Ruelle-sur-Touvre

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Ruelle-sur-Touvre
Fontaine François Ier et fonderie de Ruelle
Fontaine François Ier et fonderie de Ruelle
Blason de Ruelle-sur-Touvre
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Arrondissement Arrondissement d'Angoulême
Canton Ruelle-sur-Touvre
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Grand Angoulême
Maire
Mandat
Michel Tricoche
2014-2020
Code postal 16600
Code commune 16291
Démographie
Gentilé Ruellois
Population
municipale
7 391 hab. (2011)
Densité 693 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 40′ 43″ N 0° 13′ 16″ E / 45.6786, 0.2211 ()45° 40′ 43″ Nord 0° 13′ 16″ Est / 45.6786, 0.2211 ()  
Altitude Min. 35 m – Max. 170 m
Superficie 10,66 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ville-ruellesurtouvre.fr

Ruelle-sur-Touvre est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Poitou-Charentes).

Elle est située à l'est d'Angoulême dont elle fait partie de l'agglomération.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Ruelle est une commune située à 5 km à l'est d'Angoulême, sur la route de Limoges. C'est la quatrième commune du département en population, après Angoulême, Cognac et Soyaux. Elle fait partie de l'agglomération d'Angoulême, et elle est aussi chef-lieu de canton.

Elle est traversée par la N.141 de Saintes à Limoges par Angoulême, qui passait dans le centre ville avant que ne soit construite la moitié est de la déviation de l'agglomération d'Angoulême ouverte en 1984[1]. L'ancienne route a été renommée en D 941, et la nationale passe maintenant en limite de commune au nord. C'est aussi la route Centre-Europe Atlantique et le trafic est intense entre Bordeaux ou Saintes, et Lyon ou Mâcon.

La commune est aussi traversée par la D 57 qui longe la Touvre entre Fourville (direction de Touvre et Périgueux par Sainte-Catherine) et Villement (direction du Gond-Pontouvre), ainsi que par la D 23 en direction de Champniers, la N 141 et l'aéroport.

La rocade est d'Angoulême (D 1000) passe au sud de la commune par Bel-Air (rond-point avec la D 941). C'est maintenant le moyen d'accès le plus pratique en venant de Périgueux. La rocade passe aussi à l'ouest de Villement et traverse la Touvre par un pont, pour relier la rocade est à la rocade ouest (déviation de la N 10).

Ruelle est aussi desservie par les transports en commun d'Angoulême qui desservent l'agglomération, les lignes no 1, 2, 20 et 26.

La voie ferrée Angoulême - Limoges traverse aussi la commune et Ruelle possède une gare desservie par cinq TER par jour.

Quartiers, hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Ruelle comprend de nombreux quartiers et lieux-dits. La ville ancienne de Ruelle était elle-même composée de quatre anciens villages, le bourg, le Maine-Gagnaud, le Pont et le Quartier neuf[2].

Comme quartiers importants, on peut citer Villement à l'ouest, les Seguins et Bel-Air au sud sur la rive gauche de la Touvre, Fourville, la Vesingade, Puyguillem (la Cité scolaire), les Grands Champs, Vaugeline et Fissac sur la rive droite, et à l'est de la commune, les Riffauds[3].

Vaugeline avec la combe au Loup était le terrain d'essai des canons forgés à la fonderie, et une petite voie ferrée la reliait à l'usine.

À noter que les quartiers de chez Grelet et Relette, au sud de la fonderie et pourtant en pleine ville, font partie de la commune de Magnac.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Ruelle-sur-Touvre
Champniers Brie
Gond-Pontouvre Ruelle-sur-Touvre Mornac
L'Isle-d'Espagnac Magnac-sur-Touvre Touvre

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est entièrement dans le calcaire datant du Jurassique supérieur, plus précisément le Kimméridgien supérieur qui est un calcaire argileux. Seuls les fonds des vallées (Touvre et Fontaine des Riffauds) sont occupées par des alluvions du Quaternaire[4],[5],[6].

Article connexe : Géologie de la Charente.

