Dignac

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Dignac
L'église de Dignac
L'église de Dignac
Blason de Dignac
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Arrondissement Arrondissement d'Angoulême
Canton Villebois-Lavalette
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée de l'Échelle
Maire
Mandat
Françoise Delage
2008-2014
Code postal 16410
Code commune 16119
Démographie
Gentilé Dignacois
Population
municipale
1 312 hab. (2010[1])
Densité 47 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 33′ 26″ N 0° 16′ 52″ E / 45.5572, 0.2811 / 45.5572; 0.281145° 33′ 26″ Nord 0° 16′ 52″ Est / 45.5572, 0.2811 / 45.5572; 0.2811  
Altitude Min. 105 m – Max. 223 m
Superficie 27,66 km2
Localisation

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Dignac

Dignac (Dinhac en limousin, dialecte occitan) est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Poitou-Charentes).

Sommaire

Géographie[modifier]

Localisation et accès[modifier]

Dignac est située à 14 km au sud-est d'Angoulême et à 12 km du département de la Dordogne, dans le pays d'Horte et Tardoire, sur la route d'Angoulême à Périgueux.

Dignac est aussi à 8 km de Villebois-Lavalette, le chef-lieu de son canton, 15 km de La Couronne, 21 km de Montbron, 30 km de Nontron, 54 km de Périgueux[2].

La route principale traversant la commune est la D.939, route d'Angoulême à Périgueux, qui passe au bourg. La D.23, au sud de la commune, en bifurque pour aller vers Villebois. Des routes départementales de moindre importance desservent aussi le bourg et le relient aux communes voisines. La D.41 va de Rougnac à Vœuil-et-Giget et La Couronne. La D.73 va au nord-est vers Sers et la D.122 au sud-ouest vers Fouquebrune. La D.34 au sud de la commune relie la D.23 (carrefour de la Pointe du Chemin Rouge) à Grassac par la forêt d'Horte et Beaulieu[3].

Hameaux et lieux-dits[modifier]

La commune comprend les hameaux de Cloulas et Beaulieu situés à l'est sur la route de Grassac. Il y a aussi Lascour et Peugis au sud-est, la Côte au sud-ouest du bourg, ainsi que de nombreuses fermes et anciens petits domaines, comme Saint-Jean de Grâce au nord-ouest[3].

Communes limitrophes[modifier]

Communes limitrophes de Dignac
Dirac Sers
Torsac Dignac Rougnac
Magnac-Lavalette-Villars Gardes-le-Pontaroux

Géologie et relief[modifier]

La commune occupe un terrain calcaire datant du Crétacé, qui s'étage du Turonien (ou Angoumien) au nord, au Santonien au sud, en passant par le Coniacien.

Ce plateau est toutefois recouvert par endroits de dépôts du Tertiaire, sous forme de sable argileux, galets quartzeux, silex. Ces zones pauvres, situées en hauteur et souvent boisées (pin maritime et châtaignier), sont appelées localement landes ou brandes. Sur la commune, cela concerne une petite zone au nord couverte par la forêt de Dirac près de la route d'Angoulême, ainsi que le centre et l'est de la commune, au sud du bourg, couvert par la forêt d'Horte et culminant à 223 m[4],[5],[6].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le point le plus bas de la commune est à une altitude de 105 m, situé le long de l'Échelle sur la limite nord-est. Le bourg, situé sur une légère hauteur dominant la vallée naissante de l'Échelle, est à environ 170 m d'altitude[3].

Hydrographie[modifier]

L'Échelle, affluent de la Touvre, prend sa source dans la commune, et passe au pied du bourg. Elle est grossie par de petits affluents qui lui arrivent en rive droite, comme les ruisseaux de Cloulas et Beaulieu, prenant naissance dans des lavoirs-fontaines.

La ligne de partage des eaux entre les bassins de la Charente et Gironde traverse le sud de la commune. Une petite partie sud-ouest de la commune est dans le bassin de la Charreau et une petite partie sud-est dans celui du Voultron, dans le bassin de la Dordogne[3].

Climat[modifier]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Article connexe : Climat de la Charente.

Végétation[modifier]

Le massif de Dignac est couvert de châtaigniers appartenant à la forêt d'Horte.

L'extrémité nord-ouest de la commune est couverte par la forêt de Dirac.

Dialectes[modifier]

La commune est dans le domaine occitan, et marque la limite avec la langue d'oïl (à l'ouest)[7].

Article connexe : Langues de la Charente.

Toponymie[modifier]

Le toponyme est ancien puisqu'on retrouve déjà Dignac en 1162, orthographié aussi Dinac[8], ou Dinhaco en 1233 et encore au début du XIVe siècle[9].

Comme pour Dignac en Corrèze (commune de Saint-Salvadour), le toponyme serait issu de Dinnius, nom de personne romaine[10].

