Maison de Béthune

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Armoiries des ducs de Sully, sur le fronton du château de Sully-sur-Loire
Armoiries actuelles de la Maison de Béthune (branche d'Hesdigneul)

La maison ducale et princière de Béthune compte parmi les plus anciennes et illustres maisons de France et d'Europe. D’ancienne chevalerie, elle a pris son nom de Béthune en Artois et remonte au Xe siècle pour ses plus anciennes traces, à Robert Ier, dit "le Faiseux", par la grâce de Dieu, sire de Béthune, Richebourg et de Carency, avoué de l’abbaye de Saint-Vaast d’Arras, né vers 970. Selon André Duchesne, historiographe du Roi, il était fils cadet d’Adaleme ou Adalelme, dernier des anciens comtes souverains d’Artois, et d’Adeline, fille du comte de Laon, nièce à la mode de Bretagne d’Eudes, roi de France, et de Robert, duc de France, son frère, vivant en 900. Robert Ier de Béthune serait donc seigneur de Béthune, à titre d’apanage de cadet du comte d’Artois.

Une des branches devint souveraine, celle descendant de Conon de Béthune, seigneur de Bergues, l’un des chefs qui conquirent l’Empire d’Orient en 1203.

La seigneurie de Béthune sortit de la Maison en 1248, par le mariage de Mahaut, fille et héritière de Robert VII de Béthune, avec Guy de Dampierre, comte de Flandre, « de la postérité de laquelle sont descendus presque tous les Princes de l’Europe, et particulièrement ceux de l’Auguste Maison de France[1] »

La Maison de Béthune fut divisée en de nombreuses branches, dont les deux principales sont:

  • celle des ducs de Sully, des ducs d’Orval, ducs de Chârost, Comtes de Selles, Marquis de Chabris, et le rameau de Béthune-Pologne, « si honorablement mentionnées dans l’Histoire de France[2] ». Elle serait issue de Robert II de Béthune ;
  • celle des princes de Béthune Hesdigneul, des comtes de Penin-Saint-Venant[3], anciennement connues sous le nom de des Plancques[4], en Artois, « également distinguées au service des Rois d’Espagne et des Empereurs d’Allemagne, dans les Pays-Bas ». Elle serait issue, vers 1035, de Baudouin, sire de Carency, deuxième fils de Robert Ier de Béthune.

Une troisième branche, connue sous le nom de Balfour, s'est établie en Écosse.

Par l'extinction des ducs de Sully en 1807 [5], des ducs de Charost en 1800 [6], et des marquis de Chabris en 1833[7], la seconde branche est devenue aînée à l'extinction de la première. Elle fait partie de la noblesse française; des Pays-Bas espagnols, autrichiens, puis de la Belgique[8].

La maison de Béthune a donné un régent (James Beaton) du Royaume d'Écosse, un Maréchal de France, deux Grands Maîtres de l’artillerie, des ambassadeurs, plusieurs lieutenants-généraux, maréchaux de camp, chevaliers des Ordres du Roi, chevalier de l'Ordre de la Toison d'Or ( Louis Pierre Maximilien de Béthune, N° 665), commandeurs de l’Ordre royal et militaire de Saint-Louis, des gouverneurs de provinces, des conseillers d’état, un cardinal, un évêque du Puy, deux évêques de Verdun et de Cambrai, princes du Saint-Empire, un Archevêque de Bordeaux, deux archevêques de Glasgow, etc. Elle a joui des Honneurs de la Cour depuis 1752 jusqu’en 1788.

L’actuel chef de nom et d’armes de cette Maison est Henry Marie Ghislain, 10e prince de Béthune, marquis d’Hesdigneul, etc. (né au Creusot, le 6 avril 1945).


