Marciac

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Marciac
Festival Jazz in Marciac, 2005
Festival Jazz in Marciac, 2005
Blason de Marciac
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Gers
Arrondissement Mirande
Canton Marciac (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Bastides et vallons du Gers
Maire
Mandat
Jean-Louis Guilhaumon
2014-2020
Code postal 32230
Code commune 32233
Démographie
Population
municipale
1 241 hab. (2011)
Densité 60 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 31′ 30″ N 0° 09′ 45″ E / 43.525, 0.1625 ()43° 31′ 30″ Nord 0° 09′ 45″ Est / 43.525, 0.1625 ()  
Altitude 154 m (min. : 142 m) (max. : 247 m)
Superficie 20,60 km2
Localisation

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Marciac
Liens
Site web Site officiel de la Mairie

Marciac (Marciac en gascon) est une commune française située dans le département du Gers, en région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Cours de la rivière Bouès à Marciac.

Commune de Gascogne située en Rivière-Basse sur la rivière Bouès, elle abrite en son sein un lac. La commune se trouve au sud du département du Gers près des Hautes-Pyrénées.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Bouès et son affluent gauche, le Laüs, traversent les terres de la commune, de même que le Larté, tributaire gauche de l'Arros.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Marciac est une bastide royale, fondée à la toute fin du XIIIe siècle (1298) à la suite d'un paréage entre Étienne de Lupé, abbé de la Case-Dieu, Arnaud-Guilhem III, comte de Pardiac et le sénéchal de Toulouse, Guichard de Marciac, qui construisit la bastide, lui donna ses coutumes et lui laissa son nom. Les coutumes furent confirmées en 1300 par le roi de France Philippe IV le Bel. La ville originelle était entourée de remparts, percés de huit portes surmontées de tourelles tout autour desquels avait été creusé un large fossé, lui-même défendu par d'autres murailles. De larges privilèges firent le succès rapide de cette bastide.
La ville nouvelle détourna à son profit le chemin de Saint-Jacques qui passait jusque là à Saint-Justin et se dirigeait sur Maubourguet. Quatre hôpitaux peuplèrent la ville ainsi que les ordres religieux: Augustins et Dominicains, Ordre du Saint-Esprit[1].

C'est une bastide à deux axes de modèle gascon (église en retrait par rapport à la place centrale). Elle est organisée autour de sa place centrale à arcades, et divisée en parcelles (îlots), les rues sont parallèles et perpendiculaires les unes aux autres.

En 1569, le sieur de Sérignac, lieutenant du chef protestant Montgomery, mit la bastide à rançon et causa quelques dégâts aux églises. L'église Notre-Dame de Marciac possède le plus haut clocher du département (87 m).

La régularité et la symétrie quasiment parfaite du plan de la bastide de Marciac font penser à celui de la "Cité idéale", une idée qu'analyse et met en perspective le livre "Le Fabuleux Destin de Marciac : du rêve des fondateurs à la passion du jazz", en tant qu'ouvrage de référence sur la naissance et le trajet historique de Marciac et de son célèbre festival de jazz.[2] [3]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Façade de la mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2014 Jean-Louis Guilhaumon[4] PS Conseiller régional (10ème Vice-Président)
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 241 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
1 412 1 489 1 605 1 671 1 778 1 955 1 912 1 905 1 887
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 848 1 901 1 883 1 914 1 956 1 825 1 629 1 546 1 484
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 449 1 331 1 100 1 086 1 138 1 098 1 128 1 025 996
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011 -
1 065 1 131 1 119 1 211 1 160 1 221 1 233 1 241 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le collège de Marciac propose une option jazz depuis l'année scolaire 1992-1993, ce qui lui a permis de doubler le nombre d'élèves. Un internat a même été créé dans un des bâtiments de la commune, qui abritait autrefois une « université ouvrière », sorte d'école des métiers manuels.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Jazz in Marciac.

Marciac est notamment connue pour son festival de jazz de renommée internationale : Jazz in Marciac (33e édition en 2010), qui a lieu la première quinzaine du mois d'août. Les principaux concerts se déroulent sous un chapiteau de 5 000 places ou plus selon la configuration, installé sur le terrain de rugby de la commune. Un festival off se tient sur la place centrale, ainsi que de nombreuses animations dans tout le village; le festival a rassemblé plus de 225 000 visiteurs en 2010 (chiffres officiels de l'organisation), un record de fréquentation et un exploit au regard des dimensions de cette commune de 1 200 et quelques habitants.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le conseil régional Midi-Pyrénées a reconnu Marciac comme étant l'un des 25 Grands Sites de Midi-Pyrénées pour son patrimoine, son intense activité culturelle ainsi que pour sa capacité d'accueil touristique. Le festival international de jazz Jazz in Marciac, qui se déroule la première quinzaine d'août depuis 1978, accueille en effet plus de 200 000 visiteurs chaque année (chiffres officiels du festival).

