La Guerche-de-Bretagne

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La Guerche-de-Bretagne
Hôtel-de-Ville de La Guerche-de-Bretagne, côté jardins.
Hôtel-de-Ville de La Guerche-de-Bretagne, côté jardins.
Blason de La Guerche-de-Bretagne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Fougères-Vitré
Canton La Guerche-de-Bretagne (chef-lieu)
Intercommunalité Vitré Communauté
Maire
Mandat
Pierre Després
2014-2020
Code postal 35130
Code commune 35125
Démographie
Gentilé Guerchais
Population
municipale
4 264 hab. (2011)
Densité 370 hab./km2
Population
aire urbaine
5 411 hab. (2010[1])
Géographie
Coordonnées 47° 56′ 29″ N 1° 13′ 47″ O / 47.941389, -1.229722 ()47° 56′ 29″ Nord 1° 13′ 47″ Ouest / 47.941389, -1.229722 ()  
Altitude 76 m (min. : 51 m) (max. : 91 m)
Superficie 11,53 km2
Localisation

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La Guerche-de-Bretagne est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne, peuplée de 4 264 habitants[Note 1] (les Guerchais[2]).

Géographie[modifier | modifier le code]

La Guerche-de-Bretagne est située en Bretagne historique (sur les Marches de Bretagne, zone frontière) et administrative, département d'Ille-et-Vilaine, à l'est du bassin de Rennes35 km à l'ouest-nord-ouest), au sud du pays de Vitré (Vitré à 22 km au nord), entre les cours de la Seiche (au nord) et de l'Ardenne (au sud).

La forêt de la Guerche (actuellement sur la commune de Rannée, cette forêt étant « la forêt du seigneur de La Guerche ») est une relique de la forêt-frontière qui séparait autrefois la seigneurie de La Guerche (duché de Bretagne) du Bas-Maine. N'existant probablement pas en tant que telle au début de notre ère, elle s'est développée à partir du Moyen Âge.

Communes limitrophes de La Guerche-de-Bretagne[3]
Domalain Moutiers Availles-sur-Seiche
Visseiche La Guerche-de-Bretagne[3] Rannée
Rannée Rannée Rannée

Transports[modifier | modifier le code]

Un projet de rocade, autour de la ville afin de dévier les camions du centre-ville, fut lancé par le maire Patrick Lassourd. La construction a débuté en 2013[4].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Durant les années 1990 à 2000, la politique de l'habitat du Pays guerchais a favorisé le développement de constructions individuelles en lotissement dans les communes périphériques du chef-lieu. Pendant ce temps, La Guerche a essentiellement insisté sur la réhabilitation du patrimoine immobilier de la commune, qu'il soit public (après le rachat de bâtiments) ou privé. Ainsi trouve-t-on aujourd'hui de nombreux appartements rénovés dans d'anciens immeubles du centre-ville. Un seul lotissement s'est développé à La Guerche au début des années 1990 : le lotissement des Deux Gares, situé sur l'ancien site SNCF, au nord du centre-ville (une trentaine de lots).

Depuis la fin des années 1990, si la politique en faveur du logement des communes alentour est restée inchangée (avec même une accélération du développement dans certains bourgs : Moutiers, Availles, Moussé, Drouges, Visseiche…), La Guerche-de-Bretagne a créé une vaste zone parcellaire permettant la construction de maisons individuelles (lotissement de Touchebel, à l'ouest de la commune). En 2007, autour de la construction de la nouvelle Maison de santé (projet de la communauté de communes du Pays guerchais), un nouveau secteur parcellaire est créé : le lotissement des Fontaines (toujours à l'ouest de la commune). Celui-ci pourra à terme accueillir 400 logements, essentiellement des maisons individuelles.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Étymologiquement, Guerche dérive du terme werki. C'est un « ouvrage fortifié », généralement en bois, bâti sur une butte naturelle ou artificielle. À La Guerche-de-Bretagne, il n'en subsiste aucun vestige, si ce n'est les restes de la motte féodale (terrains privés), vaste butte de terre aujourd'hui partiellement arasée, agrandissement de la motte originelle, et sur laquelle furent bâtis les châteaux successifs de La Guerche.

La plupart des toponymes Guerche datent des VIIIe et IXe siècles. D'après l'historien Noël-Yves Tonnerre, La Guerche n'était pas une place forte créée contre les Français ou les Angevins, mais pour se protéger des invasions normandes. Pour d'autres, ce sont les Francs qui, au VIIIe siècle, ont implanté un vaste réseau de sites fortifiés aux limites de leur territoire. Ils auraient créé dans la région ces ouvrages frontaliers pour se protéger des Bretons (cf Jean-Claude Meuret, Peuplement.pouvoir et paysage sur la marche Anjou-Bretagne . SAHM).

Durant la Révolution, la commune porte le nom de Montagne-de-la-Guerche[5]. Son nom breton est Gwerc'h-Breizh.

Histoire[modifier | modifier le code]

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Préhistoire[modifier | modifier le code]

Les premières traces de peuplement découvertes à proximité de La Guerche datent de la période néolithique (de 5000 à 2000 av. J.-C.).

Vers 4000 av. J.-C., l'influence des pays de la Loire est sensible. Il existe une circulation entre les deux régions et des échanges entre les peuples. Les mégalithes du secteur sont d'ailleurs pour la plupart situés dans un étroit couloir (probable itinéraire préhistorique), orienté nord-ouest/sud-est, passant au sud des forêts de La Guerche et du Theil. Ce couloir a survécu et il est aujourd'hui matérialisé par un véritable chemin d'origine médiévale : le chemin des Sauniers. Enfin, à quelques kilomètres au nord de cet itinéraire, sur la commune d'Essé, on trouve le fameux mégalithe dit de la Roche-aux-Fées (érigé vers -2500 av. J.-C., recouvert à l'origine par un tumulus).

