Dignac
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| Dignac | ||
L'église de Dignac |
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Héraldique |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Poitou-Charentes | |
| Département | Charente | |
| Arrondissement | Arrondissement d'Angoulême | |
| Canton | Villebois-Lavalette | |
| Intercommunalité | Communauté de communes de la Vallée de l'Échelle | |
| Maire Mandat |
Françoise Delage 2008-2014 |
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| Code postal | 16410 | |
| Code commune | 16119 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Dignacois | |
| Population municipale |
1 312 hab. (2010[1]) | |
| Densité | 47 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 105 m – Max. 223 m | |
| Superficie | 27,66 km2 | |
| Localisation | ||
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Dignac (Dinhac en limousin, dialecte occitan) est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Poitou-Charentes).
Sommaire |
Géographie[modifier]
Localisation et accès[modifier]
Dignac est située à 14 km au sud-est d'Angoulême et à 12 km du département de la Dordogne, dans le pays d'Horte et Tardoire, sur la route d'Angoulême à Périgueux.
Dignac est aussi à 8 km de Villebois-Lavalette, le chef-lieu de son canton, 15 km de La Couronne, 21 km de Montbron, 30 km de Nontron, 54 km de Périgueux[2].
La route principale traversant la commune est la D.939, route d'Angoulême à Périgueux, qui passe au bourg. La D.23, au sud de la commune, en bifurque pour aller vers Villebois. Des routes départementales de moindre importance desservent aussi le bourg et le relient aux communes voisines. La D.41 va de Rougnac à Vœuil-et-Giget et La Couronne. La D.73 va au nord-est vers Sers et la D.122 au sud-ouest vers Fouquebrune. La D.34 au sud de la commune relie la D.23 (carrefour de la Pointe du Chemin Rouge) à Grassac par la forêt d'Horte et Beaulieu[3].
Hameaux et lieux-dits[modifier]
La commune comprend les hameaux de Cloulas et Beaulieu situés à l'est sur la route de Grassac. Il y a aussi Lascour et Peugis au sud-est, la Côte au sud-ouest du bourg, ainsi que de nombreuses fermes et anciens petits domaines, comme Saint-Jean de Grâce au nord-ouest[3].
Communes limitrophes[modifier]
Géologie et relief[modifier]
La commune occupe un terrain calcaire datant du Crétacé, qui s'étage du Turonien (ou Angoumien) au nord, au Santonien au sud, en passant par le Coniacien.
Ce plateau est toutefois recouvert par endroits de dépôts du Tertiaire, sous forme de sable argileux, galets quartzeux, silex. Ces zones pauvres, situées en hauteur et souvent boisées (pin maritime et châtaignier), sont appelées localement landes ou brandes. Sur la commune, cela concerne une petite zone au nord couverte par la forêt de Dirac près de la route d'Angoulême, ainsi que le centre et l'est de la commune, au sud du bourg, couvert par la forêt d'Horte et culminant à 223 m[4],[5],[6].
Le point le plus bas de la commune est à une altitude de 105 m, situé le long de l'Échelle sur la limite nord-est. Le bourg, situé sur une légère hauteur dominant la vallée naissante de l'Échelle, est à environ 170 m d'altitude[3].
Hydrographie[modifier]
L'Échelle, affluent de la Touvre, prend sa source dans la commune, et passe au pied du bourg. Elle est grossie par de petits affluents qui lui arrivent en rive droite, comme les ruisseaux de Cloulas et Beaulieu, prenant naissance dans des lavoirs-fontaines.
La ligne de partage des eaux entre les bassins de la Charente et Gironde traverse le sud de la commune. Une petite partie sud-ouest de la commune est dans le bassin de la Charreau et une petite partie sud-est dans celui du Voultron, dans le bassin de la Dordogne[3].
Climat[modifier]
Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.
Végétation[modifier]
Le massif de Dignac est couvert de châtaigniers appartenant à la forêt d'Horte.
L'extrémité nord-ouest de la commune est couverte par la forêt de Dirac.
Dialectes[modifier]
La commune est dans le domaine occitan, et marque la limite avec la langue d'oïl (à l'ouest)[7].
Toponymie[modifier]
Le toponyme est ancien puisqu'on retrouve déjà Dignac en 1162, orthographié aussi Dinac[8], ou Dinhaco en 1233 et encore au début du XIVe siècle[9].
