Asnières-sur-Nouère

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Asnières-sur-Nouère
La mairie d'Asnières
La mairie d'Asnières
Blason de Asnières-sur-Nouère
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Arrondissement Angoulême
Canton Hiersac
Intercommunalité Communauté de communes de Braconne et Charente
Maire
Mandat
Gilbert Campo
2008-2014
Code postal 16290
Code commune 16019
Démographie
Gentilé Garobiers
Population
municipale
1 180 hab. (2011)
Densité 56 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 42′ 42″ N 0° 02′ 54″ E / 45.7117, 0.0483 ()45° 42′ 42″ Nord 0° 02′ 54″ Est / 45.7117, 0.0483 ()  
Altitude Min. 38 m – Max. 135 m
Superficie 21,17 km2
Localisation

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Liens
Site web www.asnieres-sur-nouere.fr

Asnières-sur-Nouère[1] (prononcer [aɲεʀsyʀnwεʀ]) est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Poitou-Charentes).

Asnières-sur-Nouère fait partie de la communauté de communes de Braconne et Charente. Ses habitants sont appelés les Garobiers et les Garobières[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Asnières-sur-Nouère est une commune située à 10 km au nord-ouest d'Angoulême.

Elle est aussi à 6 km au nord-est d'Hiersac, chef-lieu de son canton[3].

La commune est en dehors des grands axes de communication que sont la route nationale 141 d'Angoulême à Saintes, qui passe au sud à Hiersac et à la Vigerie, mais traverse la pointe sud de la commune sur 800 m, et la D 939 d'Angoulême à Saint-Jean-d'Angély qui fait la limite nord-est.

De nombreuses routes départementales traversent la commune. La D 96, de Marsac à Hiersac, traverse le bourg. La D 53 de Saint-Saturnin à Saint-Genis-d'Hiersac longe la Nouère et passe à 2 km du bourg. La D 119 s'en détache pour aller à Douzat et Échallat. La D 115 de Neuillac à l'Houme et la D 939 passe au nord du bourg[4].

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

La commune compte de gros hameaux, comme Neuillac au nord-ouest, l'Houme au nord, Puyrenaud qui touche le bourg au sud. Il y a aussi Salzines, Nouère, le Maine Brun, Gouthier, etc.[4]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Asnières-sur-Nouère
Saint-Amant-de-Nouère Saint-Genis-d'Hiersac Marsac
Douzat Asnières-sur-Nouère Vindelle
Hiersac Saint-Saturnin Fléac

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune occupe un plateau calcaire datant du Jurassique supérieur (Portlandien).

Les vallées entaillant ce plateau sont occupées par des alluvions du Quaternaire. On trouve aussi très localement, sur les flancs, quelques petites zones de grèzes[5],[6],[7].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le relief de la commune est assez vallonné, et l'altitude moyenne est de 100 m. Le point culminant est à une altitude de 135 m, situé à l'est du bourg au bois de la Grelière (borne IGN). Le point le plus bas est à 38 m, situé au sud de la commune le long de la Nouère. Le bourg est à environ 70 m d'altitude[4].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La rivière Nouère, affluent de la Charente sur sa rive droite, traverse la commune, sans passer par le bourg même d'Asnières, qui est sur un petit affluent le Rodin (ruisseau temporaire) 2 km à l'est.

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de la Charente.

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes sont Asneries vers 1050[8], Asinariis, Asineriis, Asneriis (Asnerias) au XIIIe siècle[9], Asenarias en 1379[8].

Le nom Asnières vient du latin asinus (âne). L'étymologie évoque un centre d'élevage des ânes[10], pour lesquels on faisait probablement pousser de la garoube (gesse cultivée)[11]. Ce qui vaut aujourd'hui aux habitants le gentilé de Garobiers[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

On a retrouvé au XIXe siècle au Maine Brun des vestiges d'une villa gallo-romaine, située non loin du Chemin des Anglais[Note 1], ainsi que d'autres vestiges antiques[12].

Le Fossé au Comte était un retranchement construit par les comtes d'Angoulême avant le IXe siècle pour tenter de se protéger contre les invasions normandes. Ce fossé long de 20 km reliait la Charente en amont d'Angoulême à la Charente en aval, et allait du nord-est au sud-ouest de Montignac à Vibrac par Douzat[13],[14],[15],[16]. Il passait en limite nord-ouest de la commune (Bois de Neuillac, Boursandreau). Quelques chemins et toponymes demeurent[17].

Au Moyen Âge, la paroisse appartenait au chapitre cathédral d'Angoulême, puis a été divisée en fiefs, mais les chanoines conservèrent jusqu'en 1789 le droit de justice.

