marie-Thérèse Casgrain est née à Montréal le . Elle est la fille de Blanche MacDonald, d'origine écossaise, et de Rodolphe Forget, avocat, financier, homme politique conservateur et philanthrope canadien-français. Son enfance, dans une famille de la haute bourgeoisie francophone, se déroule entre les murs de la résidence familiale montréalaise (sise rue Sherbrooke, qu'habitent alors les plus riches familles de la ville) et le « Château » à St-Irénée (Charlevoix), chalet d’été de 17 chambres à coucher qui fait aujourd'hui partie du Domaine musical Forget[1].

En 1905, à l’âge de 8 ans, elle devient pensionnaire chez les Dames du Sacré-Cœur, au Sault-au-Récollet. Elle souhaite poursuivre ses études à l'université, mais son père s'y oppose, n'en voyant pas l'utilité. Selon lui, elle devait plutôt apprendre à gérer une maison, une qualité que doit posséder une future épouse de son rang[1].

En janvier 1916, à 19 ans, elle épouse l’avocat Pierre-François Casgrain, un partisan libéral. Après le retrait de la vie politique de son beau-père Rodolphe Forget, il décide, en 1917, de lui succéder à titre de député libéral dans le comté fédéral de Charlevoix—Montmorency. Il sera élu, puis réélu en 1921. C'est le début d'une carrière politique remarquable qui prendra fin en 1941.

Thérèse accompagne son mari à Ottawa pour l’ouverture de la session parlementaire, au printemps 1918. C'est dans la capitale fédérale qu'elle prend conscience de l'importance de la question du droit de vote pour les femmes. Lors du dernier scrutin fédéral, on avait permis à un certain nombre de femmes de voter. Le gouvernement Borden va par la suite faire adopter le Women’s Suffrage Act, un projet de loi accordant le droit de vote aux élections fédérales à toutes les Canadiennes de vingt et un ans et plus. Mais, au Québec même, les femmes ne pouvaient toujours pas voter lors des scrutins provinciaux. Et l'opposition à une telle extension du droit de vote aux femmes y était forte, notamment de la part du clergé et de l'élite conservatrice.

Pour le vote des femmes au Québec[modifier | modifier le code]

Thérèse Casgrain jouera un rôle de premier plan dans le mouvement pour le vote des femmes au Québec, avant la Seconde Guerre mondiale. Dès 1921, elle est membre fondatrice, avec Marie Lacoste-Gérin-Lajoie et Idola Saint-Jean, du Comité provincial pour le suffrage féminin (CPSF) et en devient la vice-présidente.

En 1922, elle fait partie d’une délégation du CPSF qui rencontre le premier ministre du Québec, le libéral Louis-Alexandre Taschereau pour réclamer le droit de vote des femmes. Ce n'est que le premier d'une longue série de périples dans la capitale provinciale.

Thérèse Casgrain sera désignée présidente du CPSF en 1928, alors que l'organisme est rebaptisé du nom de Ligue des droits de la femme. Elle occupera cette fonction jusqu'en 1941. Elle luttera sans relâche pour améliorer la situation des femmes québécoises, notamment sur le plan juridique, pour leur obtenir le droit de vote aux élections provinciales, une victoire qu'elle obtiendra en 1940 sous le gouvernement d'Adélard Godbout, malgré de fortes pressions de l'épiscopat catholique.

La recherche de l'égalité pour les femmes[modifier | modifier le code]

En même temps que ce combat pour le droit de vote, Thérèse Casgrain poursuit sa lutte pour l'obtention de l'égalité tant juridique que sociale des femmes en usant de ses relations dans les cercles politiques et de son influence dans les médias.

Elle tient salon chez elle, où se rencontrent les esprits réformistes du temps, ce qui suscitera même le mécontentement du premier ministre Louis-Alexandre Taschereau[1]. Prendront part à ces débats d'idées, à diverses époques, des intellectuels et des activistes comme Frank Scott, Jacques Perrault, Pierre Trudeau, René Lévesque, Gérard Pelletier, Jean Marchand, Fernand Daoust et Jacques Parizeau[1].

Elle transporte ses préoccupations pour la situation des femmes à la radio -- d'abord à CKAC vers 1933-34, puis à Radio-Canada, où elle anime l’émission Fémina, qui obtient un grand succès d'audience.

Elle cherche, avec la Ligue du droit des femmes qu'elle préside, à réformer le Code civil du Bas Canada, notamment en ce qui a trait à l’incapacité juridique de la femme mariée et les régimes matrimoniaux. Avec Marie Lacoste-Gérin-Lajoie, présidente de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste, elle veut obtenir une législation portant sur le salaire de la femme mariée et des amendements qui amélioreraient la situation juridique de celle-ci. Ces changements n'interviendront que bien plus tard, et après bien d'autres combats.