La commune est limitée au sud par les coteaux de Bel-Air, sur la rive gauche de la Touvre, et au nord-ouest par le coteau de Villement, qui sépare la vallée de la Touvre de celle du ruisseau de Viville (commune de Champniers).

Au nord-est, sur la rive droite de la Touvre, les coteaux deviennent plus abrupts et élevés et culminent à 170 m, non loin du Puy de Nanteuil (commune de Mornac), point culminant de l'agglomération (178 m). Les Riffauds, promontoire du Puy de Nanteuil, est un ancien hameau qui s'est considérablement agrandi dans les années 1970. Il s'étage entre 110 et 160 m d'altitude et offre une vue magnifique sur ce relief vallonné, Ruelle et l'agglomération d'Angoulême.

Fourville, Puyguillem, les Grands Champs et Vaugeline sont d'autres de ces promontoires qui surplombent la Touvre sur sa rive droite, et séparés par des combes, vallées sèches et courtes très étroites, comme la Combe au Loup, combe d'Arsac, la Grande Combe, combe des Robins, combe des Martins, etc.

La Touvre est à une altitude de 43 m à la fonderie, et quitte la commune à une altitude de 35 m à l'ouest[3].

Végétation[modifier | modifier le code]

La commune est naturellement peu boisée. Les coteaux à l'est sont assez arides, mais les vallées sont fertiles et occupées par de nombreux jardins.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Ruelle est située sur la Touvre, à 4 km en aval de ses sources situées à Touvre et à 6,5 km en amont de son confluent avec la Charente au Gond-Pontouvre. La Touvre traverse la commune d'est en ouest. Son débit constant et important permet d'alimenter en particulier la fonderie. Aucune crue n'est à signaler malgré les berges très basses.

Un petit ruisseau alimenté par la fontaine des Riffauds et passant derrière le cimetière se jette dans la Touvre à 100 m en amont de l'église.

Le ruisseau de Viville fait la limite de commune sur 200 m avec le Gond-Pontouvre à l'ouest[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique aquitain et semblable à celui de la ville de Cognac où est située la station météorologique départementale.

Données climatiques
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2 2,8 3,8 6,2 9,4 12,4 14,4 14 12,1 8,9 4,7 2,6 7,8
Température moyenne (°C) 5,4 6,7 8,5 11,1 14,4 17,8 20,2 19,7 17,6 13,7 8,6 5,9 12,5
Température maximale moyenne (°C) 8,7 10,5 13,1 15,9 19,5 23,1 26,1 25,4 23,1 18,5 12,4 9,2 17,7
Ensoleillement (h) 80 103,9 153,3 184,5 204,9 239,6 276,4 248,3 199,4 159 96,8 78,8 2 024,9
Précipitations (mm) 80,4 67,3 65,9 68,3 71,6 46,6 45,1 50,2 59,2 68,6 79,8 80 783,6
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Cognac de 1961 à 1990[7].
Article connexe : Climat de la Charente.

Toponymie[modifier | modifier le code]

En 1080 existait l'église Saint-Médard de Rodella[8]. En 1296 on trouve Roella[9].

Le nom Rodella viendrait du celte Ru signifiant gué et qui a été romanisé[10].

La commune s'appelait auparavant Ruelle. Elle devient Ruelle-sur-Touvre en 1986[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, Ruelle était une paroisse portant le nom d'un fief relevant de la seigneurie de la Tranchade (famille Birot)[12].

Fissac appartenait aux Tison d'Argence et le duc de Montpensier s'y retira en 1568 après avoir échoué dans sa tentative de reprendre Angoulême aux protestants. Il y fut rejoint par le futur Henri III[13].

Le logis du Maine-Gagnaud, situé à l'emplacement de la fonderie actuelle, avait accueilli François Ier lors d'une de ses visites aux sources de la Touvre, qui y fit édifier une fontaine style Renaissance qui porte encore son nom et est exposée en face de la fonderie[2].

C'est en 1750 que le marquis de Montalembert achète un petit moulin à papier sur la Touvre, au Maine-Gagnaud à l'emplacement de la fonderie actuelle, et en fait en 1782 une des plus belles forges du royaume[14].