Illustrations de la Maison de Béthune[modifier | modifier le code]

Maximilien de Béthune, duc de Sully, Maréchal de France
Philippe de Béthune, Comte de Selles et Marquis de Chabris, ambassadeur de France près le Saint-Siège

Généraux sous l’Ancien Régime et la Restauration[modifier | modifier le code]

Religieux[modifier | modifier le code]

Hippolyte de Béthune, évêque de Verdun
  • Isabeau de Béthune (morte en 1536), abbesse de Notre-Dame d'Andecies,
  • Nicolas de Béthune-Charost (1660-1699), Abbé de Saint-Michel du Tréport;
  • Basile de Béthune-Charost (1714-1736), abbé de Notre-Dame de Jouy ;
  • Marie de Béthune-Selles (née en 1633), abbesse de Montreuil
  • Anne-Berthe de Béthune-Chabris, abbesse de Beaumont-les-Tours
  • Anne-Marie de Béthune-Selles, abbesse de Saint-Aubin-le-Bois
  • Marguerite-Angélique de Béthune-Sully (1653-1711), abbesse de Saint-Pierre de Reims;
  • Anne-Eléonore-Marie de Béthune-Sully, abbesse de Giffe;
  • Marie-Eugénie de Béthune des Planques (1696-1742), abbesse de Bourbourg;
  • Antoine de Béthune des Planques, Seigneur de Cayeux, mort en 1596, Archidiacre de l'évêque de Laon;
  • Jeanne de Béthune, religieuse, morte en 1385
  • Adélaïde de Béthune des Planques (1560-1632), religieuse au prieuré des Dames du Mont Sainte Marie à Gosnay
  • Jean de Béthune des Planques, mort en 1599, religieux à Saint-Omer, prieur de St Prix à Béthune
  • Jean-Philippe de Béthune des Plancques, abbé de Saint-Bertin à Saint-Omer de 1677 à sa mort, en 1705, sous le nom de "Benoît de Béthune des Plancques",
  • Marie-Hippolyte de Béthune-Charost, née en 1664, religieuse;
  • Marie-Armande de Béthune-Charost, née en 1668, religieuse;
  • Christine-Marie-Julie de Béthune-Charost née en 1710, religieuse;
  • ...

Honneurs de la Cour[modifier | modifier le code]

Ont reçu les honneurs de la Cour [11] :

  • Le comte de Béthune, le 3 février 1753 ;
  • Le marquis de Béthune, le 17 avril 1753 ;
  • Le marquis de Béthune, le 23 novembre 1758 ;
  • Madame de Béthune, le 23 novembre 1758 ;
  • Le vicomte de Béthune (né en 1750), le 13 mai 1778, Maréchal de camp, chevalier de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, demi-frère du premier prince, et frère puîné du baron ;
  • La baronne de Béthune (1769-1799), née Alexandrine-Élizabeth le Vavasseur, le 19 février 1786, présentée par la duchesse de Béthune Sully (née Épinay-Saint-Luc). Elle a épousé en février 1786 le baron de Béthune (1749-1789), chevalier de Saint-Louis, guidon des gens-d’Armes de la garde du Roi et maître de camp de la cavalerie, demi-frère du premier prince.

Alliances[modifier | modifier le code]

La maison de Béthune s'est alliée notamment avec les maisons de:

Rochechouart, Péronne, Oisy, Aumale, Roye, Coucy, Châtillon, Ibelin, Luxembourg, Bar, Estouteville, Saveuse, Dampierre, Nesle, Hénin, Anglure, Ravenstein (de la Maison de Bavière), Ursins, Durfort, Courtenay, Cochefilet, Lévis, Rohan, Caumont, Orléans, Guébriant, Caulaincourt, Montmorency-Laval, Espinay, Choiseul, Blanchefort, Gramont, Daillon, Estrées, Fouquet, de Melun, Cossé, La Rochefoucauld, Harcourt, La Tour du Pin, Lameth, Radziwill, Sapieha, Colbert, Castellane, le Vaillant, Asfeld, Montmorency-Luxembourg, Courtils, Doria, Bréda, Diesbach, d'Ursel, Straeten, Roquefeuil, Liederkerke, Goujon, Montesquiou-Fézenzac, Chabannes, Bausset, etc...

