Berg (Bas-Rhin)

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Berg
L'église du Kirchberg.
L'église du Kirchberg.
Blason de Berg
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin (Strasbourg)
Arrondissement Saverne
Canton Drulingen
Intercommunalité C.C. de l'Alsace Bossue
Maire
Mandat
Jean-Pierre Nickles
2014-2020
Code postal 67320
Code commune 67029
Démographie
Gentilé Bergeois
Population
municipale
429 hab. (2011)
Densité 56 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 53′ 53″ N 7° 09′ 25″ E / 48.898056, 7.15694448° 53′ 53″ Nord 7° 09′ 25″ Est / 48.898056, 7.156944  
Altitude Min. 240 m – Max. 359 m
Superficie 7,72 km2
Localisation

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Berg

Berg (Bärich en francique rhénan) est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Berg dispose d’un des paysages les plus caractéristique de ce « pays » d'Alsace Bossue. Des hauteurs ceinturent ce village offrant ainsi des points de vue uniques. Outre le vallonnement, le paysage est caractérisé par le présence de nombreuses haies et de vergers à hautes tiges. Des haies naturelles bordent les parcelles, chemins et ravins. Fournies en noisetiers, prunelliers, frênes, charmilles, mûriers, etc., elles réunissent les aspects typiques du « Heckeland ». Les vergers à hautes tiges entourent quant à eux le village et l’habitat. Plantés de quetsches-prunes, quetsches, pommes, cerises et poires, ils répondent à leur double vocation : la production herbagère principalement pâturée et la production fruitière. Cette dernière est soit distribuée à la vente, soit à usage personnel sous forme de jus, cidre ou eaux de vie.

Le coteau exposé sud accueillait sur un parcellaire variant de 2 à 10 ares une multitude de " vignobles familiaux " pour la fabrication d’une piquette caractéristique. Actuellement à l’abandon, ce coteau fait l’objet d’un programme municipal de sauvegarde des sites naturels et caractéristiques. Ce programme, intitulé « Paysage 2000 » vise également la réhabilitation du verger du " manant " (Almingsgarten) planté d’arbres à hautes tiges.

La coopérative agricole gère toujours l’alambic communal pour les bouillies de cru et le pressoir à fruits pour la fabrication de jus, cidre ou vin.

Le jardin jouxte la maison d’habitation, un potager plus important (s’Krutsteck) s’implantait souvent en limite du village. Cette possibilité permet aux plus courageux de satisfaire la consommation familiale en fruits et légumes et contribue à un certain art de vivre.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Berg

Les armes de Berg se blasonnent ainsi :
« D'argent au mont de trois coupeaux de sinople mouvant de la pointe. »[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Manfred Keiser[3]    
2001 2008 Manfred Keiser    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 429 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
295 351 370 469 488 519 504 540 555
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
524 544 543 541 576 536 497 501 508
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
555 550 557 563 525 495 475 462 466
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
453 411 410 436 428 405 394 397 417
2011 - - - - - - - -
429 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le Kirchberg : cette église, une des plus anciennes d'Alsace, est donnée en 716 à l'abbaye de Wissembourg sous le nom de Villa Monte. L'origine de Berg, intimement lié à Thal (la vallée) se trouve ici au Kirchberg. D'ailleurs, Berg possède avec Thal une forêt indivise, témoin de leur origine commune. Dédiée à saint Martin, à Jean-Baptiste, lieu de pèlerinage de saint Wendelin, elle fut détruite par la Seconde Guerre mondiale. Le Kirchberg, la chapelle et son site l'édifice restauré est dédié à la Vierge Marie.

Le temple : construit entre 1771 et 1773 par l'architecte Friedrich-Joachim Stengel suite à des négociations entre le comte de Nassau-Sarrewerden et Louis XV. Il s'agissait de séparer les cultes protestant et catholique. L'architecte conçut l'édifice en fonction de la liturgie protestante.
Cette « Quersaalkirche » est unique en France. Un édifice similaire existe à Jugenheim en Allemagne. Ces divers éléments contribuent au classement du temple en 1984 au cours des travaux de réhabilitation intérieure entrepris par la commune.

La maison du bailli : elle date de 1730. Le bailli représente alors le seigneur dans les localités et notamment dans le comté de Saarwerden où, en 1722, une révolte s'organise. Les habitants refusent de payer les impôts. Le capitaine Jean-Jacques Schweitzer, en fonction depuis 1706 fut le premier occupant de cette bâtisse, remarquablement restaurée dans les années 1990 par ses propriétaires.

Le presbytère protestant : l'explosion démographique de la population mâle avant la Révolution donne au pasteur de Berg un rôle primordial. Outre son rôle liturgique face à une paroisse très peuplée, il tient aussi un rôle d'historien. L'architecture du presbytère reflète ce rôle prépondérant.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]


Liens externes[modifier | modifier le code]

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