Aïn Bessem

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Aïn Bessem
Aïn Bessem
Aïn Bessem
Noms
Nom algérien عين بسام
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Région Kabylie
Wilaya Bouira
Daïra Aïn Bessem
Code postal 10005
Code ONS 1035
Démographie
Population 42 635 hab. (2008[1])
Densité 338 hab./km2
Géographie
Coordonnées 36° 17′ 48″ N 3° 40′ 12″ E / 36.296553, 3.6700736° 17′ 48″ Nord 3° 40′ 12″ Est / 36.296553, 3.67007
Altitude 675 m
Superficie 126 km2
Localisation
Localisation de la commune dans la wilaya de Bouira.
Localisation de la commune dans la wilaya de Bouira.

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Aïn Bessem

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Aïn Bessem

Aïn Bessem est une commune de la wilaya de Bouira en Algérie (42 000 habitants). Ses habitants s’appellent les Ain-Bessemois

Sommaire

Statut[modifier | modifier le code]

Le statut territorial de la ville  d’Ain-Bessem changea plusieurs fois, le  dernier fut effectué en date de 1974) à la suite Premier redécoupage territorial et réorganisation des wilayas et des communes , issu de l'ordonnance no 74-69 du 2 juillet 1974 réorganisant le territoire algérien en portant le nombre de wilayas de quinze à trente et une et la création    de dix-huit wilayas nouvelles dont la wilaya de Bouira , ce qui permit à la commune d’Ain-Bessem , initialement rattaché à la Wilaya de Titteri  (Médéa ) pour accéder à la suite de son affectation territoriale vers le nouveau territoire de la Wilaya de Bouira au statut de Daïra , officiellement  en exercice à partir du 10 aout 1974 avec la désignation d’un chef de Daïra et dont l’administration locale fut installée dans les bureaux aménagés expressément dans l’ancienne  ferroviaire ( Cessation d’activités en 1934 à la suite de la suppression de la ligne reliant Bouira – Sour-El-ghozlane via Ain-Bessem )  située au Nord de la Ville  et qui faisait partie du domaine du Centre D4Enseignement Agricole ( C.E.A) opérationnel à ce jour  en tant que Collège d’enseignement Moyen , relevant de l’Académie  de l’Enseignement moyen . En réalité, le statut territorial d’Ain-Bessem comme commune mixte a été fixé en 1932, suivant de la loi de 1875 à 1956, réorganisant les  territoires civils, abrogée par le décret du 28/6/1956, portant suppression des communes mixtes et généralisation des communes de plein exercice. De 1956 à 1962, à la suite de la promulgation du décret du 28-06-1956, portant généralisation des communes de plein exercice, elle accéda au statut de commune de plein exercice avec un conseil municipal composé exclusivement de Colons sans autoriser aucun droit aux musulmans d’être éligible – Initiative mise en pratique par les colons en vertu de la loi 14 décembre 1789 portant élections des municipalités suivant l’article 30 stipulant que les citoyens actifs de chaque communauté nommeront, par un seul scrutin de liste et à la pluralité relative des suffrages, un nombre de notables double de celui des membres du corps municipal , suivi de Article 31 dictant exclusivement que les  notables de chaque communauté formeront, avec les membres du corps municipal, le conseil général de la commune, et ne seront appelés que pour les affaires importantes. Donc, les musulmans sont exclus en application de La législation de conquête mise en place en Algérie dès 1834, y est confirmée par la loi du 28 juin 1881 sous forme de normes légales de  justice administrative qui s'applique uniquement aux personnes définies comme « indigènes ». Elle ne respecte pas les principes généraux du droit français, en particulier en autorisant des sanctions collectives, des déportations d'habitants et en sanctionnant des pratiques que la loi n'interdit pas, sans défense ni possibilité d'appel. La Preuve : Plusieurs personnes furent déportées en 1957 du village d’Ain-Bessem vers Cayenne dans l’établissement  pénitentiaire de l'Anse du Chaton, non loin de la Pointe de Buzaré en Guyane. Historiquement, le village d’Ain-Bessem avant 1902, reçut un statut spécial de «  Délégation   » sous contrôle directe de la Commune d’Aumale (Actuel  Sour-El-Ghozlane  », jouissant d’un statut de commune mixte. À partir du 05 juillet 1962, dés l’indépendance de la République Algérienne Démocratique et Populaire, la ville d’Ain-Bessem qui comptait moins de 8 500 Habitants selon le fichier de population  établi au Mois de décembre 1962 et qui a servi de fondement juridique pour le recensement général de la population réalisé par l’Office des statistiques en 1966. Elle accéda officiellement au statut de Commune Algérienne en application du  décret 63-189 du 16 mai 1963 , premier texte officiel de l'État algérien réorganisant les communes issues de la colonisation française. Elle relevait du point géographiquement du territoire de la Wilaya du  Titteri (Médéa), crée en même temps suivant le même décret portant simultanément un autre texte relatif au maintien de la division de l'Algérie en quinze départements algériens dont la wilaya du Titteri (Médéa). La commune d’Ain-Bessem fut rattachée  territorialement à la sous-préfecture de Sour-Ghozlane. Durant l’époque coloniale, le village d’Ain-Bessem faisait partie des territoires du département d’Alger, rattaché administrativement à la Commune mixte d’Aumale, en qualité de délégation communale de 1906 à 1932. Cependant, le statut  territorial reste administrativement officieux en raison de la centralisation des pouvoirs administratifs Français au niveau d’Alger, généralement sous contrôle militaire. En 1932, date à laquelle le siège de la Mairie est construit c'est alors qu'un décret provisoire est promulgué relativement à la formation d'un conseil communal de régence transitoire, présidé par un notable , issu des colons et composé de plusieurs personnes de confession chrétienne et influentes au niveau de la circonscription territoriale , à la tête duquel était placé un officier militaire Français. À partir de 1936, une nouvelle règle est appliquée, celle tirée de la loi Blum-Violette en 1936, proposée à accorder la pleine citoyenneté française et le droit de vote afférent, à une élite indigène, contesté par la Fédération des Maires d’Algérie, de peur des suites électorales de la présence d’indigènes. Plusieurs délégations Communales ont bénéficié du statut de Commune mixte dont la Village d’Ain-Bessem qui fut  reconnu officiellement avec un statut au titre de Commune mixte, relevant du Département d'Alger et rattachée à la Commune d’Aumale. Elle maintient ce statut de Commune mixte  jusqu’à l’indépendance de la République Algérienne Démocratique et Populaire. À partir de 1974 , à l’issue de la promulgation de l'ordonnance no 74-69 du 2 juillet 1974  du premier redécoupage territorial et réorganisation des wilayas et des communes , portant  le rattachement ou le  détachement de communes entre deux ou plusieurs wilayas ,  relatif à la  réorganisation de la composition des daïras et la création de huit nouvelles  wilayas . Ain Bessem est  promue au  titre sous-départemental «  Daïra  » , relevant du nouveau territoire de  la nouvelle Wilaya de Bouira , regroupant dans sa circonscription territoriale régionale six communes et trois délégations communales : Ain-Bessem, Ain-Laloui ( Délégation communale ), Souk-El-Khmiss (Délégation communale), Bir-Ghbalou, Raouaroua et Khabouzia, El-Hachimia, Oued Berdi (Délégation communale), Ain-Hadjar (Délégation communale). Ensuite, la promulgation de la loi no 84-09 du 4 février 1984 , portant réorganisation du territoire algérien, augmentant  le nombre de wilayas de trente et une à quarante-huit et le nombre de communes à mille cinq cent quarante.  Le nouveau redécoupage fit perdre à la Daïra d’Ain-Bessem  plusieurs territoires communaux à la suite de l'affectation avec statuts de Daïras de trois de ses Communes : Bir-Ghbalou, El-Hachimia et une délégation communale : Souk-El-Khmiss. E même temps de l’affectation de la Commune de Khabouzia vers la nouvelle Daïra de  Bir-Ghbalou  et Oued Berdi vers la nouvelle  Daïra d’El-Hachimia. En somme , le territoire sous-départemental d’Ain-Bessem est réduit considérablement par ce redécoupage à la suite de l’amputation de son territoire de 4 communes ( Bir-Ghbalou , Khabouzia , El-Hachimia et Raouaroua ) ainsi que  02  délégations communales ( Souk –El-Khmiss et Oued Berdi ) . En parallèle , cette loi permet entre autres de faire accéder aux statuts de commune trois (03) délégation communales (Ain-Laloui , Oued Berdi  et Ain-Hadjar  ) ce donne que la Daïra d’Ain-Bessem compte uniquement trois (03) communes ( Ain-Bessem , Ain-Laloui et Ain-Hadjar )  regroupées dans sa  circonscription territoriale actuelle qui date de 1984 à ce jour .Depuis  2012 , la Commune d’Ain-Bessem est dirigée par une assemblée Communale ,  présidée par le micro-parti P.R.A (Parti du Renouveau Algérien) majoritaire et comptant 11 sièges sur 19 prévus , le FLN compte 5/19 et le RND 3/19.  Le conseil communal de l'APC est présidé par le Maire Omari Ahmed, ingénieur d'État Agronome. Du fait de plusieurs lois, issues exclusivement du cadre sécuritaire, dans  l'organisation des A.P.C (Assemblées populaires Communales) le rôle du Président de l’APC, se limite à un rôle uniquement consultatif et d'animation. Le pouvoir exécutif est confié au chef de la Daïra (Sous-préfet) dont la fonction est principalement représentative de l'État. Par contre, les pouvoirs de police administrative sont partagés entre le chef de la Daïra et le Commissaire de police qui se prêtent réciproquement leurs moyens d'action à cet effet. En conclusion au vu des nouvelles lois, relatives à la restriction des pouvoirs du Maire, ce dernier n’est désormais pas du tout impliqué dans la politique de sécurité ni celle de la relance économique si les pouvoirs politiques, administratifs et sécuritaires  restent entre les mains de la préfecture de police et la Daïra. [modifier | modifier le code]

SITUATION[modifier | modifier le code]

Ain-Bessem est une Commune Algérienne, relavant de la Wilaya de Bouira – code : 10. Elle est la troisième Daïra du point de vue géographique et démographique de la Wilaya. Elle regroupe dans sa circonscription territoriale  trois (03) communes. Elle est située à l'ouest du Chef-lieu de Wilaya Bouira, exactement à 17 km. Une zone agricole partagée géographiquement en deux (02) régions distinctes, l'une à l'Ouest, relevant de la Kabylie, s'étend de Ain-Hadjar jusqu'à Sidi Khalifa, l'autre à l'Est, rattachée à la plaine des Arribs et relevant initialement avant le découpage régionale de 1974 de la région du Titteri ( Médéa ) , englobant les villes de Bir-Ghbalou, Raouaroua, Beni Slimane et El-Azizia . La commune d'Aïn Bessem se trouve au centre des Communes intérieures de la Wilaya de Bouira, limitée dans ses frontières par les Communes de : Djebahia au Nord, Aïn El Hadjar au Nord-Est, Aïn Laloui à l'Est, El Hachimia au Sud-Est, , Sour El Ghozlane au Sud, Raouraoua au Sud-Ouest, Bir Ghbalou à l'Ouest et Souk El Khemis au Nord-Est.[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Aïn Bessem
Souk El Khemis Djebahia Aïn El Hadjar
Bir Ghbalou Aïn Bessem Aïn Laloui
Raouraoua Sour El Ghozlane El Hachimia

Elle couvre une superficie totale de 12 600 hectares dont 5 200 hectares sont urbanisés et localisent la Ville d'Ain-Bessem. Du point de vue superficie régionale, elle serait la plus grande Daira de la Wilaya de Bouira, la troisième Daira la plus peuplée après, celle de Bouira, et Lakhdaria) . Du point de vue économique en raison de sa vocation agricole (maraichages, céréales et arbres fruitiers) elle est supposée être la plus riche commune de la Wilaya de Bouira.

Aïn Bessem est située à moins de 85 km au Sud-Est de la capitale Alger2. Située à proximité de la Commune de Bir-Ghbalou ( 7 km ) , elle est supposé être le 1° carrefour routier de la région . Par sa situation géographique, le transit vers le Sud à partir d'Alger et de Kabylie, se fait par la RN 08 vers Sour-Ghozlane. Alger peut être rallié par deux routes, l'une est départementale passant par Sidi Yahia et donnant directement vers Djebahia pour aller vers Alger, l'autre est une route Nationale, passant par Bir-Ghbalou via Tablat pour aller droit sur Alger. Une troisième route est possible à regagner Alger, via Bouira et sur l’autoroute Est-Ouest  Les voyageurs venant de l'Est et de la Kabylie empruntent la RN 08, passant par Bir-Ghbalou pour aller vers la Wilaya de Médéa ou vers l'Ouest Algérien .et vice versa que les voyageurs de l'Ouest Algérien, transitent par la même route pour aller vers l'Est ou vers la Kabylie .

Les coordonnées géographiques de la commune au point central de son chef-lieu valent respectivement 36° 17′ 48″ Nord et 3° 40′ 12″ E

Relief[modifier | modifier le code]

La plaine des Arribs est une étendue de terres arables, en majorité de type de sols «  brun-méditerranéens ». Chaque région des Arribs , possède un relief plus ou moins marqué, des collines ( 850 - 1000 m )aux sommets de Sidi Attaf ( Sidi Yahia ) (747 - 810 ) monts d'El-Khmiss .

