L'Isle-d'Espagnac

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L'Isle-d'Espagnac
Mairie de l'Isle-d'Espagnac
Mairie de l'Isle-d'Espagnac
Blason de L'Isle-d'Espagnac
Blason
L'Isle-d'Espagnac
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Arrondissement Arrondissement d'Angoulême
Canton Ruelle-sur-Touvre
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Grand Angoulême
Maire
Mandat
Marie-Hélène Pierre
2014-2020
Code postal 16340
Code commune 16166
Démographie
Gentilé Spaniaciens
Population
municipale
5 257 hab. (2011)
Densité 884 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 39′ 44″ N 0° 12′ 02″ E / 45.6622, 0.200645° 39′ 44″ Nord 0° 12′ 02″ Est / 45.6622, 0.2006  
Altitude Min. 38 m – Max. 120 m
Superficie 5,95 km2
Localisation

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Liens
Site web www.lisledespagnac.fr

L'Isle-d'Espagnac (prononcer épagnac [lil depaɲak]) est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Poitou-Charentes).

Elle est située à l'est d'Angoulême dont elle fait partie de l'agglomération. Ses habitants sont les Spaniaciens et Spaniaciennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

L'Isle-d'Espagnac est une commune limitrophe d'Angoulême, située à l'est et faisant partie de son agglomération. Elle est située à mi-chemin entre Angoulême et Ruelle-sur-Touvre, et appartient au canton de Ruelle.

C'est la commune la plus petite en surface de son canton, 5,95 km2.

Elle est située sur la route d'Angoulême à Limoges, ancienne route nationale 141 renumérotée en D 941. Elle est aussi desservie par la D 699, route d'Angoulême à Montbron qui, descendant de la Bussate et Soyaux, passe près du vieux bourg et rejoint la route de Limoges à la Maison d'Ardoise pour s'en écarter à nouveau.

La route de la ZI no 3 est limitrophe de la commune au nord-ouest et rejoint la rocade d'Angoulême (D 1000), qui contourne la commune au nord et à l'est, et les routes nationales 10 et 141 en direction de Paris et Limoges.

La rocade descendant de Soyaux

La commune est contournée à l'est est au nord par la rocade est d'Angoulême numérotée D 1000, qui dessert la ZI no 3, Bel-Air et Longiesse (commune de Magnac).

La D 21 traverse aussi transversalement la commune et relie Soyaux au Gond-Pontouvre par le vieux bourg et la zone industrielle. Elle longe la rocade en montant vers Soyaux.

La commune est desservie par les transports en commun d'Angoulême (STGA), lignes 1, 3 et 4.

La voie ferrée Angoulême - Limoges passe en limite nord de la commune.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune compte de nombreux hameaux dispersés, noyés maintenant dans l'agglomération. Le Vieux bourg, groupé autour de son église, est situé au centre sud de la commune. Chaumontet a été le premier hameau important de la commune dû à la croissance d'Angoulême, échelonné le long de la route de Limoges. Bois-Menu est la partie de la commune située en hauteur, sur le plateau de Soyaux.

Les Mérigots occupent l'extrême ouest de la commune, près du bois des Mérigots, touchant la zone industrielle no 3 qui occupe la partie nord de la commune. Plus au sud, il y a le logis de Lunesse et le logis de Pindray. Au centre, les Grands Champs sont un des premiers lotissements de la commune, construit en 1960, près du cimetière. À l'est, le long de la route de Montbron, se situent les nouvelles des zones pavillonnaires de la Genévrière et des Groies[1].

Au nord-est, l'ancien aérodrome de Bel-Air, maintenant parc des expositions et des congrès d'Angoulême, ou espace Carat[2], est situé sur la commune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de L'Isle-d'Espagnac
Ruelle-sur-Touvre
Gond-Pontouvre L'Isle-d'Espagnac Magnac-sur-Touvre
Angoulême Soyaux

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

L'Isle-d'Espagnac est situé sud un bas plateau calcaire orienté vers le nord-ouest et descendant doucement vers la Touvre. La commune est située sur la limite du Jurassique et du Crétacé dans le Bassin aquitain et qui traverse le milieu du département.

La partie nord de la commune est dans le Jurassique supérieur (Kimméridgien et Portlandien) alors qu'une grande partie sud (au sud de la vallée de la Font Noire et de Bel-Air), est crétacée (Cénomanien et Angoumien). La vallée elle-même est recouverte d'alluvions du Quaternaire.

Il existe une faille dans la partie jurassique, orientée est-ouest selon un axe Bourlion-Maison d'Ardoise et séparant le Kimméridgien au nord du Portlandien au sud.

