Aïn Bessem

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Aïn Bessem
Aïn Bessem
Aïn Bessem
Noms
Nom arabe عين بسام
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Région Kabylie
Wilaya Bouira
Daïra Aïn Bessem
Code postal 10005
Code ONS 1035
Démographie
Population 42 635 hab. (2008[1])
Densité 338 hab./km2
Géographie
Coordonnées 36° 17′ 48″ nord, 3° 40′ 12″ est
Altitude 675 m
Superficie 126 km2
Localisation
Localisation de la commune dans la wilaya de Bouira.
Localisation de la commune dans la wilaya de Bouira.

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Aïn Bessem

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Aïn Bessem est une commune de la wilaya de Bouira en Algérie (42 000 habitants). Ses habitants s’appellent les Ain-Bessemois

Statut[modifier | modifier le code]

Sous le colonialisme[modifier | modifier le code]

Avant 1902, le village d’Ain-Bessem avait un statut spécial de délégation, sous contrôle direct de la Commune d’Aumale (actuelle Sour El Ghozlane). De 1906 à 1932, il faisait partie des territoires du département d’Alger, rattaché administrativement à la Commune mixte d’Aumale, en qualité de délégation communale.

Entre 1912 et 1930, son statut territorial reste administrativement officieux en raison de la centralisation des pouvoirs administratifs français au niveau d’Alger, généralement sous contrôle militaire et en raison du projet agricole (1919-1926) visant la constitution d’un grand vignoble de 25 000 ha (Exportation du vin vers hexagone).

En 1932, Ain-Bessem est reconnue comme une commune mixte, relevant du département d'Alger et rattachée à la commune d’Aumale, suivant la loi de 1875 à 1956, réorganisant les territoires civils et abrogée par le décret du , portant suppression des communes mixtes et généralisation des communes de plein exercice. Cette même année est construit le siège de la Mairie ( 1932 ) , suivi d’un décret provisoire relatif à la formation d'un conseil communal de régence transitoire, présidé par un notable ( désigné suivant le choix des colons) en qualité de président du conseil communal , composé de huit (08) conseillers ( choisis par les colons ) et qui devaient être de confession chrétienne et influents ( propriétaire terrien ou commerçant ) au niveau de la circonscription territoriale, à la tête duquel était placé un officier militaire français.

En 1956, Ain-Bessem accéda au statut de commune de plein exercice avec un conseil municipal composé exclusivement de colons. Les musulmans amputés du droit de " Tout citoyen" peut être électeur, et tout électeur éligible-initiative CHAUVINISTE admirablement amené par les colons ( qui soudoyaient la grande presse de l'hexagone, pour réussir leur coup)[non neutre] et toutes les précautions prises selon les dispositions légales reconnues dans la loi municipale du 14 décembre 1789 autorisant le maire de confession Chrétienne d'être assisté, dans les communes de plus de 500 habitants, d’un bureau composé pour le tiers du corps municipal et chargé d’exécuter les décisions de celui-ci. Il était tributaire du procureur de la commune, élu comme lui au scrutin individuel par l’assemblée des électeurs et qui avait pour mission « de défendre les intérêts et de poursuivre les affaires de la communauté » .

Après l'indépendance[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Daïra d'Aïn Bessem.

À partir du 05 juillet 1962, date de l’indépendance de la R.A.D.P ( République Algérienne Démocratique et Populaire). Ain-Bessem comptait moins de 8 500 habitants selon le fichier de population établi au mois de décembre 1961 par les autorités coloniales, et qui a servi de fondement juridique pour le recensement général de la population réalisé par l’Office des statistiques en 1966, accéda officiellement au nouveau statut de Commune, en application en application du décret 63-189 du 16 mai 1963, premier texte officiel de l'État algérien réorganisant les communes issues de la colonisation française.

Elle relevait de la Wilaya de Titteri, crée en même temps suivant le même décret portant simultanément un autre texte relatif au maintien de la division de l'Algérie à quinze départements algériens. La commune d’Ain-Bessem fut rattachée territorialement à la sous-préfecture de Sour-Ghozlane.

Elle maintient le statut de commune jusqu’en juillet 1974, date à laquelle eut lieu le second redécoupage territorial, visant la nouvelle réorganisation des wilayas et des communes, fixée dans l'ordonnance no 74-69 du , et définissant la nouvelle géographie du territoire algérien avec la création de 18 nouvelles wilayas pour porter leur nombre initial de quinze (15) à trente et une (31) .

La ville accède au rang de Daïra à partir du 10 novembre 1974. La population était de 36 830 habitants en 2002[2].

Depuis 2012, la Commune d’Ain-Bessem est dirigée par une Assemblée Communale, présidée par le micro-parti P.R.A (Parti du Renouveau Algérien) majoritaire et comptant 11 sièges sur 19 prévus. Le FLN en possède 5 et le RND 3. Le conseil communal de l'APC est présidé par le Maire Omari Ahmed, ingénieur d'État Agronome.

Situation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Aïn Bessem
Souk El Khemis Djebahia Aïn El Hadjar
Bir Ghbalou Aïn Bessem Aïn Laloui
Raouraoua Sour El Ghozlane El Hachimia

La ville s’étend sur une superficie de 6,3 km2.

Elle est située au centre de la Wilaya, à 7 km de la Daira de Bir-Ghbalou, 17 km à l'ouest du chef-lieu Bouira, et à environ 85 km au Sud-Est d'Alger.

Relief[modifier | modifier le code]

La ville est érigée sur une colline de faible hauteur, se trouvant dans une sorte de cuvette peu profonde, dressée au milieu d'un plateau. Elle est délimitée par les monts de Dirah à l'Est, les monts de la Djurdjura à l'Ouest et les monts de Zbarbar au nord.

Ces montagnes boisées sont à l'origine d'un climat, souvent assez pluvieux. En général, la commune bénéficie d'un taux de pluviométrie peu conséquent avec souvent des années marquées par une neige légère, un temps venteux et humide en automne . La région de Sidi Yahia contient la plupart des sommets à forêts denses et impraticables couvrant presque 10% de la superficie de la Daïra d'Aïn Bessem .

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'hydrogéologie est très influencée par l'urbanisation. La ville a été marquée par de nombreuses inondations, dont les plus importantes sont celles de 1934, 1951, 1966, 1983, 1990 et 2001. Autrefois, la ville d'Ain-Bessem recevait un affluent connu sous le nom ruisseau de la cave qui traversait au Nord de la ville du côté du siège de la Daira. Il passait derrière le siège des ponts et chaussées, continuait en traversant l'usine des carreaux - Granito , l'abattoir pour aller droit sur les jardins via l'hôpital et se jetait dans l'Oued Lakhal par le pont n°3 de la route départementale Ain-Bessem - Bouira. Il fut supprimé en raison des constructions sur tout son parcours de 2750 m de : (Hôpital, lotissement Hôpital, unité Carreaux Granito, Subdivision des ponts et chaussées, salle omnisports, Casoral et le réaménagement du siège de la Daira).

Alimentation en eau[modifier | modifier le code]

L'alimentation en eau potable est assurée par l'Agence de L'algérienne des eaux. Elle dispose d'un grand réseau alimenté à partir du barrage Lakhal ( Capacité : 30 hM3 ) à travers une station de pompage et une conduite de refoulement de 500 mm de diamètre - L'eau est disponible H 24 dans chaque maison ( Abonné ). En parallèle, il se trouve que toutes les maisons de la commune d'Ain-Bessem sont dotées , chacune d'un ancien puits familial - Des puits utilisés et entretenus par les services communales d'Hygiéne , urbanisme et nettoiement , qui chaque début de l'année , distribuent des briques hygiéniques aux habitants.

Accès[modifier | modifier le code]

Toutes les routes sont goudronnées (nationales, départementales et communales). Ain-Bessem est reliée à chacune de ses communes limitrophes par une route individuelle.

Étant donné que la ville est située sur une surface plate, elle compte plusieurs accès :

  • La première route est départementale passant par le bourg de Sidi Yahia et donnant directement vers Djebahia pour aller vers Alger.
  • La deuxième est une route Nationale (RN 08) passant par Bir-Ghbalou via Tablat pour aller droit sur Alger.
  • La troisième route est empruntée (RN 08) passe Bouira et donne sur l’autoroute Est-Ouest pour aller vers Alger, Sétif et Tizi Ouzou
  • Les voyageurs venant de l'Est et de la Kabylie passent par Bir-Ghbalou pour aller vers la Wilaya de Médéa ou vers l'Ouest Algérien. C'était, avant 1983, la route principale. Elle traversait la ville en plein centre.En 1984, les autorités régionales, pour éviter les grands embouteillages dans la route ordinairement empruntée, ont décidé d’aménager une nouvelle voie hors de la ville, un tronçon express de 4 km de long, large, rapide et réservé aux véhicules de transit.

La densité du réseau routier place Ain-Bessem en un point de convergence pour le transport interrégional.

Précipitations[modifier | modifier le code]

Les précipitations sont réparties tout au long de l'année, souvent sous forme de neige en hiver.

L'ensoleillement, élevé dans toute la région durant l'été, est très marquée durant presque 310 jours. En hiver il y a souvent présence de brouillard opaque mais la région connaît surtout des jours de gelée blanche qui persiste pendant plusieurs jours surtout au mois de septembre.

