Tortue géante des Seychelles

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Aldabrachelys gigantea, la Tortue géante des Seychelles, unique représentant du genre Aldabrachelys, est une espèce de tortues terrestres de la famille des Testudinidae[1].

Description[modifier | modifier le code]

Aldabrachelys gigantea.

C'est la plus grosse tortue terrestre, puisqu'elle peut atteindre 1,2 m pour 300 kg (chez les mâles), soit un peu plus que les 250 kg de la Tortue géante des Galapagos. Les femelles sont un peu plus petites, mesurant en moyenne 90 cm.

On pense que la longévité peut dépasser 150 ans.

Esmeralda, tortue emblématique de l'île aux Oiseaux aurait plus de 201 ans car elle est née en 1771.

La tortue Jonathan a, quant à elle, eu 182 ans en 2014. Un article lui est d'ailleurs consacré [ http://www.bbc.com/news/magazine-26543021 par la BBC.]

Comportement[modifier | modifier le code]

Compte tenu du climat brûlant de l'île, les tortues sont surtout actives le matin, essayant sinon de se rafraîchir à l'ombre de quelques arbustes ou dans des flaques boueuses.

Distribution et sous-espèces[modifier | modifier le code]

Cette espèce est endémique des Seychelles[1] :

Elle a été introduite à Assumption, Astove, Cerf, Cosmoledo, Cousin, Curieuse, Arros, Desroches, Farquhar, Fregate, Moyenne, North et Remire aux Seychelles et à Changuu en Tanzanie.

Histoire évolutive[modifier | modifier le code]

Ces tortues auraient évolué durant le Trias, il y a 180 millions d'années, alors que les Seychelles étaient encore regroupées parmi le Gondwana[2].

Menaces et protection[modifier | modifier le code]

Aldabrachelys gigantea au Parc Faunique Le Cornelle, Italie

Cette espèce est considérée comme vulnérable par l'UICN. Elle est très surveillée par le gouvernement et les organisations internationales. Afin d'éviter une extinction sur Aldabra, divers groupes ont été récemment introduits sur de petites îles de l'océan Indien, comme Frégate, Cousin, ou Mahé. Elle est classée en Annexe II de la CITES.

Sur l'atoll corallien très sec et inhabité d'Aldabra (155,4 km2). On observe une énorme concentration en tortues, puisque leur nombre est estimé à 150 000 individus. Il s'agit réellement d'une surpopulation, qui pèse lourdement sur les ressources végétales de l'île. On note d'ailleurs une faible proportion de jeunes, ce qui confirme la disponibilité réduite en nourriture (mais on pense d'autre part qu'il existe une autorégulation des naissances).

On trouve aujourd'hui de nombreux parcs zoologiques présentant cette espèce dans le monde entier. Malgré tous leurs efforts, aucun d'entre eux n'a réussi la reproduction. Il semblerait qu'un parc serait sur la bonne voie : la Vallée des Tortues, dans les Pyrénées-Orientales. Ce parc possède une femelle qui pond régulièrement, mais jusqu'à ce jour les œufs n'étaient pas fécondés.

Taxinomie[modifier | modifier le code]

Aldabrachelys gigantea

Aldabrachelys gigantea est aussi appelée Dipsochelys dussumieri car le type Testudo gigantea Schweigger, 1812 est remis en question.

Les sous-espèces sont parfois élevées au rang d'espèce ainsi que des formes fossiles.

L'espèce Aldabrachelys gigantea admet les synonymes suivants :

  • Testudo gigantea Schweigger, 1812
  • Geochelone gigantea (Schweigger, 1812)
  • Testudo dussumieri Gray, 1831
  • Dipsochelys dussumieri (Gray, 1831)
  • Testudo daudinii Duméril & Bibron, 1835
  • Dipsochelys daudinii (Duméril & Bibron, 1835)
  • Testudo elephantina Duméril & Bibron, 1835
  • Dipsochelys elephantina (Duméril & Bibron, 1835)
  • Testudo hololissa Günther, 1877
  • Dipsochelys hololissa (Günther, 1877)
  • Testudo ponderosa Günther, 1877
  • Testudo sumeirei Sauzier, 1892
  • Testudo gouffei Rothschild, 1906
  • Dipsochelys arnoldi Bour, 1982

Le genre Aldabrachelys admet les synonymes Megalochelys Fitzinger, 1843 et Dipsochelys Bour, 1982.

Publications originales[modifier | modifier le code]

  • Bour, 1982 : Contribution à la connaissance des tortues terrestres des Seychelles: définition du genre endémique et description d’une espèce nouvelle probablement originaire des îles granitiques et au bord de l’extinction. Comptes Rendus de l’Académie des Sciences, vol. 295, p. 117–122 (texte intégral).
  • Duméril & Bibron, 1835 : Erpétologie Générale ou Histoire Naturelle Complète des Reptiles, vol. 2, Librairie Encyclopédique de Roret, Paris, p. 1-680 (texte intégral).
  • Günther, 1877 : The Gigantic Land-Tortoises (Living and Extinct) in the Collection of the British Museum. London, Taylor and Francis, p. 1-96 (texte intégral).
  • Loveridge & Williams, 1957 : Revision of the African tortoises and turtles of the suborder Cryptodira. Bulletin of the Museum of Comparative Zoology, vol. 115, n. 6, p. 163–557 (texte intégral).
  • Schweigger, 1812 : Prodromus monographiae Cheloniorum. Königsberger Archiv für Naturwissenschaftliche und Mathematik, vol. 1, p. 271–368 & 406–458.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b TFTSG, consulté lors d'une mise à jour du lien externe
  2. Sarah Carpin (ill. Paul Turcotte), Seychelles : Joyau né de l'océan, Éditions Olizane,‎ 2007, 21 cm × 14 cm, 242 p. (ISBN 978-2-88086-355-5, lire en ligne), p. 89