Bien que d'importance capitale du point de vue économique, la région d'Ain-Bessem comporte les paysages les plus variés et les plus marquants au Nord dans la zone située de Souk-El-Khemiss (frontières) jusqu'à la commune d'Ain-Hadjar . La topographie, notamment, la barrière que forment les monts de Dirah à l'Est , les monts de la Djurdjura à l'Ouest et les monts de Z'barbar au Nord , font situer la Ville d'Ain-Bessem dans une sorte de cuvette , et y sont aussi à l'origine d'une grande variété de climats. Dans la Daira, le canton de Sidi Yahia contient la plupart des sommets à forêts denses et impraticables couvrant presque 10% de la superficie de la Daira .

Ain-Bessem est située sur la ligne de partage des eaux du bassin versant des monts de Dirah ( Sour-El-Ghozlane ) déversées dans l'Oued LAKHAL ( long de 165 km de Sour-Ghozlane à Bejaia ) . En 1985 , la construction du barrage lakhel d'une capacité de 30 Hm3 , fit réduire considérablement les conditions diverses du régime de l'Oued Lakhel , la composition de ses eaux et reste l'origine de ses troubles. Au final , la construction d'un autre Barrage à TILSDIT d'une capacité de 165 Hm2 , vient d'effacer presque à jamais l'Oued Lakhel . Autrefois, la ville d'Ain-Bessem recevait un affluent connu sous le nom ruisseau de la cave qui traversait au Nord de la ville du côté du siège de la Daira d'Ain-Bessem , passait derrière le siège des ponts et chaussées , continuait en traversant l'usine des carreaux -granito ( EMACOB ) , l'abattoir d'Ain-Bessem , et va droit sur les jardins via l'hôpital d'Ain-Bessem et se jette à l'Oued Lakhel par le pont n°3 de la route départementale Ain-Bessem - Bouira .

La ville a été marquée par de nombreuses inondations, dont les plus importantes sont celles de 1934 ; 1951, 1966 , 1983 , 1990 et 2001 . Par contre, les régions de Mettenane et Ain-Chalala (Kraimia) appartiennent aux bassins des monts de Z'barbar et drainés par Oued El-Khmiss qui traverse la commune d'Ain-Hadjar et se jette à l'Oued Lakehel. Ainsi les eaux coulant de la Daira d'Ain-Bessem peuvent se diriger vers la mer Méditerranée du côté de Bejaia si ce n'est la construction des deux (02) barrages. Presque chaque région compte un nombre de réserves d’eau, Les plus grandes sont situées dans la région des Arribs , ajouté à sa réserve d'eau du barrage destinée , exclusivement depuis 2013 à l’irrigation à la suite de l’adduction de l’A.E.P des villes (Ain-Bessem , Ain –Laloui ) au réseau de distribution de l’Algérienne des Eaux , acheminant l’eau potable à partir du Barrage ‘’ Koudiat Asserdoun ‘’ ( Capacité : 658 Hm3). Un projet national destiné à l’alimentation de l’A.E.P des Wilaya ( Tizi Ouzou , Bouira , M’sila et Médéa ) – Un réseau de transport d’eau potable d’une longueur de 565 km , débutant à la station de pompage de Djebahia , en y acheminant l’eau potable via 06 stations de reprises jusqu’à la dernière

Géologie[modifier | modifier le code]

La plaine des Arribs forme un grand ensemble de couches sédimentaires successives. le bassin se referme à l’Ouest  percutant de plein fouet les monts de Dirah et de Zebarbar mais reste ouvert vers la plaine de Hamza ( Bouira, Ouled Bellil et  Ait Laâziz ) et préfigurant les  bassins fluviaux de Oued Lakhal au Sud , , Oued El-Khabathna à l’extrême Sud  , Oued Kararif à l’Ouest et Oued Khmiss à l’Est

En 1976, lors de l’étude pour la réalisation du Barrage Lakhal, le bureau Bulgare, chargé de l’étude du projet  après des forages et des puits dans plusieurs zones, ont supposés une composition de  strates en cuvettes concentriques, mais avec des objets complexes comme des failles. Les formations du relief se situent dans les couches du Paléogène (ère tertiaire) et ont été apprêtées par l’érosion, ce qui donne que la plaine toute en entière est constituée d'alluvions des Oueds. Les plus anciens dépôts sont des sables et des argiles  si on tient compte du point pédologique des types de sols existants dont les moins fertiles se situent dans la région de Raouaroua, des sols extrêmement lourds et compacts. Par contre, il y’a lieu de citer les sols se trouvant dans la région de Sidi Khaled des sols sableux secs et très drainants. Ils sont peu (ou pas du tout) aptes à transporter l'eau depuis les couches profondes par capillarité. En parallèle, les forages exécutés confirment que le sous-sol de la plaine des Arribs se caractérise par la présence de nombreuses carrières de calcaire , de Schiste et  de gypse .

Hydrogéologie[modifier | modifier le code]

L'hydrogéologie est très influencée par l'urbanisation. La rivière de la cave, petit affluent fut supprimée en raison des constructions. De nombreuses nappes d'eau souterraines, présentes dans le sous-sol de la Ville d’Ain-Bessem fournissent par puits (recensement 542) ou par forage (05 ) de l'eau aux habitants qui préfèrent se ravitailler de cette eau au lieu de l’eau purifiée et prélevée à partir du barrage de Koudiat Asserdoun . Cette pratique est d’usage depuis l’ère coloniale.

Topographie[modifier | modifier le code]

Située au milieu de la plaine des Arribs qui s’étend de Béni Slimane jusqu'à Bouira sur une superficie totale de 825 km2, superficie comprise entre la Wilaya de Médéa ( 2/3) et celle de Bouira (1/3) . La ville proprement dit Urbanisée s’étend sur une superficie de 4,8 km2. La Daira compte une superficie totale de 580 km2. Sa géographie se caractérise par son étendue plate, composée de milliers d'hectares de terres agricoles et le reste des terrains accidentés dont les reliefs forment de petites collines au Sud et à l’Est de la ville. Le mont de Nouadhir (656 m) et le mont de Manaâ (735 m). Au nord, se trouvent les monts d’El-Khmiss et de Sidi Attaf (935 m).

Ain-Bessem intra-muros, est délimitée par les fractions d’Ouled Zidane et Ouled Amar au Sud. Les fractions d’Ouled Alliane, et El-Maâchia se trouvent au Nord.  Au Nord –Ouest se trouvent les fractions d’Ain Chellala et El-Kraimia. Au Nord –Ouest, l’Annexe de Sidi Yahia (Ouled Zidane et Ouled Brahim) située dans une zone boisée limitée par les forêts de Djebahia et celle de la commune de Maâla, ce qui porte un périmètre boisé d’environ 3 200 ha de terrains accidentés rattachés aux monts de la Commune d’El-Mokrani , entourant plusieurs Oueds dont le plus important reste Oued El-Khmiss ( Projet de construction en cours d’étude barrage d’une capacité de 256 Millions de m3) . La surface de l’unité urbaine de la commune d’Ain-Bessem et 4.5 Km2, rassemblant 42 000 Habitants. Étant donné que la ville est située sur une surface plate, elle compte plusieurs accès dont la principale était initialement et avant 1983, reliée à la RN 08 qui traversait la Ville en plein centre . En 1984, les autorités régionales, pour éviter les grands embouteillages dans la route ordinairement empruntée. , ont décidé d’aménager une nouvelle voie hors de la Ville, un tronçon expresse de 4 km de long, large, rapide et réservé aux véhicules de transit . Du point de vue transport routier, le secteur de couverture est largement suffisant, ce qui permet de mieux ouvrir Ain-Bessem aux communes limitrophes : El-Hachimia, Raouaroua, Sour-El-Ghozlane, Khabouzia, Bir-Ghbalou, Ain- Laloui et El-Khmiss, reliée à chacune d'elle par une route individuelle. Toutes les routes sont goudronnées ( Nationales, départementales et communales ) .Au-delà de l'enceinte de la ville à l’ouest et au sud, la Commune compte deux (02) grands espaces agricoles situés à la limite des frontières de la ZHUN ( Zone urbaine ) , aménagés en 1987 pour composer les périmètres irrigués des Arribs sur une superficie totale de 2 200 ha partagés en commun par les communes voisines Bir-Ghbalou et Raouaroua . À l’Est, on trouve aussi les terres fertiles à vocation céréalière sur une surface plate qui s’étend d'Ain-Bessem à Ain-Laloui (846 hectares) et au Nord, les terres supposées être, les plus fertiles (890 hectares) au vu du rendement conséquent des céréales, et qui s’étendent de la fraction d’El-Maâchia jusqu’à Ain-Hadjar. La commune est couverte à 32 % de montagnes boisées naturellement (Pin, sapin, eucalyptus, chêne vert, frêne, houx, hêtre, orme, peuplier tremble et châtaigne).

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de la  région des Arribs est souvent tempéré de transition mais chaud en été ,  influencé par les vents Sirocco soufflant du Sahara . En hiver et au printemps , la région reste  sous l'effet d'un climat méditerranéen . Les précipitations sont réparties tout au long de l'année, souvent sous forme de neige en hiver. Les quatre saisons sont presque  marquées, avec une différence d'environ 42 °C entre la température moyenne des mois les plus chauds (mi-juin , juillet  et août ) et 6° C les mois les plus froids (décembre , janvier et mi-février ).. Les vents du Sud et les vents de l'Est  font effet de barrière climatique et provoquent des différences significatives de température et de quantité de pluie . L'influence du climat méditerranéen est plus marquée au printemps et en automne , où les étés sont plus chauds et les hivers sont souvent très froids . La température moyenne diffère en fonction de l'altitude du lieu où souvent on constate la neige  dans les monts d’EL-Khemiss.

Souvent, il  nous arrive d'assister[Quoi ?]  à plusieurs étages avec des climats et desmilieux naturels différents dans les régions de la Daira . Dans les basses terres telles que la plaine de Hamza , occupée entièrement par un périmètre Irrigué de 2300  Ha (Altitude varie de 647 - 415 m) la température dépasse 40 °C durant certains jours les plus chauds de l'été - de juin à août  - et descend en dessous de 0 °C  certains jours de la période d'hiver - de décembre à mars. Au-dessus de 1000 m ( monts d'Ouled Brahim ) ,  la neige subsiste pendant presque une semaine et durant cette période la température monte rarement au-dessus de 15 °C. L'ensoleillement, élevé dans toute la région durant l'été, est très marquée durant presque 310 jours . Par contre , en hiver  il y'a souvent présence de brouillard opaque  mais la région connaît surtout des jours de gelée blanche qui persiste pendant plusieurs jours surtout au Mois de septembre. En conclusion , la région souffre autant lorsque le vent chaud du Sud souffle vers le Nord, il provoque un temps maussade , chaud  avec vent brulant et un temps sec et chaud sur les monts d'El-Khmiss . Quand au contraire le vent froid du Nord souffle vers le Sud, il provoque un temps pluvieux et froid . Souvent , les vents de l'Est provoquent des chutes de température et une impression de froid accentuée par le souffle des rafales qui peuvent atteindre 80 km/h .

Géographie[modifier | modifier le code]

la plaine des Arribs est d'une forme ovoïde. Un espace agricole estimé à plus de  76 500 ha, caractérisée  par une surface topographique plane, avec des pentes relativement faibles. Elle se trouve à moyenne altitude de moins 525 m du côté de la Commune d'Ain-Bessem  et à moins de 415 m en basse altitude dans la commune de Bir-Ghbalou. Cette grande surface à sols fertiles de types bruns-méditerranéens, des vertisols et  des terrains sablo-limoneux (aux temps du colonialisme utilisées aux vignobles et font dériver le meilleur vin de France en 1956 - Médaille d'or  et 1957 médaillé d’argent) s’étendent des territoires de la Daira d’Ain-Bessem ( Ain-Bessem , Ain-Hadjar et  Ain-Laloui ) ,  traversant la Daira de Bir-Ghbalou ( Bir-Ghbalou , Khabouzia et Raouraoua ) jusqu’à la Daira de Bezni Slimane ( Guelb –El-Kebir , Beni Slimane et Sidi Naâmane ). En somme, de la superficie totale de la plaine des Arribs , la Daira d’Ain-Bessem compte plus 27 000 Ha ( Ain-Laloui et Ain-Hadjar inclus).

Par contre , la commune d’Ain-Besse à elle seule , compte plus de 12 000 Hectares  dont  2 200  hectares ont été affectés en 1988 à la réalisation d'un grand périmètre irrigué , spécialisée dans la culture maraichère où la pomme de terre domine toutes les cultures .(Maraîchage)  - Un espace aménagé et doté d'un réseau hydraulique ramifié à mode aspersion , desservi par une station de pompage située en aval du barrage Lakehel . Le périmètre irrigué est presque dépourvue d'habitations si ce n'est la présence de petits bourgs qui s'éparpillent çà et là à travers sa grande superficie, à l'image du bourg d'Ouled Zidane, de Tararfa, d'ouled Amar, la Ferme des Arribs et  la ferme Hamza. Tout le foncier appartiennent  à l'état mais distribué en 1989 sous forme d'exploitation collective ( E.A.C ).

