Aïn Bessem

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Aïn Bessem
Aïn Bessem
Aïn Bessem
Noms
Nom arabe عين بسام
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Région Kabylie
Wilaya Bouira
Daïra Aïn Bessem
Code postal 10005
Code ONS 1035
Démographie
Population 42 635 hab. (2008[1])
Densité 338 hab./km2
Géographie
Coordonnées 36° 17′ 48″ N 3° 40′ 12″ E / 36.296553, 3.6700736° 17′ 48″ Nord 3° 40′ 12″ Est / 36.296553, 3.67007
Altitude 675 m
Superficie 126 km2
Localisation
Localisation de la commune dans la wilaya de Bouira.
Localisation de la commune dans la wilaya de Bouira.

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Aïn Bessem

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Aïn Bessem est une commune de la wilaya de Bouira en Algérie (42 000 habitants). Ses habitants s’appellent les Ain-Bessemois

Statut[modifier | modifier le code]

Sous le colonialisme[modifier | modifier le code]

Avant 1902, le village d’Ain-Bessem avait un statut spécial de Délégation, sous contrôle directe de la Commune d’Aumale (actuelle Sour-El-Ghozlane). De 1906 à 1932, il faisait partie des territoires du département d’Alger, rattaché administrativement à la Commune mixte d’Aumale, en qualité de délégation communale.

Entre 1912 et 1930, son statut territorial reste administrativement officieux en raison de la centralisation des pouvoirs administratifs Français au niveau d’Alger, généralement sous contrôle militaire et en raison du projet agricole (1919-1926) visant la constitution d’un grand vignoble de 25 000 Ha.

En 1932, Ain-Bessem est reconnue comme une commune mixte, relevant du Département d'Alger et rattachée à la Commune d’Aumale, suivant la loi de 1875 à 1956, réorganisant les territoires civils et abrogée par le décret du , portant suppression des communes mixtes et généralisation des communes de plein exercice. Cette même année est construit le siège de la Mairie, suivi d’un décret provisoire relatif à la formation d'un conseil communal de régence transitoire, présidé par un notable, désigné par le choix des colons et composé de plusieurs personnes de confession chrétienne et influentes au niveau de la circonscription territoriale, à la tête duquel était placé un officier militaire Français.

En 1956, Ain-Bessem accéda au statut de commune de plein exercice avec un conseil municipal composé exclusivement de colons sans, autoriser de droit aux musulmans d’être éligible (initiative mise en pratique par les colons, encouragés par les dispositions légales reconnues dans la loi du 14 décembre 1789).

Après l'indépendance[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Daïra d'Aïn Bessem.

À partir du 05 juillet 1962, date de l’indépendance de la République Algérienne, Ain-Bessem, qui comptait moins de 8 500 habitants selon le fichier de population établi au mois de décembre 1961 par les autorités coloniales, et qui a servi de fondement juridique pour le recensement général de la population réalisé par l’Office des statistiques en 1966, accéda officiellement au nouveau statut de Commune, en application en application du décret 63-189 du 16 mai 1963, premier texte officiel de l'État algérien réorganisant les communes issues de la colonisation française.

Elle relevait de la Wilaya de Titteri, crée en même temps suivant le même décret portant simultanément un autre texte relatif au maintien de la division de l'Algérie en quinze départements algériens. La commune d’Ain-Bessem fut rattachée territorialement à la sous-préfecture de Sour-Ghozlane.

Elle maintient le statut de commune jusqu’en juillet 1974, date à laquelle eut lieu le second redécoupage territorial, visant la nouvelle réorganisation des wilayas et des communes, fixée dans l'ordonnance no 74-69 du , et définissant la nouvelle géographie du territoire algérien avec la création de 18 nouvelles wilayas pour porter leur nombre initial de quinze à trente et une.

La ville accède au rang de Daïra à partir du 10 novembre 1974.

Depuis 2012, la Commune d’Ain-Bessem est dirigée par une Assemblée Communale, présidée par le micro-parti P.R.A (Parti du Renouveau Algérien) majoritaire et comptant 11 sièges sur 19 prévus. Le FLN en possède 5 et le RND 3. Le conseil communal de l'APC est présidé par le Maire Omari Ahmed, ingénieur d'État Agronome.

Situation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Aïn Bessem
Souk El Khemis Djebahia Aïn El Hadjar
Bir Ghbalou Aïn Bessem Aïn Laloui
Raouraoua Sour El Ghozlane El Hachimia

La ville s’étend sur une superficie de 4,5 km2.

Elle est située au centre de la Wilaya, à 7 km de la Daira de Bir-Ghbalou, 17 km à l'ouest du chef-lieu Bouira, et à environ 85 km au Sud-Est d'Alger.

Relief[modifier | modifier le code]

La ville en elle même est située sur une colline de faible hauteur, une sorte de cuvette peu profonde, dressée au milieu d'un plateau. Elle est délimité par les monts de Dirah à l'Est, les monts de la Djurdjura à l'Ouest et les monts de Z'barbar au Nord. Ces dernier sont aussi à l'origine d'une grande variété de climats[évasif]. Le canton de Sidi Yahia contient la plupart des sommets à forêts denses et impraticables couvrant presque 10% de la superficie de la Daïra.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'hydrogéologie est très influencée par l'urbanisation.

La ville a été marquée par de nombreuses inondations, dont les plus importantes sont celles de 1934, 1951, 1966, 1983, 1990 et 2001.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Autrefois, la ville d'Ain-Bessem recevait un affluent connu sous le nom ruisseau de la cave qui traversait au Nord de la ville du côté du siège de la Daira. Il passait derrière le siège des ponts et chaussées, continuait en traversant l'usine des carreaux, l'abattoir, allait droit sur les jardins via l'hôpital et se jetait dans l'Oued Lakhal par le pont n°3 de la route départementale Ain-Bessem - Bouira. Il fut supprimée en raison des constructions.

Alimentation en eau[modifier | modifier le code]

Accès[modifier | modifier le code]

Toutes les routes sont goudronnées (nationales, départementales et communales). Ain-Bessem est reliée à chacune de ses communes limitrophes par une route individuelle.

Étant donné que la ville est située sur une surface plate, elle compte plusieurs accès :

  • La première route est départementale passant par le bourg de Sidi Yahia et donnant directement vers Djebahia pour aller vers Alger.
  • L'autre est une route Nationale, passant par Bir-Ghbalou via Tablat pour aller droit sur Alger.
  • La troisième est la RN 08. Elle passe par Bouira et sur l’autoroute Est-Ouest. Les voyageurs venant de l'Est et de la Kabylie passent par Bir-Ghbalou pour aller vers la Wilaya de Médéa ou vers l'Ouest Algérien. C'était, avant 1983, la route principale. Elle traversait la ville en plein centre.

En 1984, les autorités régionales, pour éviter les grands embouteillages dans la route ordinairement empruntée, ont décidé d’aménager une nouvelle voie hors de la ville, un tronçon express de 4 km de long, large, rapide et réservé aux véhicules de transit.

La densité du réseau routier place Ain-Bessem en un point de convergence pour le transport interrégional.

Précipitations[modifier | modifier le code]

Les précipitations sont réparties tout au long de l'année, souvent sous forme de neige en hiver.

L'ensoleillement, élevé dans toute la région durant l'été, est très marquée durant presque 310 jours. En hiver il y a souvent présence de brouillard opaque mais la région connaît surtout des jours de gelée blanche qui persiste pendant plusieurs jours surtout au mois de septembre.

Agriculture[modifier | modifier le code]

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Au-delà de l'enceinte de la ville à l’ouest et au sud, la Commune compte deux grands espaces agricoles situés à la limite des frontières de la ZHUN ( Zone urbaine ), aménagés en 1987 pour composer les périmètres irrigués des Arribs sur une superficie totale de 2 200 ha partagés en commun par les communes voisines Bir-Ghbalou et Raouaroua. À l’Est, on trouve aussi les terres fertiles à vocation céréalière sur une surface plate qui s’étend d'Ain-Bessem à Ain-Laloui (846 hectares) et au Nord, les terres supposées être, les plus fertiles (890 hectares) au vu du rendement conséquent des céréales, et qui s’étendent de la fraction d’El-Maâchia jusqu’à Ain-Hadjar. La commune est couverte à 32 % de montagnes boisées naturellement (Pin, sapin, eucalyptus, chêne vert, frêne, houx, hêtre, orme, peuplier tremble et châtaigne).

Par contre, la commune d’Ain-Besse à elle seule, compte plus de 12 000 hectares dont 2 200 hectares ont été affectés en 1988 à la réalisation d'un grand périmètre irrigué, spécialisée dans la culture maraichère où la pomme de terre domine toutes les cultures.(Maraîchage) - Un espace aménagé et doté d'un réseau hydraulique ramifié à mode aspersion , desservi par une station de pompage située en aval du barrage Lakehel. Le périmètre irrigué est presque dépourvue d'habitations si ce n'est la présence de petits bourgs qui s'éparpillent çà et là à travers sa grande superficie, à l'image du bourg d'Ouled Zidane, de Tararfa, d'ouled Amar, la Ferme des Arribs et la ferme Hamza. Tout le foncier appartiennent à l'état mais distribué en 1989 sous forme d'exploitation collective ( E.A.C ).

