Frenda

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Frenda
Frenda
Noms
Nom arabe فرندة
Nom berbère ⴼⵔⴻⵏⴷⴰ
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Wilaya Tiaret
Daïra Frenda
Président de l'APC Mohamed Rouabhi
Code ONS 1427
Démographie
Population 54 162 hab. (2008[1])
Géographie
Coordonnées 35° 04′ 00″ nord, 1° 03′ 00″ est
Localisation
Localisation de la commune dans la wilaya de Tiaret.
Localisation de la commune dans la wilaya de Tiaret.

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Frenda

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Frenda

Frenda (en arabe : فرندة, en alphabet tifinagh : ⴼⵔⴻⵏⴷⴰ) est une ville et un chef-lieu de commune du même nom, située dans la wilaya de Tiaret en Algérie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Frenda est située dans la partie occidentale de la wilaya de Tiaret, à 50 km au sud-ouest de la ville de Tiaret. La ville de Frenda est distante de 220 km d’Oran, de 110 km de Mascara.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Le territoire administratif de la commune de Frenda est délimité, au Nord, par la commune de Meroussa et la commune de Sidi Bakhti, au Sud, par la commune de Aïn Kermes et la commune de Medrissa, à l’Est, par la commune de Tousnina, et à l’Ouest, par la commune de Aïn El Hadid.

Communes limitrophes de Frenda
Medroussa, Sidi Bakhti
Aïn El Hadid Frenda Tousnina
Aïn Kermes, Medrissa

Relief et hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Frenda signifie en berbère : « cachés ici » (Yefren-da). Le mot troglodytes (habitants des demeures creusées dans la roche) correspond aux localités des berbères Ifren lorsque les premiers auteurs musulmans les décrivent, ainsi Ifren est le pluriel du mot "Ifri" qui signifie caverne[2] (le pluriel de Ifri est Ifren), ainsi que la racine berbère /WFR/ et de la racine berbère zénète /FR/ qui signifient : cacher ou se cacher. On retrouve la toponymie un peu partout en Afrique du Nord, en Algérie, il existe un village au nom d'Ifri près d'Ouzellaguen et un autre au nom d'Ifran pas loin de Toudja dans la wilaya de Béjaïa en Kabylie. Ifri fut le premier nom berbère de la ville d'Oran[3]. Durant l'antiquité, les Ifrenides fut le nom d'une grande et puissante tribu berbère. Les Romains appelaient l'ancien royaume carthaginois qu'ils avaient conquis au nom d'Africa probablement en l'honneur à la déesse autochtone Ifri[4]. Avec l'annexion de la Numidie en 46 av. J.-C., Rome annexa la Numidie et la baptisa : (Africa Nova)[5]. Ce nom s'est étendu à tout le continent par la suite Afrique »[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom de Frenda, cette antique bourgade des hauts plateaux, contemporaine de Rome et de Carthage évoque sans hésitation les grottes séculaires de Taoughazout, les célèbres mausolées des Djeddar, la chapelle des Donatistes (Vestiges de Ain Sbiba).

Antiquité[modifier | modifier le code]

Période arabe[modifier | modifier le code]

Période ottomane[modifier | modifier le code]

Période française[modifier | modifier le code]

{{...}Frenda est située à une altitude de plus de 1000m donc un climat sec un été très chaud et un hiver froid et rugueux Sous préfecture depuis 1955 d'abors departement d'oran puis rattachee a la prefecture de tiaret puis daira des l'indépendance en 1962 }

Après l'indépendance de 1962[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

La population de la commune de Frenda, qui comprend le chef-lieu de commune et les agglomérations secondaires, est estimée à 54 162 habitants au recensement de 2008[7].

Santé et éducation[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Djeddar.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Edgar Stoebel (1909-2001), y est né.
  • Jacques Berque (1910-1995), y est né.
  • Ibn Khaldoun né à Tunis en 1332, il étudia de près les phénomènes de désagrégation politique et sociale du Maghreb et d'Andalousie. Lassé des intrigues politiques, il se réfugia, pendant quatre années, avec sa famille, auprès de la tribu d'Aouled Arif, (Qalaa de Beni Salama) à Frenda. Là, il se consacra à l'écriture de son œuvre monumentale : La Muqaddima (Prolégomènes ou Discours sur l'histoire universelle).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « de Tiaret : répartition de la population résidente des ménages ordinaires et collectifs, selon la commune de résidence et la dispersion ». Données du recensement général de la population et de l'habitat de 2008 sur le site de l'ONS.
  2. Salem Chaker, Linguistique berbère, Paris-Louvain, Peeters Publishers, , 273 p. (ISBN 2-87723-152-6, lire en ligne), p. 154
  3. Farid Benramdane, « De l’étymologie de Wahran : de Ouadaharan à Oran », Insaniyat / إنسانيات, no 23-24,‎ , p. 249–272 (ISSN 1111-2050, DOI 10.4000/insaniyat.5690, lire en ligne)
  4. « Croyances berbères »
  5. Ibba, Antonio, 1969- ... et Impr. France Quercy), L'Afrique romaine : de l'Atlantique à la Tripolitaine, 69-439 ap. J.-C., Bréal, dl 2006 (ISBN 2749505747, OCLC 470186112, lire en ligne)
  6. (en) Daniel Don Nanjira, African Foreign Policy and Diplomacy: From Antiquity to the 21st Century, éd. ABC-CLIO, Santa Barbara, 2010, p. 17
  7. (ar+fr) « Répartition de la population résidente des ménages ordinaires et collectifs, selon la commune de résidence et la dispersion. » [PDF], sur ons.dz (consulté le 7 novembre 2016)

Lien externe[modifier | modifier le code]