Agriculture[modifier | modifier le code]

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pôle économique[modifier | modifier le code]

L'Agriculture reste le pôle économique le plus important dans la région d'Ain-Bessem. La commune compte de 35 000 ha destinés à la céréaliculture dont 3500 ha sont réservé aux maraîchages et 640 ha de vergers. Toute l'économie repose sur le périmètre irrigué assure plus 25 000 Emplois indirects et 25000 emplois directs (répartie sur 2 saisons : février-juin et août-décembre). La région est animée par deux campagnes agricoles. Le périmètre des Arribs est un élément du vaste système hydraulique prévu par l’état durant les années 1980, il est dénommé « périmètre des Arribs » en rapport à son implantation dans la région des Arribs. Lors de sa création en 1986, il englobait non seulement la commune d’Ain-Bessem, il prend part à plus de 600 hectares dans la commune de Bir-Ghabalou, et plus de 655 hectares dans la commune de Raouraoua. Il est de forme trapézoïdale sur une superficie de 2238 hectares irrigables, il s’étend à l’ouest jusqu’à bir-Ghabalou et au nord-est jusqu’à Ain-Bessem et à L’Ouest vers Raouraoua, au Sud il touche le bourg de Ouled Amar. Il s’agit d’une création artificielle couvrant un peu plus de 5 km 2. Ce périmètre a ensuite, en 1988, été réduit de 38 hectares pour cause la situation géographique de cette superficie irrigable (38 ha) située dans une zone dépourvue d’équipements hydrauliques, c'est-à-dire hors –périmètre classé et équipé. Actuellement, le périmètre des Arribs est subdivisé en trois secteurs : secteur 1, secteur 2 ((lui-même subdivisé en deux sous-secteurs et dont fait partie le sous-secteur 2). Le périmètre des Arribs est un espace géographique relevant d’une administration située dans la ville d’Ain-Bessem, dont il a toujours subi l’influence politique et économique. Suivant qu’on s’intéresse aux espaces sociaux, à la géographie et à l’irrigation. La plaine des Arribs proprement dite, figure comme le territoire compris entre Ain-Bessem et Bir-Ghabalou. Contraintes et possibilités du milieu naturel

Espaces agricoles[modifier | modifier le code]

Au-delà de l'enceinte de la ville à l’ouest et au sud, la commune compte deux grands espaces agricoles situés à la limite des frontières de la "zhun" (zone d'habitat urbain nouvelle en Algérie), aménagés en 1987 pour composer les périmètres irrigués des Arribs sur une superficie totale de 2 200 ha partagés en commun par les communes voisines Bir-Ghbalou et Raouaroua. À l’Est, on trouve aussi les terres fertiles à vocation céréalière sur une surface plate qui s’étend d'Ain-Bessem à Ain-Laloui (846 hectares) et au Nord, les terres supposées être, les plus fertiles (890 hectares) au vu du rendement conséquent des céréales, et qui s’étendent de la fraction d’El-Maâchia jusqu’à Ain-Hadjar. La commune est couverte à 32 % de montagnes boisées naturellement (Pin, sapin, eucalyptus, chêne vert, frêne, houx, hêtre, orme, peuplier tremble et châtaigne).

Culture maraîchère[modifier | modifier le code]

Par contre, la commune d’Ain-Besse à elle seule, compte plus de 12 000 hectares dont 2 200 hectares ont été affectés en 1988 à la réalisation d'un grand périmètre irrigué, spécialisée dans la culture maraîchère où la pomme de terre domine toutes les cultures.(Maraîchage) - Un espace aménagé et doté d'un réseau hydraulique ramifié à mode aspersion , desservi par une station de pompage située en aval du barrage Lakehel. Le périmètre irrigué est presque dépourvue d'habitations si ce n'est la présence de petits bourgs qui s'éparpillent çà et là à travers sa grande superficie, à l'image du bourg d'Ouled Zidane, de Tararfa, d'ouled Amar, la Ferme des Arribs et la ferme Hamza. Tout le foncier appartiennent à l'état mais distribué en 1989 sous forme d'exploitation collective ( E.A.C ).

Bien que l'exploitation maraîchage soit si importante du point de vue rentier, plus de 7 300 ha sont réservés exclusivement aux céréales. Les privés ne comptent que 11% des terres sur les 12 900 ha où on compte aussi la présence de quelques vergers, dominés par les oliveraies, estimés à moins de 720 ha. Dans la partie de la Commune, se trouvent les monts d'Ouled Brahim, appelés massif de Mettenane, font partie des chaînes de montagnes de Z’barbar, à la frontière de la Wilaya de Boumerdes par KADDARA, et les montagnes de Tablat par les monts de MAALA. Le point culminant du massif (930 m) est à SIDI ATTAF. Le caractère des montagnes est constitué de versants raides. Les populations y pratiquent l’apiculture, l’aviculture, l'arboriculture (Oliveraie), l’élevage bovin et ovin et les quelques surfaces agricoles sont utilisés en jardins potagers ou à la culture d'orge et avoine. À l’Ouest, le plateau est de forme tabulaire allant de Ouled M'hia jusqu’à El-Aouakla, se caractérise par une formation de talus d'altitude peu élevée, où les cours d'eau (Oued lakehel, oued Khmiss et Oued Khebathna) sont encaissés. Comme le plateau est d'une grande surface agricole estimée à plus de 15 000 ha, les territoires des communes (Ain-Laloui et Ain-Hadjar), on y pratique les cultures céréalières, maraîchères à moins de 600 ha souvent en rapport au taux de pluviométrie que cela offre une abondance des eaux, garantissant l’exploitation durant la Saison ( mars-juin ) par la voie de fosses de récupération d’eau, creusées sur les lits des Oueds. Au mois d’août, ces Oueds sont asséchés. Dans cette région, on y pratique aussi à grand échelle l’élevage bovin et ovin ( Goura, Ouled M’hia, Rouiba, Sidi Khaled et Sidi Zouikia ) où on trouve en abondance le lait caillé distribué gratuitement . Par contre, la région des Arribs du côté de Bir Ghbalou et Beni Slimane, les terres sont très fertiles mais réservées exclusivement aux céréales .

Relance économique[modifier | modifier le code]

La dynamique commerciale engendrée après la construction du barrage Lakhel en 1986 a permis la réalisation d'un périmètre irrigué d'une superficie de 2300 ha. La production des maraîchages en grandes quantités a contribué à la baisse partielle du taux de chômage par la création d'emplois directs et indirects.

La ville d'Ain-Bessem a connu une relance économique dès 1992, freinée ensuite pendant une dizaine années à cause de la décennie noire. Une fois les conflits calmés, la ville s'est redynamisée avec l'arrivée de nouveaux agriculteurs venus des wilayas limitrophes. Spécialisés dans la culture maraîchère et profitant des conditions normalisées de l'irrigation dans un périmètre affecté aux grandes cultures, ils sont parvenus à des rendement jugés particulièrement encourageants[réf. nécessaire].

Concernant la culture céréalière, elle dispose de la plus grande aire de stockage de blé à l’échelle nationale, une capacité totale de 1,3 millions de tonnes à stocker dans trois immenses docks et les 32 grands silos de la SEMPAC.

Zone urbaine[modifier | modifier le code]

La population est urbaine à 87 %. Les habitants sont concentrés dans les villes en raison de l'exode rural massif des années 1990 et à cause du manque d'emploi (chômage).

La ville est érigée sous la forme rectangulaire. La plupart des voies sont tracées en boulevards et l'alignement des immeubles est de hauteur égale le long d'avenues bordées d'arbres (mûriers, ormes, platanes etc.). Le centre d'Ain-Bessem se distingue par son square, ses deux mosquées et une église catholique datant de 1872 (aménagée en bibliothèque municipale).

Intérieurement, Ain-Bessem est délimitée par la ZHUN (zone urbaine) prescrite en 1981. Son extension, d'une superficie de 1 km2 sur toute sa périphérie, a permis de réaliser plusieurs projets : un hôpital de 250 lits , 600 logements AADL (2014), les lycées Mokrani (1996) et Technicum (1992), la piscine semi-olympique de 2500 places (2013), la salle omnisports de 5000 places (2003), la Zaouïa Coranique (2014), le collège Kamel Joumblatt (1984) et le lotissement Aradh Salah.

La ville dispose d'un réseau d'assainissement réalisé en 1871.

Selon des règles strictes de l'urbanisme, les limites de hauteur des bâtisses sont fixées à 3 étages. Aujourd'hui, les nouveaux bâtiments sont soumis à hauteur maximale autorisée de 30 m dans les nouveaux quartiers, comme le lotissement Aradh Salah (250 villas), le lotissement de la polyclinique (200 villas), le lotissement Souk-El-Fellah (180 villas) et le lotissement du social (172 villas).

À l'est de la ville , le colonialisme français a construit dès 1946 la caserne du 410° R.A.A, composé de tirailleurs sénégalais et de Congolais. Cette caserne avait servi à la torture à grande échelle même sur des femmes et l'exécution sommaire et sans procès de plusieurs activistes algériens avant la révolution et durant la grande révolution. Elle est aujourd'hui remplacée par un lotissement de 120 logements.

À l'ouest, se trouvait l'hippodrome des courses au trot organisées par les colons, mais ensuite aménagé en stade communal à partir de 1932. Aujourd'hui son emplacement est réservé à une école primaire, des maisons d'habitations et une polyclinique.

Au Sud-Est se trouvait aussi le camp de concentration de Z’Mala. C'était un espace de 8 ha aménagé exclusivement pour les familles des ouvriers des fermes coloniales. Sa construction date de 1906.

Les accès routiers à la ville se font par les routes départementales et des routes communales. Leur couverture progressive permet de mieux ouvrir Ain-Bessem à la circulation. L'organisation actuelle de la ville doit beaucoup aux travaux durant la période coloniale. L’ancienne ville est composée de 220 îlots d’habitations, chacun des îlots a une superficie totale de 04 à 05 ha. Les autres nouveaux quartiers sont érigées sur une superficie de plus 3 500 ha.

La ville est divisée en 52 ilots uniformes[Contradiction] d'une superficie de 6000 à 8 000 m2 chacun, soit une superficie totale bâtie de 6 km2, englobant une population totale de 42 000 habitants.


Quartiers[modifier | modifier le code]

Actuellement, la ville se divise en plusieurs quartiers, le centre ville, Ain-Bouakkaz, Entrawibo, Ecotec, Zmala, les tours, Bhaîr, Doublay, El-Qaria, Aradh Salah, Social, Souk El-Falah , 410, Commando, le quartier de la Polyclinique et la cité (actuel édifice du nouveau palais de Justice).