Bien que l'exploitation maraîchage soit si importante du point de vue rentier, plus de 7 300 ha sont réservés exclusivement aux céréales. Les privés ne comptent que 11% des terres sur les 12 900 ha où on compte aussi la présence de quelques vergers, dominés par les oliveries , estimés à moins de 720 ha. Dans la partie de la Commune, se trouvent les monts d'Ouled Brahim, appelés massif de Mettenane, font partie des chaînes de montagnes de Z’barbar, à la frontière de la Wilaya de Boumerdes par KADDARA, et les montagnes de Tablat par les monts de MAALA. Le point culminant du massif (930 m) est à SIDI ATTAF. Le caractère des montagnes est constitué de versants raides. Les populations y pratiquent l’apiculture, l’aviculture, l'arboriculture (Oliveraie), l’élevage bovin et ovin et les quelques surfaces agricoles sont utilisés en jardins potagers ou à la culture d'orge et avoine. À l’Ouest, le plateau est de forme tabulaire allant de Ouled M'hia jusqu’à El-Aouakla, se caractérise par une formation de talus d'altitude peu élevée, où les cours d'eau (Oued lakehel, oued Khmiss et Oued Khebathna) sont encaissés. Comme le plateau est d'une grande surface agricole estimée à plus de 15 000 ha, les territoires des communes (Ain-Laloui et Ain-Hadjar), on y pratique les cultures céréalières, maraîchères à moins de 600 ha souvent en rapport au taux de pluviométrie que cela offre une abondance des eaux, garantissant l’exploitation durant la Saison ( mars-juin ) par la voie de fosses de récupération d’eau, creusées sur les lits des Oueds. Au mois d’aout, ces Oueds sont asséchés. Dans cette région, on y pratique aussi à grand échelle l’élevage bovin et ovin ( Goura, Ouled M’hia, Rouiba, Sidi Khaled et Sidi Zouikia ) où on trouve en abondance le lait caillé distribué gratuitement . Par contre, la région des Arribs du côté de Bir Ghbalou et Beni Slimane, les terres sont très fertiles mais réservées exclusivement aux céréales .

Économie[modifier | modifier le code]

La dynamique commerciale engendrée après la construction du barrage Lakhel en 1986 a permis la réalisation d'un périmètre irrigué d'une superficie de 2300 ha. La production des maraichages en grandes quantités a contribué à la baisse partielle du taux de chômage par la création d'emplois directs et indirects.

La ville d'Ain-Bessem a connu une relance économique dès 1992, freinée ensuite pendant une dizaine années à cause de la décennie noire. Une fois les conflits calmés, la ville s'est redynamisée avec l'arrivée de nouveaux agriculteurs venus des wilayas limitrophes. Spécialisés dans la culture maraichère et profitant des conditions normalisées de l'irrigation dans un périmètre affecté aux grandes cultures, ils sont parvenus à des rendement jugés particulièrement encourageants[réf. nécessaire].

Concernant la culture céréalière, elle dispose de la plus grande aire de stockage de blé à l’échelle nationale, une capacité totale de 1,3 millions de tonnes à stocker dans trois immenses docks et les 32 grands silos de la SEMPAC.

Zone urbaine[modifier | modifier le code]

La population est urbaine à 87 %. Les habitants sont concentrés dans les villes en raison de l'exode rural massif des années 1990 et à cause du manque d'emploi (chômage).

La ville est érigée sous la forme rectangulaire. La plupart des voies sont tracées en boulevards et l'alignement des immeubles est de hauteur égale le long d'avenues bordées d'arbres (mûriers, ormes, platanes etc.). Le centre d'Ain-Bessem se distingue par son square, ses deux mosquées et une église catholique datant de 1872 (aménagée en bibliothèque municipale).

Intérieurement, Ain-Bessem est délimitée par la ZHUN (zone urbaine) prescrite en 1981. Son extension, d'une superficie de 1 km2 sur toute sa périphérie, a permis de réaliser plusieurs projets : un hôpital de 250 lits , 600 logements AADL (2014), les lycées Mokrani (1996) et Technicum (1992), la piscine semi-olympique de 2500 places (2013), la salle omnisports de 5000 places (2003), la Zaouïa Coranique (2014), le collège Kamel Joumblatt (1984) et le lotissement Aradh Salah.

La ville dispose d'un réseau d'assainissement réalisé en 1871.

Selon des règles strictes de l'urbanisme, les limites de hauteur des bâtisses sont fixées à 3 étages. Aujourd'hui, les nouveaux bâtiments sont soumis à hauteur maximale autorisée de 30 m dans les nouveaux quartiers, comme le lotissement Aradh Salah (250 villas), le lotissement de la polyclinique (200 villas), le lotissement Souk-El-Fellah (180 villas) et le lotissement du social (172 villas).

À l'est de la ville , le colonialisme français a construit dès 1946 la caserne du 410° R.A.A, composé de tirailleurs sénégalais et de Congolais. Cette caserne avait servi à la torture à grande échelle même sur des femmes et l'exécution sommaire et sans procès de plusieurs activistes algériens avant la révolution et durant la grande révolution. Elle est aujourd'hui remplacée par un lotissement de 120 logements.

À l'ouest, se trouvait l'hippodrome des courses au trot organisées par les colons, mais ensuite aménagé en stade communal à partir de 1932. Aujourd'hui son emplacement est réservé à une école primaire, des maisons d'habitations et une polyclinique.

Au Sud-Est se trouvait aussi le camp de concentration de Z’Mala. C'était un espace de 8 ha aménagé exclusivement pour les familles des ouvriers des fermes coloniales. Sa construction date de 1906.

Les accès routiers à la ville se font par les routes départementales et des routes communales. Leur couverture progressive permet de mieux ouvrir Ain-Bessem à la circulation. L'organisation actuelle de la ville doit beaucoup aux travaux durant la période coloniale. L’ancienne ville est composée de 220 îlots d’habitations, chacun des îlots a une superficie totale de 04 à 05 ha. Les autres nouveaux quartiers sont érigées sur une superficie de plus 3 500 ha.

La ville est divisée en 52 ilots uniformes[Contradiction] d'une superficie de 6000 à 8 000 m2 chacun, soit une superficie totale bâtie de 6 km2, englobant une population totale de 42 000 habitants.


Quartiers[modifier | modifier le code]

Actuellement, la ville se divise en plusieurs quartiers, le centre ville, Ain-Bouakkaz, Entrawibo, Ecotec, Zmala, les tours, Bhaîr, Doublay, El-Qaria, Aradh Salah, Social, Souk El-Falah , 410, Commando, le quartier de la Polyclinique et la cité (actuel édifice du nouveau palais de Justice).

Quartier d'Ain-Bouakkaz[modifier | modifier le code]

Au milieu de la plaine des Arribs, Ain-Bouakkaz constitue le cœur historique de la ville. La création de ce quartier populaire date de 1868, à la suite de la décision portant création du village administratif d'Ain-Bessem, destinée à organiser une centaine de colons, installés en propriétaires fonciers où chacun d'eux disposait d'une superficie moyenne de 280 ha. Le baraquement de Ain-Bouakkaz fut créé exclusivement pour contenir les familles indigènes des travailleurs et ouvriers choisis pour la réalisation du projet de construction du nouveau village dans la plaine des Arribs.

Durant la révolution[Quand ?], Ain Bouakkaz subit les exactions des militaires du 410 ° R.A.A, surnommé bataillon de la mort. Ce contingent militaire avait mis en œuvre à des fins d'intimidation des populations, la fusillade de 11 activistes du FLN, avec à leur tête Harkat Sekkak (coordonnier).

Sociologie urbaine[modifier | modifier le code]

Le nombre d’habitants d’Ain-Bessem est passé de 26 780 habitants en 1985 à plus de 43 000 habitants en 2014.

La hausse des prix de l'immobilier explique que la ville soit en train de subir une grande mutation. Tout le foncier en héritage est mis aux enchères en raison des conflits familiaux, provoquant un exode massif des familles vers d’autres villes, remplacée progressivement par de nouveaux locataires.

La commune possède une une proportion de classes sociales élevées par rapport à d'autres villes, mais sa sociologie reste en réalité très contrastée. Plus de 2 900 emplois sont dans le secteur étatique, il y a 3 100 commerçants et 5 000 personnes travaillent dans l'agriculture. Le taux de chômage est de 9.4 %, touchant en priorité les diplômés universitaires et les jeunes de moins 23 ans.

Les revenus réels des Ain-Bessemois sont très inférieurs à leurs revenus nominaux : le coût de la vie est élevé par les factures d'électricité, de gaz et d'eau et surtout les produits alimentaires. En parallèle, la vie continue d'être difficile car certains types de denrées coûtent plus cher à Ain-Bessem que dans le reste des villes[pourquoi ?], des marchés sont monopolisés par de riches agriculteurs. 30 % des ménages sont à faible revenu, 25 % des commerçants à moyen revenu et 45% des ménages à revenu conséquent. On note enfin de très fortes disparités de revenus au sein même de tous les quartiers.

Plus globalement, Ain-bessem se classe parmi les Daïras algériennes aux seuils de revenus moyens (135° rang / 540 Dairas). On y constate également depuis 1996, la création d'un bidonville d'une trentaine de baraques, auprès du cimetière El-Ghorba, construits durant la décennie noire (1992/1999) par des familles pauvres venant des zones rurales. Les nouveaux lotissements concentrent plus de 34 % des ménages en bonne situation. Certains quartiers, comme celui d'Ain-Bouakkaz , les Jardins et El-Karia, cumulent toutes les difficultés sociales : échec scolaire, chômage élevé ou encore santé des habitants déficiente.