Le minerai de fer nécessaire était principalement acheminé du Périgord (Javerlhac, Lussas-et-Nontronneau, Hautefaye, etc.) et des confins de l'Angoumois (Marthon, Mainzac, Grassac, etc.), où des forges secondaires étaient installées, et le bois provenait des forêts toutes proches, en particulier celle de la Braconne[15].

La route de Limoges descendant depuis les Favrauds jusqu'à la fonderie (D 941 actuelle) a été faite en 1778-1779. Elle remplaçait avantageusement l'ancien Chemin des diligences, parfois impraticable, qui passait par les Frauds et la crête de Villement, et ne traversait la Touvre qu'au Pontouvre[15],[Note 1]. Un peu plus tard, la route fut prolongée vers Bel-Air et L'Isle-d'Espagnac, et le pont actuel date de 1846.

En 1880 la fonderie s'est augmentée du personnel de la fonderie de Nevers, et Ruelle a connu une explosion démographique[2].

Article détaillé : Fonderie de Ruelle.

En 1801, Ruelle quitte le canton de Garat (dans laquelle elle était depuis 1793) pour former le canton d'Angoulême-2.

En 1973, Ruelle quitte le 2e canton d'Angoulême et devient le chef-lieu de son propre canton, comme Soyaux, Gond-Pontouvre et La Couronne.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules à l’ancre sans trabe d’argent, accompagnée de deux futs de canon du même passés en sautoir, brochant sur le tout.
Commentaires : Blason de Ruelle-sur-Touvre.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1989 Jean-Maurice Poitevin SFIO puis PS Conseiller général (1951-1988)
1989 1995 Robert Granet PS puis DVG Conseiller général (1988-2001)
1995 2003 Jean-Pierre Chagnaud DVG Retraité
2003 2014 Michel Broncy PS Professeur de mathématiques, Conseiller régional depuis 2010
2014 en cours Michel Tricoche DVG Retraité DCN
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Ruelle appartient à la Communauté d'agglomération du Grand Angoulême qui regroupe 16 communes qui, pour 2,85 % de la surface du département de la Charente représente 29,83 % de sa population.

Depuis 1973, Ruelle est le chef-lieu de son propre canton.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La ville s'est étendue dans les années 1970, en particulier la Cité de Villement à l'ouest, et le village des Riffauds au nord-est.

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 7 391 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
981 1 189 1 075 1 211 1 215 1 508 1 625 1 579 1 429
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 635 1 733 1 831 2 039 2 554 2 797 2 914 3 615 4 030
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
4 071 4 187 3 944 3 982 4 264 4 500 4 811 5 366 5 855
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011
6 507 8 152 7 769 7 203 7 220 7 426 7 405 7 370 7 391
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2004[17].)
Histogramme de l'évolution démographique


En 2008, Ruelle-sur-Touvre comptait 7 436 habitants (soit une augmentation de 3 % par rapport à 1999). La commune occupait le 1 299e rang au niveau national, alors qu'elle était au 1 256e en 1999, et le 4e au niveau départemental sur 404 communes.

Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par loi du 27 février 2002, dite loi de démocratie de proximité[18], afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises.

Pour les communes dont la population est inférieure à 10 000 habitants, les enquêtes sont exhaustives et ont lieu chaque année par roulement au cours d'une période de cinq ans[19]. Pour Ruelle-sur-Touvre, le premier recensement a été fait en 2005[20], les suivants étant en 2010, 2015, etc. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1e janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006, qui, pour Ruelle-sur-Touvre, est une évaluation intermédiaire[Note 4]. Le maximum de la population a été atteint en 1975 avec 8 152 habitants.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Ruelle-sur-Touvre en 2007 en pourcentage[21].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
1,7 
7,5 
75 à 89 ans
11,1 
17,1 
60 à 74 ans
18,2 
20,6 
45 à 59 ans
21,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,0 
16,5 
15 à 29 ans
15,1 
16,8 
0 à 14 ans
13,8 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[22].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Industrie[modifier | modifier le code]

Entrée de la fonderie

Le marquis de Montalembert établit en 1753 une forge à deux hauts-fourneaux destinée à la fabrication de canons pour la Marine du Roi. Elle devient propriété royale en 1776 puis devient, en 1782, « fonderie royale de la Marine ».