Quartier d'Ain-Bouakkaz[modifier | modifier le code]

Au milieu de la plaine des Arribs, Ain-Bouakkaz constitue le cœur historique de la ville. La création de ce quartier populaire date de 1868, à la suite de la décision portant création du village administratif d'Ain-Bessem, destinée à organiser une centaine de colons, installés en propriétaires fonciers où chacun d'eux disposait d'une superficie moyenne de 280 ha. Le baraquement de Ain-Bouakkaz fut créé exclusivement pour contenir les familles indigènes des travailleurs et ouvriers choisis pour la réalisation du projet de construction du nouveau village dans la plaine des Arribs. Des centaines de famille venant des tribus des Arribs ( Ouled Amar , Khebathna , Deghafla , Beni Slim et Sidi Khelifa ainsi des tribus de Mettenane ( Sidi Yahia , Chellala , ouled Brahim , Beni M'sil , Rouabia et El- Khellalda .

Sociologie urbaine[modifier | modifier le code]

Le nombre d’habitants d’Ain-Bessem est passé de 26 780 habitants en 1985 à plus de 43 000 habitants en 2014.

La hausse des prix de l'immobilier explique que la ville soit en train de subir une grande mutation. Tout le foncier en héritage est mis aux enchères en raison des conflits familiaux, provoquant un exode massif des familles vers d’autres villes, remplacée progressivement par de nouveaux locataires.

La commune possède une une proportion de classes sociales élevées par rapport à d'autres villes, mais sa sociologie reste en réalité très contrastée. Plus de 2 900 emplois sont dans le secteur étatique, il y a 3 100 commerçants et 5 000 personnes travaillent dans l'agriculture. Le taux de chômage est de 9.4 %, touchant en priorité les diplômés universitaires et les jeunes de moins 23 ans.

Les revenus réels des Ain-Bessemois sont très inférieurs à leurs revenus nominaux : le coût de la vie est élevé par les factures d'électricité, de gaz et d'eau et surtout les produits alimentaires. En parallèle, la vie continue d'être difficile car certains types de denrées coûtent plus cher à Ain-Bessem que dans le reste des villes[pourquoi ?], des marchés sont monopolisés par de riches agriculteurs. 30 % des ménages sont à faible revenu, 25 % des commerçants à moyen revenu et 45% des ménages à revenu conséquent. On note enfin de très fortes disparités de revenus au sein même de tous les quartiers.

Plus globalement, Ain-bessem se classe parmi les Daïras algériennes aux seuils de revenus moyens (135° rang / 540 Dairas). On y constate également depuis 1996, la création d'un bidonville d'une trentaine de baraques, auprès du cimetière El-Ghorba, construits durant la décennie noire (1992/1999) par des familles pauvres venant des zones rurales. Les nouveaux lotissements concentrent plus de 34 % des ménages en bonne situation. Certains quartiers, comme celui d'Ain-Bouakkaz , les Jardins et El-Karia, cumulent toutes les difficultés sociales : échec scolaire, chômage élevé ou encore santé des habitants déficiente.

Certains quartiers se caractérisent par des regroupements communautaires : le quartier d'El-Karia a la particularité de réunir une importante communauté de la tribu d'El- Ouhadia.

Logements[modifier | modifier le code]

En 2012 , le nombre total de logements dans la commune est de l’ordre de 9971, repartis comme suit :

  • L'ancienne ville (fondée en 1865) compte presque 6000 logements;
  • Les "Nouveaux logements" (construits entre 1970 et 2014) :
    • Les lotissements de la polyclinique (200 villas), de senoussh ali (180 villas), de la ferme Haicheur Ali (65 villas) et Commando (120 logements, ainsi que le lotissement du social (292 villas);cite tali ali100logts cite ben gharabi 100logts
    • Aradh Salah (250 villas);
    • Les logements sociaux (970 logements);
    • kermia belkacem (320 logements );
    • Bachir said (280 logements);
    • Z’Mala (230 villas);
    • Les tours (280 logements);
    • Bahaîrali (270 logements);
    • El-Karia (80 logements);
    • Les Jardins (170 maisons);
    • L'hôpital (152 logements);
    • Le cimetière El-Ghorba (112 logements).

Parmi ces logements, 88,7 % sont des résidences principales, 8,5 % des résidences secondaires ou locatives et 2,8 % des logements vacants.

Tous les logements attribués dans le cadre social sont confiés aux propriétaires par acquisition auprès de l'O.P.G.I (Office de la Promotion et de la Gestion immobilière). Ils ne possèdent en majorité que deux ou trois pièces, moins 25 % sont de type f4 ou f5 (à 4 pièces et 5 pièces). Le logement social représente un peu plus de 51 % du parc immobilier urbain, mais ce taux moyen cache de fortes disparités dans sa répartition. Les quartiers périphériques totalisent 100 % des logements sociaux de la ville. La proportion comptabilisée en 2013 révèle un manque à gagner de 1820 logements pour faire bénéficier tous les demandeurs sociaux enregistrés au niveau de l'APC. La rotation des locataires est faible en raison du niveau élevé des prix de la location. De nombreuses associations de quartiers œuvrent pour trouver des solutions aux mal-logés et à la précarité de personnes sans logement. Actuellement, Ain-Bessem est la deuxième ville la plus chère dans la wilaya de Bouira en ce qui concerne les prix de logements : F3 = 6 740 000 dinars , soit environ 44933 euros.

Transports en communs[modifier | modifier le code]

La ville d'Ain-Bessem dispose d'un réseau de lignes de bus et de minibus, desservant 10 lignes, et un mode de transport taxi-locatif sur 4 lignes (Bouira, Sour-El-Ghozlane, El-Hachimia et Bir-Ghbalou). La ville était reliée à la ligne de chemin de fer Alger - Sour El-Ghozlane via Bouira, Ain-Bessem, Ain-Hadjar (Aboutville) et Ain-Laloui (Bertille ), supprimée en 1935 pour des raisons économiques, selon des archives de l’époque coloniale.

Le parc automobile est estimé à plus de 2813 voitures. La circulation routière dans la zone urbaine est facilitée par des artères spacieuses (14 m de large), tracées aux temps du colonialisme. Le stationnement est difficile dans la quasi-totalité des rues, à cause du non-respect des positions bimensuelles autorisées au stationnement. La commune a ouvert plusieurs espaces de stationnement aux taxis de location et un espace de stationnement pour bus, prévoyant la construction d'une gare routière. Cinq agences de location de voitures en libre-service de courte durée, sont ouvertes.

Voirie[modifier | modifier le code]

Aïn Bessem compte 60 voies publiques. La plus large (1650 m de long et 14 m de large) est la rue Rabah Dermouche, la plus étroite (largeur minimale 5 m) la rue Saad M'Sili, la plus longue (2520 m) la rue colonel Si M'Hamed, mais la rue Commandant Si Lakhdar est la principale, longue de 1150 m.

Historiquement, le transport à Ain-Bessem avait débuté par la création d'une entreprise privée, la Sarl Loucif Sl,mane El-Charitti, et par l'utilisation des premiers omnibus à chevaux.

À partir de 1934, à l'ère des tractions, les notables de la ville disposaient de plusieurs modèles de tractions Citroën.

Les premiers chauffeurs de taxi ont commencé à circuler en 1961. À partir de 1966, d'autres ont desservi les lignes Ain-Bessem - Bouira - Sour-El-Ghozlane.

Pour ce qui est du transport inter-villes, les deux entreprises privées Sarl Benamara et celle de Tablati ont utilisé des véhicules modèles Renault Galion 58 et Berliet Escapade mais ont été concurrencées, puis mises en faillite, par l'entreprise nationale (SNTV) et ses cars modèle PHC Escapade, Berliet PLR-C et Berliet cruisair III.jpc et, à partir de 1985, par des véhicules de type Van Hool A500/2.

Lieux-dits, quartiers et hameaux[modifier | modifier le code]

La ville d'Ain-Bessem dispose d'un plan d’urbanisme ayant fait l'objet de jumelage avec la ville française d’Orange.

Contexte[modifier | modifier le code]

La construction de la ville avait débuté en 1868 comme un projet supposé être de l’idée de Prosper de Chasseloup-Laubat, qui visita l’Algérie en 1859, dans le cadre de l’étude de la question des ports de refuge à ouvrir sur le littoral algérien. Il chargea en 1868 son ministre des travaux des travaux publics, Edmond Valery Gressier,suivi par Pierre Dorian, de concrétiser ce projet. Mais la plus importante participation active à la réalisation de ce projet finalisé en 1884, est l’œuvre de Désiré-Jules Lesguillier, sous-secrétaire d'État aux Travaux publics (Gouvernement de Léon Gambetta) qui prélevait d’importantes sommes d’argent de la construction des lignes de chemin de fer en Espagne pour le projet Ain-Bessem.

Monuments[modifier | modifier le code]

Construits au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Plusieurs édifices ont été bâtis en priorité : l’église date 1872, le groupe scolaire fut érigé en 1876, la prison (actuel siège de l'Hydraulique) en 1879 et la salle des fêtes fut construite en 1895.

Construits au XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le palais de Justice date de 1903, année où les colons commencèrent à ériger leurs maisons, l’hôpital civil Lawrence de 1916, le square de 1917, la grande rue (composée du café le Glacier, de l’hôtel, et de plusieurs bars et restaurants) de 1925, la gare ferroviaire (actuel siège de la sous-préfecture ) de 1927, le siège de la Mairie de 1932 ainsi plusieurs édifices publics, poste, banque et contributions diverses de 1936. Le Cinéma Select fut construit en 1932, la mosquée qui se trouve au milieu du centre-ville en 1934. Le stade communal, initialement construit en hippodrome en 1936 fut démoli et remplacé par un autre à partir de 1975.

Trois stations de service (BP, Shell et Total), qui se trouvaient dans la grande rue, ont été fermées et leurs emplacements furent affectés à d'autres édifices. Aujourd'hui, la ville compte trois nouvelles stations modernes (02 Naftal et une Station privée Mahfoud ).

Outre son chef-lieu, Aïn Bessem-centre a été composée à sa création des localités suivantes : Ouled Zidane et Ouled Ammar (deux portions de communes détachées de Bir Ghbalou), Les Karmia, une partie d'Ouled Ammar (dites Houachria et Maïchia), Sidi Yahia, composées de Ouled Brahim et Ouled Ziane, Cheboubia, Ouled Lamri, Chaabet Laafia, El Djemaa, El Anceur Labiod, Ouled Belkheir, Sidi Yahia, Ouled Youcef, Ouled Sidi Slimane, Louhaidia, El Mizarguia, Beni M'Sil, Ouled Chouachi, Laouissat, Ouled Madani '(melook'younsi) )et El Messabihia.oued elkhemis(omari) ouled rabah(yazid) elhodjadj(madani) Deraissia , Mouataâ (matari - ouledmatari -tahri'khalef).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La ville d’Ain-Bessem, construite à partir de 1872, dispose de plusieurs critères d’aménagement de normes urbanisées. On trouve dans le centre-ville deux espaces verts de 24 000 m2 chacun, séparés par une grande rue longue de 2,8 km, plusieurs magasins, des cafés et des restaurants.