Certains quartiers se caractérisent par des regroupements communautaires : le quartier d'El-Karia a la particularité de réunir une importante communauté de la tribu d'El- Ouhadia.

Logements[modifier | modifier le code]

En 2012 , le nombre total de logements dans la commune est de l’ordre de 9971, repartis comme suit :

  • L'ancienne ville (fondée en 1865) compte presque 6000 logements;
  • Les "Nouveaux logements" (construits entre 1970 et 2014) :
    • Les lotissements de la polyclinique (200 villas), de Souk-El-Fellah (180 villas), de la ferme Haicheur Ali (65 villas) et Commando (120 logements, ainsi que le lotissement du social (292 villas);
    • Aradh Salah (250 villas);
    • Les logements sociaux (970 logements);
    • Ecotec (320 logements );
    • EntraWibo (280 logements);
    • Z’Mala (230 villas);
    • Les tours (280 logements);
    • Bahaîr (270 logements);
  • El-Karia (80 logements);
    • Les Jardins (170 maisons);
    • L'hôpital (152 logements);
    • Le cimetière El-Chorba (112 logements).

Parmi ces logements, 88,7 % sont des résidences principales, 8,5 % des résidences secondaires ou locatives et 2,8 % des logements vacants.

Tous les logements attribués dans le cadre social sont confiés aux propriétaires par acquisition auprès de l'O.P.G.I (Office de la Promotion et de la Gestion immobilière). Ils ne possèdent en majorité que deux ou trois pièces, moins 25 % sont de type f4 ou f5 (à 4 pièces et 5 pièces). Le logement social représente un peu plus de 51 % du parc immobilier urbain, mais ce taux moyen cache de fortes disparités dans sa répartition. Les quartiers périphériques totalisent 100 % des logements sociaux de la ville. La proportion comptabilisée en 2013 révèle un manque à gagner de 1820 logements pour faire bénéficier tous les demandeurs sociaux enregistrés au niveau de l'APC. La rotation des locataires est faible en raison du niveau élevé des prix de la location. De nombreuses associations de quartiers œuvrent pour trouver des solutions aux mal-logés et à la précarité de personnes sans logement. Actuellement, Ain-Bessem est la deuxième ville la plus chère dans la wilaya de Bouira en ce qui concerne les prix de logements : F3 = 6 740 000 dinars , soit environ 44933 euros.

Transports en communs[modifier | modifier le code]

La ville d'Ain-Bessem dispose d'un réseau de lignes de bus et de minibus, desservant 10 lignes, et un mode de transport taxi-locatif sur 4 lignes (Bouira, Sour-El-Ghozlane, El-Hachimia et Bir-Ghbalou). La ville était reliée à la ligne de chemin de fer Alger - Sour El-Ghozlane via Bouira, Ain-Bessem, Ain-Hadjar (Aboutville) et Ain-Laloui (Bertille ), supprimée en 1935 pour des raisons économiques, selon des archives de l’époque coloniale.

Le parc automobile est estimé à plus de 2800 voitures. La circulation routière dans la zone urbaine est facilitée par des artères spacieuses (14 m de large), tracées aux temps du colonialisme. Le stationnement est difficile dans la quasi-totalité des rues, à cause du non-respect des positions bimensuelles autorisées au stationnement. La commune a ouvert plusieurs espaces de stationnement aux taxis de location et un espace de stationnement pour bus, prévoyant la construction d'une gare routière. Cinq agences de location de voitures en libre-service de courte durée, sont ouvertes.

Voirie[modifier | modifier le code]

Aïn Bessem compte 60 voies publiques. La plus large (1650 m de long et 14 m de large) est la rue Rabah Dermouche, la plus étroite (largeur minimale 5 m) la rue Saad M'Sili, la plus longue (2520 m) la rue colonel Si M'Hamed, mais la rue Commandant Si Lakhdar est la principale, longue de 1150 m.

Historiquement, le transport à Ain-Bessem avait débuté par la création d'une entreprise privée, la Sarl Loucif Sl,mane El-Charitti, et par l'utilisation des premiers omnibus à chevaux.

À partir de 1934, à l'ère des tractions, les notables de la ville disposaient de plusieurs modèles de tractions Citroën.

Les premiers chauffeurs de taxi ont commencés à circuler en 1961 À partir de 1966, d'autres ont desservi les lignes Ain-Bessem - Bouira - Sour-El-Ghozlane.

Pour ce qui est du transport inter-villes, les deux entreprises privées Sarl Benamara et celle de Tablati ont utilisé des véhicules modèles Renault Galion 58 et Berliet Escapade mais ont été concurrencées, puis mises en faillite, par l'entreprise nationale (SNTV) et ses cars modèle PHC Escapade, Berliet PLR-C et Berliet cruisair III.jpc et, à partir de 1985, par des véhicules de type Van Hool A500/2.

Lieux-dits, quartiers et hameaux[modifier | modifier le code]

La ville d'Ain-Bessem dispose d'un plan d’urbanisme ayant fait l'objet de jumelage avec la ville française d’Orange.

Contexte[modifier | modifier le code]

La construction de la ville avait débuté en 1868 comme un projet supposé être de l’idée de Prosper de Chasseloup-Laubat, qui visita l’Algérie en 1859, dans le cadre de l’étude de la question des ports de refuge à ouvrir sur le littoral algérien. Il chargea en 1868 son ministre des travaux des travaux publics, Edmond Valery Gressier, succédé ensuite par Pierre Dorian, de concrétiser ce projet. Mais la plus importante participation active à la réalisation de ce projet finalisé en 1884, est l’œuvre de Désiré-Jules Lesguillier, sous-secrétaire d'État aux Travaux publics (Gouvernement de Léon Gambetta) qui prélevait d’importantes sommes d’argent de la construction des lignes de chemin de fer en Espagne pour le projet Ain-Bessem.

Monuments[modifier | modifier le code]

Construits au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Plusieurs édifices ont été bâtis en priorité : l’église date 1872, le groupe scolaire fut érigé en 1876, la prison (actuel siège de l'Hydraulique) en 1879 et la salle des fêtes fut construite en 1895.

Construits au XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le palais de Justice date de 1903, année où les colons commencèrent à ériger leurs maisons, l’hôpital civil Lawrence de 1916, le square de 1917, la grande rue (composée du café le Glacier, de l’hôtel, et de plusieurs bars et restaurants) de 1925, la gare ferroviaire (actuel siège de la sous-préfecture ) de 1927, le siège de la Mairie de 1932 ainsi plusieurs édifices publics, poste, banque et contributions diverses de 1936. Le Cinéma Select fut construit en 1932, la mosquée qui se trouve au milieu du centre-ville en 1934. Le stade communal, initialement construit en hippodrome en 1936 fut démoli et remplacé par un autre à partir de 1975.

Trois stations de service (BP, Shell et Total), qui se trouvaient dans la grande rue, ont été fermées et leurs emplacements furent affectés à d'autres édifices. Aujourd'hui, la ville compte trois nouvelles stations modernes (Naftal et une privée[Laquelle ?]).

Outre son chef-lieu, Aïn Bessem-centre a été composée à sa création des localités suivantes : Ouled Zidane et Ouled Ammar (deux portions de communes détachées de Bir Ghbalou), Les Karmia, une partie d'Ouled Ammar (dites Houachria et Maïchia), Sidi Yahia, composées de Ouled Brahim et Ouled Ziane, Cheboubia, Ouled Lamri, Chaabet Laafia, El Djemaa, El Anceur Labiod, Ouled Belkheir, Sidi Yahia, Ouled Youcef, Ouled Sidi Slimane, Louhaidia, El Mizarguia, Beni M'Sil, Ouled Chouachi, Laouissat, Ouled Madani et El Messabihia.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La ville d’Ain-Bessem, construite à partir de 1872, dispose de plusieurs critères d’aménagement de normes urbanisées. On trouve dans le centre-ville deux espaces verts de 24 000 m2 chacun, séparés par une grande rue longue de 2,8 km, plusieurs magasins, des cafés et des restaurants.

Chaque ilot des 52 existants compte plusieurs maisons coloniales, généralement construites en briques et tuiles rouges (Altérac) dont les façades alignées délimitent les rues et les places de la ville. Plusieurs villas différentes sont érigées par des colons et portent leurs noms jusqu'à aujourd'hui et diverses habitations à différents matériaux de construction datant de 70 à 120 ans sont recensées dans la ville. Par contre, plusieurs habitations ont été démolies et reconstruites. Les quartiers sont reliés les uns aux autres par des réseaux routiers. Tous les trottoirs sont en pierre taillée – de larges rues de 12 à 14 m longées d’arbres (muriers, ormes, eucalyptus, et platanes). Les rues sont au nombre de 34 exactement dont chacune est indépendante de l’autre avec une longueur variable à chacune de 700 m à 2 800 m, configurées sur une zone de forme rectangulaire. Les édifices publics sont placés au centre-ville.