L'occupation de la périphérie de La Guerche à cette période est certaine. Les vestiges d'habitats restent toutefois à confirmer, comme à la Bécannière (Drouges), où une hache de dolérite a été trouvée à proximité d'un site d'occupation probablement néolithique. L'objet le plus ancien découvert à ce jour à La Guerche est une pointe de javeline. Les circonstances de sa mise au jour (fin du XIXe siècle) ne sont pas connues, ni le lieu de la découverte. Cette pointe a néanmoins été datée du Chalcolithique (vers 2500 à 2000 av. J.-C.), donc du Néolithique final, période de transition pendant laquelle on commence à travailler le métal (or et cuivre en particulier) avant l'Âge du bronze (2000 à 800 av. J.-C.).

Entre 1300 et 1000 avant J.-C., une implantation humaine existe à Moutiers. Un ensemble important de haches à rebords (datant du Bronze moyen), ainsi que de haches à talon et de bracelets (Bronze moyen final) a été découvert dans ce qui pourrait avoir été le dépôt d'un fondeur. En 1977, une hache à rebords a été trouvée à La Guerche, au lieu-dit les Fontaines. Elle date de l'Âge du bronze moyen. Un dépôt du Bronze final a aussi été découvert à La Guerche : celui-ci comprenait, entre autres objets, treize haches à talon et cinq bracelets.

Âge du fer et époque gallo-romaine[modifier | modifier le code]

À cette période, la région comprise entre Seiche et Ardenne est située au sud-est de la cité des Riedones. Mais la proximité immédiate d'autres territoires est à noter, comme à cette époque celui des Namnètes (au sud), des Aulerques (au nord-est) et des Andes (un peu plus au sud-est). Plus tard, de grandes provinces (Anjou et Maine) seront voisine de La Guerche. Cette situation limitrophe marquera l'histoire de la ville au cours des siècles.

Localement, les exemples d'occupation gauloise et gallo-romaine ne manquent pas. Pour cette période, c'est le site de l'actuelle forêt de La Guerche qui est le mieux connu. Plusieurs enceintes y ont été découvertes, celle dite de la ligne Anne ayant même fait l'objet de fouilles archéologiques approfondies, dirigées par Jean-Claude Meuret, qui date son occupation du IIe siècle av. J.-C. au IIe après J.-C.. Certaines de ces enceintes étaient fortifiées (talus-fossés), la plupart d'entre elles comprenaient des habitations, qu'il s'agisse d'artisans (métallurgistes et orfèvres), d'agriculteurs ou d'éleveurs. Ces deux dernières catégories pratiquaient la culture ou l'élevage autour de leurs habitations. Il semble donc que la forêt n'existait pas en tant que telle à l'époque, le boisement était certainement clairsemé et discontinu, sans quoi ces activités agricoles et pastorales n'auraient pu exister. Bien que toujours occupé à l'époque gallo-romaine, le site ne semble pas avoir été profondément romanisé. Les échanges qui étaient réalisés avec l'Armorique, mais aussi avec la Gaule continentale toute proche, ont continué, certainement facilités par le passage à proximité de la voie romaine Angers-Rennes.


La voie romaine partait d'Angers (Juliomagus) par le nord de Brain sur les Marches, elle traverse l'actuelle forêt depuis Bourgogne à l'est jusqu'à la Petite Grange à l'ouest, en passant par le Gué des Molans, où se trouvait une station-relais. La voie continue vers Rennes-Condate, sous l'actuel chemin limitant les communes de Rannée et Drouges. Elle prolonge vers le nord-ouest, passant légèrement au nord de la Bécannière, puis par la Chaussée, et franchissait l'Ardenne au Gué Baudier. Elle franchit la départementale 47 au niveau de l'Écottais. Plus au nord, un chemin séparant Moussé de Rannée reprend son tracé. La voie sépare ensuite Rannée d'Arbrissel, se dirige vers la Bussonnière (laissée 200 m au nord) pour prendre la direction de la Haute puis de la Basse Chaussée, sur la commune de Visseiche. Là, elle arrive à la Seiche.

Des fouilles réalisées à cet endroit en 1996, sous la direction de G. Leroux, ont confirmé les relevés effectués par Meuret sur la portion traversant la forêt de La Guerche. La chaussée centrale, légèrement bombée, mesure 6 à 8 m de large. En surface, pas de dallage mais un gravillonnage, qui repose sur des lits successifs de cailloux devenant de plus en plus grossiers en profondeur. De chaque côté, un fossé, puis un talus au sol damé par le passage des voyageurs et de leurs chargements. Ceux-ci n'avaient en effet pas le droit d'emprunter la voie centrale, réservée à la circulation officielle (administrative ou militaire). Mais ces fouilles du Pont de Visseiche ont permis de faire deux découvertes surprenantes.

La première est qu'à l'approche de la rivière, la voie reposait sur des fondations de bois, qui devaient stabiliser l'ensemble sur un sol humide. Deux niveaux de circulation successifs étaient visibles. Le premier reposait déjà sur des branches équarries. Le second était constitué de poutres transversales (de 9 m de long) sur lesquelles reposaient des poutres longitudinales. L'ensemble était solidarisé par l'intermédiaire de poutres plantées verticalement tous les 3 m, de chaque côté de la voie. À l'approche de la rivière, un mur de maçonnerie arrête la chaussée. C'est ici que se trouve la seconde découverte: un pont, entièrement en bois, qui franchissait la rivière et ses abords (sur plusieurs dizaines de mètres de long). Le tablier s'appuyait sur des piles de chêne de 30 cm par 40 cm de section, taillés en pointe sur 1,20 m à 1,50 m, et enfoncés de 60 à 80 cm dans le sol. Il s'agirait là de la première découverte d'un pont gallo-romain entièrement en bois.