De 1788 à 1795, la fonderie (qui devient « nationale » après 1792) est profondément remaniée par l'adjonction de fours à réverbère sur le modèle de ceux d'Indret.

En 1803 la fonderie devient une régie nationale. Elle est de nouveau profondément modifiée dans les années 1820 : les biefs et de la Touvre prennent alors leur configuration actuelle.

En 1916, les canons de 400 mm qui écrasèrent les superstructures du fort de Douaumont, que les Allemands avaient capturé, venaient de Ruelle.

La fonderie occupe en 2005 180 salariés[23].

Article détaillé : Fonderie de Ruelle.

Le moulin la Terrière fut un moulin à papier au XVIIe siècle un moulin à blé au XVIIe siècle puis un moulin à huile et une minoterie qui ont fermé à la fin du XXe siècle.

Le moulin de Villement était un moulin à blé du XVIIIe siècle. Il a été transformé en grosse forge en 1828, puis est devenu l'usine à papier Alamigeon qui employait une centaine de personnes en 1909 et une quarantaine actuellement.

Secteur tertiaire[modifier | modifier le code]

La société informatique Sodatec emploie 110 salariés.

La société de conseil Amkey emploie 75 salariés[23].

Commerces[modifier | modifier le code]

Ruelle possède un centre-ville commerçant. Son marché hebdomadaire en face de la fonderie est très animé. Il y a aussi un Intermarché à la sortie de la ville sur la route de Limoges.

Revenu de la population[modifier | modifier le code]

En 2008, le revenu fiscal médian par ménage était de 18 407 €, ce qui plaçait Ruelle au 11 060e rang parmi les 31 604 communes de plus de 50 ménages en métropole[24].

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

La Cité scolaire est localisée à Puyguillen. Elle regroupe :

Ruelle possède une université populaire depuis 1902[23].

Sports et activités[modifier | modifier le code]

Il y a 2 gymnases, 3 stades.

Santé[modifier | modifier le code]

Maison de santé pluridisciplinaire du Val de Touvre

Médecins généralistes.

Clinique.

Cultes[modifier | modifier le code]

Catholique. Messe 2e et 4e dimanche du mois à l'église de Ruelle, 1er et 3e samedi du mois à la chapelle des Riffauds[29].

Transports urbains[modifier | modifier le code]

Ils sont assurés par les transports en commun d'Angoulême qui desservent l'agglomération, les lignes no 1, 2, 20 et 26.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

La fontaine dite de François Ier a été construite au XVIe siècle et inscrite monument historique en 1925[30].

Le logis de Fissac qui date du XVIIe siècle est divisé en deux par un mur qui coupe la cour. Il a été inscrit monument historique en 1969[31].

Le logis de Villement au bord de la Touvre comme Fissac est lui divisé en trois[32].

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

La petite église paroissiale Saint-Médard de Ruelle est située au bourg, au bord de la Touvre. C'était un ancien prieuré de l'ordre de Cluny.

L'église de Ruelle
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Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Le Chemin des diligences (ancien chemin du Pontouvre aux Frauds) relie le nord de Ruelle au parc de la Rocade et la cité de Villement puis celle du Manot surplombant Fissac par la rue de Bellevue. Depuis la butte de Villement il nous offre une vue unique sur Angoulême, Ruelle et Champniers.

Le village des Riffauds, situé près du point culminant de l'agglomération, offre aussi une vue unique, tant du côté d'Angoulême à l'ouest qu'à l'est vers la Braconne et le massif de l'Arbre, première hauteur du Massif central.

Culture[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'un centre culturel et d'une médiathèque. De nombreuses expositions et animations y sont organisées.