Thérèse Casgrain fait aussi campagne pour l'admission des femmes à certaines professions dont l'accès leur était encore refusé, notamment le droit et le notariat. En 1945, alors qu'elle copréside le Service aux consommateurs, organe de la Commission des prix et du commerce en temps de guerre, elle réussit à obtenir que les allocations familiales soient versées aux mères de famille (et non aux pères). Une grande victoire pour les femmes après celle du droit de vote.

En 1946, alors qu'une commission est mise sur pied pour étudier le statut légal de la femme mariée (Commission Méthot), des organismes féminins, à l’initiative de Thérèse Casgrain, présentent un mémoire demandant notamment la levée de l’incapacité juridique de la femme mariée et le droit du conjoint survivant et des enfants d'être soutenus par la succession. Le rapport de la commission ne paraîtra qu'en 1954.

En 1966, afin de coordonner les associations féminines à l'échelle nationale dans un cadre non confessionnel, elle participe à la fondation de la Fédération des femmes du Québec.

Engagement politique[modifier | modifier le code]

Thérèse Casgrain donne une conférence à la Coopérative de consommation La Familiale rue Saint-Hubert à Montréal 14 janvier 1945

En 1942, lors d'une élection fédérale partielle, elle se présente en tant que candidate « libérale indépendante » dans la circonscription de Charlevoix-Saguenay[2], qui avait été celle de son mari, devenu depuis juge à la Cour supérieure du Québec. C'est la première de huit tentatives électorales, qui se solderont à chaque fois par un échec.

En 1946, elle rompt avec les libéraux et adhère au parti Co-operative Commonwealth Federation (CCF), connu en français sous le nom de Parti social-démocratique (PSD). Elle devient vice-présidente du PSD en 1948, la seule femme à siéger au comité exécutif du parti[3]. Elle dirige la branche québécoise du PSD de 1951 à 1957. Elle devient ainsi la première femme au Canada à être chef d'un parti politique[2]. Elle tissera des liens, à l'échelle internationale, avec le mouvement socialiste, et prendra part à divers congrès à l'étranger. En 1956, lors d'une conférence de l'Internationale socialiste à Bombay, elle fera notamment la rencontre d'Indira Gandhi et de Golda Meir[1].

Thérèse Casgrain est une adversaire politique de chef de l'Union nationale et premier ministre du Québec Maurice Duplessis. Elle est candidate du PSD en 1952 lors d'une élection fédérale partielle dans Outremont—St-Jean, lors des élections générales fédérales de 1953 (dans Jacques-Cartier—Lasalle), de 1957 (dans Villeneuve) et de 1958 (dans Jacques-Cartier—Lasalle) et candidate du Nouveau Parti démocratique (NPD) dans Outremont—St-Jean lors des élections générales fédérales de 1962 et de 1963[2].

Engagement social et humanitaire[modifier | modifier le code]

Après la Première Guerre mondiale, elle siège au Conseil fédéral du salaire minimum. Elle cofonde la Ligue des jeunes francophones, les Charités fédérées francophones et la Société des concerts symphoniques de Montréal. Elle fait également partie du Conseil de la santé au Canada et du Conseil canadien du développement social.

En 1961, elle fonde la section québécoise de la Voix des femmes, un organisme féminin luttant contre l'armement nucléaire.

Elle occupe aussi la présidence de la Ligue des droits de l'homme, du Comité du secours médical du Québec au Viêt-Nam et de la section francophone de l'Association canadienne pour l'éducation des adultes. Elle est également vice-présidente du Comité consultatif de l'administration de la justice au Québec.

En 1969, elle devient présidente de la section québécoise de l'Association des consommateurs du Canada, dont les pressions ont conduit à la création du poste de ministre canadien de la Consommation. Avant son arrivée à la tête de la section provinciale, cette dernière était dominée par des éléments anglophones et sa langue de travail était l’anglais, une situation dont son prédécesseur, le professeur David MacFarlane, qualifiait d’« indéfendable ». Plusieurs membres de l’organisation ont misé sur Casgrain pour régler ce problème[4].

Fin de carrière[modifier | modifier le code]

Thérèse Casgrain, en 1980.

En 1970, le premier ministre Pierre Elliott Trudeau la nomme au Sénat du Canada, où elle devient sénatrice indépendante[2]. Elle n'y siège que neuf mois avant d'atteindre 75 ans, l'âge limite pour occuper la fonction.

Dans la dernière décennie de sa vie, elle s’engagera pour les droits des femmes amérindiennes. Elle s'active aussi pour des œuvres de charité et pour les droits des consommateurs.

Durant la campagne référendaire de 1980, elle se positionne contre l'indépendance du Québec. Dans l'Affaire des Yvettes, elle réprimande Lise Payette, alors ministre de la Condition féminine[5].