Ainsi, la voie romaine arrive à Visseiche, l'antique Sipia, étape créée sur cet axe de circulation. Sipia était une petite ville (vicus) où les voyageurs pouvaient être ravitaillés et hébergés. Il est même possible qu'elle ait possédé des thermes. Quant à l'église actuelle, bâtie si proche de la voie, c'est peut-être l'illustration de la christianisation d'un sanctuaire antique. Cette activité antique de Visseiche s'est prolongée, puisque le site était encore occupé aux époques mérovingienne et carolingienne. La voie continua d'ailleurs à être utilisée au Moyen Âge. C'est à partir du XIe siècle que son usage décline, la féodalité entraînant le morcellement des territoires, la création de nouveaux centres politiques et économiques, et donc la nécessité d'itinéraires de communication et de liaison différents, plus nombreux et plus courts.

Pour rejoindre Rennes par le sud-est, la voie romaine passe par Moulins (tracé de la départementale 463) et Piré.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Des nécropoles mérovingiennes avérées, découvertes dans leur globalité comme à Visseiche ou n'ayant pu livrer que des vestiges isolés comme à Moutiers, mais aussi d'autres très probables comme à Rannée, existent aujourd'hui tout autour de La Guerche. Elles témoignent de l'importance de l'occupation humaine dans ce secteur, du VIe au VIIIe siècle. Les campagnes, sous influence franque, sont gagnées par la christianisation, comme le montre l'inhumation en sarcophage, avec orientation pieds vers l'est, parfois présence d'inscriptions funéraires, et même apparition de croix gravées. Après l'Antiquité, les hommes se regroupent. Le pouvoir religieux les y incite (on regroupe les vivants au travers du culte des morts), comme le pouvoir politique. C'est en effet à cette époque que les seigneurs locaux cherchent à valoriser leur territoire. Dans cette optique, ils créent par exemple l'actuelle forêt de La Guerche, en boisant des terres cultivables. Interdisant ainsi toute occupation de cet immense secteur, ils réorganisent à leur manière l'occupation de l'espace.

Au début du VIIIe siècle, les Francs implantent un vaste réseau de sites fortifiés aux limites de leur territoire. Ils auraient créé des ouvrages frontaliers pour se protéger des Bretons. Ils nomment ces sites werki, mot dont La Guerche serait dérivé.

La zone est marécageuse et plate. Elle ne se trouve pas à proximité immédiate d'une grande voie de communication (grande route ou ancienne voie romaine, rivière navigable, etc.), elle ne présente pas d'intérêt stratégique direct (contrôle d'un pont ou d'un gué) et l'activité agricole aux alentours proches est limitée (marécages, pas de vallée, ni de flanc de coteau). C'est pourquoi on n'y trouve pas de véritable trace d'occupation humaine au XIe siècle, hors site militaire. L'implantation d'un pouvoir politique au cœur de ce secteur potentiellement riche, situé sur les marches Bretagne-Anjou, renverse la situation. Une ville se crée, se développe et prospère.

La seigneurie de La Guerche s'unit dès le XIe siècle avec celle de Pouancé.

XIe siècle[modifier | modifier le code]

Mainguéné est le premier seigneur de La Guerche, au XIe siècle. C'est un proche du duc Alain III de Bretagne. Celui-ci accorde à son vassal l'une de ses places fortes. Après avoir obtenu son nouveau domaine, Mainguéné fait élever le premier « château » de La Guerche, bâti à 2 km au nord de l'église de Rannée (zone déjà occupé depuis plusieurs siècles, et paroisse dont dépend La Guerche). Une motte féodale est constituée au nord de l'actuelle rue Neuve, à la hauteur du cœur de la collégiale. Le premier bâtiment militaire qui la surmonte se limite probablement un simple donjon de bois. Ce donjon permet néanmoins la matérialisation du pouvoir du seigneur, et la militarisation de la frontière entre Vitré et Martigné-Châteaubriant.

De Mainguéné, on sait aussi qu'il est le fils de Thébaud évêque marié de Rennes. En effet, à l'époque, leur famille détient la charge d'évêque, charge qu'elle se transmet de père en fils encore quelques décennies.

Son successeur, Sylvestre de La Guerche, proche du duc de Bretagne Conan II, est vers 1060 le deuxième seigneur de La Guerche, obtient lui aussi l'évêché de Rennes, en 1075. Ainsi, la famille de La Guerche se constitue une importante fortune foncière, à partir de biens épiscopaux (essentiellement sur l'actuel territoire de la commune de Rannée). Sylvestre est à l'origine de la fondation du prieuré Saint-Nicolas (dont quelques vestiges assez remaniés subsistent au nord de la rue de Rennes) qu'il donne à l'abbé de l’abbaye Saint-Melaine de Rennes. Ce dernier y installe des moines bénédictins. Le prieuré obtient aussi du seigneur divers revenus, pour l'essentiel liés aux perceptions de taxes.

Robert d'Arbrissel a-t-il participé de près ou de loin à la fondation du prieuré Saint Nicolas ? Personne ne peut le dire. Mais comment ce formidable prédicateur, nommé archiprêtre par Sylvestre lui-même, archidiacre à Rennes puis ermite, fondateur d'abbayes, aurait-il pu ignorer la seigneurie de La Guerche, sur les terres de laquelle il passa de nombreuses années ? Avant 1100, aurait été créé le prieuré de la Selle.

