Dignac

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Dignac
L'église de Dignac.
L'église de Dignac.
Blason de Dignac
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Arrondissement Arrondissement d'Angoulême
Canton Villebois-Lavalette
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée de l'Échelle
Maire
Mandat
Françoise Delage
2014-2020
Code postal 16410
Code commune 16119
Démographie
Gentilé Dignacois
Population
municipale
1 298 hab. (2011)
Densité 47 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 33′ 26″ N 0° 16′ 52″ E / 45.5572, 0.281145° 33′ 26″ Nord 0° 16′ 52″ Est / 45.5572, 0.2811  
Altitude Min. 105 m – Max. 223 m
Superficie 27,66 km2
Localisation

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Dignac

Dignac (Dinhac en limousin, dialecte occitan) est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Poitou-Charentes).

Ses habitants sont les Dignacois et les Dignacoises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Dignac est située à 14 km au sud-est d'Angoulême et à 12 km du département de la Dordogne, dans le pays d'Horte et Tardoire, sur la route d'Angoulême à Périgueux.

Dignac est aussi à 8 km de Villebois-Lavalette, le chef-lieu de son canton, 15 km de La Couronne, 21 km de Montbron, 30 km de Nontron, 54 km de Périgueux[2].

La route principale traversant la commune est la D 939, route d'Angoulême à Périgueux, qui passe au bourg. La D 23, au sud de la commune, en bifurque pour aller vers Villebois. Des routes départementales de moindre importance desservent aussi le bourg et le relient aux communes voisines. La D 41 va de Rougnac à Vœuil-et-Giget et La Couronne. La D. 73 va au nord-est vers Sers et la D 122 au sud-ouest vers Fouquebrune. La D.34 au sud de la commune relie la D 23 (carrefour de la Pointe du Chemin Rouge) à Grassac par la forêt d'Horte et Beaulieu[3].

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune comprend les hameaux de Cloulas et Beaulieu situés à l'est sur la route de Grassac. Il y a aussi Lascour et Peugis au sud-est, la Côte au sud-ouest du bourg, ainsi que de nombreuses fermes et anciens petits domaines, comme Saint-Jean de Grâce au nord-ouest[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Dignac
Dirac Sers
Torsac Dignac Rougnac
Magnac-Lavalette-Villars Gardes-le-Pontaroux

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune occupe un terrain calcaire datant du Crétacé, qui s'étage du Turonien (ou Angoumien) au nord, au Santonien au sud, en passant par le Coniacien.

Ce plateau est toutefois recouvert par endroits de dépôts du Tertiaire, sous forme de sable argileux, galets quartzeux, silex. Ces zones pauvres, situées en hauteur et souvent boisées (pin maritime et châtaignier), sont appelées localement landes ou brandes. Sur la commune, cela concerne une petite zone au nord couverte par la forêt de Dirac près de la route d'Angoulême, ainsi que le centre et l'est de la commune, au sud du bourg, couvert par la forêt d'Horte et culminant à 223 m[4],[5],[6].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le point le plus bas de la commune est à une altitude de 105 m, situé le long de l'Échelle sur la limite nord-est. Le bourg, situé sur une légère hauteur dominant la vallée naissante de l'Échelle, est à environ 170 m d'altitude[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'Échelle, ruisseau affluent de la Touvre, prend sa source dans la commune, et passe au pied du bourg. Elle est grossie par de petits affluents qui lui arrivent en rive droite, comme les ruisseaux de Cloulas et Beaulieu, prenant naissance dans des lavoirs-fontaines.

La ligne de partage des eaux entre les bassins de la Charente et Gironde traverse le sud de la commune. Une petite partie sud-ouest de la commune est dans le bassin de la Charreau et une petite partie sud-est dans celui du Voultron, dans le bassin de la Dordogne[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Article connexe : Climat de la Charente.

Végétation[modifier | modifier le code]

Le massif de Dignac est couvert de châtaigniers appartenant à la forêt d'Horte.

L'extrémité nord-ouest de la commune est couverte par la forêt de Dirac.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme est ancien puisqu'on retrouve déjà Dignac en 1162, orthographié aussi Dinac[7], ou Dinhaco en 1233 et encore au début du XIVe siècle[8].

Comme pour Dignac en Corrèze (commune de Saint-Salvadour), le toponyme serait issu de Dinius, nom de personne gallo-roman, auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait au « domaine de Dinius »[9],[10].

La commune est dans la partie occitane de la Charente qui en occupe le tiers oriental, et marque la limite avec la langue d'oïl (à l'ouest). Le dialecte est limousin[11]. Elle se nomme Dinhac en occitan[12].

Articles connexes : Langues de la Charente et Charente occitane.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au XVe siècle, le fief du Pouyaud est passé par mariage de la famille Fougière à celle de Prévost de Touchimbert, et la tour a été recontruite en 1520[13].

Au XIXe siècle et tout début du XXe siècle, la commune était réputée pour la fabrication de cercles de barriques et de charbon de bois[14]. La terre argileuse avait aussi donné naissance à une faïencerie[15].

À cette époque les habitants de Cloulas étaient presque tous cloutiers ce qui aurait donné le nom à cette commune, rattachée en 1845 avec Beaulieu[15].

Pendant la première moitié du XXe siècle, Dignac était desservie par la ligne ferroviaire d'Angoulême à Périgueux, et la gare était Sers-Dignac, située à quatre kilomètres du bourg. Les foires avaient lieu le 28 tous les deux mois.

Les registres de l'état civil remontent à 1584[14].