Entre le bourg et Bois-Menu, dans la partie crétacée, une cuesta séparant l'Angoumien (appelé maintenant Turonien) du Cénomanien faisant face au nord traverse la commune. Elle se prolonge à l'ouest jusqu'au plateau d'Angoulême, et Sainte-Catherine (Garat), Bouëx, Vouzan, Grassac au sud-est[3],[4],[5].

Article connexe : Géologie de la Charente.

L'Angoumien a été exploité par des carrières de pierre de taille, souterraines ou à ciel ouvert, souvent reconverties en champignonnières ou abandonnées.

Le point culminant de la commune se trouve donc naturellement sur ce plateau situé au sud; il est de 120 m, à Bois-Menu. Le point le plus bas est au nord, là où la commune touche la Touvre près de Brébonzac, à 38 m d'altitude. Le plateau de Bel-Air a une altitude d'environ 85 m. La vallée de la Font-Noire et le bourg sont à une altitude d'environ 55 m.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est principalement traversée par la Font Noire, qui prend sa source dans la commune de Soyaux près d'Antournac, et qui passe au pied du bourg dans une petite plaine assez fertile aménagée en jardins. Plus en aval, la Font Noire est canalisée lors de son passage à travers la zone industrielle.

Le ruisseau de Lunesse forme la limite sud-ouest de la commune et la sépare d'Angoulême. Il prend sa source à la Font Chauvin. Il est aussi canalisé en partie.

Au nord, près de la voie ferrée, au pied du coteau longeant la Touvre, on peut trouver la fontaine de la Clotte.

Végétation[modifier | modifier le code]

Les plateaux au sud de la commune sont occupés par une végétation arbustive typique des pelouses calcaires, avec de nombreux chênes verts sur un versant pourtant orienté au nord. Ce boisement naturel couvre le flanc et le sommet du plateau, entre Bois Menu et les Carrières.

Le centre de la commune est occupé par la petite zone marécageuse de la Font Noire, occupée par des jardins.

Le reste de la commune est assez peu boisé. Le bois des Mérigots est situé à l'ouest, et le bois Boutin à l'est, en limite avec le bois des Geais qui appartient à la commune voisine de Magnac.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique aquitain et semblable à celui de la ville de Cognac où est située la station météorologique départementale.

Données climatiques
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2 2,8 3,8 6,2 9,4 12,4 14,4 14 12,1 8,9 4,7 2,6 7,8
Température moyenne (°C) 5,4 6,7 8,5 11,1 14,4 17,8 20,2 19,7 17,6 13,7 8,6 5,9 12,5
Température maximale moyenne (°C) 8,7 10,5 13,1 15,9 19,5 23,1 26,1 25,4 23,1 18,5 12,4 9,2 17,1
Ensoleillement (h) 80 103,9 153,3 184,5 204,9 239,6 276,4 248,3 199,4 159 96,8 78,8 2 024,9
Précipitations (mm) 80,4 67,3 65,9 68,3 71,6 46,6 45,1 50,2 59,2 68,6 79,8 80 783,6
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Cognac de 1961 à 1990[6].
Article connexe : Climat de la Charente.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune serait issu de celui d'un propriétaire gallo-romain, Spanius, qui aurait choisi ce domaine formant une île enserrée entre la Font Noire et le ruisseau de Lunesse. La terminaison -ac s'explique par le suffixe -acum, forme latinisée du gaulois -acon, marquant le lieu ou la propriété.

On retrouve Espagnac dans l'Aveyron, la Corrèze, l'Hérault, Ispagnac en Lozère, etc.[7]

Histoire[modifier | modifier le code]

Château[modifier | modifier le code]

L'ancien château aurait été détruit pendant la guerre de Cent Ans. La seigneurie est attestée dès le XVIe siècle mais ne prend le nom de Pindray qu'en 1779 quand Anne Léonarde de la Forestie apporte les terres en dot à André de Pindray[8].

Carrières[modifier | modifier le code]

La commune avait autrefois d'importantes carrières, appelées carrières de Lisle au XVIIIe siècle[9] et dont on retirait encore au début du XXe siècle pavés et moellons[10].

Voies de communication[modifier | modifier le code]

Routes et chemins[modifier | modifier le code]

La commune était bordée au sud par le chemin des Anglais, ancienne voie romaine puis féodale d'Angoulême à Limoges, qui, descendant du plateau d'Angoulême (la Bussate et Saint-Roch) par Bois Menu et les Rochers (chemin en limite de commune avec Soyaux), passait au sud du bourg par Recoux et l'actuelle D 408, et allait en ligne droite en direction de Bellevue, Touvre et Bois Blanc.