Bien que l'exploitation maraîchage soit si importante du point de vue rentier, plus de  7 300 ha sont réservés exclusivement aux céréales. Les privés ne comptent que 11% des terres sur les 12 900 Ha où on compte aussi la présence de quelques vergers , dominés par les oliveries , estimés à moins de 720 Ha. Dans la partie de la Commune, se trouvent les monts d'Ouled Brahim, appelés massif de Mettenane , font partie des chaînes de montagnes de Z’barbar, à la frontière de la Wilaya de Boumerdes par KADDARA, et les montagnes de Tablat par les monts de MAALA. Le point culminant du massif (930 m) est à SIDI ATTAF. Le caractère des montagnes est constitué de  versants raides. Les populations y pratiquent l’apiculture, l’aviculture, l'arboriculture (Oliveraie) , l’élevage bovin et ovin et les quelques surfaces agricoles sont utilisés en jardins potagers ou à la culture d'orge et avoine .  À l’Ouest, le plateau est de forme tabulaire allant de Ouled M'hia jusqu’à  El-Aouakla , se caractérise par une formation de talus d'altitude peu élevée  , où les cours d'eau ( Oued lakehel , oued Khmiss et Oued Khebathna ) sont encaissés . Comme le plateau est d'une grande surface agricole estimée à plus de 15 000 ha , les territoires des communes ( Ain-Laloui et Ain-Hadjar ) , on y pratique les cultures céréalières  , maraîchères à moins de 600 Ha  souvent en rapport au taux de pluviométrie que cela offre une abondance des eaux , garantissant l’exploitation durant la Saison ( mars-Juin ) par la voie de fosses de récupération d’eau, creusées sur les lits des Oueds  . Au mois d’aout, ces Oueds sont asséchés. Dans cette région, on y pratique aussi à grand échelle l’élevage bovin et ovin ( Goura , Ouled M’hia , Rouiba , Sidi Khaled et Sidi Zouikia ) où on trouve en abondance le lait caillé distribué gratuitement . Par contre , la région des Arribs du côté de Bir  Ghbalou et Beni Slimane , les terres sont très fertiles mais réservées exclusivement aux céréales .

Administration[modifier | modifier le code]

Avant 1974, la commune d'Ain-Bessem faisait partie intégrante de l'administration de la wilaya de Titteri (Médéa) avec un statut de commune, relevant de la circonscription sous-départementale de Sour-El-Ghozlane, en application des dispositions légales du 1er découpage administratif de la république Algérienne de 1965. En application des principes juridiques et administratifs de la loi du 2°découpage administratif de 1974, relative à la création de nouvelles wilayas, elle fut intégrée à la composition de la nouvelle Wilaya de Bouira. Elle obtint ainsi le statut de sous-préfecture (Daïra). Aujourd’hui, elle compte uniquement trois (03) communes : Ain-Bessem, Ain-Hadjar et Ain-Laloui. Ces Communes sont placées techniquement sous l’autorité du chef de la Daira  mais dirigées administrativement par les Présidents d’APC ou Maires. En réalité, le chef de la Daira dispose du pouvoir le plus étendu et dirige les Assemblées Communales du fait de la présence d’élus de différents mouvements politiques en conflit permanent, ce qui facilité généralement la Tache au chef de la Daira, lui-même à l’origine de tout conflit.

Au vu de son importance économique issue de la dynamique commerciale  après la construction du barrage Lakhel en 1986 et la réalisation d'un périmètre irrigué d'une superficie de 2300 ha, la production des maraichages à grandes quantités avait donné une nouvelle dimension ç la Daira d’Ain-Bessem. En effet, ce grand projet avait largement contribué à l'absorption partielle du taux de chômage par la création de plusieurs emplois directs et indirects. La ville d'Ain-Bessem avait connut une relance économique dés 1992 malheureusement freinée pendant 10 années en cause la décennie noire. À la grande paix issue de la concorde civile , qui reste le support de tout accord entre Algériens ,  la ville s'est animée d'une nouvelle dynamique par le principe authentiquement créateur des nouveaux agriculteurs venus des wilayas limitrophes - Des agriculteurs spécialisés dans la culture maraichère et profitant des conditions normalisées de l'irrigation dans un périmètre affecté aux grandes cultures , ils sont parvenus à des rendement jugés particulièrement encourageants et jamais réalisés . Concernant la culture céréalière, elle dispose de la plus grande aire de stockage de blé à l’échelle nationale, une capacité totale de 1.3  Millions de tonnes à stocker dans trois immenses docks et les 32 grands silos de la SEMPAC.

Ain-Bessem joue effectivement un rôle politique et économique majeur dans l’histoire de la wilaya de Bouira. Symbole de la culture régionale, elle abrite de nombreux monuments datant de l'époque coloniale, le square, l'opéra (aménagé en une mosquée), l'église catholique, le groupe scolaire, la mairie, le siège de la gendarmerie nationale, une centaine de villas et de nombreuses et récentes bâtisses publiques telles que : le palais de justice, l’hôtel des finances, la direction des services agricoles, le siège de la Daira, deux  commissariats de police, la sous-direction des forêts et plus de 3500 logements de 1974-2013. La densité du réseau routier place Ain-Bessem en un point de convergence pour le transport interrégional.

Description de la Zone Urbaine[modifier | modifier le code]

Au milieu de la plaine des Arribs , Ain-Bouakkaz , constitue le cœur historique de la ville , la création de ce quartier populaire date de 1868 à la suite de la décision portant création du village administratif d'Ain-Bessem, destinée à organiser une centaine de colons, installés en propriétaires - fonciers où chacun d'eux disposait d'une superficie moyenne de 280 hectares . Donc , le baraquement de Ain-Bouakkaz fut créé exclusivement à contenir les familles indigènes des travailleurs et ouvriers choisis pour la réalisation du projet de construction du nouveau village dans la plaine des Arribs. Dés lors, le quartier ne pouvait voiler la précarité réelle de la condition humaine d'un quartier populaire pour une vie économique conforme à leur extrême pauvreté.

Durant la révolution , Ain Bouakkaz fut le quartier qui subit le cataclysme  de la barbarie la plus terrible que nul ne peut réparer sur un passé d'exactions par les militaires du 410 ° R.A.A  ou le bataillon de la mort . Ce contingent militaire avait mis en œuvre à des fins d'intimidation des populations , la fusillade des 11 activistes du[réf. nécessaire] FLN à leur tête le martyr Harkat Sekkak  (coordonnier). À l'est de la ville , le colonialisme Français avait construit dés 1946 , la caserne du 410° R.A.A , composé de tirailleurs sénégalais et de Congolais . Cette caserne avait servi à la torture à grand échelle même sur des femmes et l'exécution sommaire et sans procès de plusieurs activistes Algériens avant la révolution et durant la grande révolution . La caserne de la mort, aujourd'hui remplacée par un lotissement (120 Logements ). 

À l'ouest, se trouvait l'hippodrome des courses au trot, organisées par les Colons mais ensuite aménagé en stade communal à partir de 1932, aujourd'hui son emplacement est réservé à une école primaire , des maisons d'habitations et une polyclinique. Au Sud -Est se trouvait aussi, le camp de concentration de Z’Mala, un espace de 8 Ha , aménagé exclusivement aux familles  des ouvriers des fermes coloniales. Sa création date de 1906 . Ce quartier populaire était presque la plaque tournante dans l'histoire régionale de la révolution Algérienne où on recense une centaine de martyrs.

La ville d'Ain-Bessem s'étend sur une superficie de 4.8 km2 . Elle est située sur une colline de faible hauteur, une sorte  de cuvette peu  profonde,  dressée au milieu d'un  plateau qui va des monts de la Djurdjura jusqu'à la chaîne des montagnes de Dirah. Plusieurs reliefs composés de buttes, forment  les monticules de Nouadhir ( 536 m) Manaâ ( 768 m ) El-Maâchia ( 535 m)  . Intérieurement, la ville d'Ain-Bessem est délimitée par la  ZHUN prescrite en 1981  ( Zone urbaine) prévoyant son extension avec le rajout d'une superficie de 01 km2 sur toute sa périphérie afin de contenir plusieurs projets : Hôpital de  250 lits , 600 logements AADL ( 2014) et d'autres espaces à certains projets déjà réalisés à l'image de : Lycée Mokrani  (1996) , Lycée Technicum ( 1992), piscine semi-olympique de 2500 places ( 2013), salle omnisports de 5000 places ( 2003), Zaouïa Coranique (2014) Collège Kamel Joumblatt ( 1984 ) et le  lotissement aradh Salah .  Les accès routiers à la ville , se font par les routes départementales  et des routes communales , dont la couverture progressive permet de mieux d’ouvrir Ain-Bessem à la circulation .L'organisation actuelle de la ville doit beaucoup aux travaux durant la période coloniale . L’ancienne ville est  composée de 220 îlots d’habitations, chacun des îlots a une superficie totale de 04 à 05 Ha (Ancienne ville ) . Les autres nouveaux quartiers sont érigées sur une grande superficie de plus 3 500 Ha.

La ville est érigée sous la  forme rectangulaire dont la plupart des voies sont tracées en boulevards et l'alignement des immeubles est de hauteur égale le long d'avenues bordées d'arbres (Muriers, ormes, platanes et d'autres espèces ) , aux façades rythmées par des ornements . Le centre d'Ain-Bessem se distingue par son square, les deux (02) mosquées et une église catholique datant de 1872 (aménagée en bibliothèque municipale). La ville dispose d'un réseau d'assainissement sans aucune anomalie depuis sa réalisation en 1871 , selon des règles strictes de l'urbanisme ;  en particulier les limites de hauteur des bâtisses sont fixées à 3 étages . Aujourd'hui, les nouveaux bâtiments sont soumises à hauteur maximale autorisée de 30 m dans les nouveaux quartiers (lotissement ) Aradh Salah (250 villas), le lotissement de la polyclinique (200 villas), lotissement Souk-El-Fellah (180 Villas) et le lotissement du social (172 villas) .

Milieu urbain et rural[modifier | modifier le code]

La population est urbaine  à 87 %. Les habitants sont concentrés dans les villes en raison de l'exode rural massif des années 1990 et à cause du manque d'emploi (chômage). L'urbanisation des villes de la Daïra s'étendent de plus en plus par l'exploitation abusive des espaces agricoles.

De 2000 à 2013, la Daïra a réalisé plus de 1620 logements, dont 150  ont été affectés à Ain-Hadjar et 120  à Ain-Laloui. Du point de vue conception des surfaces habitables, chaque bénéficiaire consomme en moyenne 100 m2 (logement- bâtiment) et  350 m2 (lot à bâtir). Dans le cadre de l'auto construction (Projet  national) qui vise en priorité le  désenclavement des régions isolées, par la construction des habitations dans n’importe quel point situé sur le territoire de la Daïra – Un projet de grande envergure, destiné à créer une nouvelle géographie de proximité dans les campagnes, à travers l’ouverture de plusieurs pistes de campagnes et des routes goudronnées. En somme, l’autorisation de construction d’un logement rural se fait suivant un dossier simple, déposé au niveau de la Daïra d'Ain-Bessem, la commission chargée de l’examen du dossier, dans son cadre dit «  triage  » ou 1ere phase, consiste à consulter les dossiers pour connaitre uniquement la nature du foncier. Ensuite, l’intéressé entame la construction, généralement suivi par les services techniques jusqu’à son achèvement où les subventions sont données par tranche afin de mieux maitriser la concrétisation du projet de construction du logement .Les statistiques  révèlent que la Daïra d’Ain-Bessem avait inscrit 2480 logements ruraux dont presque  2/3 sont déjà réalisés, soit 1240 logements (type 03 pièces , salon , cuisine et les sanitaires ) sont déjà habités – Ce projet vise en priorité la réintégration des populations en milieu rural. Et comme le taux de démographie s’accélère, le nombre de ménages s'était accru de 30 % dans le même temps pour faire augmenter le nombre de demandes d'emploi et de logements.

Les habitants de la Daïra d'Ain-Bessem forment une population jeune de  78 %, ce qui conduit à dire que les jeunes générations ont une tendance progressive à la fondation de foyers et manifestent entre autres dans une telle situation intolérable la revendication des choses nécessaires à la vie et qui manquent en permanence. Donc, cette demande de bon avis parait nécessaire dans le cadre de la constitution Algérienne qui prévoit l'attribution de logements aux jeunes pousse les autorités régionales par application des dispositions légales constitutionnelles de chercher des solutions pratiques à combler ces espérances. L'agglomération d'Ain-Bessem,  c'est-à-dire le continuum bâti ,  formé par les 15 quartiers , ainsi que les lotissements situés à la périphérie , n'a  pas suffit à combler les demandes de logements d'une population de plus de 43 000  Habitants . Ces projets ; exigent donc,  l'utilisation des espaces agricoles limitrophes  des ZHUN (Zone d’urbanisation) pour servir d'assiettes publics aux nouveaux projets de construction urbaine, ce qui a provoqué une artificialisation des milieux agricoles. La Daïra d'Ain-Bessem dispose d'un réseau routier suffisant à couvrir la circulation par sa longueur estimée à plus de 452 km  dont 85% de routes  goudronnées. Les chemins vicinaux sont ouverts par l'Office des forêts. Dans le cadre de l'approvisionnement en eau, les services des eaux (Algérienne des Eaux) distribuent  en moyenne deux (02) millions de m3 d’eau par an,  prélevés initialement du barrage lakhel  jusqu’en 2013 pour ensuite , le faire transférer vers les projet Koudiat Asserdoun ( Projet A.E.P , destiné à desservir quatre (04) Wilaya : Bouira , Médéa , Tizi Ou-zou et M'sila ) .

Organisation administrative de la Daïra se compose comme suit :

Ain-Bessem: Daïra et première ville la plus peuplée avec 42 550 habitants. Elle se trouve au centre de la circonscription sous-départementale à moins de 4 km du barrage Lakehel .C’est le chef -lieu de la Daïra et principale ville économique et le principal marché financier de la région. .

Ain-Laloui: Deuxième ville de la Daïra avec 12 000 habitants, se trouve à l'ouest de la Daïra d'Ain-Bessem. L'agglomération s'est développée  pour passer d'un bourg colonial au statut de Commune mais freiné par la tendance de ses terres entièrement agricoles et interdites à tout projet de construction

Ain-Hadjar: Troisième ville avec 13 187 habitants, se trouve à moins de 7 km d’An-Laloui. L'agglomération se développe également d'une année à une autre. Elle est traversée par l'Oued El-Thémis.