Actuellement, plusieurs nouvelles constructions palais de justice, salle omnisports, piscine olympique, hôtel de ville, commissariat de police, subdivision services agricoles et subdivision des services Hydrauliques et plus de 5400 logements sociaux) se font au niveau des poches vides en raison de l’exigüité de la ZUN (zone d’urbanisme) qui se trouve déjà aux confins des terres agricoles, interdites à la construction par décret présidentiel.

En plus de sa vocation en une région agricole par excellence en rapport à ses superficies réservées à l’agriculture et relevant directement des services des biens de l’état, confiés aux EAC (Exploitants Agricoles Collectifs).[Quoi ?]

Toponymie[modifier | modifier le code]

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Première version[modifier | modifier le code]

Elle suppose que le nom Ain-Bessem provient à son origine d'un mot composé en langue turque "kaynak gülümseme" ("source-sourire"), qui servait aux Turcs à désigner le village (suivant la loi de circonstances, relative au bornage des frontières et au développement des régions (vers 1625), visant l'organisation administrative ottomane, harcelée sans cesse par des querelles autour des frontières historiques du royaume de Koukou). Sa prononciation était cependant difficile pour les habitants, qui parlaient arabe.

Les Turcs se référaient la géographie pour donner des noms. L'expression vient de l'abondance des sources dans la région.

Deuxième version[modifier | modifier le code]

Dans la seconde version l'origine du nom "Ain-Bessem" suppose qu'à l'époque turque, un vieux sage connu sous le nom de Bessam passait la majorité de son temps sous un arbre à côté d'une source fraîche. Les passagers en quête d'eau s'arrêtaient pour s'y approvisionner. Après sa mort, son nom fut donné à la source, ce qui a donné Ain-Bessem à la suite de la construction du village aux temps des Turcs. En arabe "Ayn Bassam" veut dire "Source de Bassam".

Troisième version[modifier | modifier le code]

La troisième version suggère que le nom viendrait des deux mots turcs "beş çam" qui veut dire en français "Cinq pins". Ce nom turc désignait cinq pins gigantesques au feuillage vert clair, havre de pause pour les soldats turcs, et qui se trouvait à côté d'une source d'eau potable.

Cette expression se prononce phonétiquement Beuchjam en turc. Le langage arabe fit changer le mot par une phonétique combinatoire, supprimant le "euch", remplacé par "esse", plus répandu. L’expression donne donc phonétiquement dans le parler arabe "besse-same", combiné avec le mot "Ayn" qui veut dire "source", en référence à la source d'eau qui s'y trouvant, pour former "Ayn Besse same".

Quatrième version[modifier | modifier le code]

La quatrième hypothèse propose que l'appellation était dérivée d'un mot arabe composé "Ayyn Tebsamm" qui veut dire en français "source du sourire". C'est une appellation des Arabes Ommeyades qui auraient rapporté du proche orient l'habitude de donner le nom de Ayn à chaque ville où ils constataient l'abondance des eaux. Ensuite, de désigner le nom de la région avec le mot " Ayn ". La preuve ! On trouve par exemple plus de quatre vingt deux (82) villes algériennes portant déjà le Nom Ayn surtout dans les plaines. Le mot Ayyn correspondent dans la langue arabe "œil ou source" ... Et appelant source avec "Ayn" serait en quelque sorte un adjectif formatif donnant une forme propre à l'eau. En tous cas, une dernière version est de mise, celle proposée par les habitants et véhiculée à travers l'histoire de la ville, révélant que le lieu-dit "Ain-Bessem" fut baptisé par un officier de l'armée turque, originaire d’Arménie, en y voyant de grandes maisons, il avait pensé aux châteaux d'Arménie. Il a dit : on sourit forcément à la vue de ces belles maisons. Et comme le mot "Perd" signifie « château » en arménien, et prononcé par les Arabes "Bir" qui veut dire "puits" combiné avec le mot arabe "Tebsam" qui veut dire "sourire". Par la combinaison des deux mots, ils ont formé le mot "Bir-Tebsam" . Le mot en question est trop lourd phonétiquement qu'ils ont remplacé "Bir" par "Ayn" ce qui avait fait engendré au fur et à mesure du temps le mot "Ayn Tebsam". Mais certaines informations révèlent qu'ils avaient utilisé "Basma" qui veut dire risette au lieu de "Tebsame" qui veut dire "sourire". Donc, l'appellation juste serait "Ayn El basma" qui s'est transformée en un mot court phonétiquement pour donner "tabassame" qui veut dire "il a souri". Au fur et mesure du temps le mot a été transformé pour désigner que celui qui boit de la source sourit, donnant "Ayn El Bassame". Ensuite, le mot fut écourté par la suppression de l'article "El" pour ainsi dire "Ayn bessame" aujourd'hui "Ain-Bessem". Enfin, il est révélé qu'un acte de propriété datant de la période du règne ottoman mentionne Ain-Bessem et précise la date de 1630 - Un acte de propriété désignant des parcelles de terre, localisées dans la région, exactement à Ouled Amar. Cette source pourrait servir de repère pour déterminer que l'existence de l'appellation "Ain-Bessem" pourrait se faire valoir avec les indices de la première version, racontant l’hypothèse du bornage des zones turques en 1625.

La commune tire son nom de l'arabe Ain (signifiant « source ») et de bessem (adjectif signifiant « souriante ») ; le nom complet de la commune signifie donc « source souriante »4.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 33 av. J.-C. à la création de la ville d'Auzia en province romaine, la ville de Castellum Auziens, actuelle Ain-Bessem, fut fondée en deuxième forteresse de renfort militaire à la ville d'Auzia et en raison de l'agitation populaire et du surpeuplement de la Cité d'Auzia .Le choix de fonder une nouvelle cité proche d'Auzia, reposait sur un plan stratégique et bien déterminé pour les profits . En priorité d'exploiter les terres agricoles de Castellum Auziens située à moins de 14 km à l’Ouest, à l'orient, au bas de la montagne de Dirah que domine la cité d’Auzia, et entre cette montagne et les coteaux boisés de Ouled Khalouf de celui d’El Aazaîbia , on voit se déployer une vallée charmante arrosée par l’Oued Lakhal qui coule au milieu de grandes prairies allant de la commune actuelle de Raouraoua , passant par Ain-Bessem ( construction de barrage ) jusqu’à la commune de Ain- Laloui ( Bertville avant 1962 ) ) transitant par Ain-Hadjar ( Aboutville avant 1962 ) ) où en retrouve des dizaines de milliers d’hectares de terres arables à sols type bruns méditerranéens) . C’était la zone vivante où les Romains ont planté leurs vignes, imités par les Français durant la colonisation, ce qui leur valut d’avoir le meilleur vin de France –Vin d’Ain-Bessem – médaillé ’or en 1956 – Médaille d’argent en 1958 . Les Romains ont profités de cette région pour l'approvisionnement en vins et en céréales (blé, orge, avoine) la ville d'Auzia dans le but de réduire les besoins alimentaires de la population résidente et en même temps la création d'un poste avancé pour contrecarrer les attaques des Bewars de la Djurdjura . À l'époque de la colonisation de l’Algérie par la France, la ville ne fut investie que 17 ans après, soit en 1849. En vérité , la chute d'Ain-Bessem ne fut que de courte durée en raison d'une faible résistance jusqu'aux extrêmes limites du courage des petits groupes d'auto-défense pour une population estimée à moins de 2500 habitants en majorité , enfants , femmes et vieillards .

Elle fut investie après un siège de onze (11) jours par le corps d'armée Français, dépêché du poste militaire d'Aumale . En effet, les quelques résistants qualifiés de rebelles , ont fuis pour regagner les montagnes de Z'barbar et de Soufflât (actuelle Commune d'El-Mokrani ) pour échapper aux représailles des soldats Français . Par contre, Il est dit que la ville d'Auzia était colonisée avant en 1845 et choisie pour sa position géographique ( située aux portes du Sahara ) à l'installation du premier poste militaire Français. Ain-Bessem fut rattachée administrativement à la commune d'Aumale en 1851 avec en prime l'affectation d'une cinquantaine de colons espagnols, installés définitivement en propriétaires fonciers. Le nom actuel Ain-Bessem a été maintenu administrativement à l'appellation, en cause, il est dit que phonétiquement le mot composé Ain-Bessem n'était pas difficile à prononcer par les Français.

Époque romaine[modifier | modifier le code]

Ain-Bessem était connue à l’époque romaine sous le nom de Castellum Auziens, signifiant village d’Auzia ou château d'Auzia. Elle est située au nord-ouest de la ville Auzia (actuelle Sour à Ghozlane), à moins de 12 km à vol d'oiseau et presque 18 km par la route nationale (RN 16). À priori, l'histoire de la ville n’est guère facile à étudier du moins dans sa composante en raison des événements historiques et du fait de la célébrité de la ville d’Auzia.