Le long de cette voie étaient implantés au Moyen Âge des maladreries, ou hôpitaux pour lépreux, qu'on tenait à l'écart de la ville. Au début du XXe siècle, on retrouvait encore les hameaux la Maladrie (234 habitants) et le Grand-Chemin (195 habitants, confondu avec Chaumontet), tous situés sur la route de Limoges actuelle[10].

Cette voie féodale est ensuite devenue chemin d'Angoulême à Montbron, qui passait au bourg, avant d'être supplanté au XVIIIe siècle par la route actuelle, la D 699 (d'abord GC.3 d'Angoulême à Séreilhac, puis N 699) qui passe par le carrefour de la Maison d'Ardoise partant de la route de Limoges actuelle.

Voies ferrées[modifier | modifier le code]

La commune était aussi traversée, pendant la première moitié du XXe siècle, par une voie ferrée métrique, le Petit Mairat (Chemins de fer économiques des Charentes), qui allait d'Angoulême à Montbron et Roumazières. Cette voie passait par Lunesse, le nouveau cimetière, contournait le logis de Pindray puis longeait l'actuelle D 408 pour aller vers Magnac[11].

Héraldique[modifier | modifier le code]

[[Fichier:|100px|Blason]] Blasonnement :
D'or à une souche de laurier de sinople, poussant en rejetons vifs, un de chaque côté, et surmontée de trois étoiles d'azur en chef.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1959 2001 Jean Ferrant CIR puis PS  
2001 2014 Jean-Claude Besse PS Universitaire retraité
2014 en cours Marie-Hélène Pierre[12] PS Infirmière
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 257 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
498 446 435 471 530 502 596 641 595
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
628 631 635 695 795 803 830 999 1 159
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 178 1 135 1 108 1 132 1 248 1 460 2 081 2 207 3 655
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 - -
3 814 4 960 5 008 4 795 4 921 5 257 5 257 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2004[14].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à L'Isle-d'Espagnac en 2007 en pourcentage[15].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,8 
90  ans ou +
2,8 
8,6 
75 à 89 ans
13,4 
15,7 
60 à 74 ans
17,0 
21,3 
45 à 59 ans
21,1 
19,1 
30 à 44 ans
18,6 
18,4 
15 à 29 ans
12,6 
16,0 
0 à 14 ans
14,5 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[16].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Industrie[modifier | modifier le code]

La partie nord de la commune est occupée par la Zone industrielle no 3, en limite avec la commune du Gond-Pontouvre, ce qui en fait une des communes les plus industrialisées de l'agglomération et du département.

La plus importante entreprise est Schneider Electric, anciennement Télémécanique, qui emploie 600 employés, et qui fabrique de l'appareillage électronique.

Les autres entreprises sont[17] :

  • fabrique de matériel et équipements industriels Omia (170 sal.) ;
  • chaussures Babymousse (190 sal.) ;
  • cartonnages Goossens (120 sal.) ;
  • coopérative ouvrière de cartonnages (45 sal.),
  • emballages plastiques Autobar (100 sal.) ;
  • rédaction et imprimerie de la Charente Libre (100 sal.) ;
  • imprimeries Rotanotice (90 sal.) et Graphisme Services (80 sal.) ;
  • informatique et impression de chèques Natel Monétique (40 sal.) ;
  • fonderie de fonte Fonderie et mécanique (Safem, 70 sal.) ;
  • coopérative de mécanique Scomec (35 sal.).

Secteur tertiaire[modifier | modifier le code]

Dans les services et négoces, on peut trouver :

  • installations réfrigérées Crigent (45 sal.) ; ,
  • nettoyage de la Libournaise (40 sal.) ;
  • courses et livraisons BLS Services (120 sal.) ;
  • plusieurs négoces de matériaux et fournitures dont les miroiteries Ouest Charentes Limousin (90 sal.) ;
  • fournitures pour automobiles Sefi (110 sal.))[17] ;
  • pôle recyclage et environnement (regroupant plusieurs entreprises) sur la ZI no 3 (40 sal.).

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • Le CIFOP, centre de formation professionnelle, est situé dans la Zone industrielle. Il propose une cinquantaine de formations, et un apprentissage en langues. Environ 4 000 personnes suivent ses formations chaque année[19]. Il a ouvert ses portes en 1971 grâce à l'initiative de la Chambre de commerce et d'industrie d'Angoulême[20].

