Sers (Charente)

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Sers
L'église de Sers
L'église de Sers
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Arrondissement Angoulême
Canton Villebois-Lavalette
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée de l'Échelle
Maire
Mandat
Roland Veaux
2014-2020
Code postal 16410
Code commune 16368
Démographie
Gentilé Sersois
Population
municipale
792 hab. (2011)
Densité 56 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 35′ 53″ N 0° 19′ 25″ E / 45.5981, 0.3236 ()45° 35′ 53″ Nord 0° 19′ 25″ Est / 45.5981, 0.3236 ()  
Altitude Min. 82 m – Max. 220 m
Superficie 14,17 km2
Localisation

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Sers

Sers (Sar en occitan) est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Poitou-Charentes).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Sers est une commune du pays d'Horte et Tardoire située à 14 km au sud-est d'Angoulême, dont elle fait partie de l'aire urbaine.

Le bourg de Sers est aussi à 6 km au nord-est de Dignac, 6 km au sud-est de Sainte-Catherine, 13 km au nord de Villebois-Lavalette, le chef-lieu de son canton, 16 km au sud-ouest de Montbron et 16 km au sud de La Rochefoucauld[1].

La commune de Sers est comprise entre la D 4, route d'Angoulême à Nontron, qui passe à 2,5 km au nord, et la D 939, route d'Angoulême à Périgueux, qui passe 4 km à l'ouest, routes qui se rejoignent près de Sainte-Catherine. La route principale de la commune est la D 25, de Charras à Angoulême, qui dessert le bourg et rejoint la D 4 au nord-ouest, ainsi que transversalement la D 73 entre Vouzan et Dignac. La D 87 traverse l'ouest de la commune à 2 km du bourg et longe la vallée de l'Échelle[2].

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Les principaux hameaux sont : Jean de Sers au nord-est du bourg, Roches au sud-ouest, dominant la vallée de l'Échelle et au sud du Logis de Nanteuil, le Coussadeau plus au sud, Charbontière à la sortie de la commune en direction de Rougnac, etc[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Sers
Garat Bouëx
Dirac Sers Vouzan
Dignac Rougnac Grassac

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le calcaire du Bassin aquitain qui occupe les trois quarts ouest de la Charente, qui date ici principalement du Crétacé.

Le Jurassique, qui occupe la moitié nord du département, apparaît sur une petite zone de la vallée de l'Échelle à l'extrême nord de la commune, sous la forme du Jurassique supérieur (Oxfordien et Kimméridgien).

Le calcaire crétacé s'étage entre le Cénomanien au nord dans les parties basses, puis l'Angoumien (dit aussi Turonien) qui occupe la grande partie de la commune, et enfin le Coniacien et Santonien dans une minuscule partie sud.

L'Angoumien forme une cuesta regardant vers le nord, entre le logis de Nanteuil, le bourg et Jean de Sers, escarpement qu'on retrouve entre Grassac et le plateau d'Angoulême, limitant la zone crétacée de la moitié sud de la Charente.

Ce plateau est toutefois recouvert par endroits de dépôts du Tertiaire, sous forme de sable argileux, galets quartzeux, silex. Ces zones pauvres, situées en hauteur et souvent boisées (pin maritime et châtaignier), sont appelées localement landes ou brandes. Sur la commune, cela concerne la bordure orientale et les sommets au sud (à plus de 170 m d'altitude)[3],[4],[5].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Sers est à la lisière de la forêt d'Horte au sud. Le relief de la commune est celui de collines boisées et assez élevées, d'une altitude moyenne de 150 m. La vallée de l'Échelle et ses vallées affluentes creusent assez profondément ce plateau. Le point culminant de la commune est à une altitude de 220 m, situé en limite sud près de Beaulieu, mais les hauteurs dépassant les 170 m sont réparties sur toute la surface communale. Le point le plus bas est à 82 m, situé sur l'Échelle au moulin de Baillarge. Le bourg est à environ 160 m d'altitude[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le bourg de Sers est situé sur une hauteur, à l'est de la vallée de l'Échelle, affluent principal de la Touvre, qui traverse la commune et qui prend sa source près du bourg de Dignac.

Dû au relief assez prononcé, quelques ruisseaux dont certains sont permanents affluent vers l'Échelle : le ruisseau de Bellevau en rive gauche, et les ruisseaux du Roc et de Charbontière au sud, en rive droite[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Article connexe : Climat de la Charente.

Limite dialectale[modifier | modifier le code]

La commune est dans le domaine occitan, et marque la limite avec la langue d'oïl (à l'ouest)[6].

Article connexe : Langues de la Charente.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le gisement préhistorique du lieu-dit le Roc, plus connu sous le nom de Roc de Sers, situé en amont de la vallée de l'Échelle et dans une propriété privée, date du paléolithique supérieur. Il montre l'ancienneté de l'occupation humaine et a été classé monument historique le 20 juillet 1979[7].