En 1917, lors de la Première Guerre mondiale, les époux Mayoux, couple d'instituteurs à l'école communale, publient une brochure pacifiste intitulée Les instituteurs syndicalistes et la guerre; ils sont arrêtés, traduits en justice et révoqués pour « propos défaitistes »[16].

Administration[modifier | modifier le code]

Mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 2008 Serge Eydely    
2008 en cours Françoise Delage DVG Cadre bancaire
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 298 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
906 519 1 056 1 141 1 145 1 537 1 518 1 659 1 513
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 436 1 401 1 288 1 321 1 244 1 244 1 252 1 126 1 115
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 107 1 052 975 905 850 857 885 851 793
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2011
843 896 1 147 1 230 1 280 1 291 1 280 1 308 1 298
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2004[18].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Dignac en 2007 en pourcentage[19].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,2 
8,8 
75 à 89 ans
8,5 
16,4 
60 à 74 ans
15,8 
23,4 
45 à 59 ans
24,5 
21,0 
30 à 44 ans
18,1 
13,8 
15 à 29 ans
13,6 
16,2 
0 à 14 ans
18,4 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[20].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Remarque[modifier | modifier le code]

Dignac absorbe Beaulieu et Cloulas en 1845[17].

Économie[modifier | modifier le code]

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Dignac possède une école primaire, Marie-et-François-Mayou, comprenant six classes. Le secteur du collège est Villebois-Lavalette[21].

Vie locale[modifier | modifier le code]

  • Fête médiévale chaque année[22]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église romane Saint-Cybard du XIIe siècle présente une façade épaulée de murs de contreforts amortis en glacis et un clocher à deux étages, surmonté d'un toit à quatre pans et son portail. Elle a été remaniée en 1875.

L'intérieur comporte des peintures remarquables du XIIe siècle et du XVIIe siècle.

Elle a été classée monument historique par arrêté du 26 décembre 1980[23].

L'église Saint-Cybard
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Le jardin médiéval situé devant l'église en contrebas est constitué d'une collection d'environ 150 plantes sélectionnées d'après la liste du capitulaire De Villis de Charlemagne. L'entrée est libre[24].

Du château du Pouyaud il reste les vestiges d'une porte du XVe siècle accostée d'une échauguette d'angle mutilée sur le bâtiment en retour d'équerre, et du château édifié en 1520, il reste la tour couronnée de mâchicoulis qui abrite la chapelle dont la voûte repose sur des nervures. Un pavillon couvert d'une haute toiture d'ardoise est collé au logis principal reconstruit au XVIIe siècle. La porte du logis, ouvragée, est transformée en fenêtre. Il est inscrit monument historique en 1966[25].

Tour du Breuil

Du château de la Tour du Breuil du XVIe siècle il reste le donjon carré haut de 23 mètres.

La chapelle du château du Breuil, désaffectée avant la Révolution, conserve des peintures murales du XVe siècle.

Elle a été inscrite monument historique par arrêté du 23 décembre 1964[26].

Au hameau de Cloulas se trouve l'église romane Saint-Sulpice construite au XIIe siècle et au XIIIe siècle.

Cloulas
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Au hameau de Beaulieu, l'église romane Notre-Dame de la Nativité de la Vierge était en ruine au XVIIe siècle, et a été défigurée par une reconstruction trop hâtive, qui a cependant permis de sauver l'édifice. Le fond du chœur est percé de trois fenêtres romanes accolées, comme dans les temples protestants.

Beaulieu
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente »,‎ 2013 (consulté le 9 août 2014)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a, b, c et d Carte IGN sous Géoportail
  4. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  5. Carte du BRGM sous Géoportail
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille d'Angoulême », sur Infoterre,‎ 1973 (consulté le 17 novembre 2011)
  7. Jean Nanglard, Cartulaire de l'église d'Angoulême, t. IX, Bulletins et mémoires de la Société archéologique et historique de la Charente, imprimerie G.Chasseignac,‎ 1899 (1re éd. 1180), 296 p. (lire en ligne), p. 183,187
  8. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente,‎ 1905 (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 82,160
  9. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, vol. 1 : Formations préceltiques, celtiques, romanes, Librairie Droz, Genève,‎ 1990, 704 p. (lire en ligne), p. 482
  10. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1989, 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 246
  11. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris),‎ 1844, 334 p. (lire en ligne), p. 55
  12. (oc) Jean Urroz, « Les noms des communes en Charente occitane »,‎ 2005 (consulté le 9 août 2014)
  13. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris),‎ 1844, 334 p. (lire en ligne), p. 239
  14. a et b Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf,‎ 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 151
  15. a et b Alcide Gauguié, La Charente communale illustrée, t. I (arrondissement d'Angoulême), Bruno Sépulchre (Paris, 1982),‎ 1865, 411 p., p. 388-389
  16. Jean Combes (dir.) et Michel Luc (dir.), La Charente de la préhistoire à nos jours (ouvrage collectif), St-Jean-d'Y, Imprimerie Bordessoules, coll. « L'histoire par les documents »,‎ 1986, 429 p. (ISBN 2-903504-21-0, notice BnF no FRBNF34901024, présentation en ligne), p. 307-308
  17. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  19. « Evolution et structure de la population à Dignac en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  20. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  21. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 22 juin 2012)
  22. CAD (Comité d'Animation de Dignac), « Fête médiévale de Dignac »,‎ 2009 (consulté le 1er mai 2010)
  23. « Église Saint-Cybard », base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. « Jardin médiéval de Dignac »,‎ 2005 (consulté le 1er mai 2010)
  25. « Château du Pouyau », base Mérimée, ministère français de la Culture
  26. « Tour du Breuil », base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]