Chaque ilot des 52 existants compte plusieurs maisons coloniales, généralement construites en briques et tuiles rouges (Altérac) dont les façades alignées délimitent les rues et les places de la ville. Plusieurs villas différentes sont érigées par des colons et portent leurs noms jusqu'à aujourd'hui et diverses habitations à différents matériaux de construction datant de 70 à 120 ans sont recensées dans la ville. Par contre, plusieurs habitations ont été démolies et reconstruites. Les quartiers sont reliés les uns aux autres par des réseaux routiers. Tous les trottoirs sont en pierre taillée – de larges rues de 12 à 14 m longées d’arbres (mûriers, ormes, eucalyptus, et platanes). Les rues sont au nombre de 34 exactement dont chacune est indépendante de l’autre avec une longueur variable à chacune de 700 m à 2 800 m, configurées sur une zone de forme rectangulaire. Les édifices publics sont placés au centre-ville.

Actuellement, plusieurs nouvelles constructions palais de justice, salle omnisports, piscine olympique, hôtel de ville, commissariat de police, subdivision services agricoles et subdivision des services Hydrauliques et plus de 5400 logements sociaux) se font au niveau des poches vides en raison de l’exigüité de la ZUN (zone d’urbanisme) qui se trouve déjà aux confins des terres agricoles, interdites à la construction par décret présidentiel. Ain Bessem est une région agricole disposant de plusieurs milliers d'hectares rservés à la céréaliculture : 9800 Ha , les maraichages ( Pomme de terre en culture dominante : 2560 Hectares irrigués à partir du barrage et des oueds ) . Toutes les terres agricoles sont confiés aux E.A.C ( Exploitants Agricoles Collectif ) constitué en groupe : Maximum :12 et minimum : 04 où chaque dispose de 03 hectares à titre personnel à exploiter librement .

Étymologie[modifier | modifier le code]

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Première version[modifier | modifier le code]

Elle suppose que le nom Ain-Bessem provient à son origine d'un mot composé en langue turque "kaynak gülümseme" ("source-sourire"), qui servait aux Turcs à désigner le village (suivant la loi de circonstances, relative au bornage des frontières et au développement des régions (vers 1625), visant l'organisation administrative ottomane, harcelée sans cesse par des querelles autour des frontières historiques du royaume de Koukou). Sa prononciation était cependant difficile pour les habitants, qui parlaient arabe.

Les Turcs se référaient la géographie pour donner des noms. L'expression vient de l'abondance des sources dans la région.

Enfin, un acte de propriété, désignant des parcelles de terre, localisées dans la région, exactement à Ouled Amar, et datant de la période du règne ottoman mentionne Ain-Bessem et précise la date de 1630.

Deuxième version[modifier | modifier le code]

Dans la seconde version l'origine du nom "Ain-Bessem" suppose qu'à l'époque turque, un vieux sage connu sous le nom de Bessam passait la majorité de son temps sous un arbre à côté d'une source fraîche. Les passagers en quête d'eau s'arrêtaient pour s'y approvisionner. Après sa mort, son nom fut donné à la source, ce qui a donné Ain-Bessem à la suite de la construction du village aux temps des Turcs. En arabe "Ayn Bassam" veut dire "Source de Bassam".

Troisième version[modifier | modifier le code]

La troisième version suggère que le nom viendrait des deux mots turcs "beş çam" qui veut dire en français "Cinq pins". Ce nom turc désignait cinq pins gigantesques au feuillage vert clair, havre de pause pour les soldats turcs, et qui se trouvait à côté d'une source d'eau potable.

Cette expression se prononce phonétiquement Beuchjam en turc. Le langage arabe fit changer le mot par une phonétique combinatoire, supprimant le "euch", remplacé par "esse", plus répandu. L’expression donne donc phonétiquement dans le parler arabe "besse-same", combiné avec le mot "Ayn" qui veut dire "source", en référence à la source d'eau qui s'y trouvant, pour former "Ayn Besse same".

Quatrième version[modifier | modifier le code]

La quatrième hypothèse propose que l'appellation dérive de l'arabe "Ayyn Tebsamm", signifiant "source du sourire". Elle viendrait des arabes Omeyyades qui auraient rapporté du Proche-Orient l'habitude de donner le nom de "Ayn" à chaque ville où ils constataient l'abondance des eaux.

Cinquième version[modifier | modifier le code]

Une dernière version révèle que le lieu-dit "Ain-Bessem" fut baptisé ainsi par un officier de l'armée turque originaire d’Arménie. Y voyant de grandes maisons, il avait pensé aux châteaux d'Arménie. Le mot "Perd" signifie "château" en arménien. Il est prononcé "Bir" (puits) par les Arabes. Il a été combiné avec le mot arabe "Tebsam" (sourire). Par la combinaison des deux mots, ils ont formé le mot "Bir-Tebsam". "Bir" par a ensuite été remplacé par "Ayn", moins lourd phonétiquement ce qui révèle qu'ils avaient utilisé "Basma" qui veut dire risette au lieu de "Tebsame" qui veut dire "sourire". Donc, l'appellation juste serait "Ayn El basma" qui s'est transformée en un mot court phonétiquement pour donner "tabassame" qui veut dire "il a souri". Au fur et mesure du temps le mot a été transformé pour désigner que celui qui boit de la source sourit, donnant "Ayn El Bassame". Ensuite, le mot fut écourté par la suppression de l'article "El" pour ainsi dire "Ayn bessame", aujourd'hui "Ain-Bessem".

Histoire[modifier | modifier le code]

L’histoire d’Ain-Bessem plus connue à l’époque Romaine sous le Nom de : Castellum Auziens qui veut dire village lointain d’Auzia, n’est guère facile à étudier du moins dans sa composante historique romaine en raison de la célébrité de la ville d’Auzia (Actuel Sour-El-Ghozlane située à moins de 17 km d’Ain-Bessem) originairement numide fût effectivement transformée en 33. av. J.-C. en province romaine par l'empereur Auguste qui y construisit le temple d’apollon à l’emplacement actuel de l’hôpital civil , donna naissance sur le plan urbaniste à Auzia en une enceinte Romaine de forme ovoïde , clôturée par un mur en pierre d’une épaisseur de 75 cm et long de 3250 m avec la construction de la plus grande caserne qui comptait quatre cohortes et un escadron de vexillaires Maures ( Des troupes légères et mobiles recrutées dans les Provinces ) chapeauté par un corps de cavalerie de 250 hommes (dirigé par trois décurions et un préfet influent d’origine Gauloise plus connu sous le nom de ‘’Praefectus claudus’’ ) , chargée de la surveillance à l’échelle de la région tracée de Berrouaghia aux régions du Djurdjura, celle des Babors et celle des Bibans en passant par la ville de Rapidum ( Actuelle Djouab ) érigée en un bastion formant le poste avancé d’une armée de quatre centurions sous les ordres d’un officier Carthaginois Flavus crinis plus connu sous le nom de l’homme au Pilum et Galeum fraxines , un grand guerrier fort et influent , chargé d’organiser son armée avancée pour la défense d’Auzia des attaques répétées des Bawares ( une tribu berbère, appelés également les quinquégentien , c'est-à-dire les cinq tribus fédérées, et qui comprenaient les régions du Djurdjura, celle des Babors et celle des Bibans . Si les chemins de l'histoire de cette région restent quelque peu obscurs, certains se sont appuyés sur des récits légendaires pour orienter leurs travaux de recherche. Parmi les nombreuses légendes que comptent Auzia et Castellum Auziens, il y en a une en particulier, qui a souvent fait l'objet de point de départ dans le cadre de recherches sur l'histoire. En effet, A Aumale, une inscription de 261 ap. JC parle d'un chef du nom de Faraxen ( supposé être natif de Castellum Auziens ) qui serait un rebelle quinquégentien ayant érigé son quartier militaire à la El-Hammam ( Actuelle station Thermale de Faraxan ou Hammam Fraxa , située au milieu d’une forêt dense d’une superficie totale de 840 km 2 ( couvrant un espace boisé naturellement entre Sour-Ghozlane – EL-Hachimia allant jusqu’à Oued Berdi au Nord – Au Sud , elle s’etend de Zriba à El-Masdour en passant par Ouled Rached , Belgat et Bordj Okhris - De même , elle le grand espace situé entre Hammam Fraxane et Ouanougha ( Wilaya de M’Sila ) . Fraxen aurait investi Castellum Auziens et repoussa les Romains après avoir détruit le quartier général du commandant de frontière à Castellum Auziense en y s’accaparant de tous les biens de la colonie. Il contrôla alors la totalité de la région des Arribs (Actuel région Ain-Bessem –Bouira) et il serait installer aux alentours de la ville de Hoche (Actuel Khabouzia) campement de son armée (Il serait probable que les quelques vestiges recensés au Douar Ouled Alliane serait une preuve probante. En plus, Tacite est un historien et sénateur romain né en 58[1] et mort vers 120 ap. J.-C. Dans œuvre écrite en 109 ap. J-C :Historiae (Histoires) mentionne le CASTELLUM AUZIENSE (aujourd'hui Ain-Bessem), quartier général d'un commandant de frontière et qui portait le titre de Colonie. Une inscription sur une pierre tombale retrouvée du côté de Bir-Ghalou comporte ‘’ videre Castellum auziense iustus impetro ebrius ‘’ Voir Castellum Auziense rien que pour se saouler . Par contre, il est supposé que Faraxen s’y emparant de Castellum Auziense, établit une nouvelle colonie qui effraya longtemps l’armée Romaine. Et puis, il est dit que l'historien Grec d'expression latine Ammien Marcellin (v. 330 - 400) mentionne dans son Res Gestæ, ce dernier étant en quelque sorte une suite de l'histoire de Rome écrite par Tacite, que le point corrélatif à Auzia était LE CASTELLUM AUZIENSE de manière à ne pas s’attirer les ennuis de Rome pour la perte de Castellum Auziense. Peu importe, les raisons de ce retournement de situation où l’armée Romaine d’Auzia à ne pas reconquérir Castellum Auziense. Peut-être , il est prouvée car une borne militaire trouvée par quelques colons français maçonnée dans le mur de la ferme dite dès lors Giovanni, à dix kilomètres au nord-est de Sour El Ghozlane, à l'endroit dit El-Abia se trouvant à moins de 11 km d’Ain-Bessem , porte cette inscription gravée sur pierre calcaire couchée d'environ 1 m 10 sur 60 cm de haut: LIMES PRAFR "Limes Provinciæ Africæ" (Limites de la province Africaine). Ainsi, les Romains ont perdu Castellum Auziense, reconnu en une région agricole, constituant le grenier par excellence aux besoins alimentaires de toute la région. En parallèle, son sol fertile fut exploité dans la culture viticole où le vignoble faisait les meilleurs revenus car la majorité des vins Romains venaient de Castellum Auziense. Les régions réputées pour leur vins comme Castellum Auziense sont généralement situées dans des cuvettes avec un sol très fertile, et qui devait être un terrain, un lieu d’affrontement continue entre les Romains et les quinquégentiens dans le long cycle des guerres romano-numides aux I e-II esiècles ap. J.-C. Castellum Auziense serait à l’origine de la première du cycle des guerres Romain-numides dans le centre de l’Algérie et qui s’est achevé par la défaite des Romains en particulier face aux Numides des monts de la Djurdjura qui même aux temps romains, constituaient une grande force et puissantes tribus fédérées . Il est dit que : Firmus général des Maures en Afrique romaine au IVe siècle s’est révolté contre l'empereur Valentinien II et est vaincu par Théodose l'Ancien grâce au soutien qu'apporte à ce dernier son propre frère, Gildon. Firmus Né dans l'actuelle dans les monts de la Djurdjura ( Acteulle région de la kabylie) il est le fils d'un regulus maure et chrétien donatiste, Nubel, et frère de Gildon et Sammaque. Après avoir assassiné ce dernier, il se révolta contre Valentinien II en 370. Le comte Romanus le condamne et lui dénie le droit de se défendre devant l’Empereur. Firmus soulève alors toute la Maurétanie Césarienne et reçoit le soutien de nombreuses tribus ainsi que celui des donatistes de la région de Rusicade, qualifiés de Firmiani. Après quelques succès, comme la prise de Caesarea de Maurétanie, il fut forcé de se donner la mort en 372 ou 375 après avoir été défait par Théodose l'Ancien, père de Théodose Ier, grâce à l'aide que lui apporta Gildon. Théodose avait formé par des armées composites, africaines et gauloises, repris en main et ressoudé comme des soldats, en les associant dans la défense, provinciaux et l’armée Romaine . Ces évènements furent suivis par la « geste » de Gildon en l’an 397.