Castellum auziens[modifier | modifier le code]

La deuxième période Romaine dans les régions de l'Algérie centrale, plus riche en évènements sanglants que la première, voit s'agrandir la menace des Quinquagentiens ou « les cinq tribus ») nom donné à une confédération tribale maure qui s'opposa à Rome en Mauritanie césarienne . Comme les Quinquagentiens habitaient précisément dans l'actuelle grande Kabylie (les montagnes de la Djurdjura ) , les Romains soucieux de contrecarrer leurs attaques répétées sur Auzia , entament en quelque sorte une politique de conquête à d'autres territoires car leurs limites frontalières n'étaient pas fixées de façon unanime , en s'appuyant sur la force militaire , la croyance à la supériorité de Rome sur tous les autres peuples et au droit d'imposer l'hégémonie Romaine en Afrique du nord . L'initiative d'étendre les territoires Romains , donne le choix à l'intégration partielle des plaines d'Ain-Bessem et d'El-Hachimia , à la structure politique de la ville d'Auzia . Même si la cité d'Auzia est située sur une position facilement défendable, son expansion rapide attire les populations de toute la région. Donc, les Romains d’Auzia, soucieux de peupler le royaume d'Auguste dans ces régions. Ils ont fondé Castellum Auziens en un puissant campement militaire pour la défense d'Auzia du côté Nord. En plus , comme ils menaient une politique de profond attachement à l'Empire romain , ils font construire plusieurs édifices militaire sans parvenir à réaliser les constructions prévues en raison des attaques répétées des Maures . Malgré, les guerres continues Castellum Auziens prend bientôt l'aspect d'une cité Romaine à édifices éparpillés ça et là et sans plan d'urbanisme ni muraille de défense. La petite bourgade connait tout de même une intense activité agricole qui se développe depuis la fondation du campement militaire suffisamment développé et sécurisé que pour y accueillir les soldats Romains, notamment la réalisation d'une voie romaine CASTELLUM AUZIENS - AUZIA.

Fondation[modifier | modifier le code]

Si les chemins de l'histoire de cette région restent quelque peu obscurs, certains se sont appuyés sur des récits légendaires pour orienter leurs travaux de recherche. Parmi les nombreuses légendes que comptent Auzia et Castellum Auziens, il y en a une en particulier, qui a souvent fait l'objet de point de départ dans le cadre de recherches sur l'histoire. En effet, à Aumale, une inscription de 261 ap. J.-C., mentionne le nom d'un chef connu sous le nom de Faraxen qui serait peut-être un rebelle Quinquagentiens qui avait conquit Castellum Auziense, formée en un bastion militaire par les Romains, en s'accaparant de tous les biens de la colonie et faire repousser les Romains de ce poste de frontière vers Auzia. Faraxen aurait contrôlé pendant longtemps la totalité de la région des Arribs (actuelle région Ain-Bessem–Bouira) et il serait installé aux alentours de la ville de Hoche (actuelle Khabouzia) campement de son armée. Et, peu probable que les quelques vestiges recensés du côté du Douar Ouled Alliane serait une preuve probante.

Pour mieux comprendre l'existence de Castellum Auziens, on doit faire référence aux écrits de Tacite, l'historien et sénateur romain né en 58 et mort vers 120 ap. J.-C.. Dans œuvre écrite en 109 ap. J.-C. : Historiae (Histoires) mentionne le Castellum Auziens (aujourd'hui Ain-Bessem), quartier général du commandement de frontière qui portait le titre de Colonie. Une autre inscription sur une pierre tombale retrouvée du côté de Bir-Ghalou, révèle l'existence de vignobles à Castellum Auziens. En tous cas, il est supposé que Faraxen s’empara de Castellum Auziense, y établit une nouvelle colonie qui effraya longtemps l’armée romaine.

Mieux encore, à en croire l'existence de Castellum Auziens, l'historien grec, d'expression latine Ammien Marcellin (v. 330 - 400) mentionne dans son Res Gestæ, ce dernier étant en quelque sorte une suite de l'histoire de Rome écrite par Tacite, le point corrélatif des ennuis à Auzia, c'était le Castellum Auziens en une région célèbre par ses vignobles, des terres à blé, des pâturages à perte de vue suscitaient les convoitises des Quinquagentiens. La perte de Castellum Auziens, est l'effet de l'esprit soldatesque, fatigué par les longues guerres avec les Maures, Auzia ne pouvait reconquérir Castellum Auziens.

Ainsi, il est supposé que le règne de Faraxen sur Castellum Auziens, pourrait être prouvé par la borne militaire, trouvée par quelques colons français, maçonnée dans le mur de la ferme dite Ferme de Giovanni, à dix kilomètres au nord-est de Sour El Ghozlane, à l'endroit dit El-Abdia, se trouvant à moins de 11 km d’Ain-Bessem, portant cette inscription gravée sur pierre calcaire couchée d'environ 1,10 m sur 60 cm de haut : LIMES PRAFR "Limes Provinciæ Africæ" (Limites de la province africaine). Peut-être, un indice à justifier que les Romains avaient perdu Castellum Auziens, tant prisée par les Quinquagentiens et constituait entre autres le grenier par excellence d'Auzia aux besoins alimentaires de sa population. Effectivement, Castellum Auziense en une région à sols fertiles sur une grande plaine de dizaines de milliers d'hectares, exploités exclusivement en céréales et dans la culture viticole, faisait les meilleurs revenus car la majorité des vins Romains venaient de Castellum Auziense.

Du point de vue géographique, la plaine de Castellum Auziense, située dans une cuvette devait être un terrain favorable aux affrontements continus des Romains et des Quinquagentiens dans le long cycle des guerres romano-numides aux Ier ‑ IIe siècle ap. J.-C..

Époque Numide[modifier | modifier le code]

Castellum Auziense serait à l’origine de la première du cycle des guerres Romain-numides . La défaite Romaine face aux Numides des monts de la Djurdjura , révèlent la puissance militaire des Quinquagentiens en une grande force des cinq tribus fédérées . Il est dit que : Firmus , un général Maure de l'Afrique romaine au IVe siècle , s'est révolté contre l'empereur Valentinien II en raison de sa méfiance qu'il avait nourrie contre les sbires Romains chargés de l'impôt royal . Sa révolte n'a pas duré trop longtemps et sera nécessairement une grande défaite au vu du nombre réduit des soldats dans son armée face aux escadrons de cavalerie de Théodose l'Ancien . En plus , du soutien qu'apporte à ce dernier son propre frère, Gildon . Et probablement , la citadelle ( ruines existant ) localisés du côté de Ouled Yazid à 7 km d'Ain-Bessem , serait une sorte de prison éloignée aux révoltés . À l'époque de la première guerre punique qui éclata en 264 av. J.-C. le général carthaginois Hannibal Gisco aurait installé un bastion avancé à Castellum Auziense qui a servi au recrutement de mercenaires . Par sa situation géographique , Castellum Auziense située entre les montagnes de la Djurdjura , celle des monts de Dirah , les Bibans et les monts de Z'barbar était idéalement l'endroit paisible à ses actions de mobilisation de soldats . En -21, Castellum Auziense , Auzia , Rapidum et Tirinadi sont devenus une région directement sous les ordres du proconsul de la province d'Africa Vetus - En raison du danger des tribus libyques nomades du nord du Sahara sur les provinces africaines de l'Empire. Castelum Auziense est reconverti en un bastion militaire qui fut détruit par Balbus et ses alliés Gétules. Aux temps des phéniciens, Castellum Auziense liée à Auzia , bénéficia du privilège du statut de grand marché à Gros bétail . En quête de bétails, les phéniciens ont étendu leur réseau commercial même dans les hauts plateaux , investis par des nomades éleveurs de bétails . Castellum Auziens serait la plaque tournante du marché animale pour approvisionner les ports d’Icosium, Tipasa et Cherchell. En conséquence, Castellum Auziens devint , formé à la longue par des Carthaginois, une sorte de civilisation mixte , imprégnée par l'esprit Carthaginois du commerce . Par ailleurs, il ressort que plusieurs pièces de monnaie de Syphax ont retrouvées à Ain-Bessem ( Castellum Auziense ) mais confisquées par la Gendarmerie Coloniale . Durant la campagne de Syphax pour écraser les Massyles ; Castellum Auziense fut considéré comme un relais de pause pendant plusieurs mois des trois centuries de soldats envoyés par Rome pour soutenir Syphax dans sa campagne contre le roi Gaia , père de Massinissa . Au démantèlement du royaume de Syphax ; la région d'Auzia est unifiée au royaume de Massinissa. À la fin du régne de Massinissa et la chute de Carthage , Auzia , Castellum Auziense , Rapidum et Tirinadi , sont occupés de nouveau par les Romains . En 430, la région d'Auzia subit les attaques répétées des Vandales et des Alains sous le régne de Genséric, Elle ne pouvait résister à une grande armée Vandales de passage dans la région pour la conquête d'Hippone.

Époque vandale et Alains[modifier | modifier le code]

Sous le régne Vandale et Alains , la région des Arribs avait connu de très nombreuses exactions , la population marginalisée et exploitée dans la culture des vignobles et était sommée de s'acquitter de la dîme en échange du droit d'être laissée en paix . Castellum Auziense par la fertilité de ses terres , fut confiée aux mains de propriétaires Alains activant sous les ordres de Genséric - Le Roi Vandale de Saldae ( Bejaia ) qu'il en fut sa capitale administrative , en quête de produits rentables , mobilsa toute armée qu'il envoya à Castellum Auziens afin de proceder à la culture des vignobles et la fabrication des vins , contrôlaient par les Alains qu'ils transportaient directement au port de Bejaia . En 534, la chute de Gélimer , roi des vandales , des milliers de soldats ( Vandales et Alains ) fuyards , ont trouvé refuge dans les régions d'Auzia , Castellum Auziense , Rapidum et Tirinadi (Berrouaghia). Ensuite , la domination byzantine dans les régions des Arribs , fut marquée par la résistance farouche des populations locales des régions allant de Tablat à Bou saâda , de Djendel aux monts des Bibans , qui se sont ralliés à la cause des Maghrawas sous les ordres d'Isliten , frére de Ifren .