Comme pour Dignac en Corrèze (commune de Saint-Salvadour), le toponyme serait issu de Dinnius, nom de personne romaine[10].
Histoire[modifier]
Administration[modifier]
Démographie[modifier]
Évolution démographique[modifier]
L'évolution du nombre d'habitants depuis 1793 est connue à travers les recensements de la population effectués à Dignac depuis cette date :

Pyramide des âges[modifier]
Remarque[modifier]
Dignac absorbe Beaulieu et Cloulas en 1845[11].
Économie[modifier]
Équipements, services et vie locale[modifier]
Enseignement[modifier]
Dignac possède une école primaire, Marie et François Mayou, comprenant six classes. Le secteur du collège est Villebois-Lavalette[16].
Vie locale[modifier]
- Fête médiévale chaque année[17]
Lieux et monuments[modifier]
L'église romane Saint-Cybard du XIIe siècle présente une façade épaulée de murs de contreforts amortis en placis et un clocher à deux étages, surmonté d'un toit à quatre pans et son portail. Elle a été remaniée en 1875.
L'intérieur comporte des peintures remarquables du XIIe siècle et du XVIIe siècle.
Elle a été classée monument historique par arrêté du 26 décembre 1980[18].
Le jardin médiéval situé devant l'église en contrebas est constitué d'une collection d'environ 150 plantes sélectionnées d'après la liste du capitulaire De Villis de Charlemagne. L'entrée est libre[19].
Du château du Pouyaud il reste les vestiges d'une porte du XVe siècle accostée d'une échauguette d'angle mutilée sur le bâtiment en retour d'équerre, et du château édifié en 1520, il reste la tour couronnée de mâchicoulis qui abrite la chapelle dont la voûte repose sur des nervures. Un pavillon couvert d'une haute toiture d'ardoise est collé au logis principal reconstruit au XVIIe siècle. La porte du logis, ouvragée, est transformée en fenêtre. Il est inscrit monument historique en 1966[20].
Du château de la Tour du Breuil du XVIe siècle il reste le donjon carré haut de 23 mètres.
La chapelle du château du Breuil, désaffectée avant la Révolution, conserve des peintures murales du XVe siècle.
Elle a été inscrite monument historique par arrêté du 23 décembre 1964[21].
Au hameau de Cloulas se trouve l'église romane Saint-Sulpice construite au XIIe siècle et au XIIIe siècle.
Au hameau de Beaulieu, l'église romane Notre-Dame de la Nativité de la Vierge était en ruine au XVIIe siècle, et a été défigurée par une reconstruction trop hâtive, qui a cependant permis de sauver l'édifice. Le fond du chœur est percé de trois fenêtres romanes accolées, comme dans les temples protestants.
Personnalités liées à la commune[modifier]
Notes et références[modifier]
- Populations légales 2010 de la commune : Dignac sur le site de l'Insee
- Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
- Carte IGN sous Géoportail
- Visualisateur Infoterre, site du BRGM
- Carte du BRGM sous Géoportail
- [PDF] BRGM, « Notice de la feuille d'Angoulême », sur Infoterre, 1973. Consulté le 17 novembre 2011
- Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris), 1844, 334 p. [lire en ligne], p. 55
- Jean Nanglard, Cartulaire de l'église d'Angoulême, t. IX, Bulletins et mémoires de la Société archéologique et historique de la Charente, imprimerie G.Chasseignac, 1899 (1re éd. 1180), 296 p. [lire en ligne (page consultée le 2 mars 2013)], p. 183,187
- Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente, 1905 (1re éd. 1273), 404 p. [lire en ligne (page consultée le 2 mars 2013)], p. 82,160
- Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, vol. 1 : Formations préceltiques, celtiques, romanes, Librairie Droz, Genève, 1990, 704 p. [lire en ligne (page consultée le 25 mars 2013)], p. 482
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, sur site de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 31 juillet 2010
- Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007), sur Insee. Consulté le 31 juillet 2010
- Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur Insee. Consulté le 31 juillet 2010
- Evolution et structure de la population à Dignac en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 31 juillet 2010
- Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 31 juillet 2010
- Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles ». Consulté le 22 juin 2012
- CAD (Comité d'Animation de Dignac), « Fête médiévale de Dignac », 2009. Consulté le 1er mai 2010
- Église Saint-Cybard, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Jardin médiéval de Dignac, 2005. Consulté le 1er mai 2010
- Château du Pouyau, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Tour du Breuil, base Mérimée, ministère français de la Culture