Époque romaine[modifier | modifier le code]

Les attaques répétées sur Auzia par les Quinquegentanei ("cinq tribus"), une confédération tribale maure qui s'opposa à Rome en Maurétanie Césarienne, avaient incité les Romains à entamer une politique de conquête vers d'autres territoires, car leurs limites frontalières n'étaient pas fixées de façon unanime. Cette initiative permet l'intégration partielle des plaines d'Ain-Bessem et d'El-Hachimia à la structure politique de la ville d'Auzia.

Même si cette dernière est située sur une position facilement défendable, son expansion rapide attire les populations de toute la région. Les Romains fondent donc en 33 av. J.-C. la ville de Castellum Auziens (château d'Auzia), actuelle Ain-Bessem, en deuxième forteresse de renfort militaire, et en raison de l'agitation populaire et du surpeuplement de la ville d'Auzia. Ce choix permettait d'exploiter les terres agricoles de Castellum Auziens (blé, orge, avoine), et d'alimenter la population résidente à Auzia. Une inscription sur une pierre tombale, retrouvée du côté de Bir-Ghalou, révèle également l'existence de vignobles.

Ils font construire plusieurs édifices militaires sans parvenir à réaliser les constructions prévues en raison des attaques répétées des Maures. Cependant, Castellum Auziens prend bientôt l'aspect d'une cité romaine à édifices éparpillés çà et là, sans plan d'urbanisme, ni muraille de défense. La petite bourgade connait une intense activité agricole.

À Aumale, une inscription datée de 261 apr. J.-C. mentionne le nom du chef Faraxen, qui serait peut-être un rebelle quinquagentien ayant conquia Castellum Auziense, accaparant tous les biens de la colonie et repoussant les Romains de ce poste de frontière vers Auzia. Faraxen aurait contrôlé la totalité de la région des Arribs et aurait installé aux alentours de la ville de Hoche (actuelle Khabouzia), le campement de son armée.

Tacite, dans Historiae, écrite en 109 apr. J.-C., mentionne Castellum Auziens, quartier général du commandement de frontière qui portait le titre de colonie. Ammien Marcellin mentionne dans son Res Gestæ que le point corrélatif des ennuis à Auzia était la convoitise des Quinquegentanei pour les terres fertiles de Castellum Auziens.

Une borne militaire, trouvée par des colons français, et maçonnée dans le mur de l'une ferme à dix kilomètres au nord-est de Sour El Ghozlane, portait cette inscription gravée sur pierre calcaire couchée d'environ 1,10 m sur 60 cm de haut : Limes Prafr Limes Provinciæ Africæ (limites de la province africaine)).

Époque Numide[modifier | modifier le code]

La citadelle localisée du côté de Ouled Yazid à 7 km d'Ain-Bessem, aurait servit de prison aux révoltés accompagnant le général Firmus après sa défaite.

À l'époque de la première guerre punique, qui éclata en 264 av. J.-C., le général carthaginois Hannibal Gisco aurait installé un bastion avancé à Castellum Auziense, destiné au recrutement de mercenaires.

En -21, Castellum Auziense, Auzia, Rapidum et Tirinadi sont sous les ordres du proconsul de la province d'Africa vetus, en raison du danger des tribus libyques nomades du nord du Sahara sur les provinces africaines de l'Empire. Castelum Auziense est reconvertie en un bastion militaire, détruit par Balbus et ses alliés Gétules.

Aux temps des phéniciens, la ville bénéficia du privilège du statut de grand marché à gros bétail. En quête de bétails, les phéniciens ont étendu leur réseau commercial dans les hauts plateaux, investis par des nomades éleveurs. Castellum Auziens était la plaque tournante du marché animal pour approvisionner les ports d’Icosium, Tipasa et Cherchell.

Par ailleurs, plusieurs pièces de monnaie de Syphax ont y été retrouvées. Durant la campagne de Syphax pour écraser les Massyles, Castellum Auziense fut considéré comme un relais de pause pendant plusieurs mois des trois centuries de soldats envoyés par Rome. Au démantèlement du royaume de Syphax, la région d'Auzia est unifiée au royaume de Massinissa. À la chute de Carthage, Auzia, Castellum Auziense, Rapidum et Tirinadi, sont occupées de nouveau par les Romains.

En 430, la région subit les attaques répétées des Vandales, de passage dans la région pour la conquête d'Hippone, et des Alains sous le régne de Genséric.

Époque vandale et Alains[modifier | modifier le code]

Sous le règne Vandale et Alains, la population devait s'acquitter de la dîme en échange du droit d'être laissée en paix.

Castellum Auziense, de par la fertilité de ses terres, fut confiée aux mains de propriétaires Alains sous les ordres de Genséric, qui en fit sa capitale administrative. Ils contrôlaient la culture des vignobles et la fabrication des vins, et transportaient directement leurs marchandises au port de Bejaia.

En 534, à la chute du roi Gélimer, des milliers de soldats fuient dans les régions d'Auzia, Castellum Auziense, Rapidum et Tirinadi. La domination byzantine dans la région fut marquée par la résistance des populations locales, ralliés à la cause des Maghraouas sous les ordres d'Isliten, frére de Ifren.

Époque musulmane[modifier | modifier le code]

À la conquête musulmane du Maghreb, les populations d'Auzia , Castellum et Rapidum se sont converties à l'Islam.

Stabilité et liberté du culte[modifier | modifier le code]

Les Omeyades se sont installés dans cette région pour une courte durée. La vie quotidienne des tribus et leur système organisationnel, restent les mêmes, mais les Dachras perdent un peu de leur autorité au profit des dignitaires nommés par les Arabes. Les soldats arabes stationnés en dehors de l'enceinte des villes et villages alimentaient.

L’armée arabe enrôlait les jeunes Berbères pour aller se battre contre les troupes de Koceila, supposées apostates.