Sports et activités[modifier | modifier le code]

Le club de tennis de table s'appelle 3STT (Section sportive spaniacienne de tennis de table). Cinq équipes sont engagées dans différentes divisions. La meilleure équipe évolue en Régionale 3 pour le compte de la deuxième phase de la saison 2011-2012, du championnat par équipes[21].

Santé[modifier | modifier le code]

Sur la commune est implantée la maison de retraite des Écureuils (30 salariés)[17].

Les cliniques (Sainte-Marie et la Source) ont été regroupées à Soyaux en 2010, au centre clinical.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Michel[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Michel se trouve au bourg. Elle marque le centre de l'ancien village situé au bord de la Font-Noire. Elle a été construite au Moyen Âge sous la domination anglaise[10]. Elle possède une statuette de la Vierge du Moyen Âge en pierre d'un travail précieux. Le portail comporte deux voussures. Le sanctuaire ogival date du XVe siècle[22].

L'église
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Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Logis de Pindray[modifier | modifier le code]

Le logis de Pindray possède deux tourelles d'angles et une tour carrée néogothiques qui sont un apport au XIXe siècle sur un logis dont les murs les plus anciens pourraient être du XIIIe siècle percée d'ouvertures au XVIIIe siècle[8].

La tour carrée renfermant la chapelle date du XIVe siècle et le crénelage a été ajouté au XIXe siècle. Le portail date du XVIe siècle[23].

Le logis est en fait construit sur l'ancien château, détruit probablement lors de la guerre de Cent Ans, appelé le fief de Lisle et de la Font. Des caves voutées pouvant remonter au XIe siècle ont été retrouvées par le propriétaire actuel.

Au XVe siècle, le suzerain en était l'évêque d'Angoulême et son vassal le seigneur d'Espagnac. Il passe entre plusieurs propriétaires, Jean de Reffuges, puis Jean Arnaud, écuyer, puis les Souchet, bourgeois d'Angoulême, au XVIIe siècle, puis enfin, par alliance, Léonarde de Pindray en 1725, et le logis garde ce nom depuis. En 1819, le logis est partagé entre quatre héritiers[23]. La famille des Souchet a donné ses armoiries à la ville[24],[25].

Logis de Pindray
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Logis des Mérigots[modifier | modifier le code]

L'ancien logis des Mérigots était situé au bois du même nom. Il a été construit au XVIIe siècle après la destruction de la maladrerie où l'on soignait les lépreux, et qui a donné son nom à l'ancien hameau de la Maladrie. Il appartenait, comme le logis de Chaumontet, aux Templiers, et le suzerain en était le Grand-Prieur d'Aquitaine de l'ordre de Malte. En 1627, un écuyer, Jean Moulin, en fait l'acquisition, puis à la famille Souchet des Doussets. Au XVIIIe siècle, le logis passe au comte de Saint-Simon Montblairu, qui possède aussi l'hôtel Saint-Simon à Angoulême, d'où le deuxième nom de ce logis. En 1778, le comte le vend à un certain Boussiron. La commune l'achète en 1950 et ses tours sont détruites. Aujourd'hui, le logis est occupé par l'école des Mérigots[23].

L'ancienne grille

Le logis possédait une grille en fer forgé de 5 m de long sur 4,5 m de haut datant du XVIIIe siècle, et provenant de l'ancienne abbaye de Beaulieu d'Angoulême. Elle a été la grille d'entrée des ateliers municipaux, mais elle est actuellement démontée et stockée près de la mairie. Elle est classée monument historique au titre objet depuis 2003[26].

Logis de Chaumontet[modifier | modifier le code]

Comme celui des Mérigots, ce logis était en 1110 la propriété des Templiers. Actuellement, il se présente sous la forme de deux corps de logis en prolongement l'un de l'autre, avec son propre pigeonnier. Le partage a eu lieu en 1749[23].

Logis de Chaumontet
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Logis de Bois Menu[modifier | modifier le code]

Situé le long de l'ancien chemin des Anglais, à la limite de la commune de Soyaux, le logis de Bois Menu aurait été construit à partir du XVIe siècle. On y trouve en particulier une tour Renaissance polygonale et crénelée, avec une porte à pilastres sculptés comme l'hôtel Saint-Simon à Angoulême. François Ier aurait séjourné dans cette tour. Le corps de logis date du XIXe siècle[23].

Logis de Bois Menu
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Maison du Gros Pierre[modifier | modifier le code]

La Maison du Gros Pierre n'était que la métairie du logis de Lunesse, situé sur la commune d'Angoulême. Cette bâtisse a été rehaussée de deux étages au XIXe siècle, et on peut y trouver un portail d'entrée orné d'une sculpture de bois de cerfs. Le domaine possède un lavoir alimenté par le ruisseau de Lunesse, qui fait la limite de commune.