Ruelle possède aussi un théâtre, qui a été rénové en 2007 et a une capacité 650 personnes avec accès pour personnes handicapées[10].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Marc-René de Montalembert, marquis, écrivain et hommes d'affaires, rachète en 1750 une ancienne papeterie située sur la rive gauche de la Touvre ainsi qu'un moulin à blé situé sur la rive droite. Il y établit une forge destinée à la fabrication de canons pour la Marine, qui deviendra la fonderie royale de Ruelle. Son buste en bronze est visible dans les jardins qui font face à la fonderie, de l'autre côté de l'ancienne route Angoulême-Limoges.
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Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Il n'y avait pas d'autre pont sur la Touvre. L'autre chemin antique d'Angoulême à Limoges contournait les sources de la Touvre et passait par Bois-Blanc.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  4. Par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de 5 ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 d’afficher dans le tableau des recensements : la population 2006, première population légale connue post-1999, les populations légales suivantes correspondant aux années réelles de recensement et enfin la dernière population légale publiée par l’INSEE. Dans le graphique sont par contre représentés l’ensemble des populations légales publiées.

Références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF] « Discours de M.Mitterrand, Président de la République, à Angoulême », Vie publique, Collection des discours publics,‎ 1985 (consulté le 27 novembre 2010)
  2. a, b et c Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf,‎ 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 307-308
  3. a, b et c Carte topographique de l'IGN (cliquer sur les coordonnées dans l'infobox)
  4. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  5. Carte du BRGM sous Géoportail
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille d'Angoulême », sur Infoterre,‎ 1973 (consulté le 17 novembre 2011)
  7. « Cognac, Charente(16), 30m - [1961-1990] », sur infoclimat.fr (consulté le 28 octobre 2010)
  8. Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. I, Angoulême, imprimerie Chasseignac,‎ 1894, 683 p.
  9. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente,‎ 1905 (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 34
  10. a, b et c Site de la commune
  11. Décret du 30 mai 1986, publié au Journal Officiel le 5 juin de la même année
  12. Vigier de la Pile, Histoire de l'Angoumois, Paris, Derache (1846, Laffite reprint 2002),‎ 1760, 160 p. (ISBN 2-86276-384-5, lire en ligne), p. 150
  13. Châteaux, manoirs et logis : La Charente, éditions Patrimoine et Médias,‎ 1993, 499 p. (ISBN 2-910137-05-8)
  14. Étienne Munier, L'Angoumois à la fin de l'Ancien Régime, (réimprimé en 1981 par Bruno Sépulchre, Paris),‎ 1780, 307 p., p. 87
  15. a et b Étienne Munier, L'Angoumois à la fin de l'Ancien Régime, (réimprimé en 1981 par Bruno Sépulchre, Paris),‎ 1780, 307 p., p. 252
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  18. Loi no 2002-276 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V "des opérations de recensement".
  19. INSEE : Les grandes étapes : 2002 – 2009
  20. « Calendrier des recensements des communes du département de la Charente », sur www.insee.fr, Insee (consulté le 15 février 2011)
  21. « Evolution et structure de la population à Ruelle-sur-Touvre en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 28 juillet 2010)
  22. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 28 juillet 2010)
  23. a, b et c Roger Brunet, « Ruelle-sur-Touvre », France, le trésor des régions,‎ 2006 (consulté le 5 décembre 2010)
  24. « CC-Résumé statistique/com,dep,zone empl », sur site de l'Insee (consulté le 6 novembre 2010)
  25. Site de l'inspection académique de la Charente, « Collèges » (consulté le 3 avril 2011)
  26. « Site officiel du collège », Académie de Poitiers,‎ 2009 (consulté le 1er décembre 2010)
  27. « Site officiel du lycée professionnel », Académie de Poitiers,‎ 2010 (consulté le 1er décembre 2010)
  28. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 2 avril 2011)
  29. « Paroisse de Ruelle », Doyenné Angoulême Est,‎ 2010 (consulté le 5 décembre 2010)
  30. « Fontaine François Ier », base Mérimée, ministère français de la Culture
  31. « Logis de Fissac », base Mérimée, ministère français de la Culture
  32. Châteaux, manoirs et logis : La Charente, éditions Patrimoine et Médias,‎ 1993, 499 p. (ISBN 2-910137-05-8), p. 206

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • P.M.J Conturie, Histoire de la fonderie nationale de Ruelle (1750-1940), deux tomes, Paris, 1951.

Liens externes[modifier | modifier le code]