En 1121, le seigneur de La Guerche est Guillaume Ier, fils de Sylvestre. Celui-ci épouse Emma de Pouancé vers 1130. La seigneurie de La Guerche se lie ainsi définitivement à celles de Pouancé et de Martigné, à cheval sur la Bretagne et l'Anjou. À l'époque, le « château » (terme qui n'apparaît à La Guerche qu'en 1152) est déjà constitué de bâtiments solides, et doté d'une passerelle pour franchir le fossé de la motte. Guillaume obtient les reliques de Saint Nicolas et les place dans son monastère guerchais. En échange, il renouvelle les privilèges accordés par son père aux religieux. À cette époque, des installations ont déjà eu lieu autour du prieuré, constituant le premier faubourg (faux-bourg) à quelques centaines de mètres à l'ouest du château seigneurial.

Un acte daté de 1121 (mentionnant un litige entre le seigneur et le prieuré) fait pour la première fois mention d'un marché implanté dans le bourg des moines, et demeurant sous leur contrôle.

La bataille du pont de Visseiche[modifier | modifier le code]

En 1135, Conan III de Bretagne, prend Vitré et chasse le baron Robert II de son château (ses vassaux, qu'il traitait trop brutalement, s'étaient plaints au duc de sa conduite). Robert cherche vainement à se réfugier à Fougères, puis auprès du baron du Maine, puis encore au château de La Gravelle, et enfin à celui de Launay. Mais à chaque fois, le duc traite avec les protecteurs de Robert, qui n'a finalement d'autre solution que de se réfugier chez Guillaume de La Guerche. Celui-ci est le fils qu'Emme, épouse de Robert, a eu en premières noces de Juhaël de Châteaubriant.

Guillaume décide d'héberger son beau-père et sa mère, ainsi que leur fils le chevalier André, et de les protéger lui-même. Il ne cède pas aux pressions de Conan III, ce qui a pour effet de décider le duc d'assiéger La Guerche, avec l'aide de son cousin le comte d'Anjou. Nous sommes en 1143. Les troupes de Conan arrivent au pont de Visseiche et y installent leur campement. Ils attendent les hommes de Geoffroy V d'Anjou, qui sont alors entre La Selle et Moutiers.

Guillaume sent l'étau se resserrer. Avec l'appui de Thibault de Mathefelon et du seigneur de Candé, il décide d'une attaque surprise. S'étant rapproché de Visseiche en progressant par la forêt (il semble que celle-ci se prolongeait alors plus vers le nord-ouest), il attaque l'avant-garde des troupes du duc. Celle-ci défaite, le baron de La Guerche progresse jusqu'au pont, et met en déroute le reste de l'armée ennemie, capturant au passage quelques nobles vassaux du duc, ainsi que l'évêque de Rennes Alain. Conan se replie sur Vitré, puis sur Rennes. Geoffroy V d'Anjou regagne sa province, après une étape à Châteaubriant. L'année suivante, Robert réussit à reprendre son château, et fait ensuite la paix avec son suzerain.

XIIe et XIIIe siècles[modifier | modifier le code]

À la mort de Guillaume Ier, son fils Guillaume II est obligé de confirmer les privilèges accordés au prieuré. Il concède aussi aux hommes des moines un droit d'étalage. Désormais, les gens du faux-bourg Saint-Nicolas, au même titre que les marchands installés là depuis des années, pourront vendre sur leur marché des produits issus des terres du prieuré. La foire du faubourg est alors en plein essor, la proximité de contrées comme l'Anjou ou le Maine favorisant les échanges économiques.

En 1173, Henri II Plantagenêt fait incendier le château de La Guerche pour punir Geoffroy Ier de la Guerche d'avoir participé à une révolte contre son autorité. Sous son fils Guillaume III (mort en 1223) le marché créé sous l'autorité du seigneur connaît une expansion sensible, tandis qu'on assiste au déclin de son concurrent, celui des moines, ce dernier disparaissant finalement. À cette époque existent déjà des halles, sur l'actuelle place du Général-de-Gaulle. Celles-ci abritent les marchés et tiennent lieu de salle de justice pour le seigneur. En 1197, Guillaume III se rallie aux barons et seigneurs bretons et participe à la prise du mont Saint-Michel, pour venger l'assassinat d'Arthur de Bretagne par Jean sans Terre.

C'est Guillaume III de la Guerche qui institue en 1206 un collège de douze chanoines. Il les dote de revenus précis, et leur fait construire une église à proximité de son château (alors bâtiment de pierre, protégé d'une enceinte de murs et de tours, et où se tient sa cour, dans des bâtiments d'habitation) et de son bourg neuf (déjà protégé de douves). Il nous reste de cette première collégiale la base de la tour-clocher située au sud-est de l'édifice. Guillaume III fonde aussi, en 1219, le prieuré de la Trinité.

En 1222, Amaury de Craon prend La Guerche et son château à Guillaume III. Mais l'Angevin est fait prisonnier par le duc de Bretagne l'année suivante. Guillaume peut donc reprendre possession de sa ville en 1223, pour mourir le 4 septembre de la même année. Il avait dû constituer pour sa fille Thomasse de La Guerche, une dot considérable (comprenant une grande partie des terres de sa baronnie) afin de marier celle-ci au seigneur André III de Vitré, avec qui il avait signé un traité de paix. Vers 1257, Thomasse veuve se remarie avec Guy VII de Laval, gendre et héritier de son premier époux.

À cette époque, les seigneurs de La Guerche (avec ceux de Châteaugiron, Vitré et Aubigné), ont le privilège de porter la chaire de l'évêque de Rennes lors de sa première entrée dans la cathédrale. La Guerche, qui n'est toujours qu'une paroisse de la commune de Rannée, est une ville en plein essor. Son importance grandissant, il reviendra à Geoffroy II, fils de Guillaume III, de faire élever les remparts définitifs de la ville.