Sociologie Urbaine[modifier | modifier le code]

La hausse des prix de l'immobilier explique que la Ville d’Ain-Bessem est en train de subir une grande mutation . Tout le foncier en héritage est mis aux enchéres en raison des conflits de l’héritage . La vente des héritages fait déplacer autant de familles vers d’autres villes et  remplacées  progressivement par  d’autres . L'arrivée de nouvelles familles vient de provoquer une sorte de situation à tendance séparatiste dans les quartiers en raison du comportement et les traditions de chacun .. Donc , ce  phénomène de la vente des biens s'accentue qu'il fit profiter les courtiers à acquérir souvent des maisons à des prix dérisoire , revendues ensuite aux spéculateurs qui ne font qu'augmenter les prix . Dommage ! Cette situation critique où les sentiments et les intérêts se heurtent, comme on le voit souvent entre frères lors du partage .En définitive , il s'agit d'une situation vient de transformer le profil social de ces  quartiers ancestraux de bon voisinage vers un  profil de voisinage dur et rancunier.où les anciens habitants perdent leur quiétude devant ce phénomène  qui s'explique par la mentalité des nouveaux locataires ou propriétaires , ce qui vient d'effacer automatiquement toute proximité ou bon voisinage .

En tous cas, même si la Commune d'Ain-Bessem dispose d'une image de  « ville de riches moyens  » avec une proportion de classes sociales élevées par rapport à d'autres villes, sa sociologie  reste en réalité très contrastée. Dans le pôle emploi, la ville d'Ain-Bessem compte plus de 2 500 emplois dans le secteur étatique,

3 100 commerçants  et  5000 dans l’agriculture ( Agence de l'Emploi - ANEM ) , le taux de chômage serait de 9.4 % touchant en priorité les diplômés universitaires et les jeunes de moins 23 ans . À préciser,  les revenus réels des Ain-Bessemois sont très inférieurs à leurs revenus nominaux : le coût de la vie est pratiquement élevé  par les factures d'électricité-Gaz, de  l'eau et surtout les produits alimentaires - Disons ,  Un train de vie dispendieux par rapport aux bourses des habitants . En parallèle , la vie continue d'être difficile car certains types de denrées coûtent plus cher à Ain-Bessem que dans le reste des villes , des marchés sont monopolisés par des marchands influents . Donc, les différences sociales sont traditionnellement marquées où on trouve 30 % des ménages à faible revenu , 25 % des commerçants à moyen revenu , 45% de ménages à revenu conséquent .  On note enfin de très fortes disparités de revenus au sein même de tous les quartiers . Plus globalement, Ain-bessem se classe parmi les Dairas Algériennes aux seuils de revenus moyens ( 135 ° rang / 540 Dairas ) . On y constate également depuis  1996 , la création d'un bidonville d'une trentaine de baraques , situé  aux confins du cimetière "" El-Ghorba , construits , durant la décennie noire (1992/1999) par des familles venant des zones rurales, réputées pauvres et qui furent investies par le terrorisme .Les nouveaux lotissements  concentrent plus de 34  % des ménages en  bonne situation . Certains quartiers, comme celui d'Ain-Bouakkaz , les Jardins et El-Karia , cumulent  toutes les difficultés sociales : échec scolaire, chômage élevé ou encore santé des habitants déficiente.

Certains quartiers se caractérisent par des regroupements communautaires : le quartier d'El-Karia a la particularité de réunir une importante communauté de la tribu d'El- Ouhadia. Il faut par ailleurs noter que la sociologie d'un quartier peut varier selon les heures. Celui de la grande rue, par exemple, avec ses nombreux commerces et cafés,  est animé  que pendant la journée  par beaucoup de jeunes venant des communes limitrophes tandis que, dans la soirée, il jouit d'une relative tranquillité.

En somme, la ville d’Ain-Bessem semble tout à fait différente de ce qu’elle était avant les années 80 où toutes les familles se connaissaient ou sont liées par parenté tandis que depuis 1992, la ville n’a plus cette qualité de bon voisinage en raison de son extension et le nombre d’habitants qui passe de 26780 habitants en 1985 à plus de 43 000 habitants en 2014 .

Logement[modifier | modifier le code]

En 2012 , le nombre total de logements dans la commune est de l’ordre de :  9971 , repartis comme suit  : Ancienne ville (fondée en 1865) , compte presque 6000 logements – Nouveaux logements ( 1970-2014 )  Aradh Salah (250 villas) , le lotissement de la polyclinique (200 villas) , lotissement Souk-El-Fellah (180 Villas), lotissement du social (292 villas) , logements sociaux (970 logements) , Ecotec (320 logements ) , EntraWibo (280 logements ) Z’Mala ( 230 villas ) , les tours ( 280 logements ) , Bahaîr (270) El-Karia ( 80 logements ) , les Jardins (170 maisons) , Hôpital ( 152 ) Cimetière ‘El-Chorba’’ ( 112) et le lotissement de la ferme Haicheur Ali ( 65 villas ), lotissement ‘’Commando ‘’ (120 logements ) . Parmi ces logements, 88,7 % sont des résidences principales, 8,5 % des résidences secondaires ou locatives et 2.8 % des logements vacants. La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants selon la loi Algérienne par la devise  celui qui occupe un logement lui revient de droit . Tous les logements attribués dans le cadre social , sont confiés aux propriétaires par acquisition auprès de l'O.P.G.I [Quoi ?]. Des logements ne possédant en majorité  que deux  ou trois pièces, moins 25 %  des logements de type f4 ou f5 ( à 4 pièces et 5 pièces ) . Le logement social représente un peu plus de 51  % du parc immobilier urbain, mais ce taux moyen cache de fortes disparités dans sa répartition . Les quartiers périphériques totalisent 100 % des logements sociaux de la ville.  La proportion de logements sociaux comptabilisés en 2013  ; révèle un manque à gagner de 1820 logements pour faire bénéficier tous les demandeurs sociaux , enregistrés au niveau de l'APC . La rotation des locataires est faible en raison du niveau élevé des prix de la location .  De nombreuses associations de quartiers œuvrent pour trouver des solutions aux mal-logés et à la précarité de personnes sans logement. Actuellement, Ain-Bessem est la deuxième ville la plus chère dans la wilaya de Bouira en ce qui concerne les prix de logements : F3 = 6 740 000 Dinars , soit environ 44933 Euros .

Transports[modifier | modifier le code]

La ville d'Ain-Bessem dispose d'un réseau  de lignes de bus et de minibus , desservant 10 lignes , mais aussi par le  mode de transport taxi-locative sur 4 lignes ( Bouira , Sour-El-Ghozlane , El-Hachimia et Bir-Ghbalou ). La ville était reliée à la ligne de chemin de fer Alger - Sour El-Ghozlane via Bouira, Ain-Bessem, Ain-Hadjar ( Aboutville ) et Ain-Laloui (Bertille ). La ligne a été supprimée en 1935 pour des raisons dites économiques selon des archives de l’époque coloniale. La circulation routière dans la zone urbaine est moins difficile du fait des artères spacieuses ( 14 m de large ) tracées aux temps du colonialisme et qui facilitent même aujourd'hui, un trafic déjà important où on compte un Parc-automobile estimé à plus de 2800 voitures. Par contre, le stationnement est difficile dans la quasi-totalité des rues en cause le non-respect des positions bimensuel, autorisées au stationnement, la commune avait ouvert plusieurs espaces de stationnement aux taxis  de location et un espace de stationnement pour bus, prévoyant la construction d'une gare routière . Plusieurs agences (05)  de location de voitures en libre service de courte durée, sont ouvertes.

Voirie[modifier | modifier le code]

Ain-Bessem compte 60 voies publiques . La plus large (1650m de long et 14 m de large ) est la Rue Rabah DERMOUCHE , la plus étroite (largeur minimale 5 mètres ) l a rue Saad M'Sili , la plus longue (2520 mètres) la rue colonel Si M'Hamed  mais la rue Commandant Si Lakhdar est la principale , longue de 1150 mètres . Historiquement, le transport à Ain-Bessem avait débuté par la création d'une entreprise privée Sarl LOUCIF Slimane El-CHARITTI par l'utilisation des premiers omnibus à chevaux. À partir de 1934 à l'ére des tractions , les notables de la ville disposaient de plusieurs modèles de tractions Citroën : Hafsi Rabah ( Citroên Modèle 7A de 1934 à malle borgne) , famille Benguerah (Citroên10 CV - 4 cylindres)), Kara-Meziane (Citroën 11 CV à traction avant), Hadj Benchabira (Citroên Modèle 7C coupé 1938) , Brahimi Lakhdar Bachagha ( Citroên Modèle 11B 1954 ) , Chennoufi Mohamed (Citroên 11B familiale 1954) , Aoun Belhadj (Citroên Traction 11 BL 1953) , Kermia Belkoumaich (Citroën Traction Avant 15-Six D), famille Kourdali (Citroên 7A de 1934 ) , Madaoui rabah ( Peugeot 203) , Cherbi Slimane ( Peugeot 203), Aziez Said (203 cabriolet) , Djenane Amar (berline Luxe Simple ) , Talhi Lamri (203 de couleur noire ) et Halfaoui Djelloul ( 203)  . Les premiers taxieurs de la ville ) à partir de 1961  : Belasli  ( 404 ) , Zouar Saâd ( 203 ) , Rezig M'hamed (404) , Rezig miloud ( 203 ) , Ahmed El-Graissour ( 203 )Hadj El-Mahfoud Zemame (404) et Zouar Salah (404). À partir de 1966 , d'autres taxieurs ont desservies les lignes  Ain-Bessem - Bouira - Sour-El-Ghozlane :  Chaboune ( 403 ) Cheikh Menad (204 -série 66 ) , El-Mahi Kermia (404) , Bouafia ( 403 ) , Kermia Ameur , Ziane Youcef ,  Khalef Abdelkader (403 ) . Tous ces messieurs sont les véritables pionniers du transport à la ville d'Ain-Bessem . POur ce qui est du transport inter-villes , les deux (02) Entreprises Sarl  Benamara et celle de  Tablati ont marqué l'histoire du transport des voyageurs par l'utilisation de vehicules modéles Renault Galion 58 et Berliet escpade mais concurrencés par l'Entreprise Nationale ( SNTV ) et ses cars modèle CAR PHC Escapade , Berliet PLR-C " et les Berliet cruisair III.jpc pour ensuite et à partir de 1985 , l'acquisition de véhicules neufs de type Van Hool A500/2 . Les deux (02) entreprise privées en faillite cèdent le terrain exclusivement à la SNTV. À titre d'information et pour rendre hommage à ces messieurs :  Hadj Djelloul ADDAD , CHABIRA Said , HAMZA Loucif , Alik Kadda et  Kaloun Khemaiss , tous décédés sont les meilleurs chauffeurs de la ville, d'Ain-Bessem par mérite car chacun d'eux comptabilisent en moyenne 30 années de conduite quotidienne et sans jamais avoir commis une quelconque infraction.

Lieux-dits, quartiers et hameaux[modifier | modifier le code]

La Ville d'Ain-Bessem dispose d'un plan d’urbanisme ayant fait l'objet de jumelage avec la ville Française d’Orange. La construction de la ville avait débuté en 1868  comme  un projet supposé être de l’idée de Prosper de Chasseloup-Laubat, qui en visita l’Algérie en  1859, dans le cadre de l’étude de  la question des ports de refuge à ouvrir sur le littoral Algérien . Il chargea en 1868 , son ministre des travaux des travaux publics , Edmond Valery Gressier à concrétiser ce projet de construction de la Ville d’Ain-Bessem , succédé ensuite par Pierre Dorian  mais la plus importante participation active à la réalisation de ce projet finalisé en 1984 , est l’œuvre de Désiré-Jules Lesguillier , Sous -Secrétaire d'État Travaux publics ( Gouvernement de Léon Gambetta ) qui prélevait d’importantes sommes d’argent de la construction des lignes de chemin de fer en Espagne pour le projet Ain-Bessem  . Plusieurs  édifices ont été bâtis, en priorité l’église ( en bon état ) date 1872, le groupe scolaire fut érigée en 1876, la prison ( actuel siège de l'Hydraulique ) en 1879 , la salle des fêtes en 1895, le palais de Justice en 1903, l’hôpital civil Lawrence en 1916 , le square en 1917, la grande rue, composée du café " le Glacier, l’hôtel, plusieurs bars et restaurants à partir de 1925, la gare ferroviaire ( actuel siège de la sous préfecture ) en 1927, le siège de la Mairie en 1932 ainsi plusieurs édifices publics, poste, banque et contributions diverses en 1936 . Le Cinéma Select en 1932 , la mosquée qui se trouve au milieu du centre ville a été construite en 1934 . Le stade communal, initialement construit en hippodrome en 1936 fut démoli et remplacé par un autre à partir de 1975 . Trois (03) stations de service ( BP , Shell et Total ) qui se trouvaient dans la grande rue ont été fermés et leur emplacement furent affecté à d'autres édifices . Aujourd'hui, la ville compte trois (03) nouvelles stations modernes ( Naftal et une privée ) Les colons de leur côté, ont commencé à ériger leurs maisons ( en bon état ) à partir de 1903 . Donc, la ville dispose d'un plan d'alignement supposé être le plus parfait en Algérie .Elle est divise en 52 ilots uniformes d'un superficie de presque 6000 à 8 000 m2 chacun, soit une superficie totale bâtie de 6 km2, englobant une population totale de 43 000 Habitants ( recensement 2012 ). Actuellement, elle se divise en plusieurs quartiers, le centre ville, Ain-Bouakkaz, Entrawibo, Ecotec, Zmala, les tours, Bhaîr, Doublay, El-Qaria, Aradh Salah, Social, Souk El -Falah , 410, Commando , le quartier de la Polyclinique .et la cité ( actuel édifice du nouveau palais de Justice ) .