Titres éteints[modifier | modifier le code]

Seigneur de Carency, de Richebourg, de Bessan, de Varneston, de Choques, Roi d'Andrinople, Seigneur de Molembeque, de Locres, d'Hebuterne, de Vendeuil, de Mareuil, d'Austreches, d'Essigny, d'Anisy, de Besil, d'Hôtel, de Boussu, de Hans, de Congy, des Hautsbois d'Havrincourt, Vicomte de Meaux, Duc de Sully (1606), Duc d'Orval (1651), Prince souverain d'Henrichemont (et de Boisbelle), Duc de Chârost (1690), Duc d'Ancenis, Baron de Baye, Marquis de Rosny, Marquis de Chabris, Marquis de Nogent-le-Rotrou, Marquis de Conty, Marquis de Courville, Marquis de Villebon, Comte de Selles, Vicomte de Chavignon, Comte de Muret, Comte de Dourdan, Comte de Roucy, Vicomte de Breteuil, Baron d'Angillon, Vicomte de Lières, Comte de Saint-Venant, Baron de Berneville, Seigneur de Cayeux, de Tincques, de Pénin, de Louvaincourt, d'Auchel, Malfiance, Westrehen, Nédon, etc.

Titres actuellement portés[modifier | modifier le code]

En France, le chef de cette Maison porte les titres de prince de Béthune, marquis d'Hesdigneul, comte de Noyelles, vicomte de Nielles, baron de Bousbecque, seigneur de Waudripont, d'Espréaux, etc.[12].


prince de Béthune Hesdigneul[modifier | modifier le code]

  • Le titre de prince fut octroyé par l'empereur Joseph II, en tant que souverain des Pays-Bas Autrichiens, à Eugène François Léon, marquis[13] de Béthune Hesdigneul, à titre héréditaire en 1781. Le port de ce titre a été autorisé en France par Louis XVI, dans les mêmes termes, dans une lettre datée du 15 septembre 1781, et une autre du 18 octobre 1781. Ce titre fut enregistré en 1782 par l'élection d'Artois.

Louis XVIII, par une ordonnance du 24 mai 1818, autorisa le premier prince de Béthune à fonder un majorat de duc et pair de "(...) dix mille francs de revenu. Ledit majorat devant servir de commencement à un majorat de trente mille francs (...)". Ce majorat n'a pas été enregistré.

  • En Belgique le titre de prince de Béthune Hesdigneul a été reconnu en 1888 puis en 1932.

titres des autres membres de la famille[modifier | modifier le code]

  • En France, le fils aîné du chef de famille porte le titre de "marquis de Béthune Hesdigneul[14]"

Les autres hommes de la famille portent le titre de "comte[15]".

Il faut noter que cette situation est à distinguer de l'habitude française de la "déclinaison" des titres créée à la Restauration pour les Pairs de France exclusivement, et abrogé avec la fin des pairies. Dans le cas des Hesdigneul, Il s'agit d'une situation officielle et plus ancienne.


  • En Belgique, diverses concessions de titres ont été émises, notamment celle de marquis en 1848, ou de comte, en 1929, et 1935.

Le marquis de Béthune avait construit le château de La Hulpe en Brabant wallon [16]. La branche issue du comte Albert de Béthune (1916-1985), toujours subsistante et vivant encore en Belgique actuellement, a obtenu le titre de comte héréditaire par primogéniture masculine en 1968.

Armoiries[modifier | modifier le code]

Grandes armes des Béthune Hesdigneul[modifier | modifier le code]

  • Blason : d’argent à la fasce de gueules (qui est de Béthune); cantonnée en chef à dextre d’un écusson de gueules à la bande d’or, accompagnée de six billettes du même, mises en orle, (qui est de Saveuse).
  • Timbre : couronne ducale, surmontée d’un bonnet et d’un "monde[17]" (ou "globe")[18],
  • Manteau : de gueules, doublé d’hermine au revers armorié[19], quatre bannières derrière le manteau, celles des croisés et de l’Artois (azur)
  • Tenants : deux sauvages, appuyés chacun sur sa massue.
  • Devise : Spes In Deo Non Vana (L’espoir en Dieu n’est pas vain)
  • Cri : Béthune, crié à la bataille d’Azincourt (1415)[20]

Controverses[modifier | modifier le code]

L’unité de la Maison de Béthune est sujette à des objections formulées par plusieurs historiens, émettant des doutes quant à l’appartenance réelle des différentes branches à l’illustre Maison médiévale de Béthune.


Une unité historique controversée

La discussion historique touche aussi bien la branche aînés des Ducs de Sully et Charost; que celle des Marquis d’Hesdigneul.