Les Arabes en majorité lettrés ont vite compris la langue locale, l’amazigh, facilement appris ce qui leur fera rencontrer rapidement l'assentiment de ces populations, qui se sont converties à l'Islam. En plus, la garantie de ses officiers arabes à maintenir nécessairement l'ancienne organisation des populations sans en changer quoi que ce soit de leurs traditions sinon que le minimum et interdit par le Coran. L'accord de principe était fait. À l’en croire, ces privilèges de l'amitié sont vite devenus des principes rassembleurs à l'armée arabe Omeyyade et ont transformé les tribus de ces régions en vaillants guerriers, capables de défendre et de porter au plus haut degré la puissance des Omeyyades contre les Byzantins. Ensuite, ils se sont alliés aux Omeyyades que par croyance religieuse pour s'opposer aux troupes de Koceila. Et il est dit que la raison pour laquelle, ils se sont révoltés contre Koceila, reposait sur le principe que celui-ci avait abjuré l'islam et, s'alliant aux Byzantins alors que les Arribs-Maghrawas sentaient naitre en eux une haine contre les Byzantins. Une haine mordante qui avait ses profondes racines dans le passé de la région du fait des massacres sur les populations des tribus des Arribs et celles des tribus des monts de Sidi Attaf lors de leur passage dans la région pour la conquête de la ville de Frenda, l'antique bourgade des hauts plateaux, habitée par les tribus zénètes de Banou Ifren, peut-être. Et par les bribes de certaines empreintes historiques, il est supposé que les Byzantins auraient emprunté l'itinéraire Sud d'Alger via les monts de Tablat pour atteindre la plaine des Arribs, ensuite prendre d'assaut les Berbères des monts de Dirah et ceux du Kef Lakhdar (Chalalat-El-Adhouara). Puis, ils ont détruit le Ksar de Boukhari, investir Thassemsilt (actuelle Tissemsilt) en un lieu de pause avant l'assaut sur la ville de Tiaret. Finalement, toutes les villes sont tombées l'une après l'autre et la ville de Frenda fut le théâtre de violents combats avant de céder aux assauts byzantins. Le VIIe siècle a marqué le début de l'islamisation de la région des Arribs qui a connu plusieurs gouvernances locales et des périodes d'intégration dans les groupements des empires arabes qui se sont succédé. Toute la région du Titteri jusqu'à la région de la Hodna, les tribus berbères converties à l'Islam ont œuvré à l'islamisation de ces territoires qui s'étendent de Médéa à Djelfa et de Tablat à M'sili sur une superficie totale de 98 500 km, englobant les wilayas actuelles de Djelfa, Médéa, Bouira et M'sila. À l'époque Omeyyade, la conversion à l'Islam n'était pas forcée, mais ceux qui refusaient, ils étaient sujets à une taxe (Djizya), parceque les musulmans payait el ZAKAT. À cette condition, les Berbères des monts de la Djurdjura se sont révoltés contre les Omeyyades. La région des Arribs en paix durable, se concentrait exclusivement à la construction des Zaouïas pour la diffusion de l'Islam. Par contre, il est révélé que le processus de l'arabisation dans la région fut très facile où l'usage de cette langue arabe devient plus répandu dans les plaines et les hauts plateaux. À la succession de plusieurs dynasties, la région des Arribs n'a connu aucune marginalisation en raison de ses habitants, considérés comme Islamistes respectés.

Instauration des Zaouïas[modifier | modifier le code]

Époque turque[modifier | modifier le code]

À partir de 1530, la région des Arribs fut complètement transformée par l'autorité des Ottomans qui construisent plusieurs postes militaires à Draâ-El-Bordj (Bouira), Draâ Aicha (Bir-Ghbalou), Bordj-Okhriss (Sour-El-Ghozlane).

Par contre, la stratégie militaire ottomane s’est avérée vaine pour contenir les émeutes en raison de l'éloignement de ces postes. En plus, les Ottomans avaient une certaine entente psychologique avec les habitants par sélection des Chouyyouh de certaines tribus, qui ont été privilégiées pécuniairement pour leur maintenir la paix.

En conséquence, leur grande méfiance envers les tribus de Sidi Khalifa, Ouled Bellil, Maghraoua et Ouled Aich (Mettenane), s’est soldée par une émeute temporaire en 1536 où plusieurs heurts ont eu lieu (récit populaire mais authentique). Cette péripétie de courte durée avait quelque peu perturbée la relation entre les Turcs et les Chouyyoukhs et fit engendrer le conflit de la guerre de Titteri entre les tribus des Arribs et Mettenane avec celles de Sour-Ghozlane (d’après des récits populaires, ce conflit dura presque une semaine) et est né à la suite de l’intervention des Turcs à Ouled Aich, appuyés par certains engagés militaires des tribus de Sour-El-Ghozlane, ce qui irrita les populations. À partir de cette action répressive sur Ouled Aich, les habitants des Douars des Arribs et de Mettenane, se sont mobilisées et déclarent la guerre aux tribus du Sud (Sour-Ghozlane). Heureusement, la sagesse du Cheikh de Ouled Khalouf mit fin expressément à ce conflit, apaisé par voie de négociations directes. Cette paix durable entre ces populations incita les Turcs à définir un nouveau traité avec ces populations, précisant leur rôle autoritaire secondaire sur les populations de la Plaine de Hamza, qui s’étend de Bouira à Berrouaghia, soumises carrément sous l’autorité des Chouyyoukhs – une initiative du Dey du Titteri, qui voulait préserver une grande relation d’entente avec ces populations en raison de son conflit avec le sultan du Maroc et de peur d’un éventuel refus de ces populations à se faire incorporer dans l’armée turque, en cas de besoin. De cette confiance réciproque mais offrant de grands privilèges de négoce sans impôts, la libre circulation des marchandises et surtout la non-ingérence des Turcs dans les conflits entre ces populations, dirigées et organisées en tribus, présidée chacune par un Cheikh – Imam (lettré coranique) et disposant d’un conseil régional dans le siège principal se trouvait à Sour-Ghozlane.

Il est dit qu’en majorité, les populations de la plaine de Hamza, étaient agriculteurs et éleveurs, ancrés dans une grande familiarité et bon voisinage entre eux, autorisant les mariages et le droit de s’approprier dans n’importe quelle tribu en rapport aux moyens de l’individu. Le bon voisinage ancestral et qui demeure jusqu’à présent, entre les tribus de Sour-El-Ghozlane, celles d’Ain-Bessem, celles de Bouira, celles de Tablat et de Béni Slimane, relève dans l'appartenance ethnique qu’ils y sont liées profondément par les liens parenté et de mariage - des tribus homogènes, organisées et entourés par des Chouyyouh à grande éloquence Islamiste et trop influents sur les populations.

Les relations entre les Turcs et les habitants de la région se sont toujours effectués dans un cadre de politesse amicale. À défaut d'intimité, de confiance et d'abandon, ils ont établi une relation sans rancune, sans prétention ni curiosité car les conseils tribales qui avaient toute l’autorité d’agir sans aucune entorse de la part des Ottomans ni celle du Bey du Titteri - Médéa. Une relation établie par un traité bilatéral qui dura presque 3 siècles sans heurts. À cette relation de presque confiante, en 1691, les Chouyyouks des régions de Ouled-Driss (Aumale), les Arribs (Ain-Bessem), les tribus d'El-Maâouedj ( Djouab -Rapidum), les tribus des Ouled Bellil (Bouira), les Bani-Jaad (Tablat) et les tribus de Bani-Lahouas (Sidi yahia -Souk-El-Khmiss) avaient autorisé l'incorporation de centaines de jeunes guerriers dans les contingents militaires du centre en renfort à l'armée du Dey Chaabane pour la protection des frontières de l'ouest des assauts du sultan Marocain (récit chanté lors des fêtes).

Epoque coloniale[modifier | modifier le code]

À l'époque de la colonisation de l’Algérie par la France, la ville ne fut investie que 17 ans après, soit en 1849. En vérité, la chute d'Ain-Bessem ne fut que de courte durée en raison d'une faible résistance jusqu'aux extrêmes limites du courage des petits groupes d'auto-défense pour une population estimée à moins de 2500 habitants en majorité, enfants, femmes et vieillards .

Elle fut investie après un siège de onze (11) jours par le corps d'armée Français, dépêché du poste militaire d'Aumale . En effet, les quelques résistants qualifiés de rebelles, ont fuis pour regagner les montagnes de Z'barbar et de Soufflât (actuelle Commune d'El-Mokrani ) pour échapper aux représailles des soldats Français . Par contre, Il est dit que la ville d'Auzia était colonisée avant en 1845 et choisie pour sa position géographique ( située aux portes du Sahara ) à l'installation du premier poste militaire Français. Ain-Bessem fut rattachée administrativement à la commune d'Aumale en 1851 avec en prime l'affectation d'une cinquantaine de colons espagnols, installés définitivement en propriétaires fonciers. Le nom actuel Ain-Bessem a été maintenu administrativement à l'appellation, en cause, il est dit que phonétiquement le mot composé Ain-Bessem n'était pas difficile à prononcer par les Français.

Démographie[modifier | modifier le code]

Les statistiques détaillées de population avec des cartes également détaillées, révélent que la région d'Ain-Bessem fut longtemps peuplée par des tribus, rassemblées depuis des siècles et ayant connu la succession de toutes les dynasties berbères, byzantines et arabes, sans jamais s'expatrier ailleurs. Ainsi les tribus des Arribs , Mettenane et Beni-Jaâd y sont présents depuis plusieurs séicles .

Régions de « Mettenane  » désignent les populations qui se trouvent dans la partie géographique Nord de la ville d'Ain-Bessem à savoir : Ouled Brahim, Ouled Aich, Kraimia, El-Gheraba, Ouled Guelmame, El-Mahfadia, el hodjadj( madani' ) reouyikat''( djeddou tamourt 'abderrahmane) deraissia ouled belkhir(moussa)'chaboubia ouledyoucef ouled el ameri el djemaa el guerina t El-Massabhia, Ouled Bouchouaoua (setihi'guarbous), Beni M'sile,ouled rabah (yazid) , Oued Chouachi ouled youcef ouled sidi slimane, El-Djeridat et Sidi Yahia (Bourg urbanisé ) assurant délégation cantonale et la représentativité des tribus de Mettenane ( Plus forte concentration des populations d'Ain-Bessem ) .

La majorité parle l'arabe, la langue française se classe à la deuxième place où il y a une forte majorité de personnes de 36 à 70 ans qui utilisent le français en une sorte de langue véhiculaire, couramment parlée et académique.

Régions des Arribs se trouvent au Sud de la Commune d'Ain-Besem et y sont limitées à : Ouled Zidane, Ouled Amar, Tararfa, El-Haouachria, Ain-Hazem, Dakkafla, Oued Khebathna, Ouled Aliane, ouled M'hia, El-Baâtitt, El-Djakalia, Guelta Ezzergua, Gourraâ, El -Maaîchia et El-Zenaiguia . Malgré le nombre de tribus, ils sont moins nombreux que les tribus du Nord. Ils sont en majorité arabisés mais comptent un grand nombre de francophones et d'anglophones.

Les régions situées au Nord Ouest d'Ain-Bessem, sont sous-divisées en trois fratries fondamentales à justifier leur étroite appartenance ethnique à Beni-Jaâd: El-Mokrani, Madjéne et Talahlou.