Outre son chef-lieu Aïn Bessem-centre, est composée à sa création des localités suivantes3 : fractions d'Ouled Zidane et Ouled Ammar (deux portions de commune détachées de Bir Ghbalou), Les Karmia, une partie de la fraction d'Ouled Ammar (dite Houachria et Maïchia), les fractions de Sidi Yahia composées de Ouled Brahim et Ouled Ziane, Cheboubia, Ouled Lamri, Chaabet Laafia, El Djemaa, El Anceur Labiod, Ouled Belkheir, Sidi Yahia, Ouled Youcef, Ouled Sidi Slimane, Louhaidia, El Mizarguia, Beni M'Sil, Ouled Chouachi, Laouissat, Ouled Madani, El Messabihia.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La ville d’Ain-Bessem  dispose de plusieurs critères d’aménagement de normes urbanisées. En priorité, le centre-ville est conçu par un aménagement parfait où on y trouve deux espaces verts de 24 000 m2 chacun, séparés par une grande rue longue de 2.8 km, plusieurs magasins, des cafés et des restaurants . Chaque ilot des 52 existants, compte plusieurs maisons coloniales, généralement construites en briques rouges et des tuiles rouges (Altérac) dont les façades alignées délimitent les rues et les places de la ville. Plusieurs villas e différentes sont érigées par des colons et portent leurs Noms jusqu'à aujourd'hui et diverses habitations à différents matériaux de construction datant de 70 à 120 ans sont recensées dans la ville . Par contre, plusieurs habitations ont été démolies et reconstruites . Les quartiers sont reliés les uns aux autres par des réseaux routiers (aménagés et praticables) . Tous les trottoirs sont en pierre taillé – de larges rues de 12 à 14 m longés d’arbres (muriers, ormes, eucalyptus, et platanes) . Les rues sont au nombre de 34 exactement dont chacune est indépendante de l’autre avec une longueur variable à chacune de  700 mètres  à 2 800 mètres, configurées sur une zone de forme rectangulaire. Les édifices publics sont bien placés au centre ville. Malgré qu’elle fût construite à partir de 1872, de son plan d’urbanisme, elle parait être imaginée auparavant que dans

un cadre moderne et futuriste. Actuellement, plusieurs nouvelles constructions ( palais de justice, salle omnisports, piscine olympique, hôtel de ville, commissariat de police, Subdivision services agricoles et subdivision des services Hydrauliques et plus de 5400 logements sociaux ) se font au niveau des poches vides en raison de l’exigüité de la ZUN.( Zone d’Urbanisme) qui se trouve déjà aux confins des terres agricoles, interdites à la construction par décret présidentiel . En plus de sa vocation en une région Agricole par excellence en rapport à ses superficies réservées à l’agriculture et relevant directement des services des biens de l’état, confiés aux EAC (Exploitants Agricoles Collectifs) . Voir photo sur Google Earth .

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Toponymie[modifier | modifier le code]

Première version[modifier | modifier le code]

Il est supposé que le Nom "Ain-Bessem" provient à son origine d'un mot composé Turc "kaynak gülümseme"  en Français " source-sourire " . En vérité ; le mot Turc, n'a pas suffit dans le sens des mots à faire comprendre les habitants de langage Arabe - Des mots pas aussi clairs et que le signe phonétique était lourd et pas du tout euphonique  , c'est-à-dire,   il  n'offrait pas à leur pensée un objet connu dans la langue Arabe , seulement , il s'agissait de termes qui  dénommaient la ville sans être compris . Pourtant , il est supposé que cette appellation n'est que fictive, bien qu'elle fût, en apparence, potentiellement fondée suivant un fait historique en relation avec la loi de circonstances ou  loi dite " d'exception (1625)" , relative au bornage des zones sous autorité Turc et visant l'organisation administrative Ottomane ,  harcelée sans cesse par les interminables querelles autour des frontières historiques du royaume de Koukou . Donc , les Turcs adoptèrent le nom "Ain-Bessem" en se référant normalement à des objets ou à des circonstances dont la représentation figurative était évidente  à travers bien sûr , la géographie de la région qui les a guidée à observer attentivement, ses réalités naturelles pour définir l'appellation de cet endroit broussailleux et marécageux en sources d'eaux potables  .  Il est intéressant de noter aussi que les Turcs avaient , pour désigner la ville , en un terme particulier d'étymologie Turc 

"Kaynak" : Source et "gülümseme": Sourire ,

représentant forcément une dénomination Turc avec de nouveaux mots dans le but d'imposer la  transmission parfaite et forcée de la langue Turc sur ces populations .Donc , le mot   kaynak gülümseme"  était  composé ( entre la source et le sourire )  à la vue de l'abondance des  sources dans les failles profondes du sol ,  leur joie de découvrir ce paysage incomparable et  peut-être sûrement , le désir de remplacer l'appellation initiale en langue Arabe .  Aujourd'hui ,  la véracité de ce fait n'est pas imputée au hasard mais discernée à travers des bribes de nouvelles ancestrales véhiculées par les habitants et aussi tirée de la géographie de la région  qui s'explique en fin de compte sur des références naturelles  , celles appuyées par la présence d'un puits pour puiser l'eau sur place dans chaque habitation de l'ancienne ville , des eaux limpides et fraîches à donner le sourire . En fin de compte , le mot Turc " Kaynak gülümseme"  serait peut-être transcrit que sur papier alors que la population autochtone était resté complètement indifférente à l'utilisation de ces mots Turcs .

Deuxième version[modifier | modifier le code]

La seconde version , explique que l'origine du Nom "Ain-Bessem" , peut-être moins crédible , récitée pendant longtemps par des conteurs de marchés ( Maddah) qui supposent qu'à l'époque Turc , un vieux sage connu sous le nom de "Bessam" passait la majorité de son temps sous un arbre à côté d'une source fraîche . Cependant , les passagers en quête d'eau s'arrêtaient pour s'y approvisionner  . Sa présence continuelle sur ce lieu  était juste ce qu'il fallait après sa mort  que de dénommer cette source par son Nom , ce qui avait donné Ain-Bessem à la suite de la construction du village aux temps des Turcs . En Arabe  Ayn  veut dire en Français Source de Bassam, était le Nom du vieux sage .

Troisième version[modifier | modifier le code]

La troisième version est peut-être,  la plus crédible , elle suggère que le nom d'Ain-Bessem ,  viendrait des deux mots Turcs  " beş çam " qui veut dire en Français Cinq pin , ce Nom Turc , désignait  "cinq arbres de pins gigantesques " à Feuillage vert clair en un havre de pause pour les soldats Turcs et qui se trouvait à côté d'une source d'eau potable . Dans la langue Turc , le chiffre cinq , c'est beş phonétiquement dit et en Turc Beuch et "çam" dit Jam veut dire "arbre de pin "  formant en Turc Beuchjam en Français cinq pins "" alors que le langage Arabe plus facile fit changer le mot "  beş çam " par une phonétique combinatoire , limitant l'extension dans le langage de ce mot par la suppression du "cheu"  et remplacer par " Esse" très répandu dans le langage Arabe . Le mot Turc " beş çam " avait donné phonétiquement dans le parlé en Arabe "besse -same " combiné avec le mot arabe " Ayn" qui veut dire " source " à la source d'eau qui s'y trouvant pour former "Ayn Besse same " qui veut dire pour les deux mots combiné , l'un Arabe et l'autre composé en Turc "la source des cinq pins  " .Enfin , cette version est peut-être l'explication la plus plausible .

Quatrième version[modifier | modifier le code]

La quatrième  hypothèse , propose que l'appellation était dérivé d'un mot Arabe composé  " Ayyn Tebsamm " qui veut dire en Français  " source du sourire " . C'est une appellation des Arabes Ommeyades qui auraient rapporté du proche orient l'habitude de donner le nom de Ayn "  à  chaque ville où ils constataient l'abondance des eaux  . Ensuite , de désigner le nom de la région avec le mot " Ayn ". La preuve ! On trouve par exemple plus de quatre vingt deux ( 82) villes algériennes portant déjà le Nom Ayn" surtout dans les plaines . Le mot Ayyn correspondent dans la langue Arabe  "œil ou source" ... Et appelant source avec "Ayn' serait en quelque sorte un adjectif formatif donnant une forme propre à l'eau . En tous cas , une dernière version est de mise , celle proposée par les habitants et véhiculés à travers l'histoire de la ville , révélant que le lieu dit  "Ain-Bessem " fut baptisé par un officier de l'armée turque, originaire d’Arménie, en y voyant de grandes Maisons , il avait pensé aux châteaux d'Arménie . Il a dit : on sourit forcément à la vue de ces belles maisons . Et comme le mot "Perd" signifie « château » en arménien, et prononcé par les arabes "Bir" qui veut dire "puits" combiné avec le mot arabe " Tebsam" qui veut dire "sourire" . Par la combinaison des deux mots , ils ont formés le mot Bir-Tebsam" . Le mot en question est trop lourd phonétiquement qu'ils ont remplacé "Bir" par "Ayn"  ce qui avait fait engendré au fur et à mesure du temps le mot "Ayn Tebsam" . Mais certaines informations , révèlent qu'ils avaient utilisé "Basma" qui veut dire risette au lieu de "Tebsame" qui veut dire "sourire" . Donc , l'appellation juste serait "Ayn El basma"  qui s'est transformée en un mot court phonétiquement pour donner "tabassame"  qui veut dire "il a sourit" . Au fur et mesure du temps le mot a été transformé pour désigner que celui qui boit de la source sourit , donnant "Ayn El Bassame" . Ensuite , le mot fut écourté par la suppression de l'article "El" pour ainsi dire "Ayn bessame" aujourd'hui "Ain-Bessem" . Enfin , il est révélé qu'un acte de propriété datant de la période du règne Ottoman , mentionne Ain-Bessem et précise la date de 1630 - Un acte de propriété désignant des parcelles de terre , localisées dans la région , exactement à Ouled Amar . Cette source pourrait servir de repère pour déterminer que l'existence de l'appellation "Ain-Bessem" pourrait se faire valoir avec les indices de la première version , racontant l’hypothèse du bornage des zones Turcs en 1625.

La commune tire son nom de l'arabe Ain (signifiant « source ») et de bessem (adjectif signifiant « souriante ») ; le nom complet de la commune signifie donc « source souriante »4.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 33. av. J.-C. à la création de la ville d'Auzia en province romaine, la ville de Castellum Auziens, actuelle Ain-Bessem, fut fondée en deuxième forteresse de renfort militaire à la ville d'Auzia et en raison de l'agitation populaire et du surpeuplement de la Cité d'Auzia .Le choix de fonder une nouvelle cité proche d'Auzia, reposait sur un plan stratégique et bien déterminé pour les profits . En priorité d'exploiter les terres agricoles de Castellum Auziens située à moins de 14 km à l’Ouest, à l'orient, au bas de la montagne de Dirah que domine la cité d’Auzia, et entre cette montagne et les  coteaux boisés de Ouled Khalouf de celui d’El Aazaîbia  , on voit se déployer une vallée charmante arrosée par l’Oued Lakhal  qui coule au milieu de  grandes prairies allant de la commune actuelle de Raouraoua  , passant par Ain-Bessem ( construction de barrage ) jusqu’à la commune de Ain- Laloui ( Bertville avant 1962 ) ) transitant par Ain-Hadjar ( Aboutville avant 1962 ) )  où en retrouve des dizaines de milliers d’hectares de terres arables  à sols type bruns méditerranéens)  . C’était la zone vivante où les Romains ont planté leurs vignes, imités par les Français durant la colonisation, ce qui leur valut d’avoir le meilleur vin de France –Vin d’Ain-Bessem – médaillé ’or en 1956 – Médaille d’argent en 1958 .  Les Romains ont profités de cette région pour l'approvisionnement en vins et en céréales (blé, orge, avoine) la ville d'Auzia dans le but de réduire les besoins alimentaires de la population résidente et en même temps la création d'un poste avancé pour contrecarrer les attaques des Bewars de la Djurdjura . À l'époque de la colonisation de l’Algérie par la France, la ville ne fut investie que 17 ans après, soit en 1849. En vérité , la chute d'Ain-Bessem ne fut que de courte durée en raison d'une faible résistance jusqu'aux extrêmes limites du courage des petits groupes d'auto-défense pour une population estimée à moins de 2500 habitants en majorité , enfants , femmes et vieillards .

Elle fut investie après un siège de onze (11) jours par le corps d'armée Français, dépêché du poste militaire d'Aumale . En effet, les quelques résistants qualifiés de rebelles , ont fuis pour regagner les montagnes de Z'barbar et de Soufflât (actuelle Commune d'El-Mokrani ) pour échapper aux représailles des soldats Français . Par contre, Il est dit que la ville d'Auzia était colonisée avant en 1845 et choisie pour sa position géographique ( située aux portes du Sahara ) à l'installation du premier poste militaire Français. Ain-Bessem fut rattachée administrativement à la commune d'Aumale en 1851 avec en prime l'affectation d'une cinquantaine de colons espagnols, installés définitivement en propriétaires fonciers. Le nom actuel Ain-Bessem a été maintenu administrativement à l'appellation, en cause, il est dit que phonétiquement le mot composé Ain-Bessem n'était pas difficile à prononcer par les Français.