La preuve ! Dans la région des Arribs se trouve la Commune de Maghraoua . Il est supposé que Ifren , en fuyant la ville de Sour-El-Ghozlane s'est refugié dans les monts d'El-Mihoub et avait bâti un campement militaire . Dés lors , les habitants appelaient cet endroit Kek Magharawa . Aux temps du colonialisme , les habitants des villes de Khabouzia et El-Azizia , à l'installation des Colons par la France dans ces villes , sont repoussés dans les montagnes jusqu'à cet emplacement . Ainsi , la dachra de Maghraoua est créee pour ensuite bénéficier du statut de Commune Algérienne en 1991 et est rattachée administrativement à la Wilaya de Médéa .

Époque musulmane[modifier | modifier le code]

À la conquête musulmane du Maghreb , les populations d'Auzia , Castellum et Rapidum se sont vite convertis à l'Islam . En effet , les Hadiths du prophète Mahomet en tant que messager d'Allah , récitées par les Oulémas-Accompagnateurs des troupes Arabes , ont fortement influencé ces populations à cause du respect à cette sagesse divine . Il parait utile de procéder à la mise au point d'un événement confirmé , celui de dire que ces Oulémas Arabes ont été accueillis avec les honneurs dus à leur rang de diffuseurs de la nouvelle religion et son influence qui pesait discrètement sur le destin de l'humanité , qui est et sera nécessairement éternelle . La preuve ! La langue Arabe est ancrée assez solidement dans ces régions , plutôt qu'elle absorba les parcelles inassimilables de langages qui existaient déjà . C'était et véritablement l'un des traits les plus caractéristiques de leur conversion à l'Islam - Un bonheur céleste qu'ils avaient posément compris son intérêt moral et son impact social . En thèse générale , ces principes divins et cette croyance aux rites musulmans ont persuadés ces hommes ignorants à embrasser avec enthousiasme l'idée de ce nouveau genre de vie , dicté par le Coran pour ls faire sortir de la sphère des égarement les plus complets qu'ils ne l'éprouvaient pas en réalité et de leurs habitudes les plus cruelles. À l’unanimité des tribus de la région , les populations ont récité sincèrement la profession de foi (Chahada) . Ils sont devenus Musulmans et leur descendance trop directe y est même aujourd'hui . Justement , il est dit que ces gens-là ( nos ancêtres ) écoutaient avec une attention soutenue la lecture des versets coraniques , les leçons d'éducation , les prières assignées et les récits héroïques des musulmans , en y accordant plus de sympathie et de respect aux psalmodies . En vérité , les nouvelles transmises de génération en génération sous forme de chants ou de récits traditionnels ( en usage même aujourd'hui ) dont les paroles , révèlent que nos ancêtres auraient accepté, l'argumentation logique du Coran avec conviction et en raison de la nature fraternelle des prêcheurs musulmans qui ne leur ordonnait rien et sans prendre de leur plein les terres des populations . En parallèle , plus convaincus encore après avoir compris que les versets du Coran sont les plus féconds et les plus divins qui aient jamais fait éblouir autant l'intelligence humaine . C'est alors qu'ils ont refusé de persister dans l'activité de leurs rituels ancestraux et leurs traditions agnostiques , basées sur les principes à différents cultes d'adoration qui firent égarer leurs esprits pendant des siècles et même compromettre le fondement de leur vie communautaire , poussée par les Byzantins dans des rituels de populations archaïques où le néant n'a rien de positif . Plus précis, ces populations voulaient mettre en ligne à leurs futures générations , une nouvelle génération d'hommes de foi à assurer l'équilibre communautaire nécessaire sur la base des lois islamiques et pour effacer à jamais leur vie factice, figée, ralentie, ignare qui, pour la plupart des populations n'était qu'un vide agressif , basé que le féodalisme et l’asservissement .

Stabilité et liberté du culte[modifier | modifier le code]

L’arrivée des Arabes dans la région des Arribs, s’est effectuée dans un cadre amical dans le sens de dire que les chants et récits populaires, véhiculés à travers toute cette période, ne révèle en aucun cas une quelconque mésentente ou conflit avec les populations. En définitive, la région n’a connu aucune émeute ou manifestation localisée, ce qui prouve qu’il s’agissait d’une arrivée sans heurts, peut-être même planifiée à éviter tout conflit avec ces populations, reconnues comme farouches et insoumises. Les Omeyades se sont installés dans cette région pour une courte durée en raison du comportement de ces habitants qui, justement acceptés cette religion, expliquée et récitée par les imams, accompagnateurs de l’armée. À cette harmonie qui y régna dès les premiers jours de leur rencontre avec les habitants, incita l’armée à continuer sa route vers l’ouest algérien. Donc, les tribus des régions de Titteri et de M’Sila y demeuraient en pleine quiétude et sans pression aucune de la part des Arabes. Leur vie quotidienne et leur système organisationnel, restent les mêmes, mais les Dachras ont perdu quelque peu leur autorité au profit des dignitaires, nommés par les Arabes en nouveaux arrivants mais qui avaient accepté une certaine indépendance envers les familles des Berbères. Les soldats arabes, stationnés en dehors de l'enceinte des villes et villages, devenaient des clients ordinaires que cela favorisait le commerce. Comme Castellum Auziens s'agrandit, de plus en plus de soldats, le commerce devenait nécessairement fructueux. En ce temps-là, l’armée arabe était organisée et respectueuse de sorte que les jeunes Berbères s’enrôlaient pour aller se battre contre les troupes de Koceila, supposées apostates. Néanmoins, quand ils refusent d'aller se battre alors ils perdaient leur autorité. Pour faire revenir ces Berbères dans l’armée arabe, les officiers ont dû faire des concessions, dont on ne connaît pas exactement la nature mais le plus crédible serait le droit de posséder leurs propres terres. Devenus propriétaires terriens, les Berbères avaient à cette époque-là tout intérêt à défendre la cause arabe car si les troupes Byzantines parvenaient à reconquérir la région, ils perdraient toutes leurs terres. En partant de cette période de référence dans l'histoire de la région, on comprend vite qu'elle fut caractérisée par une grande stabilité, une cohabitation parfaite avec les arrivants arabes qui mettent fin de l'autorité Byzantine, sévère et asservissante. Le règne Byzantin est jugé trop sévère et marginalisant, par les sages chefs de tribus en raison du terrible ostracisme pratiqué pendant presque un siècle.

En conclusion, les récits et chants populaires qui sont tout de même des indices de référence, confirment à travers les louanges à cette armée que son arrivée dans la région était envisagée sans aucune action militaire visant à investir de force les bourgs ou les villages. Au contraire, leur stratégie basée sur la communication, constituait à organiser des contacts immédiats avec les populations, suivis de négociations ouvertes pour régler, une fois pour toutes, l'incertitude qui ébranlait les esprits des chefs de tribus. En parallèle, les officiers arabes engagèrent des actions médiatrices avant l'arrivée du reste de l'armée dans le but de stimuler et d'exalter ses populations déjà rabaissées et marginalisées par les Byzantins par le Coran et prouver entre autres, la spiritualité d'Allah et du prophète son messager. Ces belles manières, cette politesse, ce rôle de messagers-diffuseurs du Coran, la conduite exemplaire du prophète, récitée jour et nuit, fit convaincre ces populations de l’existence d’une action divine. Ensuite, ils n'ont pas tardé à épouser l’Islam en une religion divine et pacifique. En somme, les Arabes en majorité lettrés ont vite compris la langue locale, l’amazigh, facilement appris ce qui leur fera rencontrer rapidement l'assentiment de ces populations, qui se sont converties à l'Islam en un temps record. En plus, la garantie de ses officiers arabes à maintenir nécessairement l'ancienne organisation des populations sans en changer quoi que ce soit de leurs traditions sinon que le minimum et interdit par le Coran. L'accord de principe était fait. À l’en croire, ces privilèges de l'amitié sont vite devenus des principes rassembleurs à l'armée arabe Omeyyade et ont transformé les tribus de ces régions en vaillants guerriers, capables de défendre et de porter au plus haut degré la puissance des Omeyyades contre les Byzantins. Ensuite, ils se sont alliés aux Omeyyades que par croyance religieuse pour s'opposer aux troupes de Koceila. Et il est dit que la raison pour laquelle, ils se sont révoltés contre Koceila, reposait sur le principe que celui-ci avait abjuré l'islam et, s'alliant aux Byzantins alors que les Arribs-Maghrawas sentaient naitre en eux une haine contre les Byzantins. Une haine mordante qui avait ses profondes racines dans le passé de la région du fait des massacres sur les populations des tribus des Arribs et celles des tribus des monts de Sidi Attaf lors de leur passage dans la région pour la conquête de la ville de Frenda, l'antique bourgade des hauts plateaux, habitée par les tribus zénètes de Banou Ifren, peut-être. Et par les bribes de certaines empreintes historiques, il est supposé que les Byzantins auraient emprunté l'itinéraire Sud d'Alger via les monts de Tablat pour atteindre la plaine des Arribs, ensuite prendre d'assaut les Berbères des monts de Dirah et ceux du Kef Lakhdar (Chalalat-El-Adhouara). Puis, ils ont détruit le Ksar de Boukhari, investir Thassemsilt (actuelle Tissemsilt) en un lieu de pause avant l'assaut sur la ville de Tiaret. Finalement, toutes les villes sont tombées l'une après l'autre et la ville de Frenda fut le théâtre de violents combats avant de céder aux assauts byzantins. Le VIIe siècle a marqué le début de l'islamisation de la région des Arribs qui a connu plusieurs gouvernances locales et des périodes d'intégration dans les groupements des empires arabes qui se sont succédé. Toute la région du Titteri jusqu'à la région de la Hodna, les tribus berbères converties à l'Islam ont œuvré à l'islamisation de ces territoires qui s'étendent de Médéa à Djelfa et de Tablat à M'sili sur une superficie totale de 98 500 km, englobant les wilayas actuelles de Djelfa, Médéa, Bouira et M'sila. À l'époque Omeyyade, la conversion à l'Islam n'était pas forcée, mais ceux qui refusaient, ils étaient sujets à des taxes plus élevées que les musulmans. À cette condition, les Berbères des monts de la Djurdjura se sont révoltés contre les Omeyyades. La région des Arribs en paix durable, se concentrait exclusivement à la construction des Zaouïas pour la diffusion de l'Islam et en y réfléchissant à l'éradication de toute tendance chrétienne sur le territoire. Par contre, il est révélé que le processus de l'arabisation dans la région fut très facile où l'usage de cette langue arabe devient plus répandu dans les plaines et les hauts plateaux. À la succession de plusieurs dynasties, la région des Arribs n'a connu aucune marginalisation en raison de ses habitants, considérés comme Islamistes respectés.