Place centrale[modifier | modifier le code]

Le centre de gravité de la ville est une longue place rectangulaire à couverts (arcades) où se trouvait une halle détruite en 1871.

Des maisons à cornières aux énormes piliers de bois la bordent.

La mairie, fière de ses trois étages, et la remarquable maison Guichard, siège de l'office de tourisme, la jouxtent.

Châteaux[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame-de-l'Assomption[7] est un édifice gothique du XVe siècle au clocher-porche carré. Sa très imposante flèche subit la fortuite concurrence de celle de l'ancienne chapelle du couvent des Augustins. Ses 3 nefs et son chœur pentagonal abritent des sculptures du XIVe siècle mais de tradition encore romane.

De l'ancien couvent des Augustins[8] ne restent que le clocher octogonal du XIVe siècle, la façade et le portail. Au XIXe siècle, le cloître est parti aux États-Unis.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

La chapelle Notre-Dame-de-la-Croix, ancien lieu de pèlerinage, est située au cœur d'un agréable parc.

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

La commune compte un musée d'histoire naturelle, un cinéma et un espace consacré à l'histoire du jazz (Les Territoires du Jazz).

L'Astrada (destinée en Occitan) est une salle de spectacle de 500 places inaugurée en mai 2011. Cet Auditorium se substitue à la salle des fêtes devenue trop exigüe pour accueillir les sessions d'automne, d'hiver et de printemps de Jazz in Marciac ; des spectacles annexes ainsi que des conférences seront proposés dans cette nouvelle salle pendant le festival d'été. La salle fonctionnera à l'année, avec une programmation culturelle et musicale variée. Cette réalisation a pour but de devenir un véritable pôle culturel d'envergure régionale, à la suite de l'inscription de la bourgade du jazz à la liste des Grands Sites de Midi-Pyrénées. Elle deviendra scène conventionnée (la deuxième du Gers après "Circuits" à Auch) après une année d'essai.

Marciac dispose d'autre part d'un ensemble de galeries d'art et d'ateliers d'artistes dont l'Espace Eqart, dirigé par Fred Noiret et qui propose des cours de modelage, de peinture et des concerts durant le festival, l'Âne Bleu et l'atelier de la Baguenaude, les trois principaux lieux d'expositions. Un artiste, Rémi Trotereau, peintre et sculpteur s'y installe en juin 2013 ainsi qu'Annie Casanova, artiste peintre.Un réseau s'est constitué afin d'harmoniser et de qualitiser (néologisme, ce mot n'existe pas) les propositions sur le territoire. C'est un des aspects importants du développement du village.

Espaces récréatifs[modifier | modifier le code]

Marciac vue de son lac.

Marciac est dotée d'un lac bordé d'une résidence hôtelière, d'un café et d'un mini-port dont l'architecture est inspirée de La Nouvelle-Orléans, d'une péniche-restaurant ayant appartenu à la ville de Sète et d'une piscine aqualudique.

Des arènes accueillent des courses landaises.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Parti : au premier d'azur aux cinq fleurs de lys d'or ordonnées en sautoir, au second de gueules aux deux clefs adossées d'argent[9].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Paul Mesplé, Marciac. L'église Notre-Dame, p. 33-42, dans Congrès archéologique de France. 128e session. Gascogne. 1970, Société Française d'Archéologie, Paris, 1970

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. B. Cursente, G. Loubès: "Villages Gersois" (Publication de la Chambre d'Agriculture du Gers, 1991)
  2. J. Barnouin et al., Le fabuleux destin de Marciac : du rêve des fondateurs à la passion du jazz, Ed. Un Autre Reg'art, 2014
  3. [1]
  4. Site de la préfecture - Fiche de Marciac
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  7. « Notice no PA00094856 », base Mérimée, ministère français de la Culture : Église
  8. « Notice no PA00094855 », base Mérimée, ministère français de la Culture : Ancien couvent des Augustins
  9. Banque du blason.