Jauldes

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Jauldes
Mairie de Jauldes
Mairie de Jauldes
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Arrondissement Angoulême
Canton La Rochefoucauld
Intercommunalité Communauté de communes de Braconne et Charente
Maire
Mandat
Éric Savin
2014-2020
Code postal 16560
Code commune 16168
Démographie
Gentilé Jauldois
Population
municipale
757 hab. (2011)
Densité 30 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 47′ 11″ N 0° 15′ 31″ E / 45.7864, 0.258645° 47′ 11″ Nord 0° 15′ 31″ Est / 45.7864, 0.2586  
Altitude Min. 82 m – Max. 151 m
Superficie 25,59 km2
Localisation

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Liens
Site web www.jauldes.fr

Jauldes (prononcer [ ʒod ]) est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Poitou-Charentes).

La commune de Jauldes fait partie de la communauté de communes de Braconne et Charente.

Ses habitants sont les Jauldois et les Jauldoises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Jauldes est située à 17 km nord d'Angoulême. Le bourg est aussi à 11 km au nord-ouest de La Rochefoucauld, le chef-lieu de son canton, 10 km de Saint-Amant-de-Boixe et 12 km de Mansle[2].

Jauldes est à 6 km à l'est de la RN10. Elle est traversée par la D11 qui va de la N10 à Anais jusqu'à Chasseneuil. La D 91 la relie aussi à Angoulême par Brie et l'aéroport d'Angoulême qui est à 7 km[3].

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Cherves au sud, Treillis et chez Renard au nord sont les hameaux les plus importants de la commune, qui en compte d'autres plus petits : l'Age, Cussac, la Mornière, Margnac, Magnac, Nouailles, la Motte, le Bois, le Petit Cherves, chez Forgeau, etc[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Jauldes
Tourriers Aussac-Vadalle Coulgens
Anais Jauldes La Rochette
Brie Agris

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le sol est constitué de calcaire datant du Jurassique supérieur (Oxfordien à l'est et Kimméridgien à l'ouest), et fait partie du karst de La Rochefoucauld[4],[5],[6].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le relief de la commune est celui d'un plateau, celui de Braconne-Boixe, d'une altitude moyenne de 120 m et légèrement bombé selon un axe nord-sud. Le point culminant du territoire communal est à une altitude de 151 m, situé à l'ouest du bourg et au nord de l'Âge. Le point le plus bas est à 82 m, situé en limite sud-ouest près du bourg d'Anais. Le bourg de Jauldes est à 123 m d'altitude[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le terrain karstique fait qu'aucun cours d'eau ne traverse la commune. On peut toutefois signaler au sud-ouest de la commune le ruisseau du Moulin des Rivauds qui prend sa source près de la Mercerie et coule en direction d'Anais, où il forme l'Argence, affluent de la Charente à Balzac[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Article connexe : Climat de la Charente.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes sont Jaldis en 1296[7], Jaudis en 1296[8], Gaudes au XIe siècle, puis Jaudes[9]

Le nom de Jauldes tirerait son origine d'un domaine agricole gallo-romain, la villa Gallita ou Galata[10],[Note 1].

Limite dialectale[modifier | modifier le code]

La commune est dans la langue d'oïl (domaine du saintongeais), et marque la limite avec le domaine occitan (dialecte marchois) à l'est[11].

Article connexe : Langues de la Charente.

Histoire[modifier | modifier le code]

Deux anciennes voies romaines traversent la commune, et se coupent à l'Aiguille (commune de Coulgens). La via Agrippa de Saintes à Lyon par Limoges fait la limite nord de la commune, et la voie d'Angoulême à Bourges par Argenton passe à l'ouest du bourg, à Chante-Geau[3].

À partir du XIIe siècle, Jauldes était un des 13 archiprêtrés de l'Angoumois[12]. À la veille de la Révolution, cet important archiprêtré comportait huit paroisses.

Il fut d'abord rattaché à la châtellenie de Montignac. Jauldes passa sous domination des La Rochefoucauld au XIVe siècle.

Le château de Fayolle, fief de la baronnie de La Rochefoucauld en 1560, aux mains des Tison d'Argence depuis 1486 puis des Lubersac depuis 1535 a été détruit à la Révolution.

L'église, du XIIIe siècle, a été brûlée par les huguenots conduits par le prince de Condé et le comte de La Rochefoucauld en 1568 et seule la coupole fut épargnée. Elle a été restaurée en 1875 et, sous le crépi, on a retrouvé les pierres calcinées. Elle fut temple décadaire à la Révolution.

Les registres de l'état civil remontent à 1684.

Pendant la première moitié du XXe siècle, la commune était desservie par la petite ligne ferroviaire d'intérêt local à voie métrique des Chemins de fer économiques des Charentes allant d'Angoulême à Confolens par Saint-Angeau appelée le Petit Mairat[13].

Le 19 juin 1944, une forteresse volante B-17 attaquée par un chasseur allemand stationné sur la base de Cognac, explose et se désintègre. Les trois aviateurs américains rescapés restèrent quelques jours dans la ferme de Puycharreau, sur la commune de Sainte-Colombe, avant d'être récupérés par le maquis de Bir Hacheim du commandant Chabanne. Une petite stèle où sont gravés les noms des sept disparus commémore sur la commune de Jauldes cet événement.