Époque romaine[modifier | modifier le code]

Ain-Bessem était connue à l’époque romaine sous le nom de Castellum Auziens, signifiant village d’Auzia ou château d'Auzia.  Elle est située au nord-ouest de la ville Auzia (actuelle Sour à Ghozlane), à moins de 12 km à vol d'oiseau et presque 18 kilomètres par la route nationale ( RN 16) . À priori,  l'histoire de la ville n’est guère facile à étudier du moins dans sa composante en raison des événements historiques et du fait de la célébrité de la ville d’Auzia.

Castellum auziens[modifier | modifier le code]

La deuxième période Romaine dans les régions de l'Algérie centrale, plus riche en évènements sanglants que la première, voit s'agrandir la menace des  Quinquagentiens ou  « les cinq tribus ») nom donné à une confédération tribale maure qui s'opposa à Rome en Mauritanie césarienne . Comme les Quinquagentiens habitaient précisément dans l'actuelle grande Kabylie (les montagnes de la Djurdjura ) , les Romains soucieux de contrecarrer leurs attaques répétées sur  Auzia , entament en quelque sorte une politique de conquête à d'autres territoires car leurs limites frontalières n'étaient pas  fixées de façon unanime , en s'appuyant sur la force militaire , la croyance à la supériorité de Rome  sur tous les autres peuples et au droit d'imposer l'hégémonie Romaine en Afrique du nord . L'initiative d'étendre les territoires Romains , donne le choix à l'intégration partielle des plaines d'Ain-Bessem et d'El-Hachimia , à la structure politique de la ville d'Auzia  . Même si la cité d'Auzia est située sur une position facilement défendable,  son expansion rapide attire les populations de toute la région. Donc, les Romains d’Auzia, soucieux de peupler le royaume d'Auguste dans ces régions. Ils ont fondé Castellum Auziens en un puissant campement militaire pour la défense d'Auzia  du côté Nord. En plus , comme ils menaient une politique de profond attachement à l'Empire romain , ils font construire plusieurs édifices militaire sans parvenir à réaliser les constructions prévues en raison des attaques répétées des Maures . Malgré, les guerres continues  Castellum Auziens prend bientôt l'aspect d'une cité Romaine à édifices éparpillés ça et là et sans plan d'urbanisme ni muraille de défense. La petite bourgade connait tout de même  une intense activité agricole qui se développe depuis la fondation du campement militaire suffisamment développé et sécurisé que pour y accueillir les soldats Romains, notamment la réalisation d'une voie romaine CASTELLUM AUZIENS - AUZIA.

Fondation[modifier | modifier le code]

Si les chemins de l'histoire de cette région restent quelque peu obscurs, certains se sont appuyés sur des récits légendaires pour orienter leurs travaux de recherche. Parmi les nombreuses légendes que comptent Auzia et Castellum Auziense, il y en a une en particulier, qui a souvent fait l'objet de point de départ dans le cadre de recherches sur l'histoire. En effet, à  Aumale, une inscription de 261 ap. JC , mentionne le nom d'un chef connu sous le nom de Faraxen qui serait peut-être un rebelle Quinquagentiens qui avait conquit Castellum Auziense , formée en un bastion militaire par les Romains , en s'accaparant de tous les biens de la colonie et faire repousser les Romains de ce poste de frontière vers Auzia .Faraxen aurait contrôlé pendant longtemps  la totalité de la région des Arribs (Actuel région Ain-Bessem –Bouira) et il serait installé aux alentours de la ville de Hoche (Actuel Khabouzia) campement de son armée . Et , peu probable que les quelques vestiges recensés du côté du Douar Ouled Alliane serait une preuve probante. Pour mieux comprendre l'existence de CASTELLUM AUZIENS , on doit faire référence aux écrits de  Tacite , l'historien et sénateur romain né en 58[1] et mort vers 120 ap. J.-C. Dans œuvre écrite en 109 ap. J-C : Historiae (Histoires) mentionne le CASTELLUM AUZIENSE (aujourd'hui Ain-Bessem), quartier général du commandement de frontière  qui portait le titre de Colonie. Une autre inscription sur une pierre tombale retrouvée du côté de Bir-Ghalou , révèle l'existence de vignobles à Castellum Auziens . En tous cas , Il est supposé que Faraxen s’empara de Castellum Auziense, y établit une nouvelle colonie qui effraya longtemps l’armée Romaine. Mieux encore à en croire l'existence de CASTELLUM AUZIENS ,  l'historien Grec , d'expression latine Ammien Marcellin (v. 330 - 400) mentionne dans son Res Gestæ, ce dernier étant en quelque sorte une suite de l'histoire de Rome écrite par Tacite, le point corrélatif des ennuis à Auzia , c'était le CASTELLUM AUZIENSE en une région célèbre par ses vignobles, des terres à blé , des pâturages à perte de vue  suscitaient les convoitises des Quinquagentiens . La perte de CASTELLUM AUZIENS , est l'effet  de  l'esprit soldatesque, fatigué par les longues guerres avec les Maures . Auzia ne pouvait reconquérir Castellum Auziens. Ainsi , il est supposé que le règne de Faraxen sur Castellum Auziens, pourrait être prouvé par la borne militaire , trouvée par quelques colons français , maçonnée dans le mur de la ferme dite Ferme de Giovanni' , à dix kilomètres au nord-est de Sour El Ghozlane, à l'endroit dit ""El-Abdia """ , se trouvant à moins de 11 km d’Ain-Bessem , portant cette inscription gravée sur pierre calcaire couchée d'environ 1 m 10 sur 60 cm de haut : LIMES PRAFR "Limes Provinciæ Africæ" (Limites de la province Africaine). Peut-être , un indice à justifier que les Romains avaient perdu Castellum Auziens, tant prisée par les Quinquagentiens et constituait entre autres le grenier par excellence d'Auzia aux besoins alimentaires de sa population . Effectivement, Castellum Auziense en une région à sols fertiles sur une grande plaine de dizaines de milliers d'hectares , exploités exclusivement en céréales et dans la culture viticole , faisait les meilleurs revenus car la majorité des vins Romains venaient de Castellum Auziense. Du point de vue géographique, la plaine de Castellum Auziense , située dans une cuvette devait être un terrain favorable aux affrontements continues des Romains et des Quinquagentiens dans le long cycle des guerres romano-numides aux I e-II e siècles ap. J.-C.

Époque Numide[modifier | modifier le code]

Castellum Auziense serait à l’origine de la première du cycle des guerres Romain-numides . La défaite Romaine  face aux Numides des monts de la Djurdjura , révèlent la puissance militaire des Quinquagentiens en une grande force des cinq (05) tribus fédérées . Il est dit que : Firmus , un général Maure de l'Afrique romaine au IVe siècle , s'est révolté contre l'empereur Valentinien II en raison de sa méfiance qu'il avait nourrie contre les sbires Romains chargés de l'impôt royal . Sa révolte n'a pas duré trop longtemps et sera nécessairement une grande défaite au vu du nombre réduit des soldats dans son armée face aux escadrons de cavalerie de Théodose l'Ancien . En plus , du soutien qu'apporte à ce dernier son propre frère, Gildon . Et probablement , la citadelle ( ruines existant ) localisés du côté de Ouled Yazid à 7 km d'Ain-Bessem , serait une sorte de prison éloignée aux révoltés . À l'époque de la première guerre punique qui éclata en 264 av. J.-C. le général carthaginois Hannibal Gisco aurait installé un bastion avancé à Castellum Auziense qui a servi au recrutement de mercenaires . Par sa situation géographique , Castellum Auziense située entre les montagnes de la Djurdjura , celle des monts de Dirah , les Bibans et les monts de Z'barbar était idéalement l'endroit paisible à ses actions de mobilisation de soldats . En  -21, Castellum Auziense , Auzia , Rapidum et Tirinadi sont devenus une région directement sous les ordres du  proconsul de la province d'Africa Vetus - En raison du danger des tribus libyques nomades du nord du Sahara sur les provinces africaines de l'Empire. Castelum Auziense est reconverti en un bastion militaire qui fut détruit par Balbus et ses alliés Gétules. Aux temps des phéniciens, Castellum Auziense liée à Auzia , bénéficia du privilège du statut de grand marché à Gros bétail . En quête de bétails, les phéniciens ont étendu leur réseau commercial même dans les hauts plateaux , investis par des nomades éleveurs de bétails . Castellum Auziens serait la plaque tournante du marché animale pour approvisionner les ports d’Icosium, Tipasa et Cherchell. En conséquence, Castellum Auziens devint , formé à la longue par des Carthaginois, une sorte de civilisation mixte , imprégnée par l'esprit Carthaginois du commerce . Par ailleurs, il ressort que plusieurs pièces de monnaie de Syphax ont retrouvées à Ain-Bessem ( Castellum Auziense ) mais confisquées par la Gendarmerie Coloniale . Durant la campagne de Syphax pour écraser les Massyles ; Castellum Auziense fut considéré comme un relais de pause pendant plusieurs mois des trois centuries de soldats envoyés par Rome pour soutenir Syphax dans sa campagne contre le roi Gaia , père de Massinissa . Au démantèlement du royaume de Syphax ; la région d'Auzia est unifiée au royaume de Massinissa. À la fin du régne de Massinissa et la chute de Carthage   , Auzia , Castellum Auziense , Rapidum et Tirinadi  , sont occupés de nouveau  par les Romains . En 430, la région d'Auzia subit les attaques répétées des Vandales et des Alains sous le régne de Genséric, Elle ne pouvait  résister à une grande armée Vandales de passage dans la région pour la conquête d'Hippone.

Époque vandale et Alains[modifier | modifier le code]

Sous le régne Vandale et Alains  , la région des Arribs avait connu de très nombreuses exactions , la population marginalisée  et exploitée dans la culture des vignobles et était sommée de s'acquitter de la dîme en échange du droit d'être laissée en paix . Castellum Auziense par la fertilité de ses terres , fut confiée aux mains de propriétaires Alains activant sous les ordres de Genséric - Le Roi Vandale de Saldae ( Bejaia ) qu'il en fut sa capitale administrative , en quête de produits rentables , mobilsa toute armée  qu'il envoya à Castellum Auziens afin de proceder à la culture des vignobles et la fabrication des vins , contrôlaient par les Alains qu'ils transportaient directement au port de Bejaia . En 534, la chute de Gélimer , roi des vandales , des milliers de soldats ( Vandales et Alains ) fuyards , ont trouvé refuge dans les régions d'Auzia , Castellum Auziense , Rapidum et Tirinadi (Berrouaghia). Ensuite , la domination byzantine dans les régions des Arribs , fut marquée par la résistance farouche des populations locales des régions allant de Tablat à Bou saâda , de Djendel aux monts des Bibans , qui se sont ralliés à la cause des Maghrawas sous les ordres d'Isliten , frére de Ifren .

La preuve ! Dans la région des Arribs se trouve la Commune de Maghraoua . Il est supposé que Ifren , en fuyant la ville de Sour-El-Ghozlane s'est refugié dans les monts d'El-Mihoub et avait bâti un campement militaire . Dés lors , les habitants appelaient cet endroit Kek Magharawa . Aux temps du colonialisme , les habitants des villes de Khabouzia et  El-Azizia , à l'installation des Colons par la France dans ces villes , sont repoussés dans les montagnes jusqu'à cet emplacement . Ainsi , la dachra de Maghraoua est créee pour ensuite bénéficier du statut de Commune Algérienne en 1991 et est rattachée administrativement à la Wilaya de Médéa  .

Époque musulmane[modifier | modifier le code]

À la conquête musulmane du Maghreb , les populations d'Auzia , Castellum et Rapidum se sont vite convertis à l'Islam . En effet , les Hadiths du prophète Mahomet en tant que messager d'Allah  , récitées par les Oulémas-Accompagnateurs des troupes Arabes , ont fortement influencé ces populations à cause du respect à cette sagesse divine . Il parait utile de procéder à la mise au point d'un événement confirmé , celui de dire que ces Oulémas Arabes ont été accueillis avec les honneurs dus à leur rang de diffuseurs de la nouvelle religion et son influence qui pesait discrètement sur le destin de l'humanité , qui est et sera nécessairement éternelle . La preuve ! La langue Arabe est ancrée assez solidement dans ces régions , plutôt qu'elle absorba les parcelles inassimilables de langages qui existaient déjà . C'était  et véritablement l'un des traits les plus caractéristiques de leur conversion à l'Islam - Un bonheur céleste qu'ils avaient posément compris son intérêt moral et son impact social  .  En thèse générale , ces  principes divins et cette croyance aux rites musulmans ont persuadés ces hommes ignorants à embrasser avec enthousiasme l'idée de ce nouveau genre de vie , dicté par le Coran  pour ls faire sortir de la sphère des égarement les  plus complets qu'ils ne l'éprouvaient pas en réalité et de leurs habitudes les plus cruelles.  À l’unanimité des tribus  de la région , les populations ont  récité sincèrement la profession de foi (Chahada) . Ils sont devenus Musulmans et  leur descendance trop directe y est même aujourd'hui . Justement , il est dit que ces gens-là ( nos ancêtres ) écoutaient  avec une attention soutenue la lecture des versets coraniques , les leçons d'éducation , les prières assignées et les récits héroïques des musulmans  ,  en y accordant plus de sympathie et de respect aux psalmodies   . En vérité , les nouvelles transmises de génération en génération sous forme de chants ou de récits traditionnels ( en usage même aujourd'hui ) dont les paroles , révèlent que nos ancêtres auraient accepté,  l'argumentation logique du Coran avec conviction  et en raison de la nature fraternelle des prêcheurs musulmans qui ne leur ordonnait rien et sans prendre de leur plein les terres des populations . En parallèle ,  plus convaincus encore après avoir compris que les versets du Coran  sont les plus féconds et les plus divins qui aient jamais fait éblouir autant l'intelligence humaine .  C'est alors qu'ils ont refusé  de persister dans l'activité de leurs rituels ancestraux et leurs traditions agnostiques , basées  sur les principes à différents cultes d'adoration qui firent égarer leurs esprits pendant des siècles et même compromettre le fondement de leur vie communautaire , poussée par les Byzantins dans des  rituels de populations archaïques où le néant n'a rien de positif . Plus précis, ces populations voulaient mettre en ligne à leurs futures générations , une nouvelle génération d'hommes de foi  à assurer l'équilibre communautaire nécessaire sur la base des lois islamiques et pour effacer à jamais leur  vie factice, figée, ralentie, ignare qui, pour la plupart des populations n'était qu'un vide agressif , basé que le féodalisme et l’asservissement .

