Cégep Édouard-Montpetit

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Cégep Édouard-Montpetit
Image illustrative de l'article Cégep Édouard-Montpetit
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Coordonnées
Localisation Longueuil, Québec
Drapeau du Canada Canada
Adresse 945, chemin Chambly
Coordonnées 45° 32′ 07″ N 73° 29′ 39″ O / 45.535205, -73.49424545° 32′ 07″ Nord 73° 29′ 39″ Ouest / 45.535205, -73.494245  
Site web [ Site officiel Site officiel]
Site Web de son association étudiante www.agecem.org
Informations
Régime linguistique Français
Campus 2
Chiffres clés
Nombre d'étudiants Près de 13 000
Nombre de campus 2

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Cégep Édouard-Montpetit

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Cégep Édouard-Montpetit

Fondé en 1967, le cégep Édouard-Montpetit est le plus grand établissement collégial francophone au Québec.

Situé en Montérégie, il comprend le campus de Longueuil ainsi que l'École nationale d'aérotechnique (ÉNA) à Saint-Hubert, la plus importante maison d'enseignement en aérotechnique en Amérique du Nord et la seule au Québec à former des techniciens en aéronautique.

Le cégep Édouard-Montpetit met en œuvre une vingtaine de programmes d'études (préuniversitaires, techniques, DEC-BAC) en plus des AEC de la formation continue et des ateliers sur mesure offerts par les Services aux entreprises.

Il compte également le plus grand centre sportif du réseau collégial, une Fondation qui ne cesse de dynamiser le milieu depuis plus de 20 ans et le Centre technologique en aérospatiale (CTA).

Enfin, le Cégep est le premier établissement d'enseignement du Québec à être certifié Entreprise en santé - Élite par le Bureau de normalisation du Québec.

Histoire[modifier | modifier le code]

Édouard Montpetit (1881-1954)[modifier | modifier le code]

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Avocat, économiste et professeur, Édouard Montpetit (1881-1954) a fondé l'École des sciences sociales économiques et politiques de l'Université de Montréal.

La famille Montpetit est originaire de la rive sud du Saint-Laurent (Beauharnois).

Édouard était le fils d'André-Napoléon Montpetit, avocat et homme de lettres, et d'Adèle Labelle. André-Napoléon Montpetit (1840-1898) collabora à plusieurs revues et journaux de l'époque, principalement au Journal de l'instruction publique. Il publia aussi des livres destinés au Département de l'instruction publique. Son fils le plus jeune, Édouard, passera la majeure partie de sa vie active à œuvrer dans l'enseignement universitaire.

Édouard Montpetit passe son enfance à Montréal. Il y fait ses études classiques (baccalauréat ès arts, 1901). Comme il le signale dans ses mémoires, c'est l'époque où il rêvait «de se faire critique littéraire et orateur, sans penser un instant au pain quotidien...»[1].Il s'intéresse au théâtre, aux lettres, mais il s'orientera plutôt vers la licence en droit qu'il obtint en 1904 à l'Université Laval de Montréal. Il deviendra avocat mais ne pratiquera pas très longtemps car, dit-il, «je ne savais pas réclamer des honoraires, malgré toute ma bonne volonté...»[2].

Toujours tenaillé par «le démon de la parole et de l'écriture», il touche au journalisme et prépare des conférences où il traite d'économie politique et de questions sociales.

Ceci le mène au professorat. En 1907, il devient chargé de cours d'économie politique à la Faculté de droit. Il quittera pour Paris afin de parfaire sa formation en économie et en sociologie. Il y passera trois ans à l'École libre des sciences politiques (section économique et sociale) ainsi qu'au Collège des sciences sociales.

À son retour, en 1910, il inaugure l'École des Hautes Études Commerciales (HEC) où il sera responsable des cours d'économie politique, puis de finances publiques, de politique commerciale et même de statistiques. Tâche difficile si l'on considère qu'il n'existait à peu près aucun manuel traitant de l'économie canadienne à cette époque, à l'exception du Traité d'économie politique selon la doctrine de Léon XII, avec application au Canada de l'abbé Baillargeon, publié dans les années 1880. Il créera la première chaire francophone d'enseignement économique au Québec et y sera rattaché de 1910 à 1940.

Il enseigne aussi à la Faculté de droit où il reprend son cours d'économie politique ainsi que les cours de droit commercial, de droit constitutionnel, de droit administratif. Il héritera même du cours de droit romain... «faute de combattants», comme il le dit dans ses mémoires. Édouard Montpetit est déjà le professeur-homme-orchestre indispensable dans une société où les enseignants qualifiés ne sont pas légion.

En 1920, il fonde l'École des sciences sociales économiques et politiques de l'Université de Montréal et est nommé secrétaire général de cette université qui devient autonome (jusqu'en 1920, cette université n'était qu'une filiale de l'Université Laval de Québec). À ses tâches d'enseignement se greffent des tâches d'administrateur ainsi que plusieurs autres missions, par exemple : il sera professeur invité à l'Université de Paris (Sorbonne) en 1925, et à l'Université de Bruxelles en 1928. Il se verra aussi confier plusieurs missions diplomatiques tant par le gouvernement du Canada que par celui du Québec. Il participera à des conférences internationales, il sera nommé membre de l'Académie Royale de Belgique et enfin, à titre d'économiste, il sera appelé à présider au moins deux Commissions gouvernementales d'enquête : de 1930 à 1932, il préside la Commission Assurances Sociales; de 1937 à 1940, il préside la Commission d'enquête sur la fiscalité (réforme de la taxation municipale et scolaire).

Au début des années quarante, M. Montpetit délaisse graduellement l'enseignement. Ses tâches administratives et culturelles l'accaparent. En plus de ses fonctions de secrétaire général de l'Université de Montréal, il se voit confier, en 1941, la direction de l'enseignement technique au Conseil supérieur de l'enseignement technique, conseil nouvellement créé.