Administration[modifier | modifier le code]

Jauldes était chef-lieu de canton à sa création en 1793. Elle passe dans le canton de La Rochefoucauld en 1801[14].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1993 2008 Michel Boulesteix    
2008 en cours Éric Savin SE Chef de projet

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 757 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856 1861
1 180 1 209 1 294 1 412 1 326 1 268 1 283 1 200 1 210
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
1 150 1 119 1 122 1 063 932 843 814 715 733
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
639 648 656 640 618 550 570 552 542
1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011 - -
521 577 606 612 701 726 757 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2004[15].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Jauldes en 2009 en pourcentage[16].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,3 
8,2 
75 à 89 ans
8,9 
12,3 
60 à 74 ans
13,6 
24,9 
45 à 59 ans
26,7 
21,3 
30 à 44 ans
23,4 
12,3 
15 à 29 ans
10,1 
20,8 
0 à 14 ans
16,9 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2009 en pourcentage[17].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,6 
75 à 89 ans
12,3 
15,8 
60 à 74 ans
16,2 
22,2 
45 à 59 ans
21,5 
19,2 
30 à 44 ans
18,5 
16,4 
15 à 29 ans
14,4 
17,3 
0 à 14 ans
15,5 

Remarques[modifier | modifier le code]

C'est la fin du XIXe siècle qui a vu Jauldes perdre la moitié de sa population et passer de 1412 à 715 habitants. La population s'est stabilisée dans les années 1970 puis elle est en hausse depuis les années 1980.

Économie[modifier | modifier le code]

Les commerces sont une épicerie et un café.

Les artisans sont un menuisier, un maçon et un plâtrier.

Il y a un expert-comptable et un sofrologue.

Un élevage de gibier, une pension pour chiens et chats, des agriculteurs, un producteur de vin de Pays charentais, un autre de grains et fourrages complètent les activités.

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Salle des fêtes

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école est un regroupement pédagogique intercommunal (RPI) entre Coulgens et Jauldes. Jauldes accueille l'école primaire et Coulgens l'école élémentaire. L'école de Jauldes comporte une classe de maternelle et deux classes d'élémentaire. Le secteur du collège est Saint-Amant-de-Boixe[18].

Il y a une cantine et un service de ramassage scolaire.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Les associations sportives sont Animation loisirs jeunesse Braconne Charente, association Culture loisirs sport, la Société de chasse et l'Entente pongiste de Tourriers-Jauldes.

Les associations culturelles et artistiques sont la fanfare Les enfants de la Braconne, les peintres de Bandiat-Tardoire.

Les autres associations sont le Comité de jumelage, l'Amicale intercommunale des parents d'élèves, l'Association des parents d'élèves, l'Association des anciens combattants et le Club des aînés.

Cultes[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Martin est aussi régulièrement que possible desservie par le clergé du diocèse catholique-romain d'Angoulême.

L'oratoire de la "Maison Notre-Dame" est desservi depuis de nombreuses années le 2e dimanche de chaque mois par le clergé de l'Église syriaque orthodoxe antiochienne.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Martin possède un tabernacle en bois doré du XVIIe siècle montrant saint Christophe, saint Roch, le jardin des oliviers, la flagellation du Christ et le Christ en croix qui a été classé monument historique à titre objet en 1911[19].

Elle a gardé son caractère massif et défensif, ses groupes de chapiteaux anciens à feuille d’eau, sobres et au dessin fruste, sa façade, ornée de frises et de colonnettes et sa nef romane, primitive et sombre.

Une plaque de marbre témoigne de la mémoire du père de La Brosse, enfant du pays, missionnaire au Canada encore appelé Nouvelle France (1724-1782)[20]. Le vitrail de la Charité saint Martin au-dessus de l'autel est l'un de ses dons à l'église.

Église Saint-Martin

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. À l’ouest du bourg actuel, on trouve Chante-Geau (Jau, ou coq en saintongeais, occitan Gal).
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente »,‎ 2013 (consulté le 20 décembre 2014)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a, b, c, d et e Carte IGN sous Géoportail
  4. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  5. Carte du BRGM sous Géoportail
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Mansle », sur Infoterre,‎ 1984 (consulté le 13 novembre 2011)
  7. Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. II, Angoulême, imprimerie Roux et Despujols,‎ 1897, 588 p., p. 280
  8. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente,‎ 1905 (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 106
  9. Vigier de la Pile, Histoire de l'Angoumois, Paris, Derache (1846, Laffite reprint 2002),‎ 1760, 160 p. (ISBN 2-86276-384-5, lire en ligne), Jaudes
  10. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1989, 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 367
  11. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris),‎ 1844, 334 p. (lire en ligne), p. 55
  12. Vigier de la Pile, Histoire de l'Angoumois, Paris, Derache (1846, Laffite reprint 2002),‎ 1760, 160 p. (ISBN 2-86276-384-5, lire en ligne), p. 5
  13. Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf,‎ 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 203
  14. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  16. « Évolution et structure de la population à Jauldes en 2009 », sur le site de l'Insee (consulté le 5 octobre 2012)
  17. « Evolution et structure de la population de la Charente en 2009 », sur le site de l'Insee (consulté le 5 octobre 2012)
  18. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 30 juin 2012)
  19. « Tabernacle », base Palissy, ministère français de la Culture
  20. Jauldes sur la communauté de communes

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Site officiel de la commune de Jauldes
  • Jauldes sur le site de la Communauté de Communes de Braconne et Charente
  • Catillus Carol, « Jauldes »,‎ 2001 (consulté le 20 décembre 2014)