Geoffroy II (mort en 1259), ayant perdu ses deux fils, la seigneurie de La Guerche revient toutefois à Jeanne épouse de Jean de Brienne vicomte de Beaumont-au-Maine[8]. C'est le début du déclin de la seigneurie de La Guerche qui, de démantèlement en revente ou en héritage, connaîtra au total une trentaine de seigneurs de sa création à la Révolution française.

C'est à cette époque qu'une très importante commanderie des Templiers (il n'en exista que quatre en Bretagne) s'implante à La Guerche. Un petit château du XIXe siècle se trouve maintenant à proximité de l'emplacement de cette commanderie, dont quelques vestiges subsistent (domaine privé, route de Laval).

La Guerche devient possession de Bertrand Du Guesclin en 1379, et bascule dans le camp français. Une garnison de cent hommes d'armes et chevaliers est alors en poste dans la ville. Cette dernière est une cité importante, ayant droit de députation aux États provinciaux (et bénéficiant donc de privilèges fiscaux et politiques). À la mort du connétable (1380), son frère Olivier Du Guesclin hérite de la seigneurie et la vend en 1390 37 000 francs or au duc Jean IV de Bretagne. La Guerche réintègre sa place dans la ligne de défense de la frontière. Jean IV donne en 1396 la seigneurie comme dote à sa fille Marie lorsqu'elle épouse Jean Ier d'Alençon tué à la bataille d'Azincourt en 1415. En 1443, La Guerche est prise par les Anglais après un siège de la ville, qui n'est plus défendue que par sa noblesse (il n'y a plus de troupes). Le château n'a plus aucune valeur défensive. Les assaillants brûlent les archives de la collégiale.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Renaissance[modifier | modifier le code]

En 1472, Louis XI, en conflit avec le duc François II de Bretagne à la suite de la mort de Charles de France, s'installe à La Roë[9], assiège et prend La Guerche le 20 juillet, et y séjourne jusqu'au 11 août avec 5 000 soldats[10]. Car, secrètement conseillé par Charles le Téméraire[11], François II voulait attaquer le royaume de France[12]. Finalement, le roi réussit à empêcher l'attaque du duc, et se déplace vers les Ponts-de-Cé afin de contrôler ceux qui passaient entre le royaume et la Bretagne. Charles VIII, fils de Louis XI, assiégera aussi La Guerche pendant les guerres de Bretagne.

En 1526, le château de La Guerche n'existe plus en tant que tel. Très tôt, les seigneurs de La Guerche-Pouancé lui avaient préféré le château de Pouancé, construit en pierre sur le rebord d'un plateau surplombant un étang. Attaqué, ce dernier s'avérait bien plus résistant et facile à défendre que celui de La Guerche, et devint logiquement la place forte de la famille. Les différents assauts et le travail du temps auront raison du château de La Guerche qui, au XVIe siècle, n'est plus que ruines sur sa motte.Vers 1520, Charles IV d'Alençon fait agrandir la nef et élever l'actuel collatéral sud de la collégiale.

Guerres de religion[modifier | modifier le code]

L'année 1563 est marquée par la famine. 400 à 500 soldats huguenots de M. de Rohan, qui stationnent chez la dame Bertranne de la Vannerye (manoir de la Vannerie), pillent et saccagent les églises de Rannée et de La Guerche.

Pendant les guerres de religion, l'enceinte de la ville est partiellement détruite. Le 25 février 1591, les Ligueurs, sous la conduite du capitaine Mascardrye, pillent La Guerche. S'en retournant en direction de Rennes, ils sont attaqués et battus par Monsieur de la Frosse aux Onglées à Visseiche.

Au XVIe siècle, l'hôpital Saint-Jean existe à son emplacement actuel (mais les bâtiments se trouvaient plus en bordure de route). Il a néanmoins peut-être été fondé bien plus tôt (XIIe ou XIIIe siècle). Au XVIIIe siècle, il est tenu par la congrégation des Filles de la Sagesse.

À la fin du XVIe siècle, La Guerche est assiégée par2 500 Anglais et soldats royaux. Menaçant la ville de leur artillerie, ils obtiennent la reddition des troupes du duc de Mercœur (400 soldats), pourtant appuyés de l'extérieur par des troupes catholiques espagnoles. À l'issue de cet épisode, un octroi est levé par la ville afin de financer le relèvement des murailles, sur demande des notables locaux.

XVIIe et XVIIIe siècles[modifier | modifier le code]

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, la chapelle du prieuré Saint-Nicolas est remaniée. On l'ampute du chœur, et on reconstruit un chevet plat. Début 1626, l'épidémie de peste qui sévira en Bretagne dix ans durant, atteint La Guerche. La population est largement touchée, au point que l'on voit l'herbe pousser dans les rues. Tous les malades sont portés à proximité du prieuré Saint-Nicolas (en dehors de la ville). Là, ils sont « soignés » entre autres par le fermier du prieuré, René Guyot, qui aura la chance de ne jamais être atteint par le fléau. L'épidémie prend fin en 1632.

Au XVIIe siècle, outre le commerce, le négoce des toiles est florissant. Dans la campagne autour de La Guerche, on cultive le lin (plus que le chanvre), pour fournir en matières premières l'industrie locale du filage et du tissage. Un bureau des marques (apposées obligatoirement sur les toiles de marine) existe même à La Guerche de 1739 à la révolution. La ville, comme beaucoup d'autres dans la région (comme Vitré, par où transitait l'essentiel de la production) saura récolter les fruits de cet essor économique. Anciennes demeures de commerçants, les maisons à porches et colombages qui subsistent en centre ville témoignent de cette époque prospère.