Elle meurt le à l'âge de 85 ans. Ses obsèques ont eu lieu le 6 novembre suivant, en l'église Saint-Léon de Westmount, en présence d'une foule nombreuse, parmi laquelle de nombreux dignitaires. Elle est inhumée au cimetière Notre-Dame-des-Neiges à Montréal.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Elle épouse le 19 janvier 1916 l'avocat Pierre-François Casgrain, qui fut député fédéral de Charlevoix—Montmorency et de Charlevoix—Saguenay et devint président de la Chambre des communes et secrétaire d'État dans le gouvernement King. Ils ont eu deux filles et deux garçons (Hélène, Renée, Rodolphe[6] et Paul).

Hommages[modifier | modifier le code]

En 1982, la Fondation Thérèse F.-Casgrain a été créée pour perpétuer son souvenir et poursuivre son travail sur la justice sociale et la cause des femmes.

En 1980, la Société Elizabeth Fry du Québec ouvre la Maison Thérèse-Casgrain, une maison de transition pour femmes, la première du genre au Québec. Elle est établie dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce, à Montréal[7].

Le pavillon Thérèse-Casgrain de l'Université du Québec à Montréal a été construit entre 1988 et 1990. Il est situé au 455, boulevard René-Lévesque Est[8].

En 1982, le gouvernement du Canada nomme en son honneur le prix Thérèse-Casgrain du bénévolat. En 2010, le gouvernement Harper le remplace par un Prix du Premier ministre pour le bénévolat[9],[10].

Créé en 2007, le Prix Égalité est décerné par le Secrétariat à la condition féminine du Gouvernement du Québec afin de récompenser des projets réalisés par des organismes publics, parapublics, privés ou communautaires qui favorisent l’égalité entre les femmes et les hommes au Québec. En avril 2015, à l’occasion du 75e anniversaire de l’obtention du droit de vote et d’éligibilité des Québécoises aux élections provinciales, le nom du prix a été modifié et est devenu Prix ÉgalitéThérèse-Casgrain.

Le 17 avril 1985, un timbre-poste conçu par Muriel Wood et Ralph Tibbles a été émis en son honneur.

De 2004 à 2012, le verso des billets de 50 $ du Canada ont représenté Thérèse Casgrain ainsi que les Célèbres cinq et la Déclaration universelle des droits de l'homme[11],[9].

Dans diverses villes du Québec, selon la base de donnée de la Commission de toponymie du Québec, une douzaine de rues rendent hommage à Thérèse Casgrain. Un parc public de Montréal porte également son nom.

Depuis 1982, un mont situé au nord de La Malbaie, dans Charlevoix (Québec), porte son nom[12],[13].

Distinctions honorifiques[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e « Nicolle Forget, Thérèse Casgrain et les pionnières du droit des femmes », sur www.fondationlionelgroulx.org, (consulté le 23 octobre 2018)
  2. a b c et d « CASGRAIN, L'hon. Thérèse Forget — Fiche de parlementaire », Parlement du Canada
  3. Jennifer Stoddart, « Thérèse Casgrain », sur www.thecanadianencyclopedia.ca/fr/, (consulté le 20 novembre 2018)
  4. Jeanne Dansereau, « Thérèse Casgrain élue présidente de la section provinciale de l’ACC », La Presse,‎ , p. 20
  5. Sophie Doucet, « Les contradictions de Madame Casgrain », sur Le Devoir, (consulté le 19 avril 2018)
  6. http://www.thomasdonohue.ca/genealogie/getperson.php?personID=I4699&tree=Thomas
  7. « La Maison Thérèse-Casgrain », sur www.elizabethfry.qc.ca (consulté le 23 octobre 2018)
  8. « Pavillon Thérèse-Casgrain (UQÀM) », sur carte.uqam.ca (consulté le 24 octobre 2018)
  9. a et b PC, « Sous le gouvernement Harper, le nom de Thérèse Casgrain relégué aux oubliettes », SRC, le 27 juillet 2014.
  10. (en) CP, « Feminist disappears from public history under Harper government: Therese Casgrain, a feminist icon and Quebec heroine, has been quietly removed from a national honour », Toronto Star, 27 juillet 2014.
  11. $50 – back/verso $50 – 2004, Canadian Journey, Banque du Canada sur flickr
  12. « Mont Thérèse-Casgrain », sur www.toponymie.gouv.qc.ca
  13. « Mont Thérèse-Casgrain (Ressources naturelles Canada) », sur www4.rncan.gc.ca, 6 octobre 2016 (dernières modifications) (consulté le 24 octobre 2018)
  14. « Thérèse F. Casgrain, C.C. », Ordre du Canada (autre lien)
  15. a et b « Les membres de l'Ordre de Montréal - Thérèse Casgrain », sur ville.montreal.qc.ca (consulté le 23 octobre 2018)
  16. « Médaille du Barreau de Montréal - 1991-1992 - La sénatrice Thérèse Casgrain (à titre posthume) », sur www.barreaudemontreal.qc.ca (consulté le 24 octobre 2018)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Le Fonds Thérèse-Casgrain est conservé à Ottawa par Bibliothèque et Archives Canada et le fonds d'archives de la Fondation Thérèse F.-Casgrain est conservé au centre d'archives de Montréal de Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Nicolle Forget (préf. Monique Bégin), Thérèse Casgrain : la gauchiste en collier de perles, Montréal, Éditions Fides, , 534 p. (ISBN 9782762135169)
  • Anita Caron, Lorraine Archambault (dir.) et Évelyne Tardy et Robert Comeau (collab.), Thérèse Casgrain : une femme tenace et engagée, Ste-Foy, Presses de l'Université du Québec, , 393 p. (ISBN 2760507017, lire en ligne)
  • Micheline Dumont et Louise Toupin, La pensée féministe au Québec. Anthologie [1900-1985], Montréal, Remue-Ménage, , 752 p. (ISBN 978-2-89091-212-0, présentation en ligne)
  • Réal Bertrand, Thérèse Casgrain, Montréal, Lidec, , 63 p. (ISBN 2-7608-7001-4)
  • Thérèse Casgrain (préf. Frank- R. Scott), Une femme chez les hommes, Montréal, Éditions du Jour, , 296 p.
  • (en) Thérèse Casgrain (trad. Joyee Marshall), A woman in a man's world, Toronto, McClelland and Stewart, , 192 p. (ISBN 0771019157)

