Oviparité

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L'oviparité est une stratégie de reproduction d'une espèce où les femelles pondent des œufs fécondés ou non dont la croissance embryonnaire se termine hors de l'organisme maternel. Elle se distingue en cela de l'ovoviviparité et de la viviparité où le développement, appelé incubation, se fait au sein de la mère.

Plus rigoureusement en se fondant sur l'état du zygote et de l'embryogenèse, il convient de considérer cinq stratégies de reproduction : ovuliparité, oviparité, ovo-viviparité, viviparité histotrophe et viviparité hémotrophe. Ainsi, on peut aussi différencier l'oviparité de l'ovuliparité [1] de nombreux poissons et des amphibiens anoures par exemple puisque la fécondation reste externe[2].

L'oviparité est présente chez de nombreuses espèces du règne animal, incluant tous les oiseaux, de nombreux amphibiens, insectes et arachnides, beaucoup de reptiles, de poissons, les monotrèmes et d'autres classes : gastéropode...

Ponte[modifier | modifier le code]

Un criquet japonais pondant ses œufs entre deux pierres

Selon les espèces, les œufs sont pondus sur terre (enterrés ou non), dans les arbres ou dans l'eau.

Les œufs sont souvent abandonnés dès la ponte lorsque l'espèce est poïkilotherme (c'est le cas pour les reptiles par exemple, sauf certaines exceptions), mais peuvent également être couvés comme chez les oiseaux afin de les garder au chaud lorsque l'espèce est homéotherme.

Naissance[modifier | modifier le code]

Vient ensuite le moment de l'éclosion, lorsque le petit sort de son œuf. Cette étape dure parfois plusieurs heures, voire plusieurs jours. L'œuf contient à une extrémité une poche d'air qui s'est constituée lentement par porosité de la coquille au cours de l'incubation. Généralement le jeune animal parvenu à terme perce la fine membrane qui le sépare de cette poche d'air. Le volume d'air contenu dans cette poche est suffisant pour assurer une réserve d'oxygène permettant à un petit animal en bonne santé d'avoir le temps de percer ensuite la coquille après avoir percé la membrane.

À la fin de la croissance embryonnaire, les oiseaux ont acquis un bec suffisamment solide pour percer la coquille. D'autres animaux, tels que les reptiles par exemple, ne disposent pas de bec corné. La nature les dote d'une minuscule excroissance cornée très blanche, appelée le "diamant", qui leur permettra de briser la coquille. Ce "diamant", qu'on appelle aussi parfois une "dent", disparaîtra naturellement par érosion au cours des premiers jours de la vie de l'animal.

Éclosion chez la tortue.

Une fois la coquille percée, l'air provenant de l'extérieur (parfois très ténu si le nid se trouve en milieu souterrain) s'engouffre dans le volume entier de l'œuf, permettant au jeune animal de gagner des forces pour finir de s'extraire de son milieu embryonnaire et trouver la liberté.

La réserve d'oxygène contenue dans la poche est, comme on l'a dit, suffisante pour permettre à un jeune animal en bonne santé de trouver le temps de percer la coquille externe, quand bien même cela durerait trois ou quatre jours de travail chez certaines espèces[Lesquelles ?]. Si l'animal ne réussit pas à percer la coquille il périra par manque d'oxygène dans son œuf.

Certaines espèces nécessitent que l'incubation se fasse dix à vingt centimètres sous terre, la mère ayant creusé un nid de ponte dans le sol pour protéger les œufs des prédateurs et des intempéries ou des températures diurnes. Une fois l’éclosion faite, et dans le cas où les parents ne sont pas là pour assister leur progéniture, l'individu nouvellement né doit s'extraire de ce nid. Les intempéries fines et tièdes d'été et de début d'automne sont généralement profitables car elles ameublissent le sol et favorisent la remontée des jeunes vers l'air libre. Les ouvertures de nid au niveau du sol par les juvéniles suivent généralement de quelques heures un orage d'été[réf. nécessaire]. Pendant la durée de vie dans le nid leur source d'alimentation est peut être leur ancienne coquille, celle-ci étant une très riche source de sels minéraux[réf. souhaitée].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. Thierry Lodé 2001 Les stratégies de reproduction des animaux. Dunod Science, Paris

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