La ville se donne comme blason trois léopards d'or (jaunes) sur fond de gueule (rouge), rajoutant ainsi un léopard au blason des seigneurs de La Guerche. Les fortifications de la ville sont complétées. Les remparts, doublés à l'extérieur de douves (comblées au XVIIIe siècle), sont percés de quatre portes qui ouvrent l'intra-muros sur l'extérieur :

  • la porte de la Chartre vers le nord ;
  • la porte d'Anjou vers le sud-est ;
  • la porte de Rannée (ou de Nantes, ou de la chaussée) vers le sud ;
  • la porte Saint-Nicolas vers l'ouest.

À ces portes, il faut ajouter une poterne, la porte Garnière, au niveau de l'actuelle entrée de la rue Notre-Dame. Un collège est probablement créé à cette époque, rue de la Chartre. Le clocher de la collégiale, situé au sud-est de l'édifice, s'écroule en 1705. Il est remplacé par un simple clocher bas.

En 1739, les restes du château sont abattus et servent à bâtir l'Auditoire l'année suivante. Siège de la communauté de la ville, il est accolé au côté sud des Halles (qui occupaient l'actuelle place du Général-de-Gaulle). En 1784, la porte de la Chartre qui est en ruine après l'hiver, et qui avait partiellement brûlé cinquante ans plus tôt, est démolie.

Révolution et Premier Empire[modifier | modifier le code]

En 1789, le pays de La Guerche est plutôt riche. Désireux de s'affranchir de leur condition vis-à-vis des nobles et riches propriétaires, et ainsi de pouvoir bénéficier du progrès social, les habitants du district adhèrent précocement à la Révolution. Une grande commune de La Guerche est créée, à laquelle est rattachée l'ensemble de l'ancienne paroisse de Rannée (dont dépendait La Guerche depuis sa création).

La collégiale est d'abord utilisée comme salle de délibération pour la municipalité, puis comme magasin à fourrages. Vendu comme bien national, le prieuré Saint-Nicolas, qui comprenait une maison, une chapelle, cour, verger, jardin, terres et prés, est attribué le 8 février 1791 à François Marie Leclerc de la Herverie, avocat et juge de paix à Piré, demeurant rue d'Anjou à La Guerche. Après avoir été située rue de la Chartre, la prison est transférée à l'extrémité sud de la rue de Nantes (ex rue de Rannée), côté est (chiffres impairs). Enfin, les principales rues de la ville sont rebaptisées. L'hôpital, jusqu'alors tenu par des religieuses, est abandonné.

En mars 1793, les Guerchais refusent de participer à la Levée des 300 000 hommes. L'ordre est rétabli sans trop de heurts par l'intervention de gardes nationaux venus de Vitré (ceux de La Guerche n'ayant pas voulu intervenir). En réaction à la politique antireligieuse décidée par la Convention, la chouannerie se développe aux alentours de La Guerche. En 1795, les Bleus du district sont cernés par les Blancs des districts alentour. Aux attaques de villages des Chouans, les gardes nationaux répliquent par des pillages. En 1799, le calme revient sur l'ensemble du secteur. La Guerche a été relativement épargnée[13].

L’adhésion d’une majorité de la population aux avancées de la Révolution française, surtout après la fin de la Terreur, est cependant visible dans les fêtes révolutionnaires, dont notamment celle célébrant l’anniversaire de l’exécution de Louis XVI, accompagnée d’un serment de haine à la royauté et à l’anarchie, fêtée à partir de 1795[14]. La fondation de la Ire République est aussi fêtée tous les ans.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1806, l'hôpital reprend son activité avec du personnel laïc. Au début du XIXe siècle, les halles de la ville, qui recouvraient la quasi-totalité de l'actuelle place du Général-de-Gaulle, sont presque complètement rasées. En 1839, sur une partie de leur emplacement, on construit un hôtel de ville (actuellement le centre culturel la Salorge). Les dernières travées, appuyées au mur nord de l'édifice, seront démolies après la Première Guerre mondiale[15]. Pour ouvrir le cœur de la cité vers l'extérieur, quelques rues nouvelles sont percées. On les retrouve facilement, rectilignes et bordées de bâtiments récents (exemple typique: la rue Du Guesclin).

En 1870, l'hôpital accueille la première religieuse de la congrégation des Filles de la Charité de Saint Vincent de Paul. Entre 1879 et 1881, le chemin de fer arrive à La Guerche. En 1859, on construit le collatéral nord de la collégiale. De 1869 à 1873, on élève la tour ouest (clocher-porche) de la collégiale. Inspirée des flèches finistériennes, elle remplace un modeste campanile élevé au sommet du pignon, modifiant largement l'ensemble de la façade du bâtiment.

En 1875, un asile pour enfants pauvres (petite école de la charité) est construit sur des terrains à l'ouest du Grand Mail. Racheté en 1902 par la ville qui en confie la charge à des enseignants laïques, c'est aujourd'hui l'école maternelle publique Sonia-Delaunay. En 1883, les vestiges du tombeau de Guillaume III de La Guerche sont restaurés et placés dans le mur nord du cœur de la collégiale. Ce tombeau était à l'origine visible dans le chœur de l'église, mais se détériorait avec le temps. Il avait donc été totalement enfoui.

En 1890, le nom de la commune de La Guerche est modifié en La Guerche-de-Bretagne.

La première école publique des filles s'installe avenue de la Gare (du Général-Leclerc) en 1895-1896. L'école publique des garçons existe alors déjà (rue de la Chartre). En 1900, La Guerche se sépare définitivement de Rannée, qui redevient commune à part entière. La Guerche perd ainsi plus de 80 % de son territoire communal. La légende veut que la municipalité de la Guerche accepte cette séparation afin d'économiser le budget lié à l'entretien des voiries rurales du secteur rannéen, très vaste. Désormais, l'espace agro-sylvicole de la nouvelle commune de La Guerche-de-Bretagne se réduit considérablement (il reste un peu de campagne à l'ouest, très peu à l'est, quasiment pas au nord ni au sud, et aucune forêt). La ville occupe une surface importante de son petit territoire communal.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Entre 1900 et 1904, la construction du nouvel hôpital est réalisée sur l'enceinte de l'ancien hôpital Saint-Jean dont il conserve le nom. Quelques vestiges des anciens bâtiments subsisteront en bordure de route encore quelques décennies.