Un haut fourneau et une grosse forge à canons, construits en 1514, ont fonctionné jusqu'en 1762 au lieu-dit Planche Meunier. L'activité canons a continué pour la forge de Ruelle jusqu'au début du XIXe siècle et ensuite la minoterie a été construite. Elle a cessé son activité[8].

La laiterie et fromagerie construite en 1896 à la place d'un ancien moulin à blé a fermé à la fin du XXe siècle.

Administration[modifier | modifier le code]

La mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2008 Bruno Dubéarnes    
2008 en cours Roland Veaux DVG Proviseur retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 792 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
718 675 748 649 620 677 703 666 622
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
623 634 583 549 586 578 749 543 549
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
540 527 459 416 420 437 400 401 408
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2011
413 472 540 633 673 703 710 770 792
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 18,8 %, 15 à 29 ans = 13,1 %, 30 à 44 ans = 21,1 %, 45 à 59 ans = 25,4 %, plus de 60 ans = 21,6 %) ;
  • 49,5 % de femmes (0 à 14 ans = 17,1 %, 15 à 29 ans = 12,1 %, 30 à 44 ans = 22,8 %, 45 à 59 ans = 25,2 %, plus de 60 ans = 22,9 %).

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (22,2 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (26,6 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,5 % contre 48,4 % au niveau national et 48,5 % au niveau départemental).

Pyramide des âges à Sers en 2007 en pourcentage[11]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
0,3 
6,2 
75 à 89 ans
7,6 
15,4 
60 à 74 ans
15,0 
25,4 
45 à 59 ans
25,2 
21,1 
30 à 44 ans
22,8 
13,1 
15 à 29 ans
12,1 
18,8 
0 à 14 ans
17,1 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[12]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90 ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école est un RPI entre Sers et Vouzan. Sers accueille l'école primaire et Vouzan l'école élémentaire. L'école de Sers, située au bourg, comprend deux classes de maternelle et une classe d'élémentaire. Le secteur du collège est Villebois-Lavalette[13].

Autres services[modifier | modifier le code]

Bureau de poste

Sers possède une poste, installée dans l'ancien presbytère.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Pierre[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Pierre du XIIe siècle a été classée monument historique le 9 juillet 1970[14].

L'église Saint-Pierre
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Ermitage de Bellevau[modifier | modifier le code]

Bellevau et fontaine miraculeuse

L'ermitage de Bellevau situé près de la vallée de l'Échelle et à la lisière de la forêt de Dirac possède une fontaine miraculeuse. Dédié à Marie, il a eu une grande affluence jusqu'au début du XXe siècle chaque été, le 15 août, depuis la Charente et le Limousin. On peut aussi y trouver des traces d'habitat creusé en partie dans la falaise (niches, silos, cheminée, fenêtre...)[15],[16],[17].

Ancien presbytère[modifier | modifier le code]

L'ancien presbytère, devenu bureau de poste, a été construit à la fin du XVIIe siècle et du début du XVIIIe siècle. Il possède une porte qui est inscrite monument historique depuis 1941[18].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Logis de Nanteuil[modifier | modifier le code]

Le logis de Nanteuil d'origine médiévale possède une salle basse, salle voûtée intérieure au sous-sol de sa partie occidentale qui remonterait au XIVe siècle. Le logis est couronné d'un crénelage du XVIe siècle. Le logis, y compris la salle basse et la fuie (pigeonnier) au sud du château ont été inscrits monuments historiques le 14 avril 1997[19].

Article détaillé : Logis de Nanteuil.

Roc de Sers[modifier | modifier le code]

Le gisement préhistorique du Roc de Sers est situé dans la vallée de l'Échelle, à 2 km au sud du bourg.

Article détaillé : Roc de Sers.

Ancienne forge de Planche Meunier[modifier | modifier le code]

Le haut fourneau et la grosse forge à canons situé à Planche Meunier ont été construits en 1514. Le logement patronal en moellon, à façade ordonnancée avec un étage et une couverture de tuiles plates est daté de 1713. L'actuelle grange, en moellon à couverture de tuile creuse, ancien atelier ou halle à charbon, date de vers 1760[8].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  2. a, b, c et d Carte IGN sous Géoportail
  3. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille d'Angoulême », sur Infoterre,‎ 1973 (consulté le 17 novembre 2011)
  6. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris),‎ 1844, 334 p. (lire en ligne), p. 55
  7. « Gisement préhistorique », base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. a et b « Haut fourneau », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  11. « Évolution et structure de la population à Sers en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 3 août 2010)
  12. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 3 août 2010)
  13. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 20 juillet 2012)
  14. « Église Saint-Pierre », base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. Arts et traditions populaires, Volume 16, Société d'ethnographie franc̜aise (Presses universitaires de France, 1968), p.135-140
  16. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris),‎ 1844, 334 p. (lire en ligne), p. 253
  17. L'eau et le sacré: les cultes thérapeutiques autour des fontaines en France ... Par Brigitte Caulier (Presses Université Laval, 1990, 176 p.), (ISBN 2-763772-331) p.51
  18. « Ancien presbytère », base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « Logis de Nanteuil », base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]