Khalida Toumi

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Toumi (homonymie).
Khalida Toumi
Khalida Toumi en 2012.
Khalida Toumi en 2012.
Fonctions
Ministre de la Culture d'Algérie

(11 ans, 11 mois et 1 jour)
Président Abdelaziz Bouteflika
Gouvernement Benflis
Ouyahia III, IV et V
Belkhadem I et II
Ouyahia VI, VII, VIII et IX
Sellal I et II
Prédécesseur Mohamed Abbou
Successeur Nadia Labidi
Biographie
Date de naissance (59 ans)
Lieu de naissance Aïn Bessem (Algérie)
Nationalité Algérienne

Khalida Toumi

Khalida Toumi (en arabe : خليدة تومي), anciennement Khalida Messaoudi (خليدة مسعودي) née le 13 mars 1958 dans la commune d'Aïn Bessem (wilaya de Bouira, Algérie), est une féministe et femme politique algérienne.

Elle a été la ministre de la Culture de l'Algérie de 2002 à 2014.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et études[modifier | modifier le code]

Khalida Messaoudi, est née le 13 mars 1958 à Aïn Bessem, où elle suit des études primaires et moyennes. Le grand artiste-peintre Abdelmonem Sahraoui était son professeur d'arabe au CEG Aïn Bessem au début des années 1970. Khalida est licenciée en mathématiques et diplômée de l'École normale supérieure d'Alger.

Carrière professorale[modifier | modifier le code]

Elle est professeur de mathématiques dans trois lycées d'Alger jusqu'en 1993.

Militantisme[modifier | modifier le code]

Alors qu'elle est étudiante, en 1980, elle est membre de l'OST Algérie (Organisation socialiste des travailleurs), qui deviendra plus tard le Parti des Travailleurs et participe dans le cadre de ce parti clandestin à sa Commission des femmes, qui mène, notamment par le biais de la lutte syndicale, des actions pour « l'accès des femmes travailleuses » à des droits similaires à ceux des hommes et dont certains des membres se retrouveront à militer aux côtés du Collectif indépendant des femmes qui s'est constitué en 1980 publiquement à l'université d'Alger pour lutter contre les avant-projets du Code de la famille qui sera promulgué en 1984, contre l'interdiction de sortie du territoire des femmes non accompagnées par un parent et pour les libertés démocratiques, culturelles et linguistiques.

En tant que membre de la Commission des femmes de l'OST, Khalida Messaoudi Toumi participe en 1985 à la modification du nom de cette commission en « Association pour l'égalité devant la loi entre les femmes et les hommes » (qui reste une déclaration d'intention, la liberté d'association, et donc la déclaration en tant que telle ne sera légale en Algérie qu'en 1989).

Après la légalisation en 1989 de l'Association pour l'égalité devant la loi (APEL), à la suite de conflits de pouvoir entre la présidente, Louisa Hanoune et Khalida Messaoudi Toumi, une scission a lieu qui aboutit en 1990 à la création d'une nouvelle structure : l'« Association indépendante pour le triomphe des droits des femmes », dont Khalida Messaoudi Toumi devient présidente avant de rejoindre le Rassemblement pour la culture et la démocratie de Saïd Saadi.

Toujours en tant que membre de l'OST, aux côtés de Mustapha ben Mohamed, futur président du PT (Parti des Travailleurs, ex-OST), Khalida Toumi Messaoudi participe au mouvement qui se fait connaître en 1990 sous le nom de « Ligue algérienne de Défense des Droits de l'Homme », présidée par l'avocat Omar Menouar, un proche de Louisa Hanoune.

En 1992, elle milite contre la création d'un État algérien islamique, grâce à la création de la section féminine du « Comité national pour la sauvegarde de l'Algérie ». Elle rejoint la même année le Conseil consultatif national algérien.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Khalida Toumi avec le président Bouteflika à Tlemcen.

Khalida Toumi participe à la création du « Mouvement pour la République » (MPR). Elle en est alors la vice-présidente. Élue députée du Rassemblement pour la culture et la démocratie en 1997, elle en est vice-présidente, chargée de la question des femmes. En 2000, elle devient chef parlementaire du parti. Elle démissionne de ce poste en 2001. Elle est exclue du RCD la même année, pour un désaccord sur la ligne de conduite du parti.

Elle devient « ministre de la Communication et de la Culture » en 2002, ainsi que porte-parole du gouvernement d'Ali Benflis. Elle est « ministre de la Culture » depuis avril 2004, dans le gouvernement d'Ahmed Ouyahia.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Question book-4.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (indiquez la date de pose grâce au paramètre date)
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.

Sur les autres projets Wikimedia :