  • En effet, pour la première branche, des historiens renommés mettent en doute l’effective appartenance des Sully à la Maison médiévale de Béthune. Selon Jougla de Morenas[21], la filiation n'est prouvée avec certitude que depuis 1243, avec Guillaume de Béthune, seigneur de Molenbecque, époux d'Isabelle de Pontewart, d'où Guillaume de Béthune, auteur des branches de Sully et Charost[22]. Pourtant d’autres généalogistes, non moins fameux, n’y voient aucune objection.
  • Quant à la deuxième, celle d'Hesdigneul, elle serait issue d’un rameau du XIIe siècle de la Maison médiévale de Béthune. Ainsi Sully et Hesdigneul auraient un ancêtre commun. Le nom de « Béthune » fut par la suite abandonné par cette branche, pour ne faire figurer que celui de Carency, puis de « des Planques », qui en serait une seigneurie, comme il était coutume au Moyen Âge.

Le Marquis d’Hesdigneul, qui demanda les honneurs du Louvre au XVIIIe siècle, se heurta à des objections de Chérin, généalogiste du Roi. Plusieurs preuves se sont révélées comme fausses ou falsifiées. En effet, la branche d’Hesdigneul eut affaire, à la fin du XVIIe siècle, aux tristement célèbres hérauts d’armes, les frères de Launay , auxquels beaucoup de familles eurent recours[23], et qui se sont révélés comme faussaires[24]. Faute de certaines preuves [25], l’attachement de cette branche aux Béthune médiévaux fut remis en doute. Cependant, aucune preuve formelle n’existe, qui vienne réfuter la thèse d’une effective unité historique de la Maison médiévale de Béthune, et des Seigneurs des Planques. Certes des actes sont avérés comme faux, mais cela ne réfute pour autant ce rattachement. Et aucun historien sérieux ne peut, jusqu’à maintenant, réfuter absolument cette thèse[26]. Le conseil héraldique de Belgique a reconnu, dans les années 1960 le cri de guerre appartenant à cette branche qui est : « Béthune », crié à Azincourt [27]. Or, il est inenvisageable pour l’époque, de crier un nom qui n’est pas le sien, et de surcroit, d’en porter les armes. Cela s'apparenterait à une usurpation de nom, qui aurait été mise au grand jour, du fait de la présence de membres de la Maison médiévale de Béthune pendant cette bataille.

Mais, une réalité historique ne prend pas seulement en compte l’aspect généalogique : ce serait la réduire. Il ne faut donc pas ignorer l’aspect juridique de la question.


Une unité juridique indiscutable

D’un point de vue juridique, la situation est absolument claire. En effet, l’unité des différentes branches, en une seule Maison de Béthune, est un fait établi depuis les XVIIe siècle et XVIIIe siècle. Son unité est indiscutable. La branche de Sully, Charost, Selles, etc. est reconnue depuis des siècles, comme issue de la Maison médiévale de Béthune. Il en va de même pour celle d’Hesdigneul, et cela sous deux aspects notamment :

  • Suite au rattachement de l’Artois, en tant qu’État, au Royaume de France sous Louis XIV, les ducs de Charost se sont rapprochés des Marquis d’Hesdigneul. Il s’en suivi de nombreuses reconnaissances mutuelles, pendant près de deux siècles, comme ne formant qu’une seule et même Maison, dont une attestation solennelle du 7e duc de Sully en 1777[28]. Si bien qu’à l’extinction des branches alors aînée, celle de Sully et de Charost, les Béthune Saint-Venant (branche cadette de celle des Princes de Béthune Hesdigneul) héritèrent du château de Sully sur Loire, et de leurs fortunes. Cette branche de Saint Venant deviendra la seconde Maison de Sully, par une ordonnance royale de 1816. Elle s’éteignit à son tour, en 1980 laissant l’héritage historique de Sully à la seule branche actuellement subsistante.
  • Les plus hautes institutions, telles que les Rois de France et les Empereurs du Saint-Empire, reconnurent officiellement cette unité de la Maison de Béthune[29].