Au bourg même d'Asnières se trouvait un logis où les seigneurs prirent le titre de marquis d'Asnières. Une grande partie de la paroisse dépendait de ce fief. La famille de La Terrière ont par la suite[Quand ?] remplacé les seigneurs d'Asnières qui ont quitté le pays mais ont conservé leur titre.

À Neuillac s'élevait un château féodal, détruit pendant les guerres de religion et remplacé au XVIIe siècle par le logis actuel.

La terre et le château de Nouère ont appartenu jusqu'en 1867 à la famille Nadault, originaire du Limousin. Cette famille prit le nom de Nadault de Nouère en la personne de François de Nadault, conseiller du roi et maire d'Angoulême en 1679. Elle acquit aussi le logis de Neuillac[18].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Écartelé, au premier d'or à la tête d'âne de gueules; au deuxième d'azur à quatre chevrons alésés d'or disposés en pal par groupe de deux; au troisième d'azur à la branche de laurier d'argent posée en bande; au quatrième d'or à la fleur de lys de gueules[19]. âne → Asnières

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 2008 Robert Doyen   Chef d'entreprise
2008 en cours Gilbert Campo SE Comptable
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 180 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
1 012 1 076 1 120 1 181 1 264 1 139 1 161 1 152 1 111
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 156 1 053 960 971 921 833 786 723 663
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
690 637 606 622 641 675 652 611 629
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011 -
639 666 820 1 015 1 013 1 083 1 103 1 180 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2004[21])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Asnières-sur-Nouère en 2009 en pourcentage[22].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
0,2 
5,7 
75 à 89 ans
7,1 
11,3 
60 à 74 ans
11,4 
28,6 
45 à 59 ans
24,6 
21,4 
30 à 44 ans
24,8 
15,0 
15 à 29 ans
12,8 
17,7 
0 à 14 ans
19,2 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2009 en pourcentage[23].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,6 
75 à 89 ans
12,3 
15,8 
60 à 74 ans
16,2 
22,2 
45 à 59 ans
21,5 
19,2 
30 à 44 ans
18,5 
16,4 
15 à 29 ans
14,4 
17,3 
0 à 14 ans
15,5 

Économie[modifier | modifier le code]

Commerces[modifier | modifier le code]

Magasins au centre bourg

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Asnières possède aussi une école primaire publique comprenant quatre classes. Le collège est situé à Rouillac[24].

Sports et activités[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église paroissiale Saint-Martin possède des fonts baptismaux du XIIe siècle en pierre avec décor en relief et trou d'écoulement. Cet objet est classé mobilier historique depuis 1933[25].
L'église d'Asnières
  • Le logis de la Nouère date du XIXe siècle.
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts devant le cimetière

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cette ancienne voie romaine d'Angoulême à Saintes passait plus au sud.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Asnières-sur-Nouère
  2. a et b Site habitants.fr, « Habitants d'Asnières-sur-Nouère »,‎ 2004-2013 (consulté le 9 mars 2014)
  3. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  4. a, b et c Carte IGN sous Géoportail
  5. Carte du BRGM sous Géoportail
  6. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  7. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille d'Angoulême », sur Infoterre,‎ 1973 (consulté le 17 novembre 2011)
  8. a et b Jean Nanglard, Cartulaire de l'église d'Angoulême, t. IX, Bulletins et mémoires de la Société archéologique et historique de la Charente, imprimerie G.Chasseignac,‎ 1899 (1re éd. 1180), 296 p. (lire en ligne), p. 23,54
  9. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente,‎ 1905 (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 50,98,212,283,293
  10. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  11. Garoube sur le dictionnaire Littré
  12. Christian Vernou, La Charente, Maison des Sciences de l'Homme, Paris, coll. « Carte archéologique de la Gaule »,‎ 1993, 253 p. (ISBN 2-87754-025-1), p. 128
  13. François Marvaud, Étude historique sur l'Angoumois, Cognasse,‎ 1835 (lire en ligne), p. 48
  14. Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf,‎ 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 247
  15. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris),‎ 1844, 334 p. (lire en ligne), p. 156
  16. François Corlieu, Recueil en forme d'histoire, Paris, Derache (1846, Laffite reprint 2002),‎ 1576, 81 p. (ISBN 2-86276-384-5, lire en ligne), p. 6
  17. Le Grand Fossé, la Combe du Fossé, voir Carte 1/25.000 sur Géoportail.
  18. Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf,‎ 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 60
  19. emblemes.free.fr
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  22. « Evolution et structure de la population à Asnières-sur-Nouère en 2009 », sur le site de l'Insee (consulté le 2 octobre 2012)
  23. « Evolution et structure de la population en Charente en 2009 », sur [1] (consulté le 2 octobre 2012)
  24. Site de l'inspection d'académie de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 20 mars 2011)
  25. « Fonts baptismaux », base Palissy, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]