Chaque population forme une tribu anciennement distribuée et appelée; par un usage traditionnel, d’après le domicile, c'est-à-dire la dachra dont elle relève ou dénommée généralement suivant le nom d'un saint ou d'un vieux sage, ce qui a donné naissance à huit tribus du nord : Ouled Kaddour, Zaouiet Sidi Salem, Ouled Ben Kharoub El-Haouadchia, Ouled Rabia, El-Chnainia, El-Mouaziz et Medouilia.

Administration et politique[modifier | modifier le code]

Avant 1932, la ville d’Ain-Bessem ne disposait pas de statut de commune. Elle relevait carrément de la Commune d’Aumale – Département d’Alger. Elle jouissait du rôle de circonscription administrative, dirigée par un délégué communal, désigné à partir de la Commune d’Aumale (actuelle Sour-El-Ghozlane), chargé de l’ensemble des services pour assurer le fonctionnement de l’administration de la collectivité territoriale, organisés dans un édifice situé en plein centre de la ville, exactement en face de la petite mosquée – Une organisation administrative financé principalement par des prélèvements fiscaux autorisés par le Vote d'un Budget qui se faisait à la Commune d’Aumale. En général, le délégué communal est désigné chef des agents, chargés des différentes tâches dans le cadre de l’organisation du nettoiement, l’hygiène, l’urbanisme, le service forestier, la voirie et tous les besoins en général des habitants.

Liste des délégués communaux :

  • 1904-1907 Albert Couteron
  • 1908-1910 Gabriel Demol
  • 1910-1915 Hervé Ferrer
  • 1915-1922 Cédric Aubey
  • 1922-1926 Olivier Deuze
  • 1926-1928 Jean-Pierre Douchez
  • 1928-1930 Bruno Clerc
  • 1930-1932 Joseph Cretier

À partir de 1932, la ville connut de grandes extensions urbanisées, ajouté à une croissance démographique accélérée à l’arrivée de centaines de colons Italiens, émigrés et favorisés par la présence d’un Italien en un grand propriétaire terrien et très influente du côté personnalité, un certain Emile Bastianito qui devint ensuite le Maire de la Commune à partir de 1934.

Deux ans avant : Ain Bessem bénéficia du statut de Commune et son siège fut érigé en 1932 par un entrepreneur désigné du Nom de Marcella. La première élection communale a eu lieu au mois d’avril 1932. Un propriétaire d’une boucherie désigné du Nom de Creuset Alain est élu à l’unanimité par suffrage direct des notables de la ville.

Liste des Maires de la Commune d’Ain-Bessem aux temps de la colonisation :

  • 1932-1936 - CREUSET ALAIN : Etiquette : Parti socialiste communiste
  • 1936-1940 - MARCEL MOURGUE : Etiquette : Parti socialiste ouvrier et paysan
  • 1940-1944 - EMILE BASTIANITO : Etiquette : Alliance démocratique
  • 1944-1948 - EMILE OUSTAINT : Etiquette : RPF. Rassemblement du Peuple Français
  • 1948-1952 - BECH BERTI : Etiquette :RPF. Rassemblement du Peuple Français
  • 1952-1956 - DOMINIQUE SUART : Etiquette :RPF. Rassemblement du Peuple Français
  • 1956-1961 - MAURICE BERTINI : Etiquette : Parti socialiste autonome

En général, les Maires élus faisaient partie directement du RPF (Rassemblement du Peuple Français) un mouvement politique fondé par le général de Gaulle le 14 avril 1947 en une sorte de barrage à l’avancée du Parti du Peuple Algérien (P.P.A) fondé par Messali El-Hadj Un mouvement nationaliste qui prévoyait l’union Algérienne (12 novembre 1947). Le leader Nationaliste mal-apprécié par le général De Gaulle a été interdit le 13 octobre 1946 de séjour à Paris, Messali rentre à Alger et effectué une visite à Ain-Bessem où il tint un meeting au mois de novembre 1948 dans le square de l'église d'Ain-Bessem . Avant son retour en France au Mois de décembre 1958 où il fut arrêté et interné à la prison de Belle-Île-en-Mer.

Le Meeting d'Ain-Bessem fut organisé par plusieurs cadres du P.P.A local à l’image de : Mihoubi Brahim (Martyr) Rezig Belgacem (vivant), Kourdali, Saidani Belgacem, BOUZNAD Abdelkader (participants actifs à la manifestation du 1er mai 1945 à Alger).

À priori, la création du RPF visait à mettre en œuvre le programme politique exposé dans le discours de Bayeux – Un programme d’action prévoyant même le cas de figure, l’intégration par la force l’Algérie à la France, de peur de la montée du nationalisme Algérien, enclenché par le Mouvement clandestin du Parti du Peuple Algérien (P.P.A ) malgré son interdiction politique en 1939. Le Président du parti dissout , crée le nouveau Parti du M.T.L.D (Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques) de Messali El-Hadj dont la fonction fut d’assurer une succession légale au PPA. L’initiative du général De Gaulle dans le sens de contrecarrer la montée des pro-liberté de l’Algérie , visait l’élimination physique de certains actives Algériens et l'intimidation des autres pour leur éviter de force à réfléchir à une quelconque idée d’indépendance en s’appuyant en priorité sur les idées , censées être logiques par la France, du parti de Ferhat ABBAS , qui voyait la nécessité d’une grande liberté aux Algériens sans rupture avec la France.. Malgré une forte répression, l'idée d'une Algérie libre et indépendante prit de l’ampleur dans les esprits des populations Algériennes et surtout l’adhésion en masse de tous les intellectuels Algériens à ce mouvement pro-liberté de l’Algérie avec rupture pure et simple de la France.

À l’indépendance de l’Algérie , le premier Maire Arabe est nommé à partir du mois de décembre 1962 en la personne de Mr. , Kermia Ahmed, agriculteur :

Liste des Présidents de la Commune d'Ain-Bessem :

  • Kermia Ahmed ( 1962-1966 )
  • Bouziane Said ( 1966 - 1976 )
  • Larbi Abderrahmane ( 1976 - 1979 )
  • CHEMLAL Mohamed ( 1979 -1981)
  • GRINE Rabah ( 1981- 1983)
  • MATARI Said ( 1983-1985 )
  • MOULAY Saâd ( 1993-1993 )
  • BENAZZOUZ Rabah ( 1993- 1996 )
  • KACI Moussa ( 1996 - 1999)
  • BENAZZOUZ Rabah ( 1999 - 2002)
  • MAOUCHE Boualem ( 2002-2005)
  • NOURI Mohamed ( 2005-2012 )
  • GUECHOU Boualem ( Raisons de santé : 2012 -2012 )
  • OMARI Ahmed ( Mnadat en cours )

Climat[modifier | modifier le code]

"Le périmètre des Arribs est soumis au climat méditerranéen aride et chaud en été, caractérisé par une pluviosité faible et variable, une température moyenne élevée, accusant de forts écarts mensuels et journaliers, une faible hygrométrie et une forte évaporation ". Les données ont toujours justifiées que la moyenne annuelle des précipitations à Ain-Bessem est de 425 mm (selon le centre de la météo d’Ain-Bessem). Leur répartition annuelle oppose une saison pluvieuse d'octobre à avril - mai, avec des maxima en novembre - décembre et mars - avril, à une sécheresse quasi absolue en été avec des vents desséchants (chergui, sirocco). L’évaporation moyenne annuelle est d’environ 2100 mm, les valeurs moyennes mensuelles évoluant d’environ 90 mm de décembre à février à près de 340 mm en juillet - août. Les températures, très élevées en été (moyenne mensuelle en août de 38°8), peuvent être cependant en hiver suffisamment froides pour contraindre les cycles végétatifs. La sévérité de ces conditions, associant une période relativement froide en hiver et une période d’une grande sécheresse en été, impose d’étroites contraintes à l’agriculture. Les maraichages peuvent être cultivé rien qu’avec l’irrigation, mais son mûrissement est souvent presque incomplet. Les cultures céréalières de blé et d’orge sont également praticables en pluvial, mais avec un rendement inférieur à 15 qx/ha, et très aléatoire. Les vergers eux-mêmes connaissent un déficit hydrique annuel et un rendement faible. Dans une région comme celle d’Ain-Bessem, un débit de 5 000 m3/an/ha uniformément réparti durant toute l’année, permet d’assurer la végétation des espèces les plus exigeantes (arboriculture industrielle, maraîchage, fourrages…). On peut descendre à 4500 m3 si l’on est assuré de pouvoir servir 300 m3/ha tous les 8 jours durant les mois chauds (juin, juillet et août). Au-dessous de 3000 m3 on ne peut plus cultiver que des céréales, des légumineuses, un peu de maraîchage en dérobé avec réduction des superficies de manière à garantir une irrigation régulière. Dans le réseau hydraulique, l’irrigation est en mode aspersion avec interdiction formelle des forages :

Réseau hydrographique[modifier | modifier le code]