Stabilité et liberté du culte[modifier | modifier le code]

L’arrivée des Arabes dans la région des Arribs, s’est effectuée dans un cadre amical dans le sens de dire que les chants et récits populaires, véhiculés à travers toute cette période, ne révèle en aucun cas une quelconque mésentente ou conflit avec les populations. En définitive, la région n’a connu aucune émeute ou manifestation localisée, ce qui prouve qu’il s’agissait d’une arrivée sans heurts, peut-être même planifiée à éviter tout conflit avec ces populations, reconnues comme farouches et insoumises. Les Omeyades se sont installés dans cette région pour une courte durée en raison du comportement de ces habitants qui, justement acceptés cette religion, expliquée et récitée par les imams, accompagnateurs de l’armée. À cette harmonie qui y régna dès les premiers jours de leur rencontre avec les habitants, incita l’armée à continuer sa route vers l’ouest algérien. Donc, les tribus des régions de Titteri et de M’Sila y demeuraient en pleine quiétude et sans pression aucune de la part des Arabes. Leur vie quotidienne et leur système organisationnel, restent les mêmes, mais les Dachras ont perdu quelque peu leur autorité au profit des dignitaires, nommés par les Arabes en nouveaux arrivants mais qui avaient accepté une certaine indépendance envers les familles des Berbères. Les soldats arabes, stationnés en dehors de l'enceinte des villes et villages, devenaient des clients ordinaires que cela favorisait le commerce. Comme Castellum Auziens s'agrandit, de plus en plus de soldats, le commerce devenait nécessairement fructueux. En ce temps-là, l’armée arabe était organisée et respectueuse de sorte que les jeunes Berbères s’enrôlaient pour aller se battre contre les troupes de Koceila, supposées apostates. Néanmoins, quand ils refusent d'aller se battre alors ils perdaient leur autorité. Pour faire revenir ces Berbères dans l’armée arabe, les officiers ont dû faire des concessions, dont on ne connaît pas exactement la nature mais le plus crédible serait le droit de posséder leurs propres terres. Devenus propriétaires terriens, les Berbères avaient à cette époque-là tout intérêt à défendre la cause arabe car si les troupes Byzantines parvenaient à reconquérir la région, ils perdraient toutes leurs terres. En partant de cette période de référence dans l'histoire de la région, on comprend vite qu'elle fut caractérisée par une grande stabilité, une cohabitation parfaite avec les arrivants arabes qui mettent fin de l'autorité Byzantine, sévère et asservissante. Le règne Byzantin est jugé trop sévère et marginalisant, par les sages chefs de tribus en raison du terrible ostracisme pratiqué pendant presque un siècle.

En conclusion, les récits et chants populaires qui sont tout de même des indices de référence, confirment à travers les louanges à cette armée que son arrivée dans la région était envisagée sans aucune action militaire visant à investir de force les bourgs ou les villages. Au contraire, leur stratégie basée sur la communication, constituait à organiser des contacts immédiats avec les populations, suivis de négociations ouvertes pour régler, une fois pour toutes, l'incertitude qui ébranlait les esprits des chefs de tribus. En parallèle, les officiers arabes engagèrent des actions médiatrices avant l'arrivée du reste de l'armée dans le but de stimuler et d'exalter ses populations déjà rabaissées et marginalisées par les Byzantins par le Coran et prouver entre autres, la spiritualité d'Allah et du prophète son messager. Ces belles manières, cette politesse, ce rôle de messagers-diffuseurs du Coran, la conduite exemplaire du prophète, récitée jour et nuit, fit convaincre ces populations de l’existence d’une action divine. Ensuite, ils n'ont pas tardé à épouser l’Islam en une religion divine et pacifique. En somme, les Arabes en majorité lettrés ont vite compris la langue locale, l’amazigh, facilement appris ce qui leur fera rencontrer rapidement l'assentiment de ces populations, qui se sont converties à l'Islam en un temps record. En plus, la garantie de ses officiers arabes à maintenir nécessairement l'ancienne organisation des populations sans en changer quoi que ce soit de leurs traditions sinon que le minimum et interdit par le Coran. L'accord de principe était fait. À l’en croire, ces privilèges de l'amitié sont vite devenus des principes rassembleurs à l'armée arabe Omeyyade et ont transformé les tribus de ces régions en vaillants guerriers, capables de défendre et de porter au plus haut degré la puissance des Omeyyades contre les Byzantins. Ensuite, ils se sont alliés aux Omeyyades que par croyance religieuse pour s'opposer aux troupes de Koceila. Et il est dit que la raison pour laquelle, ils se sont révoltés contre Koceila, reposait sur le principe que celui-ci avait abjuré l'islam et, s'alliant aux Byzantins alors que les Arribs-Maghrawas sentaient naitre en eux une haine contre les Byzantins. Une haine mordante qui avait ses profondes racines dans le passé de la région du fait des massacres sur les populations des tribus des Arribs et celles des tribus des monts de Sidi Attaf lors de leur passage dans la région pour la conquête de la ville de Frenda, l'antique bourgade des hauts plateaux, habitée par les tribus zénètes de Banou Ifren, peut-être. Et par les bribes de certaines empreintes historiques, il est supposé que les Byzantins auraient emprunté l'itinéraire Sud d'Alger via les monts de Tablat pour atteindre la plaine des Arribs, ensuite prendre d'assaut les Berbères des monts de Dirah et ceux du Kef Lakhdar (Chalalat-El-Adhouara). Puis, ils ont détruit le Ksar de Boukhari, investir Thassemsilt (actuelle Tissemsilt) en un lieu de pause avant l'assaut sur la ville de Tiaret. Au final, toutes les villes sont tombées l'une après l'autre et la ville de Frenda fut le théâtre de violents combats avant de céder aux assauts byzantins. Le VIIe siècle a marqué le début de l'islamisation de la région des Arribs qui a connu plusieurs gouvernances locales et des périodes d'intégration dans les groupements des empires arabes qui se sont succédé. Toute la région du Titteri jusqu'à la région de la Hodna, les tribus berbères converties à l'Islam ont œuvré à l'islamisation de ces territoires qui s'étendent de Médéa à Djelfa et de Tablat à M'sili sur une superficie totale de 98 500 km, englobant les wilayas actuelles de Djelfa, Médéa, Bouira et M'sila. À l'époque Omeyyade, la conversion à l'Islam n'était pas forcée, mais ceux qui refusaient, ils étaient sujets à des taxes plus élevées que les musulmans. À cette condition, les Berbères des monts de la Djurdjura se sont révoltés contre les Omeyyades. La région des Arribs en paix durable, se concentrait exclusivement à la construction des Zaouïas pour la diffusion de l'Islam et en y réfléchissant à l'éradication de toute tendance chrétienne sur le territoire. Par contre, il est révélé que le processus de l'arabisation dans la région fut très facile où l'usage de cette langue arabe devient plus répandu dans les plaines et les hauts plateaux. À la succession de plusieurs dynasties, la région des Arribs n'a connu aucune marginalisation en raison de ses habitants, considérés comme Islamistes respectés.

Instauration des Zaouïas[modifier | modifier le code]

Époque Turque[modifier | modifier le code]

À partir de 1530 , la région des Arribs fut  complètement transformée par l'autorité des Ottomans qui construisent plusieurs postes militaires à Draâ-El-Bordj ( Bouira ) , Draâ Aicha ( Bir-Ghbalou )Bordj-Okhriss ( Sour-El-Ghozlane ) .  Par contre, la stratégie militaire Ottomane s’est avérée vaine pour contenir les émeutes  en raison de l'éloignement de ces postes. En plus, les Ottomans avaient une certaine entente psychologique avec les habitants par sélection des Chouyyouh de certaines  tribus, qui ont été privilégiées  pécuniairement pour leur maintenir la paix. En conséquence,  leur grande méfiance envers les tribus de Sidi Khalifa, Ouled Bellil, Maghraoua et Ouled Aich (Mettenane), s’est soldée par une émeute temporaire  en 1536 où plusieurs heurts ont eu lieu (récit populaire mais authentique). Cette péripétie de courte durée avait quelque peu perturbée la relation entre les Turcs et les Chouyyoukhs et fit engendrer le conflit de la guerre de Titteri entre les tribus des Arribs et Mettenane avec celles de Sour-Ghozlane (D’après des récits populaires,  ce conflit dura presque un semaine) et est né à la suite de l’intervention des Turcs à Ouled Aich, appuyés par certains engagés militaires des tribus de Sour-El-Ghozlane, ce qui irrita les populations. À partir de cette action répressive sur Ouled Aich,  les Habitants des Douars des Arribs et de Mettenane, se sont mobilisées et déclarent la guerre aux tribus du Sud (Sour-Ghozlane) . Heureusement, la sagesse du Cheikh de Ouled Khalouf mit fin expressément à ce conflit,  apaisé  par voie de négociations directes. Cette paix durable entre ces populations , incita les Turcs à définir un nouveau traité avec ces populations , précisant leur  rôle  autoritaire secondaire sur les populations de la Plaine de Hamza, qui s’étend de Bouira à Berrouaghia, soumises carrément sous l’autorité des Chouyyoukhs – Une initiative du Dey du Titteri , qui voulait préserver une grande relation d’entente  avec ces populations en raison de son conflit avec le sultan du Maroc et de peur d’un  éventuel refus de ces populations à  se faire incorporer dans l’armée Turc , en cas de besoin  . De cette confiance réciproque  mais offrant de grands privilèges de négoce sans impôts , la libre circulation des marchandises et surtout la non-ingérence des Turcs dans les conflits entre ces populations, dirigées et organisées en tribus , présidée chacune par un Cheikh – Imam ( lettré coranique) et disposant d’un conseil régional dans le siège principal se trouvait à Sour-Ghozlane .  Il est dit qu’en majorité,  les populations de la plaine de Hamza,  étaient agriculteurs et éleveurs, ancrés dans une grande familiarité et  bon  voisinage entre eux, autorisant les mariages et le droit de s’approprier dans n’importe quelle tribu en rapport aux moyens de l’individu.  Le bon voisinage ancestral et qui demeure jusqu’à présent ,  entre les tribus de Sour-El-Ghozlane, celles d’Ain-Bessem , celles de  Bouira, celles de Tablat et de Béni Slimane  ,  relève  dans l'appartenance ethnique qu’ils y sont liées profondément par les liens parenté et de mariage - Des tribus homogènes, organisées et entourés par des Chouyyouh à grande éloquence Islamiste et trop influents sur les populations. Les relations entre les Turcs et les habitants de la région se sont toujours effectué dans un cadre de politesse amicale. À défaut d'intimité, de confiance et d'abandon, ils ont établi une relation sans rancune, sans prétention ni curiosité car les conseils tribales  qui avaient toute l’autorité d’agir  sans aucune entorse de la part des Ottomans ni celle du  Bey du Titteri - Médéa. Une relation établie par un traité bilatéral qui dura presque 3 siècles sans heurts. À cette relation de presque confiante , en 1691 , les Chouyyouks des régions de Ouled-Driss ( Aumale ) , les Arribs ( Ain-Bessem ) , les tribus d'El-Maâouedj ( Djouab -Rapidum ) ,  les tribus des Ouled Bellil ( Bouira ) , les Bani-Jaad ( Tablat ) et les tribus de Bani-Lahouas ( Sidi yahia -Souk-El-Khmiss )  avaient autorisé l'incorporation de centaines de jeunes guerriers dans les contingents militaires du centre en renfort à l'armée du Dey Chaabane pour la protection des frontières de l'ouest des assauts du sultan Marocain ( Récit chanté lors des fêtes ) .