Les exigences de ces tâches soumettent sa santé de sexagénaire à rude épreuve. En novembre 1943, il est hospitalisé, son médecin ne lui accorde que six mois à vivre. Repos forcé, convalescence. Quelques mois plus tard, M. Montpetit reprend, à un rythme plus modéré, sa tâche de secrétaire général de l'Université, tâche dont il s'acquittera jusqu'en 1950. Entre temps, il se laisse convaincre par ses amis d'écrire ses mémoires. Les deux premiers tomes de ses Souvenirs paraîtront en 1944 et 1949, le troisième et le dernier tome sera publié l'année après sa mort (en 1955).

Repères historiques du Cégep[modifier | modifier le code]

Le cégep Édouard-Montpetit a bâti sa réputation en poursuivant l'héritage de maison d'enseignement de qualité laissé par l'Externat classique de Longueuil auquel il a succédé en 1967 et par l'Institut d'aérotechnique du Québec qu'il a intégré en 1968.

1967

Création du collège Édouard-Montpetit à partir de l'Externat classique de Longueuil, fondé en 1950.

1968

Intégration de l'Institut d'aérotechnique du Québec de Dorval (fondé en 1964), au collège Édouard-Montpetit.

1972

Ouverture du campus de Saint-Hubert et transfert de la formation en aérotechnique à cet endroit.

1981

Ouverture du Centre sportif.

1985

Agrandissement et modernisation des équipements de l'École nationale d'aérotechnique.

1989

Ouverture du Centre de formation et de services et du Centre de CAO-FAO.

1994

Création du Centre technologique en aérospatiale (CTA).

2011

Inauguration du nouveau bâtiment du CTA.

2013

Le collège Édouard-Montpetit devient cégep Édouard-Montpetit.

2014

Agrandissement du centre sportif.

Vie étudiante[modifier | modifier le code]

Associations de programme[modifier | modifier le code]

- ADEPT Informatique

- Association des étudiant-e-s en arts plastiques

- Association des étudiants en Techniques d'éducation à l'enfance

- Association des étudiants en Techniques d'hygiène dentaire

- Association des étudiant-e-s en Techniques d'intégration multimédia

- Association des étudiants en Technologie de génie électrique

- Charmants étudiants réunis en Arts et lettres (CÉRÉAL)

- Club des Origamistes Néophytes (CON)

- (les) Tartes Lunatiques Taciturnes (TLT)

Groupes thématiques (organismes étudiants)[modifier | modifier le code]

- Association des jeux de tables d'Édouard (AJTÉ)

- Association des musiciens d'Édouard (AME)

- BD et animation Montpetit (BEAM)

- Club Aventurier

- Comité d'action politique (CAP)

- Comité du sport étudiant du Cégep

- Conseil d'administration de la Librairie coopérative

- Édouard-Montpetit Improvisation

- Équipe santé

- Équipes vidéastes d'Édouard

- Initiative durable et écologique d'Édouard (IDÉÉ)

- Journal Le Motdit Inc.

- Montpetit Donjon

- Quidditch Édouard-Montpetit

- Radio officielle des gens d'Édouard

- Regroupement des étudiants cinéphiles (REC)

- Sagesse, ouverture et intégrité (SOI)

Programmes[modifier | modifier le code]

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Programmes techniques[modifier | modifier le code]

- Techniques de prothèses dentaires

- Techniques de denturologie

- Techniques d'hygiène dentaire

- Technologie de radiodiagnostic

- Techniques d'orthèses visuelles

- Soins infirmiers

- Technologie de l'électronique : Télécommunication et réseautique

- Techniques d'éducation à l'enfance

- DEC-BAC intégré en Éducation préscolaire et en enseignement primaire

- Techniques de comptabilité et de gestion

- DEC-BAC intégré en Sciences comptables

- Gestion de commerces

- DEC-BAC intégré en Marketing

- Techniques de l'informatique / Informatique de gestion

- Techniques de l'informatique / Gestion de réseaux informatiques

- Techniques d'intégration multimédia

- DEC-BAC en création 3D

Programmes techniques de l'École nationale d'aérotechnique[modifier | modifier le code]

- Techniques de maintenance d’aéronefs

- Techniques de construction aéronautique

- Techniques d'avionique

- DEC-BAC en génie aérospatial

Programmes préuniversitaires[modifier | modifier le code]

  • Sciences de la nature
  • Profil Sciences de la santé
  • Profil Sciences pures et appliquées
  • Sciences humaines
  • Profil Administration (300.32)
  • Profil Monde (300.35)
  • Profil Individu (300.33)
  • Double DEC en Sciences humaines (profil Monde) et Arts et lettres (profil Langues)
  • Arts et lettres
  • Option Cinéma et communication
  • Option Lettres
  • Option Langues
  • Option Arts d'interprétation
  • Option Médias
  • Double DEC en Sciences humaines (profil Monde) et Arts et lettres (profil Langues)
  • Arts visuels

Personnalités liées[modifier | modifier le code]

Anciens étudiants[modifier | modifier le code]

Le collège compte « plusieurs dizaines de milliers de diplômés », dont quelques personnalités québécoises, comme André Ducharme, Jacques Chevalier, Isabelle Brasseur, Nicolas Girard, Patrice Désilets et Arlette Cousture.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Montpetit, É., Souvenirs, Montréal, Éditions Chanteclerc, 1949-1955, tome 1, p. 18.
  2. Ibid., p. 48-49.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

  • Bernard de Brienne, ofm, professeur à l'Externat classique de Longueuil de 1955 à 1956.

Liens externes[modifier | modifier le code]