Le périmètre des Arribs ne peut bénéficier que du quota alloué dans le cadre de la répartition des eaux, émanant de la commission nationale relevant du Ministère des ressources en eau. La dotation est prélevé directement du barrage lakhel lequel est souvent à moitié vide, réduit forcément le quota, attribuée qu’à moitié pour cause le bassin vessant du barrage est une zone à faible pluie, variable et souvent abondante par des précipitations qui s’y déversent, dont une partie sont immobilisées sous forme de neige de décembre à avril dans les monts de Dirah. À partir de mars en général la neige recule et sa fonte alimente l’Oued lakhel. Le barrage lakhel d’une capacité de 30 Hm3 stocke et régularise depuis 1985 le débit de l’oued lakhel, en amont de la ville de Sour-El-Ghozlane. Il assure l’alimentation en eau notable de plusieurs localités (Ain-Bessem : 36 000 Habitants, Sour-Ghozlane : 35 000 habitants, El-Hachimia : 16 000 habitants et Bir-Ghabalou : 18 000 Habitants) soit un prélèvement quotidien de 6000 m3 d’eau. Une moyenne de 2 000 000 M3/an (En 2011, l’Algérienne prélève moins de 1000 m3/jour pour la Commune d’El-Hachimia à partir du barrage Lakhel. Après la réalisation du grand projet régionale d’AEP (652 km de conduite – avec 08 stations de reprise), entrepris par l’État dans le cadre de l’alimentation en eau potable des Régions de Ksar Bokhari – Boughazoul via Berrouaghia et Béni Slimane ainsi, Sour-Ghozlane, Sidi Aissa, Ain-Kermame). Le transport des eaux s’effectuent de Barrage Koudiat Asserdoun (Capacité 655 Millions de m3 et sise à dans la commune de Maâla, via une ligne de conduite de Grandes dimensions transitant par Ain-Bessem d’où son adduction au projet ainsi que Bir-Ghabalou – Ain Laloui). Le bassin versant est d’une superficie totale mesurée de 245 km2 dont les affluents sont installés sur des terrains imperméables et possédant de très fortes pentes ont des caractères torrentiels (pentes moyennes des bassins d’accumulation de 15 à 22%). Lorsqu’une averse affecte tout le bassin d’alimentation, la crue est toujours caractérisée par un « pic » aigu, un court temps de montée et une décrue rapide, résultat de la topographie et de la morphologie du bassin (raideur des pentes, faible taux de boisement, absence de champ d’inondation en amont). Les régimes sont très variables d’une saison et d’une année à l’autre. Les principaux débits sont évacués au printemps (pluies et fonte des neiges) et dans une moindre mesure en automne - hiver où l’Oued lakhel est toujours en eau; par contre les étiages sont très réduits : moins de 1 m3/s au débouché de la carrière ‘’Agrégats ‘’ de juillet à septembre ou octobre. Les variations interannuelles sont moyennes : les apports de l’Oued Lakhel ont un débit moyen de 1,7 m3/s. Les caractéristiques topographiques et morphologiques des bassins d’alimentation, aggravés par le caractère souvent orageux des précipitations en montagne, sont responsables de ce débit moyen véhiculé par l’Oued Lakhel.

Nappe phréatique[modifier | modifier le code]

Elle a été mise à contribution dès la création d u périmètre des Arribs, refusant l’autorisation des forages (pour éviter un abaissement important du niveau de la nappe) dans le périmètre. Il n’existe pas de nappes profondes dans le périmètre. La tranche utile de la nappe, dépassant rarement une dizaine de mètres, est hétérogène. La profondeur du toit de la nappe a tendance à être d’autant plus grande que l’altitude du terrain naturel est plus élevée. La nappe circule de l’Est vers le nord-ouest ou le nord, c’est-à-dire d’Ain-Bessem vers Bir-Gbalou. Au total, sur plus de 60% de la superficie de la plaine des Arribs, le toit de la nappe se trouve à moins de 10 m de profondeur, qui correspond sensiblement à la limite économique des pompages (compte - tenu du rabattement de la nappe provoqué par le soutirage). L'alimentation de la nappe du périmètre se fait à partir de deux sources : les précipitations sur la plaine et la ré infiltration des eaux d’irrigation. •Infiltrations dues au ruissellement en nappe le long du fossé de drainage •Infiltration des eaux d’irrigation •Infiltration des eaux de pluie : (tombent sur la plaine) •Les exportations de la nappe sont sous deux formes : •Prélèvements bruts •Colatures, c’est à dire toute modification des pratiques humaines en matière d’irrigation a donc des conséquences directes sur l’état de la nappe. Dans les années 2000, la faiblesse des précipitations et la multiplication des fosses de récupération des eaux dans le lit du fossé du fossé de drainage, avaient provoquées un abaissement important du niveau de la nappe, mettant en retour en danger tout l’équilibre écologique du périmètre, ajouté à cela l’utilisation abusive des produits phytosanitaires ayant provoqué la disparition des espèces amphibiens, larves et insectes.

Histoire hydraulique[modifier | modifier le code]

La principale particularité du périmètre des Arribs est d’avoir été installée dans une région dont l’histoire hydraulique était déjà très profonde, histoire que les aménageurs ont plus ou moins tenté d’intégrer dans leur projet, définissant notamment différentes phases de substitution du réseau ancien par le réseau moderne. La situation aujourd’hui est-elle aussi composite, mêlant systèmes traditionnels et modernes. La dénomination de « traditionnel » porte elle-même à confusion car plusieurs générations d’aménagements hydrauliques se sont succédé, surtout durant la période coloniale où le périmètre des Arribs était quasiment destiné aux vignobles et est considéré comme le plus important espace de vignoble de l’Afrique du Nord. On compte plus de 35 000 hectares recensés en 1952 (Donnant un vin de qualité supérieure, reconnue à l’échelle mondiale, médaillé d’or (1956) médaille d’argent (1958) au salon des vins de Paris). On peut distinguer, pour la région des Arribs, 02 étapes principales, correspondant aux principales innovations techniques mises en œuvre : - le protectorat français et les puits pour irriguer les vignobles - le réseau sous pression en 1986 Au cours de la colonisation, les Français ont mis en place la technique des Puits et des retenues. Au niveau social, cette période fut caractérisée par l’apparition d’un nouvel acteur, le colon, afin de permettre l’accès à l’eau aux colons fut édicté le principe de domanialité de l’eau qui s’accompagna de la reconnaissance des droits d’eau avec introduction également du principe de l’immatriculation foncière, ce qui permit essentiellement l’irrigation des lotissements des colons. De nombreux puits équipés de pompes furent également réalisés par les colons pour irriguer leurs vignobles, lucratives car son vin était de renommée mondiale. La substitution de la seguia par un réseau collectif sous pression en 1988 s’inscrit dans le programme global de grande hydraulique de la Wilaya de Bouira, dont la réalisation a commencé dans les années 1980 par l’aménagement d’espaces céréaliers à transférer pour la culture maraichère. Ce grand programme s’appuyait sur la construction de 03 barrages et 86 PMH (retenues collinaires) visant l’aménagement d’un périmètre classé et équipé de 7650 Ha (Finalisé à être exploité avant la fin 2016) et des périmètres non équipés, prélevant des eaux des PMH, soit une superficie de plus de 3500 Ha.

-Barrage Lakhel (1986) : 30 Hm3 -Koudiat Asserdoun (2009) : 850 Hm3 -Telsdit (2009) : 168 Hm3

-Périmètre des Arribs : 2 200 Ha -Périmètre du Sahel : 7650 Ha -PMH : 3000 à 35 00 Ha Ces aménagements de grande hydraulique s’intègrent dans le projet étatique d’augmentation et de sécurisation de la production agricole nationale. Ils sont gérés par l’Office National de l’Irrigation et du Drainage (ONID).

Vie quotidienne[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Ain-Bessem abrite de nombreux monuments datant de l'époque coloniale, le square, l'opéra (aménagé en mosquée), l'église catholique, le groupe scolaire, la mairie, le siège de la gendarmerie nationale, une centaine de villas et de nombreuses et récentes bâtisses publiques telles que : le palais de justice, l’hôtel des finances, la direction des services agricoles, le siège de la Daira, deux commissariats de police, la sous-direction des forêts et plus de 3500 logements de 1974-2013.

Ain-Bessem est une commune située sur un espace foncier, plat appartenant à plus de 93 % des terres aux services des réserves foncières étatiques. Les privés ne disposent que de moins de 07 % de terres morcelées en raison des actions de partage sur héritage. En somme, la superficie totale des terres est agricole, soit plus 9 000 hectares sont réservés aux cultures céréalières, 2 350 hectares aux maraichages et 110 hectares aux arbres fruitiers. Elle dispose d’un patrimoine architectural datant de l’an 1872 , une église et plusieurs édifices publics :

  • une salle des fêtes (1924)
  • le groupe scolaire (1908)
  • la Mairie (1932)
  • le marché public
  • la mosquée (1936)
  • le square (1872)
  • l’ancienne gare ferroviaire (1912)
  • l’école de garçons (1905)
  • le centre ville érigé avec alignement précis (1906)

En vérité, Ain-Bessem plus connue sous le nom à l’époque romaine de Castellum Auziense, supposée être fondé 14 ans après la ville de Sour-El-Ghozlane, connue sous le nom d’Auzia, fondée en l’an 33 av. J.-C. par Auguste. Les recherches archéologiques font localiser Castellum Auziense du côté de Ouled Alliane, bourgade située à moins de 3 km au Nord Ouest de la ville actuelle.

Avant les années 1990, la ville comptait un patrimoine industriel représenté par plusieurs unités de production :

  • EMACOB (Spécialisé dans le carrelage)
  • l’Entreprise Intercommunale (E.I.T - spécialisée dans la construction du bâtiment et compte à son actif la construction de plus de 2 800 logements et une quinzaine d’édifices publics érigés)
  • ONCV (spécialisée dans la transformation des vignobles)
  • ECOTEC et ses 1100 logements
  • ONAMA (Matériel agricole)
  • ENACHYD (Moteur Hydraulique)
  • SONIPEC (Cuir et habillement)
  • SEMPAC (semoules)
  • ONAB (Aliments de Bétails)
  • CAPCS (Matériel agricole)
  • l’OFLA (Fruits et légumes)
  • l’ENTRAWIBO (Bâtiments)
  • ERTUR (Bâtiments et travaux Urbains)
  • SONATIT (Forage et Hydraulique)
  • CASSAP (Céréales)
  • A.D.E (Eau Potable)
  • O.P.I.BO (Irrigation et Drainage)
  • des banques et assurance (CNMA, BADR, SAA et CAAT)
  • 3 postes et télécommunications
  • des Subdivisions techniques:
    • DIB (Ponts et chaussées)
    • S.U.C.H (Urbanisme)

une Subdivision Hydraulique.

À priori, 70 % de ces structures économiques, sont mises en veilleuse durant les années 1990, soit par voie de fermeture ordonnée, soit par faillite, soit décision locale . Pour ce qui est du patrimoine artistique, la Commune dispose de trois maisons de culture (Bouguermouh, FAJ et la maison de la polyclinique).
Malheureusement pour des raisons techniques et le manque d’éducateurs, ces espaces spacieux dans un sens, reste que bâtisses décorant la ville.

Enfin, le patrimoine linguistique repose sur plusieurs langues parlées, l’arabe (90 %), le français (75 %) et le kabyle (10 %), l’anglais (8 %), l’espagnol (6 %) et l’allemand (2 %) en majorité des étudiants.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Sources, notes et références[modifier | modifier le code]