Saint Alpin

L’histoire locale de Châlons-en-Champagne fait remonter saint Alpin, huitième évêque de la ville décédé le 7 septembre 455 à Béthune, à la famille de Béthune.[réf. nécessaire]

Fiefs et propriétés ayant appartenu et appartenant la Maison de Béthune[modifier | modifier le code]

Notamment:


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Paris[modifier | modifier le code]

Hôtel de Sully, vue du jardin
Hôtel de Biron
Hôtel de Charost

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • M. Thomas, Eloge de Maximilien de Béthune, duc de Sully, surintendant des finances, &c., principal Ministre sous Henri IV, chez Regnard à Paris, 1763. suivi de celui signé par M. de Bury, chez Despilly à Paris, et de celui de l'abbé Couanier Deslandes, chez Pierre-Guillaume Simon. À cet ensemble s'ajoute une bonne centaine de pages (167) de l'anti-financier et une trentaine de pages du Patriote financier ou l'heureuse vérité. Ce livre porte un ex libris du château de Rosny.

Généalogies[modifier | modifier le code]

  • André Duchesne : Histoire de la Maison de Béthune, 1639
  • l'Abbé Douay : Histoire généalogique des Branches de la Maison de Béthune, existantes en Flandre et en Artois, et connues plusieurs siècles sous le nom de Desplanques, justifiée par preuves mises en ordre. Pour servir de supplément à la généalogie de la Maison de Béthune, dressée par André du Chesne, en 1639, et imprimée en un vol. in folio avec gravures. Paris, 1783-1819.

Présentations générales[modifier | modifier le code]

  • F.A. de La Chesnaye-Desbois, Dictionnaire de la noblesse... Tome II, seconde édition, Paris, 1771.
  • Le Chevalier de Courcelles, Dictionnaire universel de la noblesse de France, t.I, Paris, 1820.
  • M. de Saint-Allais, Nobiliaire universel de France, ou recueil général des généalogies historiques des Maisons noble de ce royaume. Bachelin-Deflorenne, Paris, 1874.

Officiers généraux[modifier | modifier le code]

notamment :

  • Le chevalier de Courcelles, Dictionnaire historique et bibliographique des généraux français depuis le onzième siècle jusqu’en 1820, t.2, Paris, 1821.

États présents et armoriaux[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Associations[modifier | modifier le code]

La Maison de Béthune fait partie de:

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La Chesnaye-Desbois
  2. citation de Saint-Allais, comme celle qui suit
  3. qui héritera de la baronnie de Sully en 1808
  4. nom d’une seigneurie qui leur aurait appartenu, et dont ils auraient gardé le nom quelques siècles
  5. par la mort, à 23 ans, du dernier duc de Sully, à Saulieu (Bourgogne) où son coeur repose; son corps étant enterré à Sully-sur-Loire
  6. Armand-Joseph, 5e duc de Charost
  7. Armand-Louis de Béthune, marquis de Béthune, né en 1756 et mort en 1833 à Chabris, ayant laissé une descendance illégitime
  8. Cette Maison n’est pas à confondre avec les barons de Béthune, qui se sont distingués au service de la Belgique. Ils sont issus de Félix-Joseph Béthune, né à Courtrai en 1789, sénateur de Belgique, anobli en 1846 et créé baron en 1856. Ils portent « d’argent à trois étoiles d’azur ; au chef d’azur chargé d’une couronne murale d’argent ». Un des membres de cette famille se fit adopter par une « mademoiselle Sully », il y accola son nom pour s’appeler « baron N… de Béthune-Sully ».
  9. voir à ce sujet la Biographie Nationale de Belgique, Tome II à l'article Béthune-Charost, pp 371 à 376 http://fr.wikisource.org/wiki/Biographie_nationale_de_Belgique/Tome_2/BÉTHUNE-CHAROST,_Armand-Louis-François,_prince_DE
  10. Abel Jarreau, Histoire de Chabris, p. 70
  11. D’après Saint-Allais et Courcelles dans leurs dictionnaires respectifs
  12. Il est à noter que Douay, à la première page de sa généalogie, s'adresse " à Monseigneur, Monseigneur le Prince Eugène-François-Léon de Béthune, des anciens Comtes Souverains d'Artois, Marquis d'Hesdigneul, Comte de Noyelle-sous-Lens, etc. (...). id; dans le diplôme de chevaliers et dames-grand-croix de l'ordre chapitral d'ancienne noblesse, pour le premier prince, son épouse, leurs deux fils ainés et filles ainées (10 mars 1784) où il figure "Eugène-François-Léon de Béthune, des anciens Comtes Souverains d'Artois, Marquis d'Hesdigneul (...)", etc.
  13. titre de marquis vérifié et enregistré par la chambre héraldique des Pays-Bas (parchemin du 4 juillet 1777), cela du vivant de son père, aussi marquis.
  14. selon la vérification et l'enregistrement faite à la chambre heraldique des Pays-Bas, le 4 juillet 1777 (Il s'agit donc d'une vérification du titre et de son établissement.). En effet, depuis plusieurs générations, le fils aîné du marquis de Béthune et d'Hesdigneul, était lui-même marquis de Béthune Hesdigneul, comme il ressort de l'étude consacrée à cette maison par le baron de Woëlmont, dans ses Notices généalogique. Cette situation a été consacrée également par divers documents officiels, pour certains signés de la main du Roi de France. Il s'agit donc d'une possession d'état, le titre de marquis étant porté depuis plus de cent ans lors de sa vérification en 1777.
  15. Par possession d'état. Ce titre correspond à celui de marquis du fils aîné.
  16. Cercle d'Histoire de La Hulpe, Moissons d'Histoire
  17. Meuble d'armoiries représentant le corps sphérique du monde. Cercle à l'intérieur duquel se présente une fasce de largeur réduite du milieu de laquelle s’élève un demi-pal de même largeur, jusqu’à la limite du cercle. Ce cercle soutient une croisette. Tout ce meuble est du même émail sauf autre précision. Parfois le demi-pal est manquant.
  18. Composition originale : la couronne est ducale, le bonnet est des princes du Saint Empire, le bonnet des pairs de France est d’azur (sous la Restauration)
  19. Le duc de Sully, dans son acte de 1777 concernant les branches de Béthune Hesdigneul et de Saint-Venant (retranscrit par Saint-Allais, ref en bas de page, p.171-172), écrit "3.° Qu'en conséquence lesdites branches doivent jouir des honneurs et distinctions usitées en France (...)lesquels honneurs et distinctions consistent en particulier dans les décorations de leurs armoiries, tel que l'écu des armes surmonté d'une couronne ducale fermée par une toque, ou espèce de bonnet de velours rouge, en mémoire et signe représentatif de l'ancienne souveraineté. Qu'indépendamment de cette marque de distinction due à son origine, lesdites branches pourraient en conséquence de l'usage établi en Flandre, et suivi par de certaines maisons dont les branches aînées sont décorées de grandesse d'Espagne, ou de principauté de l'Empire, placer leurs écussons sur un manteau ducal, herminé avec le revers du manteau armorié, puisque la branche aînée de la maison de Béthune, ainsi qu'une autre de cette maison établies en France, jouissent toutes les deux de la dignité auguste de duc et pair de France, la première et la plus éminente de ce royaume (...)".
  20. reconnu par le conseil héraldique de Belgique.
  21. Jougla, 2, 112-113, no 4655.
  22. Les seigneurs de Locres dont descendent en ligne masculine les Sully et les Charost, serait une maison sans lien avec les Béthune, dont ils reprirent le nom, et s’y assimilèrent
  23. En tant qu’hérauts d’armes, et donc officiers « étatiques », il était normal de se tourner vers cette autorité pour des recherches généalogiques et héraldiques
  24. Voir à ce sujet, notamment, Galesloot, L., Pierre-Albert et Jean de Launay, hérauts d’armes du duché de Brabant, Histoire de leur procès, Ed Arnold, Bruxelles, 1866
  25. Se situant principalement au XIV et XVe siècles
  26. Révérend ; Borel d’Hauterive dans son annuaire de la noblesse de France, Chaix d’Est-Ange, le vicomte de Marsay, etc.
  27. fondé notamment sur la sentence de maintenue de noblesse de l’élection d’Artois de 1461
  28. également la réponse du 6e duc de Sully à un mémoire sur sa maison, publiée au Mercure de France de mars 1739, Cavelier-Pinot-Nully, Paris, 1739, p.487 ; ou encore le mémoire d’Armand Joseph de Béthune, duc de Charost, présenté à Louis XVI en 1789 portant Eugène François Léon de Béthune comme chef de « la seule branche de la maison de Béthune qui existe en pays étranger » (Pays-Bas)
  29. Par diverses sentences et au sein même des différentes lettres patentes, toujours appuyées par les branches aînées des duc de Sully et de Charost


Liens externes[modifier | modifier le code]