Démographie[modifier | modifier le code]

Sans mettre en regard les statistiques détaillées de population avec des cartes également détaillées, on comprend bien que la région d'Ain-Bessem fut longtemps peuplée par des tribus, rassemblées depuis plusieurs siècles et ayant connus la succession de toutes les dynasties berbères, byzantines et arabes, sans jamais s'expatrier ailleurs. Leur présence date de plusieurs siècles, les tribus de Mettenane , les Arribs et Beni-Jaâd. On dit régions de « Mettenane  » pour désigner les tribus situées au Nord-Est d'Ain-Bessem : Ouled Brahim, Ouled Aich, Kraimia, El-Gheraba, Ouled Guelmame, El-Mahfadia, El-Massabhia, Ouled Bouchouaoua, Beni M'sile, Beni-Yazid, Oued Chouachi, El-Djeridat et Sidi Yahia en unvillage, assurant délégation cantonale et la représentativité des tribus de Mettenane - Une région à très forte population. La majorités des personnes parlant l'arabe, la langue française se classe à la deuxième place où il y a une forte majorité de personnes de 36 à 70 ans qui utilisent le Français en une sorte de langue véhiculaire, couramment parlée et académique. Les régions des Arribs se trouvent au Sud de la Commune d'Ain-Besem et y sont limitées à : Ouled Zidane, Ouled Amar, Tararfa, El-Haouachria, Ain-Hazem, Dakkafla, Oued Khebathna, Ouled Aliane, ouled M'hia, El-Baâtitt, El-Djakalia, Guelta Ezzergua, Gourraâ, El -Maaîchia et El-Zenaiguia . Malgré le nombre de tribus, il reste qu'ils sont moins nombreux que les tribus du Nord. Ils sont en majorité arabisés mais comptent un grand nombre de francophones et d'anglophones. Les régions situées au Nord Ouest d'Ain-Bessem, sont sous-divisées en trois fratries fondamentales à justifier leur étroite appartenance ethnique à Beni-Jaâd: El-Mokrani, Madjenane et Talahlou. Chaque population - tribu est anciennement distribuée et appelée; par un usage traditionnel, d’après le domicile, c'est-à-dire la dachra dont elle relève ou dénommée généralement suivant le nom d'un saint ou d'un vieux sage, ce qui à donné naissance à huit tribus du nord : Ouled Kaddour, Zaouiet Sidi Salem, Ouled Ben Kharoub El-Haouadchia, Ouled Rabia, El-Chnainia, El-Mouaziz et Medouilia.

Administration et politique[modifier | modifier le code]

Avant 1932, la ville d’Ain-Bessem ne disposait pas de statut de commune. Elle relevait carrément de la Commune d’Aumale – Département d’Alger. Elle jouissait du rôle de circonscription administrative, dirigée par un délégué communal, désigné à partir de la Commune d’Aumale (actuelle Sour-El-Ghozlane), chargé de l’ensemble des services pour assurer le fonctionnement de l’administration de la collectivité territoriale, organisés dans un édifice situé en plein centre de la ville, exactement en face de la petite mosquée – Une organisation administrative financé principalement par des prélèvements fiscaux autorisés par le Vote d'un Budget qui se faisait à la Commune d’Aumale. En général, le délégué communal est désigné chef des agents, chargés des différentes tâches dans le cadre de l’organisation du nettoiement, l’hygiène, l’urbanisme, le service forestier, la voirie et tous les besoins en général des habitants.

Liste des délégués communaux :

  • 1904-1907 Albert Couteron
  • 1908-1910 Gabriel Demol
  • 1910-1915 Hervé Ferrer
  • 1915-1922 Cédric Aubey
  • 1922-1926 Olivier Deuze
  • 1926-1928 Jean-Pierre Douchez
  • 1928-1930 Bruno Clerc
  • 1930-1932 Joseph Cretier

À partir de 1932, la ville connut de grandes extensions urbanisées, ajouté à une croissance démographique accélérée à l’arrivée de centaines de colons Italiens, émigrés et favorisés par la présence d’un Italien en un grand propriétaire terrien et très influente du côté personnalité, un certain Emile Bastianito qui devint ensuite le Maire de la Commune à partir de 1934 . Ain Bessem bénéficia du statut de Commune et son siège fut érigé en 1932 par un entrepreneur désigné du Nom de Marcella. La première élection communale a eu lieu au mois d’avril 1932. Un propriétaire d’une boucherie désigné du Nom de Creuset Alain est élu à l’unanimité par suffrage direct des notables de la ville.

Liste des Maires de la Commune d’Ain-Bessem aux temps de la colonisation :

  • 1932-1936 - CREUSET ALAIN : Etiquette : Parti socialiste communiste
  • 1936-1940 - MARCEL MOURGUE : Etiquette : Parti socialiste ouvrier et paysan
  • 1940-1944 - EMILE BASTIANITO : Etiquette : Alliance démocratique
  • 1944-1948 - EMILE OUSTAINT : Etiquette : RPF. Rassemblement du Peuple Français
  • 1948-1952 - BECH BERTI : Etiquette :RPF. Rassemblement du Peuple Français
  • 1952-1956 - DOMINIQUE SUART : Etiquette :RPF. Rassemblement du Peuple Français
  • 1956-1961 - MAURICE BERTINI : Etiquette : Parti socialiste autonome

En général, les Maires élus faisaient partie directement du RPF (Rassemblement du Peuple Français) un mouvement politique fondé par le général de Gaulle le 14 avril 1947 en une sorte de barrage à l’avancée du Parti du Peuple Algérien (P.P.A) fondé par Messali El-Hadj – Un mouvement nationaliste qui prévoyait l’union Algérienne (12 novembre 1947). Le leader Nationaliste mal-apprécié par le général de Gaulle a été interdit le 13 octobre 1946 de séjour à Paris, Messali rentre à Alger et effectué une visite à Ain-Bessem où il tenu un meeting au mois de novembre 1948 avant son retour en France au Mois de décembre 1958 et ensuite son Internement à Belle-Île-en-Mer. Le Meeting fut organisé par plusieurs cadres du P.P.A local à l’image de : Mihoubi Brahim (Martyr) Rezig Belgacem (vivant), Kourdali, Saidani Belgacem, BOUZNAD Abdelkader (participants actifs à la manifestation du 1er mai 1945 à Alger). À priori, la création du RPF visait à mettre en œuvre le programme politique exposé dans le discours de Bayeux – Un programme d’action prévoyant même le cas de figure, l’intégration par la force l’Algérie à la France, de peur de la montée du nationalisme Algérien, enclenché par le Mouvement clandestin du Parti du Peuple Algérien (P.P.A ) malgré son interdiction politique en 1939. Le Président du parti dissout , crée le nouveau Parti du M.T.L.D (Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques) de Messali El-Hadj dont la fonction fut d’assurer une succession légale au PPA. L’initiative du général De Gaulle dans le sens de contrecarrer la montée des pro-liberté de l’Algérie , visait l’élimination physique de certains actives Algériens et l'intimidation des autres pour leur éviter de force à réfléchir à une quelconque idée d’indépendance en s’appuyant en priorité sur les idées , sensées être logiques par la France , du parti de Ferhat ABBAS , qui voyait la nécessité d’une grande liberté aux Algériens sans rupture avec la France.. Malgré une forte répression , l'idée d'une Algérie libre et indépendante prit de l’ampleur dans les esprits des populations Algériennes et surtout l’adhésion en masse de tous les intellectuels Algériens à ce mouvement pro-liberté de l’Algérie avec rupture pure et simple de la France .

À l’indépendance de l’Algérie , le premier Maire Arabe est nommé à partir du mois de décembre 1962 en la personne de Mr. , Kermia Ahmed, agriculteur :

Liste des Présidents de la Commune d'Ain-Bessem :

- Kermia Ahmed ( 1962-1966 )

- Bouziane Said ( 1966 - 1976 )

- Larbi Abderrahmane ( 1976 - 1979 )

- CHEMLAL Mohamed ( 1979 -1981)

- GRINE Rabah ( 1981- 1983)

- MATARI Said ( 1983-1985 )

- MOULAY Saâd ( 1993-1993 )

- BENAZZOUZ Rabah ( 1993- 1996 )

- KACI Moussa ( 1996 - 1999)

- BENAZZOUZ Rabah ( 1999 - 2002)

- MAOUCHE Boualem ( 2002-2005)

- NOURI Mohamed ( 2005-2012 )

- GUECHOU Boualem ( 2012 -2012 )

- OMARI Ahmed ( 2013 à ce jour )

Économie[modifier | modifier le code]

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Vie quotidienne[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

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Patrimoine[modifier | modifier le code]

Ain-Bessem est une Commune située sur un espace foncier, plat appartenant à plus de 93 % des terres aux services des réserves foncières étatiques. Les privés ne disposent que de moins de 07 % de terres morcelées en raison des actions de partage sur héritage. En somme, la superficie totale des terres est agricole, soit plus 9 000 Hectares sont réservés aux cultures céréalières,  2 350 Hectares aux maraichages et 110 hectares aux arbres fruitiers. Elle dispose d’un patrimoine architectural datant de l’an 1872 , une église et plusieurs édifices publics : Une salle des fêtes ( 1924)  , le groupe scolaire ( 1908) , la Mairie ( 1932)  , le marché public , la mosquée ( 1936) , le square ( 1872) , l’ancienne gare ferroviaire ( 1912) , l’école de garçons ( 1905) , le centre ville érigé avec alignement précis ( 1906) . En vérité, Ain-Bessem plus connue sous le Nom à l’époque Romaine de : Castellum Auziense, supposée être fondé 14 ans après  la Ville de Sour-El-Ghozlane, connue sous le Nom d’Auzia , fondée en l’an 33 Avant J.C par Auguste . Les recherches archéologiques font localiser  Castellum Auziense du côté de Ouled Alliane  , bourgade située à mois de 3 km au Nord Ouest de la Ville actuelle . Avant les années 1990, la ville comptait un patrimoine industriel représenté par plusieurs unités de production : EMACOB (Spécialisé dans le carrelage), l’Entreprise Intercommunale (E.I.T - spécialisée dans la construction du bâtiment et compte à son actif la construction de plus de 2 800  logements et une quinzaine d’édifices publics érigés, ONCV (spécialisée dans la transformation des vignobles) ,  ECOTEC et ses 1100 logements , ONAMA ( Matériel agricole )  , ENACHYD ( Moteur Hydraulique ) , SONIPEC ( Cuir et habillement ) SEMPAC ( semoules ) ONAB ( Aliments de Bétails ), CAPCS ( Materiel agricole ) , l’OFLA ( Fruits et légumes ) , l’ENTRAWIBO (Bâtiments ) , ERTUR ( Bâtiments et travaux Urbains  ) , SONATIT ( Forage et Hydraulique ) , CASSAP ( Céréales ) , A.D.E ( Eau Potable ) . O.P.I.BO (Irrigation et Drainage )  des  banques  et  assurance  ( CNMA , BADR , , SAA et CAAT ) ,  O3  postes et télécommunications , des Subdivisions techniques :  DIB  ( Ponts et chaussées ) S.U.C.H ( Urbanisme ) et une  Subdivision Hydraulique . À priori, 70 % de ces structures économiques, sont mises en veilleuse durant les années 1990, soit par voie de fermeture ordonnée, soit par faillite, soit décision locale . Pour ce qui est du patrimoine artistique, la Commune dispose de  trois (03) maisons de culture (Bouguermouh, FAJ et la maison de la polyclinique). Malheureusement pour des raisons techniques et le manque d’éducateurs, ces espaces spacieux dans un sens, reste que bâtisses décorant la ville. Enfin, le patrimoine linguistique repose sur plusieurs  langues parlées, l’Arabe (90 %) , le Français ( 75 %) et le Kabyle ( 10 %) , l’Anglais ( 08 %) , l’Espagnole ( 06 %) et l’Allemand ( 02 %) en majorité des étudiants .

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Brune (1912-1973) écrivain et journaliste
  • DJADANE Abderrahmane ( 1935) Dr d'état en Mathématiques - Premier arabe Bachelier (1955)
  • BRAHIMI Lakhdar : Ministre des A.E. et représentant O.N.U. ( Scolarisé à Ain-Bessem )
  • BRAHIMI Miloud : Ligue des droits de l'Homme et Bâtonnier de renom ( Scolarisé à Ain-Bessem )
  • MERABTI Hacéne : Colonel A.N.P.
  • HARKAT Mustapha ( 1950) Décorateur et Miniaturiste
  • Merabti Mohamed ( 1953 ) Général de corps d'Armée
  • Kourdali Mustapha (1949 ) Colonel D.R.S
  • Khalida Toumi ( 1958 ) ministre de la Culture
  • Kermia Sebti dit Sofiane ( 1950 ) Animateur de Télévision
  • Bensalem Abderrahmane ( 1947) Expert en physique
  • DJOUANI Miloud dit " CHAKLOUT (1917-2005) : Président du H.C.A.B.
  • CHERBI Abdelkader dit BABIH  : Footballeur
  • BRAHIMI Noureddine dit " CHITA '" (1946) : Champion d’Algérie 100 m et 110 m /steeple ( 1975)
  • KADDOUR CHÉRIF Lakhdar (1949) : : Ingénieur -Expert en Pétrochimie
  • REZIG Mustapha (1954) : Entraineur-Expert en Football ( Ex: Inspecteur général - Ministère des Sports
  • Omari Boudjamaâ ( 1956) Mathématicien - Professeur Université : BOUZEREAH
  • CHETTAR Salah dit Ami Salah ( 1934 -2005) ; Notable respecté de la Ville
  • LOUCIF Ali dit CHABICHOU
  • DJEDDI Rabah (1951-2009 ) : Expert en Pétrole ( USA ) -Directeur général Entreprise Algérienne Géodésie
  • DJEDDI Mohammed ( 1957 ) : Université d'Oxford - Angleterre
  • Bouroubi Mustapha ( 1955) Général de Division
  • ZAIR Brahim(1955) : Journaliste
  • HAMZA Rachid :(1949) Footballeur
  • REZIG Said (1956) : Diplomate et chargé des relations Algéro-Africaines (O.U.A )
  • Madame BARKI , née BOUGHERBI Aicha : Femme politique et Présidente de l'Association " Iqra "
  • CHERFAOUI Abdelkrim : Éminent architecte ( Université de Saint Louis - USA )
  • MIHOUBI Brahim : Commissaire-politique A.L.N - Fusillé : Par voie d'un obus -AMX-13
  • Ahmed MADANI (1952 ) Haut fonctionnaire de l'état - Conseiller du ministre de logement et de l'urbanisme.
  • AISSA CHERGUI : Bassiste - Orchestre National Algérien -

Sources, notes et références[modifier | modifier le code]

V[modifier | modifier le code]