Instauration des Zaouïas[modifier | modifier le code]

Époque turque[modifier | modifier le code]

À partir de 1530, la région des Arribs fut complètement transformée par l'autorité des Ottomans qui construisent plusieurs postes militaires à Draâ-El-Bordj (Bouira), Draâ Aicha (Bir-Ghbalou), Bordj-Okhriss (Sour-El-Ghozlane).
Par contre, la stratégie militaire ottomane s’est avérée vaine pour contenir les émeutes en raison de l'éloignement de ces postes. En plus, les Ottomans avaient une certaine entente psychologique avec les habitants par sélection des Chouyyouh de certaines tribus, qui ont été privilégiées pécuniairement pour leur maintenir la paix.
En conséquence, leur grande méfiance envers les tribus de Sidi Khalifa, Ouled Bellil, Maghraoua et Ouled Aich (Mettenane), s’est soldée par une émeute temporaire en 1536 où plusieurs heurts ont eu lieu (récit populaire mais authentique). Cette péripétie de courte durée avait quelque peu perturbée la relation entre les Turcs et les Chouyyoukhs et fit engendrer le conflit de la guerre de Titteri entre les tribus des Arribs et Mettenane avec celles de Sour-Ghozlane (d’après des récits populaires, ce conflit dura presque une semaine) et est né à la suite de l’intervention des Turcs à Ouled Aich, appuyés par certains engagés militaires des tribus de Sour-El-Ghozlane, ce qui irrita les populations. À partir de cette action répressive sur Ouled Aich, les habitants des Douars des Arribs et de Mettenane, se sont mobilisées et déclarent la guerre aux tribus du Sud (Sour-Ghozlane). Heureusement, la sagesse du Cheikh de Ouled Khalouf mit fin expressément à ce conflit, apaisé par voie de négociations directes. Cette paix durable entre ces populations incita les Turcs à définir un nouveau traité avec ces populations, précisant leur rôle autoritaire secondaire sur les populations de la Plaine de Hamza, qui s’étend de Bouira à Berrouaghia, soumises carrément sous l’autorité des Chouyyoukhs – une initiative du Dey du Titteri, qui voulait préserver une grande relation d’entente avec ces populations en raison de son conflit avec le sultan du Maroc et de peur d’un éventuel refus de ces populations à se faire incorporer dans l’armée turque, en cas de besoin. De cette confiance réciproque mais offrant de grands privilèges de négoce sans impôts, la libre circulation des marchandises et surtout la non-ingérence des Turcs dans les conflits entre ces populations, dirigées et organisées en tribus, présidée chacune par un Cheikh – Imam (lettré coranique) et disposant d’un conseil régional dans le siège principal se trouvait à Sour-Ghozlane.

Il est dit qu’en majorité, les populations de la plaine de Hamza, étaient agriculteurs et éleveurs, ancrés dans une grande familiarité et bon voisinage entre eux, autorisant les mariages et le droit de s’approprier dans n’importe quelle tribu en rapport aux moyens de l’individu. Le bon voisinage ancestral et qui demeure jusqu’à présent, entre les tribus de Sour-El-Ghozlane, celles d’Ain-Bessem, celles de Bouira, celles de Tablat et de Béni Slimane, relève dans l'appartenance ethnique qu’ils y sont liées profondément par les liens parenté et de mariage - des tribus homogènes, organisées et entourés par des Chouyyouh à grande éloquence Islamiste et trop influents sur les populations.

Les relations entre les Turcs et les habitants de la région se sont toujours effectués dans un cadre de politesse amicale. À défaut d'intimité, de confiance et d'abandon, ils ont établi une relation sans rancune, sans prétention ni curiosité car les conseils tribales qui avaient toute l’autorité d’agir sans aucune entorse de la part des Ottomans ni celle du Bey du Titteri - Médéa. Une relation établie par un traité bilatéral qui dura presque 3 siècles sans heurts. À cette relation de presque confiante, en 1691, les Chouyyouks des régions de Ouled-Driss (Aumale), les Arribs (Ain-Bessem), les tribus d'El-Maâouedj ( Djouab -Rapidum), les tribus des Ouled Bellil (Bouira), les Bani-Jaad (Tablat) et les tribus de Bani-Lahouas (Sidi yahia -Souk-El-Khmiss) avaient autorisé l'incorporation de centaines de jeunes guerriers dans les contingents militaires du centre en renfort à l'armée du Dey Chaabane pour la protection des frontières de l'ouest des assauts du sultan Marocain (récit chanté lors des fêtes).

Démographie[modifier | modifier le code]

Sans mettre en regard[Quoi ?] les statistiques détaillées de population avec des cartes également détaillées, on comprend bien[Mal dit] que la région d'Ain-Bessem fut longtemps peuplée par des tribus, rassemblées depuis plusieurs siècles et ayant connus la succession de toutes les dynasties berbères, byzantines et arabes, sans jamais s'expatrier ailleurs. Leur présence date de plusieurs siècles, les tribus de Mettenane , les Arribs et Beni-Jaâd.

On dit régions de « Mettenane  » pour désigner les tribus situées au Nord-Est d'Ain-Bessem : Ouled Brahim, Ouled Aich, Kraimia, El-Gheraba, Ouled Guelmame, El-Mahfadia, El-Massabhia, Ouled Bouchouaoua, Beni M'sile, Beni-Yazid, Oued Chouachi, El-Djeridat et Sidi Yahia en un village, assurant délégation cantonale et la représentativité des tribus de Mettenane - Une région à très forte population.

La majorité des personnes parlant l'arabe, la langue française se classe à la deuxième place où il y a une forte majorité de personnes de 36 à 70 ans qui utilisent le Français en une sorte de langue véhiculaire, couramment parlée et académique.

Les régions des Arribs se trouvent au Sud de la Commune d'Ain-Besem et y sont limitées à : Ouled Zidane, Ouled Amar, Tararfa, El-Haouachria, Ain-Hazem, Dakkafla, Oued Khebathna, Ouled Aliane, ouled M'hia, El-Baâtitt, El-Djakalia, Guelta Ezzergua, Gourraâ, El -Maaîchia et El-Zenaiguia . Malgré le nombre de tribus, il reste qu'ils sont moins nombreux que les tribus du Nord. Ils sont en majorité arabisés mais comptent un grand nombre de francophones et d'anglophones. Les régions situées au Nord Ouest d'Ain-Bessem, sont sous-divisées en trois fratries fondamentales à justifier leur étroite appartenance ethnique à Beni-Jaâd: El-Mokrani, Madjenane et Talahlou. Chaque population - tribu est anciennement distribuée et appelée; par un usage traditionnel, d’après le domicile, c'est-à-dire la dachra dont elle relève ou dénommée généralement suivant le nom d'un saint ou d'un vieux sage, ce qui a donné naissance à huit tribus du nord : Ouled Kaddour, Zaouiet Sidi Salem, Ouled Ben Kharoub El-Haouadchia, Ouled Rabia, El-Chnainia, El-Mouaziz et Medouilia.

Administration et politique[modifier | modifier le code]

Avant 1932, la ville d’Ain-Bessem ne disposait pas de statut de commune. Elle relevait carrément de la Commune d’Aumale – Département d’Alger. Elle jouissait du rôle de circonscription administrative, dirigée par un délégué communal, désigné à partir de la Commune d’Aumale (actuelle Sour-El-Ghozlane), chargé de l’ensemble des services pour assurer le fonctionnement de l’administration de la collectivité territoriale, organisés dans un édifice situé en plein centre de la ville, exactement en face de la petite mosquée – Une organisation administrative financé principalement par des prélèvements fiscaux autorisés par le Vote d'un Budget qui se faisait à la Commune d’Aumale. En général, le délégué communal est désigné chef des agents, chargés des différentes tâches dans le cadre de l’organisation du nettoiement, l’hygiène, l’urbanisme, le service forestier, la voirie et tous les besoins en général des habitants.