Histoire[modifier]

Administration[modifier]

Mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 2008 Serge Eydely    
2008   Françoise Delage SE Cadre bancaire
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie[modifier]

Évolution démographique[modifier]

L'évolution du nombre d'habitants depuis 1793 est connue à travers les recensements de la population effectués à Dignac depuis cette date :

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
906 519 1 056 1 141 1 145 - 1 537 1 518 1 659
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 513 1 436 1 401 1 288 1 321 1 244 1 244 1 252 1 126
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 115 1 107 1 052 975 905 850 857 885 851
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 -
793 843 896 1 147 1 230 1 281 1 280 1 289 -
Sources - Nombre retenu jusque 1962 : base Cassini de l'EHESS[11] et à partir de 1968 : Insee (population sans doubles comptes puis population municipale à partir de 2006)[12],[13]

Pyramide des âges[modifier]

Pyramide des âges à Dignac en 2007 en pourcentage[14].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,2 
8,8 
75 à 89 ans
8,5 
16,4 
60 à 74 ans
15,8 
23,4 
45 à 59 ans
24,5 
21,0 
30 à 44 ans
18,1 
13,8 
15 à 29 ans
13,6 
16,2 
0 à 14 ans
18,4 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[15].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Remarque[modifier]

Dignac absorbe Beaulieu et Cloulas en 1845[11].

Économie[modifier]

Équipements, services et vie locale[modifier]

Enseignement[modifier]

Dignac possède une école primaire, Marie et François Mayou, comprenant six classes. Le secteur du collège est Villebois-Lavalette[16].

Vie locale[modifier]

  • Fête médiévale chaque année[17]

Lieux et monuments[modifier]

L'église romane Saint-Cybard du XIIe siècle présente une façade épaulée de murs de contreforts amortis en placis et un clocher à deux étages, surmonté d'un toit à quatre pans et son portail. Elle a été remaniée en 1875.

L'intérieur comporte des peintures remarquables du XIIe siècle et du XVIIe siècle.

Elle a été classée monument historique par arrêté du 26 décembre 1980[18].

L'église Saint-Cybard
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Le jardin médiéval situé devant l'église en contrebas est constitué d'une collection d'environ 150 plantes sélectionnées d'après la liste du capitulaire De Villis de Charlemagne. L'entrée est libre[19].

Du château du Pouyaud il reste les vestiges d'une porte du XVe siècle accostée d'une échauguette d'angle mutilée sur le bâtiment en retour d'équerre, et du château édifié en 1520, il reste la tour couronnée de mâchicoulis qui abrite la chapelle dont la voûte repose sur des nervures. Un pavillon couvert d'une haute toiture d'ardoise est collé au logis principal reconstruit au XVIIe siècle. La porte du logis, ouvragée, est transformée en fenêtre. Il est inscrit monument historique en 1966[20].

tour du Breuil

Du château de la Tour du Breuil du XVIe siècle il reste le donjon carré haut de 23 mètres.

La chapelle du château du Breuil, désaffectée avant la Révolution, conserve des peintures murales du XVe siècle.

Elle a été inscrite monument historique par arrêté du 23 décembre 1964[21].

Au hameau de Cloulas se trouve l'église romane Saint-Sulpice construite au XIIe siècle et au XIIIe siècle.

Cloulas
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Au hameau de Beaulieu, l'église romane Notre-Dame de la Nativité de la Vierge était en ruine au XVIIe siècle, et a été défigurée par une reconstruction trop hâtive, qui a cependant permis de sauver l'édifice. Le fond du chœur est percé de trois fenêtres romanes accolées, comme dans les temples protestants.

Beaulieu
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Personnalités liées à la commune[modifier]

Notes et références[modifier]

  1. Populations légales 2010 de la commune : Dignac sur le site de l'Insee
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a, b, c et d Carte IGN sous Géoportail
  4. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  5. Carte du BRGM sous Géoportail
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille d'Angoulême », sur Infoterre, 1973. Consulté le 17 novembre 2011
  7. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris), 1844, 334 p. [lire en ligne], p. 55 
  8. Jean Nanglard, Cartulaire de l'église d'Angoulême, t. IX, Bulletins et mémoires de la Société archéologique et historique de la Charente, imprimerie G.Chasseignac, 1899 (1re éd. 1180), 296 p. [lire en ligne (page consultée le 2 mars 2013)], p. 183,187 
  9. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente, 1905 (1re éd. 1273), 404 p. [lire en ligne (page consultée le 2 mars 2013)], p. 82,160 
  10. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, vol. 1 : Formations préceltiques, celtiques, romanes, Librairie Droz, Genève, 1990, 704 p. [lire en ligne (page consultée le 25 mars 2013)], p. 482 
  11. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, sur site de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 31 juillet 2010
  12. Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007), sur Insee. Consulté le 31 juillet 2010
  13. Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur Insee. Consulté le 31 juillet 2010
  14. Evolution et structure de la population à Dignac en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 31 juillet 2010
  15. Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 31 juillet 2010
  16. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles ». Consulté le 22 juin 2012
  17. CAD (Comité d'Animation de Dignac), « Fête médiévale de Dignac », 2009. Consulté le 1er mai 2010
  18. Église Saint-Cybard, base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. Jardin médiéval de Dignac, 2005. Consulté le 1er mai 2010
  20. Château du Pouyau, base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. Tour du Breuil, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier]

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Articles connexes[modifier]

Liens externes[modifier]