Articles, chapitres[modifier | modifier le code]

  • Nicolle Forget, «Thérèse Casgrain et les pionnières du droit des femmes», fondationlionelgroulx.org, mars 2016. (en ligne)
  • Jennifer Stoddart (màj par Maude-Emmanuelle Lambert et Andrew Mcintosh le 17 avril 2015), « Thérèse Casgrain », The Canadian Encyclopedia/L'Encyclopédie canadienne,‎ (lire en ligne)
  • Véronique Lalande, « 6. Thérèse Casgrain, Québec (1896–1981) », dans Florence Piron, Citoyennes. Portraits de femmes engagées pour le bien commun, Québec, Éditions science et bien commun, (ISBN 978-2-9814827-3-0, lire en ligne)
  • Wayne Brown, « Thérèse Casgrain, suffragette, première femme à diriger un parti et sénatrice », Perspectives électorales,‎ , p. 30-34 (ISSN 1488-3538, lire en ligne)
  • (en) Susan Mann Trofimenkoff, « Thérèse Casgrain and the CCF in Québec », dans Beyond the Vote. Canadian Women and Politics, University of Toronto Press, Toronto, 1989
  • Casgrain, Thérèse F., « The Canadian constitutional challenge : a search for direction and accommodation. » — Canadian Confederation Forum (1977-1978, Hamilton). — Proceedings of the fifth session of the Canadian Confederation Forum, McMaster University, novembre 1977 à avril 1978. — Hamilton : McMaster University, 1978. — P. 77 à 84.

Mémoires et thèses[modifier | modifier le code]

  • Darsigny Maryse, Du Comité provincial du suffrage féminin à la Ligue des droits de la femme (1922-1940) : Le second souffle du mouvement féministe au Québec de la première moitié du XXe siècle, M.A. (histoire), UQAM, 1994
  • Trifiro Luigi, La crise de 1922 dans la lutte pour le suffrage féminin au Québec, M.A. (Histoire), Université de Sherbrooke, 1976. 113 p.

Autres[modifier | modifier le code]

  • Nicolle Forget (invitée) et Éric Bédard (animateur), «Thérèse Casgrain et les pionnières des droits des femmes», 9e rencontre de la série Figures marquantes de notre histoire, MAtv, 8 mars 2016. (en ligne)
  • Nicolle Forget (invitée) et Jacques Beauchamp (animateur), «Thérèse Casgrain, une militante parfois sous-estimée», à l'émission de radio Aujourd'hui l'histoire, Radio-Canada, 29 mai 2017, 20 min. (en ligne)
  • Nicolle Forget (invitée) et Catherine Perrin (animatrice), «La biographie de Thérèse Casgrain : longue vie d'une militante», à l'émission de radio Médium large, Radio-Canada, 8 mars 2013, 16 min. 34 sec. (en ligne)
  • «Thérèse Casgrain, la battante», Ici Première, Radio-Canada, 26 min. (en ligne)
  • «Thérèse Casgrain, humaniste», Femme d'aujourd'hui, Radio-Canada, 17 décembre 1975, 55 min 22 sec. (extrait en ligne via les Archives de Radio-Canada.)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]