Testudinidae

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Les Testudinidae sont une famille de tortues cryptodires.

Historique et dénomination[modifier | modifier le code]

La famille des Testudinidae a été décrite par le naturaliste allemand August Johann Georg Karl Batsch en 1788[1].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Ces tortues ont des carapaces qui vont de moins de 12 cm (Homopus) à 130 cm (Chelonoidis). La carapace est formée d'une dossière voûtée, et d'un plastron habituellement sans articulation. Seules les Pyxis et Testudo possèdent un plastron articulé, et les Kinixys possèdent une dossière articulée. L'adaptation à la vie terrestre se traduit par des pattes épaisses et solides, des doigts courts dont quatre sur les pattes arrières.

Alimentation[modifier | modifier le code]

Les tortues sont essentiellement herbivores et consomment de l'herbe, des fleurs, des plantes succulentes, des fruits,… bien que certaines espèces s'alimentent de charogne.

Reproduction[modifier | modifier le code]

Elles sont ovipares et pour certaines espèces, une fraction des femelles peut pondre plusieurs fois dans la même saison.

Chorologie[modifier | modifier le code]

Écologie[modifier | modifier le code]

Ce sont des tortues terrestres n'ayant pas besoin de la permanence d'un cours d'eau pour vivre.

Distribution[modifier | modifier le code]

On les trouve dans leurs milieux naturels (chaud comme les déserts, les forêts tropicales ou les milieux méditerranéens) aux Amériques, en Europe, en Afrique, en Asie, et sur les îles de Madagascar, des Galapagos, et aux Seychelles. Elles ont disparu aux Mascareignes. Elles sont souvent endémiques.

Phylogénétique[modifier | modifier le code]

Les Testudinidae sont étroitement liées aux tortues d'étang (Emydidae) qui font partie de la même super-famille des Testudinoidea. Ces tortues fossiles sont nombreuses, et le plus vieux (Geochelone majusculus) date de l'Éocène. Le genre Manouria est considéré comme le plus ancien.

Liste des genres[modifier | modifier le code]

Selon TFTSG (23 juin 2011)[2] :

et les genres fossiles :

Tortue terrestre et l'homme[modifier | modifier le code]

Symbolisme[modifier | modifier le code]

C'est l'animal dont on dit qu'il est le plus lent. Dans l'idiotisme animalier, dire de quelqu'un qu'il avance à pas de tortue est peu flatteur. Par contraste, Tazio Nuvolari, coureur automobile, reçut un prix ayant la forme d'une tortue en or pour mettre en valeur ses exploits de vitesse.

Menaces[modifier | modifier le code]

La conservation est nécessaire pour beaucoup de tortues et l'impact du ramassage pour le commerce a un impact négatif même s'il est mal connu. Aux États-Unis, la chasse aux serpents à sonnette cause également la disparition de la Gopherus polyphemus.

Les tortues terrestres sont souvent adoptées en tant qu'animal de compagnie. Un commerce souvent illégal de ces espèces peut mettre en péril la survie de ces animaux dans leur habitat naturel.

La tortue terrestre est également concernée par les accidents de la route (encore appelés roadkill). Les espèces impliquées dans les accidents routiers varient évidemment selon les régions. Ce sont en effet des espèces vulnérables du fait de leur faible vitesse de déplacement et sont donc peu capables d’éviter les véhicules, d'autant plus qu'elles se sentent protégées par leur carapace.

Publication originale[modifier | modifier le code]

  • Batsch, 1788 : Versuch einer Anleitung zur Kenntniss und Geschichte der Thiere und Mineralien. Erster Theil. Allgemeine Geschichte der Natur; besondre der Säugthiere, Vögel, Amphibien und Fische. Jena: Akademischen Buchhandlung, p. 1-528.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ernst, C.H. & Barbour, R.W. 1989. Turtles of the World. Smithsonian Inst. Press, Washington, D.C.
  • Ernst, C.H., Lovich, J.E. & Barbour, R.W. 1994. Turtles of the United States and Canada. Smithsonian Inst. Press, Washington, D.C.
  • Pough, F.H., Andrews, R.M., Cadle, J.E., Crump, M.L., Savitzky, A.H. & Wells, K.D. 2000. Herpetology, 2nd ed. Prentice Hall, Upper Saddle River, NJ.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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