Hypospadias

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Hypospadias
Classification et ressources externes
Hypospadias urinating.jpg
Double jet de miction avec une verge présentant un hypospadias
CIM-10 Q54
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L’hypospadias est une malformation du fœtus masculin, qui se manifeste par l'ouverture de l'urètre dans la face inférieure du pénis au lieu de son extrémité.

Affectant, selon les études, entre 1 et 8 naissances masculines pour 1000[1]; ce type de malformation semble en augmentation depuis une cinquantaine d'années, comme d'autres malformations génitales[2].

En avril 2011 une étude faisait scandale en révélant qu'une hormone de synthèse, contenue dans un médicament, le Distilbène, était nocive sur plusieurs générations et avait sa part dans l'augmentation des hypospadias péniens.

Variétés[modifier | modifier le code]

On distingue :

  • les hypospadias balaniques (les plus fréquents) : ouverture sous le gland
  • les hypospadias péniens : au milieu du pénis
  • les hypospadias péno-scrotaux : ouverture au niveau du scrotum
  • les hypospadias périnéaux.

Causes[modifier | modifier le code]

Elles sont mal connues. Une cause fréquente de cette anomalie précoce du développement des organes (cause dite in utero) semble être l'exposition du fœtus, via la mère, à un reprotoxique et/ou perturbateur endocrinien. Les pesticides, certains adjuvants de plastique, cosmétique, shampoing, teinture pour cheveux ou d'autres produits chimiques sont suspectés de favoriser ces anomalies, de même chez le futur adulte qu'une délétion de la spermatogenèse).[réf. nécessaire]

Dans les pistes, un effet transgénérationnel du Distilbène montre que les petits-enfants des femmes traitées avec cette hormone de synthèse, prescrite pour prévenir les fausses couches, sont 40 à 50 fois plus exposés au risque de l'hypospadias.[étude à paraitre professeur Charles Sultan (CHRU Lapeyronie de Montpellier])

Traitement[modifier | modifier le code]

Cette malformation nécessite une intervention chirurgicale qui, dans les cas les plus courants, résout le problème pour les futurs rapports sexuels par une éjaculation normale et une fertilité améliorée.

Diverses interventions ont été pratiquées en France depuis la Renaissance ; le chirurgien Jean Fernel aurait traité le roi Henri II[3]. Bouisson a proposé l'utilisation des lambeaux de peau du prépuce en 1861. En 1874, Théophile Anger a réussi la première correction d'un hypospadias péno-scrotal. Le chirurgien Simon Duplay a décrit une technique étagée pour la correction de la curvature et du hypospadias au milieu de lambeaux cutanés de la zone entourant le défect en 1881.

Louis Ombrédanne (1871-1956) fut un spécialiste de cette chirurgie réparatrice de l'hypospadias. Dans un livre qui lui est consacré, on peut lire : « Louis Ombrédanne fut un des fondateurs de la chirurgie pédiatrique. Il fut l'inventeur de nombreuses techniques opératoires parmi lesquelles une place particulière tiennent celles concernant l'urologie infantile, telle que l'opération de l'hypospadias[4]. »

Le chirurgien prélève un greffon pour recréer le méat urinaire à sa place naturelle au bout du gland. Le greffon peut provenir de la muqueuse buccale. L'opération se pratique en général vers 3-4 ans et permet de retrouver un méat urinaire normal.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.embryology.ch/francais/ugenital/patholgenital02.html
  2. (en) Leonard J. Paulozzi, J. David Erickson, and Richard J. Jackson « Hypospadias Trends in Two US Surveillance Systems » dans Pediatrics, Vol. 100 no 5, novembre 1997, p. 831-834.
  3. (en) Laurence S. Baskin, Hypospadias and Genital Development, Springer,‎ 2004 (lire en ligne), p. 5
  4. Progrès en urologie, 2003, vol. 13, no 2, p. 277-284 (lire en ligne).