En 1904, la commune rachète les bâtiments scolaires des Frères des écoles de Ploërmel (avenue de la République) à la suite des lois de séparation des biens des Églises et de l'État. La gendarmerie y trouvera désormais sa place au centre et les écoles primaires publiques dans chaque aile (garçons à droite et filles à gauche). Vers 1906-1910, l'électricité arrive dans la commune.

Après la Première Guerre mondiale, les dernières travées des halles, adossées au côté nord de l'actuelle Salorge, sont détruites. Vers 1930, construction de la clinique rue du Four (actuellement lycée hôtelier).

Le 7 août 1944, la 2e DB passe à quelques kilomètres de La Guerche. Le général Leclerc stationne à Domalain pour la nuit. L'un de ses officiers, le capitaine Lebec (originaire de La Guerche où il était teinturier place Du Guesclin), vient recruter parmi les jeunes de sa ville. Le 13 août, vingt-sept volontaires rejoindront les troupes du libérateur de Paris, et suivront sa progression jusqu'à la fin de la guerre. Trois d'entre eux ne rentreront pas.

À l'issue de la Seconde Guerre mondiale, le tramway reliant La Guerche à Rennes est démantelé. Au sud-est de la ville, le lavoir du pont d'Anjou (vestige des douves) est comblé, au nord, le ruisseau Bigosier est canalisé et son pont, au débouché de la rue de la Chartre, supprimé. En 1972, après avoir été désaffectée, la gare SNCF est démolie. Puis, en 1975, le bâtiment de la gendarmerie est abattu et un bâtiment neuf est construit plus en retrait.

En 1993, est créée de la communauté de communes du Pays Guerchais, regroupant outre La Guerche-de-Bretagne, les communes d’Availles-sur-Seiche, Drouges, Moulins, Moussé, Moutiers, La Selle-Guerchaise et Visseiche, soit 7 260 habitants[16]. Plusieurs communes du canton de La Guerche-de-Bretagne (dont certaines parmi les plus peuplées, comme Bais, voire limitrophes de La Guerche, comme Rannée) ont préféré finaliser un projet antérieur, en intégrant la communauté de communes de la Roche-aux-Fées (avec les communes des cantons de Retiers et de Janzé).

Si La Guerche-de-Bretagne reste en soi un important pôle d'attraction rural, la communauté de communes de La Guerche est naturellement tournée vers Vitré (15 324 habitants[16]), ville située à 22 km au nord et dont le territoire regroupe 90 000 habitants, et du même coup vers la ligne SNCF (gare TGV de Vitré sur la ligne Rennes-Paris), et la quatre voies reliant Rennes à Paris via La Gravelle (autoroute A81) et Le Mans (A11), l'échangeur d'Étrelles étant situé à 15 km de La Guerche. L'ensemble de la communauté de communes du Pays guerchais, ainsi que les communes de Bais et Rannée, rejoignent d'ailleurs Vitré Communauté le 1er janvier 2014.

Le bassin de La Guerche-de-Bretagne se développe aussi directement en lien avec le bassin de Rennes (le pays guerchais faisant partie de la « troisième couronne rennaise »), mais aussi de Laval (Mayenne) et Châteaubriant (Loire-Atlantique).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules aux trois léopards d’argent passant l’un sur l’autre.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires[17]
Période Identité Étiquette Qualité
1870   Arthur Guyot    
1950   Henri Lassourd    
1970   Emmanuel Pontais    
1970 1977 Henri Lassourd UDR Vétérinaire, député de la troisième circonscription d'Ille-et-Vilaine (1968-1973), conseiller général du canton de La Guerche-de-Bretagne (1951-1976)
1977 1989 Emmanuel Pontais DVD Médecin, conseiller général
1989 août 2003 Patrick Lassourd RPR Vétérinaire, sénateur d'Ille-et-Vilaine (1998-2003)
août 2003 en cours Pierre Després[18] UMP Agriculteur, conseiller général du canton de La Guerche-de-Bretagne (depuis 2008)

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 264 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2007, 2012, 2017, etc. pour La Guerche-de-Bretagne[19]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 150 3 578 3 831 3 981 4 219 4 475 4 412 4 573 4 623
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 547 4 678 4 603 4 666 4 813 4 979 4 877 4 933 4 665
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 136 3 151 3 111 3 008 3 099 3 146 3 108 3 206 2 964
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
3 101 3 422 3 742 4 055 4 123 4 095 4 155 4 163 4 264
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2004[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune compte dix monuments historiques et trois bâtiments inventoriés[22] parmi lesquels :

  • la basilique Notre-Dame, ancienne chapelle castrale des seigneurs de La Guerche puis collégiale, fondée en 1206 par Guillaume II, seigneur de La Guerche. Douze chanoines devaient y prier jour et nuit pour le salut de l'âme de ce dernier et de ses proches. En échange, ils pouvaient prélever la dîme, cultiver la vigne et utiliser le bois de la forêt pour leur chauffage. Essentiellement romane et gothique, elle a été classée monument historique par arrêté du 15 novembre 1913[23]. Elle renferme des vitraux et des stalles également classés.
  • Neuf maisons anciennes à porche et colombages. Ces maisons à pans de bois sur porche témoignent de la prospérité des marchands de La Guerche aux XVIe et XVIIe siècles, enrichis grâce aux commerce des toiles de chanvre.

Autres monuments :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Le club de baseball des Hawks de La Guerche de Bretagne évolue parmi l'élite depuis 2004.