Stèle gauloise[modifier | modifier le code]

La stèle gauloise de Bel-Air à gauche

Une stèle gauloise a été trouvée sur le plateau de Bel-Air. On peut la voir au musée des beaux-arts d'Angoulême.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Bois des Mérigots[modifier | modifier le code]

Le bois des Mérigots occupe 10 hectares à l'ouest de la commune. Il est aménagé en parc, ou ZBU (zone boisée urbaine). Il contient un des plus gros chênes du département (4,7 m de circonférence, 1,46 m de diamètre, et vieux de plus de 200 ans), répertorié par Charente Nature[27]. La maison de retraite des Écureuils, le centre de loisirs et l'école maternelle des Mérigots se trouvent à sa lisière. Le bois appartient à la commune depuis août 2008. Le site est surveillé et entretenu avec l'aide de l'Amicale des Riverains du Bois des Mérigots[24].

Le bois des Mérigots
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Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr L'Isle-d'Espagnac (Charente).svg

Les armoiries de L'Isle-d'Espagnac se blasonnent ainsi :

D’or à la souche de laurier de sinople, poussant en rejetons vifs, un de chaque côté, surmontée de trois étoiles d'azur rangées en chef.

Blason de la famille Du Souchet.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Géoportail (cliquer sur les coordonnées dans l'infobox et choisir carte IGN)
  2. « Espace Carat », IdéalComs,‎ 2009 (consulté le 13 novembre 2010)
  3. Géologie de L'Isle-d'Espagnac (BRGM) sur Géoportail.
  4. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  5. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille d'Angoulême », sur Infoterre,‎ 1973 (consulté le 17 novembre 2011)
  6. « Cognac, Charente (16), 30 m - [1961-1990] », sur Infoclimat (consulté le 22 avril 2012)
  7. Albert Dauzat, Dictionnaire des noms de lieux en France, Larousse,‎ 1963, 738 p.
  8. a et b Châteaux, manoirs et logis : La Charente, éditions Patrimoine et Médias,‎ 1993, 499 p. (ISBN 2-910137-05-8), p. 207
  9. Étienne Munier, L'Angoumois à la fin de l'Ancien Régime, (réimprimé en 1981 par Bruno Sépulchre, Paris),‎ 1780, 307 p., p. 269
  10. a, b et c Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf,‎ 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 199
  11. IGN, « Prise de vue aérienne 1/26.000 N&B 1950, cliché no 100 », IGN,‎ 2010 (consulté le 14 novembre 2010)
  12. http://www.sudouest.fr/2013/02/15/marie-helene-pierre-candidate-a-la-mairie-966988-710.php
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  15. « Evolution et structure de la population à L'Isle-d'Espagnac en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 28 juillet 2010)
  16. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 28 juillet 2010)
  17. a, b et c Roger Brunet, « Ruelle-sur-Touvre », France, le trésor des régions,‎ 2006 (consulté le 5 décembre 2010)
  18. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 30 juin 2012)
  19. CCI d'Angoulême, « CIFOP (Cité des formations professionnelles) »,‎ 2010 (consulté le 14 novembre 2010)
  20. Jean Combes (dir.) et Michel Luc (dir.), La Charente de la préhistoire à nos jours (ouvrage collectif), St-Jean-d'Y, Imprimerie Bordessoules, coll. « L'histoire par les documents »,‎ 1986, 429 p. (ISBN 2-903504-21-0, notice BnF no FRBNF34901024, présentation en ligne), p. 396
  21. Site 3STT
  22. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris),‎ 1844, 334 p. (lire en ligne), p. 315
  23. a, b, c, d et e Jean-Paul Gaillard, Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente, Paris, librairie Bruno Sépulchre,‎ 1993 (réimpr. 2005), 893 p., p. 389-390
  24. a et b Site de la commune
  25. Historique de l'Isle-d'Espagnac, p. 64
  26. « Grille en fer forgé », base Palissy, ministère français de la Culture
  27. Charente Nature, « Chêne pédonculé du Bois des Mérigots », Sigore, observatoire de l'environnement,‎ 1999 (consulté le 15 novembre 2010)
  28. Site de Bevagna

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Vigier de la Pile, Histoire de l'Angoumois, Paris, Derache (1846, Laffite reprint 2002),‎ 1760, 160 p. (ISBN 2-86276-384-5, lire en ligne)
  • Madame A. Cadet, [PDF] Historique de l'Isle-d'Espagnac : d'après des extraits des Bulletins et mémoires de la SAHC,‎ 1980, 68 p. (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]