Testudinidae
Testudinidae
Tortue étoilée de Madagascar
(Geochelone radiata)
| Règne | Animalia |
|---|---|
| Embranchement | Chordata |
| Classe | Reptilia |
| Sous-classe | Chelonii |
| Ordre | Testudines |
| Sous-ordre | Cryptodira |
- Tortudines Schmid, 1819
- Tylopodae Wagler, 1828
- Dysmydae Ritgen, 1828
Les Testudinidae sont une famille de tortues cryptodires.
Sommaire |
Historique et dénomination[modifier]
La famille des Testudinidae a été décrite par le naturaliste allemand August Johann Georg Karl Batsch en 1788[1].
Caractéristiques[modifier]
Ces tortues ont des carapaces qui vont de moins de 12 cm (Homopus) à 130 cm (Chelonoidis). La carapace est formée d'une dossière voûtée, et d'un plastron habituellement sans articulation. Seules les Pyxis et Testudo possèdent un plastron articulé, et les Kinixys possèdent une dossière articulée. L'adaptation à la vie terrestre se traduit par des pattes épaisses et solides, des doigts courts dont quatre sur les pattes arrières.
Alimentation[modifier]
Les tortues sont essentiellement herbivores et consomment de l'herbe, des fleurs, des plantes succulentes, des fruits,… bien que certaines espèces s'alimentent de charogne.
Reproduction[modifier]
Elles sont ovipares et pour certaines espèces, une fraction des femelles peut pondre plusieurs fois dans la même saison.
Chorologie[modifier]
Écologie[modifier]
Ce sont des tortues terrestres n'ayant pas besoin de la permanence d'un cours d'eau pour vivre.
Distribution[modifier]
On les trouve dans leurs milieux naturels (chaud comme les déserts, les forêts tropicales ou les milieux méditerranéens) aux Amériques, en Europe, en Afrique, en Asie, et sur les îles de Madagascar, des Galapagos, et aux Seychelles. Elles ont disparu aux Mascareignes. Elles sont souvent endémiques.
Phylogénétique[modifier]
Les Testudinidae sont étroitement liées aux tortues d'étang (Emydidae) qui font partie de la même super-famille des Testudinoidea. Ces tortues fossiles sont nombreuses, et le plus vieux (Geochelone majusculus) date de l'Éocène. Le genre Manouria est considéré comme le plus ancien.
Liste des genres[modifier]
Selon TFTSG (23 juin 2011)[2] :
- genre Aldabrachelys Loveridge & Williams, 1957
- genre Astrochelys Gray, 1873
- genre Chelonoidis Fitzinger, 1835
- genre Chersina Gray, 1830
- genre Cylindraspis Fitzinger, 1835 éteint
- genre Geochelone Fitzinger, 1835
- genre Gopherus Rafinesque, 1832
- genre Homopus Duméril & Bibron, 1834
- genre Indotestudo Lindholm, 1929
- genre Kinixys Bell, 1827
- genre Malacochersus Lindholm, 1929
- genre Manouria Gray, 1854
- genre Psammobates Fitzinger, 1835
- genre Pyxis Bell, 1827
- genre Stigmochelys Gray, 1873
- genre Testudo Linnaeus, 1758
et les genres fossiles :
- genre †Achilemys Hay, 1908
- genre †Cheirogaster Bergounioux, 1935
- genre †Dithyrosternon Pictet, 1857
- genre †Ergilemys Chkhikvadze, 1972
- genre †Floridemys Williams, 1950
- genre †Hadrianus Cope, 1872
- genre †Hesperotestudo Williams, 1950
- genre †Impregnochelys Meylan & Auffenberg, 1986
- genre †Kansuchelys Yeh, 1963
- genre †Megalochelys Falconer & Cautley, 1837
- genre †Namibchersus de Broin, 2003
- genre †Oligopherus Hutchison, 1996
- genre †Paleotestudo de Broin 2000
- genre †Sinohadrianus Ping, 1929
- genre †Stylemys Leidy, 1851
Tortue terrestre et l'homme[modifier]
Symbolisme[modifier]
C'est l'animal dont on dit qu'il est le plus lent. Dans l'idiotisme animalier, dire de quelqu'un qu'il avance à pas de tortue est peu flatteur. Par contraste, Tazio Nuvolari, coureur automobile, reçut un prix ayant la forme d'une tortue en or pour mettre en valeur ses exploits de vitesse.
Menaces[modifier]
La conservation est nécessaire pour beaucoup de tortues et l'impact du ramassage pour le commerce a un impact négatif même s'il est mal connu. Aux États-Unis, la chasse aux serpents à sonnette cause également la disparition de la Gopherus polyphemus.
Les tortues terrestres sont souvent adoptées en tant qu'animal de compagnie. Un commerce souvent illégal de ces espèces peut mettre en péril la survie de ces animaux dans leur habitat naturel.
La tortue terrestre est également concernée par les accidents de la route (encore appelés roadkill). Les espèces impliquées dans les accidents routiers varient évidemment selon les régions. Ce sont en effet des espèces vulnérables du fait de leur faible vitesse de déplacement et sont donc peu capables d’éviter les véhicules, d'autant plus qu'elles se sentent protégées par leur carapace.
Publication originale[modifier]
- Batsch, 1788 : Versuch einer Anleitung zur Kenntniss und Geschichte der Thiere und Mineralien. Erster Theil. Allgemeine Geschichte der Natur; besondre der Säugthiere, Vögel, Amphibien und Fische. Jena: Akademischen Buchhandlung, p. 1-528.
Voir aussi[modifier]
Article connexe[modifier]
Bibliographie[modifier]
- Ernst, C.H. & Barbour, R.W. 1989. Turtles of the World. Smithsonian Inst. Press, Washington, D.C.
- Ernst, C.H., Lovich, J.E. & Barbour, R.W. 1994. Turtles of the United States and Canada. Smithsonian Inst. Press, Washington, D.C.
- Pough, F.H., Andrews, R.M., Cadle, J.E., Crump, M.L., Savitzky, A.H. & Wells, K.D. 2000. Herpetology, 2nd ed. Prentice Hall, Upper Saddle River, NJ.
Notes et références[modifier]
- Référence TFTSG : [PDF](en)
- TFTSG, consulté le 23 juin 2011
Liens externes[modifier]
- Référence Animal Diversity Web : Testudinidae (en)
- Référence Fauna Europaea : Testudinidae (en)
- Référence ITIS : Testudinidae Batsch, 1788 (fr) ( (en))
- Référence NCBI : Testudinidae (en)
- Référence Reptarium Reptile Database : Testudinidae (en)
- Référence TFTSG : [PDF](en)
- Référence Turtles of the world : Testudinidae (en)
- Référence UICN : taxon Testudinidae (en)
- Référence Wild Herps : photographies de Testudinidae (en)