Liste des délégués communaux :

  • 1904-1907 Albert Couteron
  • 1908-1910 Gabriel Demol
  • 1910-1915 Hervé Ferrer
  • 1915-1922 Cédric Aubey
  • 1922-1926 Olivier Deuze
  • 1926-1928 Jean-Pierre Douchez
  • 1928-1930 Bruno Clerc
  • 1930-1932 Joseph Cretier

À partir de 1932, la ville connut de grandes extensions urbanisées, ajouté à une croissance démographique accélérée à l’arrivée de centaines de colons Italiens, émigrés et favorisés par la présence d’un Italien en un grand propriétaire terrien et très influente du côté personnalité, un certain Emile Bastianito qui devint ensuite le Maire de la Commune à partir de 1934.

Deux ans avant : Ain Bessem bénéficia du statut de Commune et son siège fut érigé en 1932 par un entrepreneur désigné du Nom de Marcella. La première élection communale a eu lieu au mois d’avril 1932. Un propriétaire d’une boucherie désigné du Nom de Creuset Alain est élu à l’unanimité par suffrage direct des notables de la ville.

Liste des Maires de la Commune d’Ain-Bessem aux temps de la colonisation :

  • 1932-1936 - CREUSET ALAIN : Etiquette : Parti socialiste communiste
  • 1936-1940 - MARCEL MOURGUE : Etiquette : Parti socialiste ouvrier et paysan
  • 1940-1944 - EMILE BASTIANITO : Etiquette : Alliance démocratique
  • 1944-1948 - EMILE OUSTAINT : Etiquette : RPF. Rassemblement du Peuple Français
  • 1948-1952 - BECH BERTI : Etiquette :RPF. Rassemblement du Peuple Français
  • 1952-1956 - DOMINIQUE SUART : Etiquette :RPF. Rassemblement du Peuple Français
  • 1956-1961 - MAURICE BERTINI : Etiquette : Parti socialiste autonome

En général, les Maires élus faisaient partie directement du RPF (Rassemblement du Peuple Français) un mouvement politique fondé par le général de Gaulle le 14 avril 1947 en une sorte de barrage à l’avancée du Parti du Peuple Algérien (P.P.A) fondé par Messali El-Hadj Un mouvement nationaliste qui prévoyait l’union Algérienne (12 novembre 1947). Le leader Nationaliste mal-apprécié par le général de Gaulle a été interdit le 13 octobre 1946 de séjour à Paris, Messali rentre à Alger et effectué une visite à Ain-Bessem où il tenu un meeting au mois de novembre 1948 avant son retour en France au Mois de décembre 1958 et ensuite son Internement à Belle-Île-en-Mer. Le Meeting fut organisé par plusieurs cadres du P.P.A local à l’image de : Mihoubi Brahim (Martyr) Rezig Belgacem (vivant), Kourdali, Saidani Belgacem, BOUZNAD Abdelkader (participants actifs à la manifestation du 1er mai 1945 à Alger).

À priori, la création du RPF visait à mettre en œuvre le programme politique exposé dans le discours de Bayeux – Un programme d’action prévoyant même le cas de figure, l’intégration par la force l’Algérie à la France, de peur de la montée du nationalisme Algérien, enclenché par le Mouvement clandestin du Parti du Peuple Algérien (P.P.A ) malgré son interdiction politique en 1939. Le Président du parti dissout , crée le nouveau Parti du M.T.L.D (Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques) de Messali El-Hadj dont la fonction fut d’assurer une succession légale au PPA. L’initiative du général De Gaulle dans le sens de contrecarrer la montée des pro-liberté de l’Algérie , visait l’élimination physique de certains actives Algériens et l'intimidation des autres pour leur éviter de force à réfléchir à une quelconque idée d’indépendance en s’appuyant en priorité sur les idées , censées être logiques par la France, du parti de Ferhat ABBAS , qui voyait la nécessité d’une grande liberté aux Algériens sans rupture avec la France.. Malgré une forte répression, l'idée d'une Algérie libre et indépendante prit de l’ampleur dans les esprits des populations Algériennes et surtout l’adhésion en masse de tous les intellectuels Algériens à ce mouvement pro-liberté de l’Algérie avec rupture pure et simple de la France.

À l’indépendance de l’Algérie , le premier Maire Arabe est nommé à partir du mois de décembre 1962 en la personne de Mr. , Kermia Ahmed, agriculteur :

Liste des Présidents de la Commune d'Ain-Bessem :

  • Kermia Ahmed ( 1962-1966 )
  • Bouziane Said ( 1966 - 1976 )
  • Larbi Abderrahmane ( 1976 - 1979 )
  • CHEMLAL Mohamed ( 1979 -1981)
  • GRINE Rabah ( 1981- 1983)
  • MATARI Said ( 1983-1985 )
  • MOULAY Saâd ( 1993-1993 )
  • BENAZZOUZ Rabah ( 1993- 1996 )
  • KACI Moussa ( 1996 - 1999)
  • BENAZZOUZ Rabah ( 1999 - 2002)
  • MAOUCHE Boualem ( 2002-2005)
  • NOURI Mohamed ( 2005-2012 )
  • GUECHOU Boualem ( 2012 -2012 )
  • OMARI Ahmed ( 2013 à ce jour )

Économie[modifier | modifier le code]

Vie quotidienne[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Ain-Bessem abrite de nombreux monuments datant de l'époque coloniale, le square, l'opéra (aménagé en mosquée), l'église catholique, le groupe scolaire, la mairie, le siège de la gendarmerie nationale, une centaine de villas et de nombreuses et récentes bâtisses publiques telles que : le palais de justice, l’hôtel des finances, la direction des services agricoles, le siège de la Daira, deux commissariats de police, la sous-direction des forêts et plus de 3500 logements de 1974-2013.

Ain-Bessem est une commune située sur un espace foncier, plat appartenant à plus de 93 % des terres aux services des réserves foncières étatiques. Les privés ne disposent que de moins de 07 % de terres morcelées en raison des actions de partage sur héritage. En somme, la superficie totale des terres est agricole, soit plus 9 000 hectares sont réservés aux cultures céréalières, 2 350 hectares aux maraichages et 110 hectares aux arbres fruitiers. Elle dispose d’un patrimoine architectural datant de l’an 1872 , une église et plusieurs édifices publics :

  • une salle des fêtes (1924)
  • le groupe scolaire (1908)
  • la Mairie (1932)
  • le marché public
  • la mosquée (1936)
  • le square (1872)
  • l’ancienne gare ferroviaire (1912)
  • l’école de garçons (1905)
  • le centre ville érigé avec alignement précis (1906)

En vérité, Ain-Bessem plus connue sous le nom à l’époque romaine de Castellum Auziense, supposée être fondé 14 ans après la ville de Sour-El-Ghozlane, connue sous le nom d’Auzia, fondée en l’an 33 av. J.-C. par Auguste. Les recherches archéologiques font localiser Castellum Auziense du côté de Ouled Alliane, bourgade située à moins de 3 km au Nord Ouest de la ville actuelle.

Avant les années 1990, la ville comptait un patrimoine industriel représenté par plusieurs unités de production :

  • EMACOB (Spécialisé dans le carrelage)
  • l’Entreprise Intercommunale (E.I.T - spécialisée dans la construction du bâtiment et compte à son actif la construction de plus de 2 800 logements et une quinzaine d’édifices publics érigés)
  • ONCV (spécialisée dans la transformation des vignobles)
  • ECOTEC et ses 1100 logements
  • ONAMA (Matériel agricole)
  • ENACHYD (Moteur Hydraulique)
  • SONIPEC (Cuir et habillement)
  • SEMPAC (semoules)
  • ONAB (Aliments de Bétails)
  • CAPCS (Matériel agricole)
  • l’OFLA (Fruits et légumes)
  • l’ENTRAWIBO (Bâtiments)
  • ERTUR (Bâtiments et travaux Urbains)
  • SONATIT (Forage et Hydraulique)
  • CASSAP (Céréales)
  • A.D.E (Eau Potable)
  • O.P.I.BO (Irrigation et Drainage)
  • des banques et assurance (CNMA, BADR, SAA et CAAT)
  • 3 postes et télécommunications
  • des Subdivisions techniques:
    • DIB (Ponts et chaussées)
    • S.U.C.H (Urbanisme)

une Subdivision Hydraulique.

À priori, 70 % de ces structures économiques, sont mises en veilleuse durant les années 1990, soit par voie de fermeture ordonnée, soit par faillite, soit décision locale . Pour ce qui est du patrimoine artistique, la Commune dispose de trois maisons de culture (Bouguermouh, FAJ et la maison de la polyclinique).
Malheureusement pour des raisons techniques et le manque d’éducateurs, ces espaces spacieux dans un sens, reste que bâtisses décorant la ville.

Enfin, le patrimoine linguistique repose sur plusieurs langues parlées, l’arabe (90 %), le français (75 %) et le kabyle (10 %), l’anglais (8 %), l’espagnol (6 %) et l’allemand (2 %) en majorité des étudiants.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Sources, notes et références[modifier | modifier le code]

V[modifier | modifier le code]