Le Racing Club Rannée-La Guerche-Drouges, créé en 1992, fait évoluer deux équipes de football en ligue de Bretagne et deux autres en divisions de district[26].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Amédée Guillotin de Corson, Commanderie de Guerche et Nouée, Bulletin archéologique de l'Association bretonne, 1898, t. XVI, p. 172.
  • Amédée Guillotin de Corson Les grandes seigneuries de Haute-Bretagne II, 2 Volumes 1897-1899 réédition Le Livre d'Histoire, Paris (1999) (ISBN 2844350305)
  • A. Bouquay, La Guerche avant 1789, (Archives d'I&V - 2 J 117).
  • A. Bouquay, Révolution au pays de La Guerche, (Archives d'I&V - 2 J 118).
  • Bernard et Jacqueline Le Nail, Pays de Vitré, hommes et femmes remarquables, Ed. Les Portes du large, 2004, 240 p., ISBN 2-914612-16-8
  • Joseph Michel, Missionnaires bretons d'outre-mer XIXe ‑ XXe siècles, Presses Universitaires de Rennes, 1997, 289 p., ISBN 2-86847-248-6
  • Jean-Claude Meuret, Peuplement, pouvoir et paysage sur la marche Anjou-Bretagne. Société d'Archéologie et d'Histoire de la Mayenne, Laval, 1993, 656 p.
  • N.-Y. Tonnerre , Naissance de la Bretagne – géographie historique et structures sociales de la Bretagne méridionale (Nantais et Vannetais) de la fin du VIIIe siècle à la fin du XIIe siècle, Angers, PU Angers, 1994, XXII – 625 p + [8 planches].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011 légale en {{subst:#expr:2011+3}}.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, afin de permettre les comparaisons entre communes selon une périodicité de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999, de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, outre les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement, que les années 2006, 2011, 2016, etc. et la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. INSEE : évolution de la population de l'aire urbaine de la Guerche-de-Bretagne.
  2. « Nom des habitants », sur www.habitants.fr (consulté le 22 juillet 2010)
  3. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  4. « Les grands chantiers en cours en ille-et-Vilaine », sur http://www.ille-et-vilaine.fr (consulté le 5 janvier 2014)
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS)
  6. Abbé Amédée Guillotin de Corson, Les grandes seigneuries de Haute-Bretagne, réédition Le Livre d'Histoire Paris 1999 (ISBN 2844350305)
  7. Petit-fils et homonyme de Jean de Brienne roi de Jérusalem
  8. Fils d'Agnès, vicomtesse de Beaumont, dame de La Flèche, de Fresnay, de Sainte-Suzanne et du Lude, sœur de Richard III, dernier descendant des premiers vicomtes, avec Louis, troisième fils de Jean de Brienne
  9. Référence préférable, car dans les Lettres de Louis XI par Joseph Vaesen et Étienne Charavay, notamment tome XI « Itinéraire », l'on ne trouve pas ce lieu.
  10. Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI, tome XI, p. 120-121, Librairie Renouard, Paris 1909
  11. Jean Favier, Louis XI, p. 629, Fayard, Paris 2001
  12. Le lendemain 21 juillet, l'armée royale occupa Pouencé. « Messeigneurs les cappitaines, je suis loge icy a trois lieues prez du duc (François II)… Escript a Pouence, le XXIe jour de juillet. LOYS. TILHART. », publiée par Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI, tome V, p. 32-35, Librairie Renouard, Paris 1895
  13. Une activité illicite mais bien organisée, connaissant ruses et cachettes, et possédant tout un réseau de complicité, préexistait à la chouannerie et en a facilité l'implantation dans la région. Il s'agit du faux-saunage. Largement pratiqué sous l'Ancien Régime par les plus pauvres des frontaliers, ce trafic avait pour objet la contrebande du sel, acheté en Bretagne (où il n'était soumis à aucune taxe) et revendu en fraude en Anjou ou dans le Maine. Très répandu dans les régions de Vitré et Châteaubriant, il existait aussi aux alentours de la Guerche, mais dans des proportions moindres étant donnée la relative richesse du secteur. Le sel étant taxé pour la première fois en Bretagne à partir de la révolution, le trafic n'eut plus lieu d'être. Mais la chouannerie su tirer profit de cette ancienne organisation clandestine, réutilisant très souvent les mêmes caches et les mêmes réseaux.
  14. Louis Dubreuil, « Fêtes révolutionnaires en Ille-et-Vilaine », in Annales de Bretagne, volume 21, tome 4, 1905, p. 398-399
  15. Au rez de chaussée du bâtiment, l'architecte a intégré des arcades et une galerie, en référence à ces halles disparues, qui comptaient parmi les plus anciennes de Bretagne.
  16. a et b INSEE 1999
  17. « Les maires de la commune » (consulté le 22 juillet 2010)
  18. « Ouest-france.fr - Municipales à La Guerche-de-Bretagne. Pierre Després réélu maire » (consulté le 30 mars 2014)
  19. Date du prochain recensement à La Guerche-de-Bretagne, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  22. « Liste des notices pour la commune de La Guerche-de-Bretagne », base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. « Notice no PA00090587 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. Tombes de mémoire : la dévotion populaire aux victimes de la Révolution dans l'Ouest, Rennes, Éditions Apogée, 1993
  25. Amédée Guillotin de Corson, « Commanderie de Guerche et Nouée », Bulletin archéologique de l'Association bretonne, t. XVI,‎ 1898, p. 205, disponible sur Gallica, acte de 1388 (Archives de la Vienne, 3 H, 382)
  26. « Site officiel de la Ligue de Bretagne – RC Rannée-La Guerche-Drouges » (consulté le 2 mars 2014)

Liens externes[modifier | modifier le code]