La Couronne (Charente)

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La Couronne
L'abbaye et la cimenterie
L'abbaye et la cimenterie
Blason de La Couronne
Blason
La Couronne (Charente)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Arrondissement Angoulême
Canton La Couronne
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Grand Angoulême
Maire
Mandat
Jean-François Dauré
2008-2014
Code postal 16400
Code commune 16113
Démographie
Gentilé Couronnais
Population
municipale
7 267 hab. (2011)
Densité 252 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 36′ 31″ N 0° 06′ 05″ E / 45.6087, 0.1013 ()45° 36′ 31″ Nord 0° 06′ 05″ Est / 45.6087, 0.1013 ()  
Altitude Min. 31 m – Max. 137 m
Superficie 28,82 km2
Localisation

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Liens
Site web www.lacouronne.fr

La Couronne est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Poitou-Charentes).

Elle est située au sud d'Angoulême dont elle fait partie de l'agglomération. Ses habitants sont les Couronnais et les Couronnaises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

La ville de La Couronne se situe au sud-ouest de la ville d'Angoulême et fait partie de son agglomération. C'en est la quatrième ville la plus peuplée, après Angoulême, Soyaux et Ruelle, et la cinquième commune du département.

La commune est traversée par la N 10 d'Angoulême à Bordeaux et représente la première sortie au sud de celles d'Angoulême. La déviation de La Couronne ouverte en 1985 prolonge celle d'Angoulême et la nationale historique a été renumérotée en D.910.

La commune est aussi traversée par la D 103 de Saint-Michel à Claix, la D 41 de Nersac à Vœuil-et-Giget, la D 35 de La Couronne à Mouthiers, la D 244 de La Couronne à la zone industrielle de Nersac. La D 699, route d'Angoulême à Châteauneuf et Archiac borde la commune au nord-ouest[2].

La Couronne est située à 8 km d'Angoulême, 27 km de Barbezieux, 110 km de Bordeaux, 15 km de Châteauneuf, 5 km de Nersac et Saint-Michel, 7 km de Mouthiers[3].

La ligne Paris - Bordeaux traverse la commune et La Couronne y possédait une gare jusqu'en 2000[Note 1]. La LGV Sud Europe Atlantique passera à l'ouest de la commune en 2015. L'échangeur sud d'Angoulême avec la voie classique sera situé en partie dans la commune par une voie de liaison entre Roullet et La Couronne à la Courade[4].

La Couronne est desservie par les transports en commun d'Angoulême, lignes no 1, 8, 22 et 27.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

De nombreux hameaux composent la commune : la Pinotière, le Mas, Breuty, Cothiers, les Séverins, Mougnac, la Tourette où se situe l'hippodrome d'Angoulême, les Gallands, la Courade, Colas, le Grand Maine, l'Oisellerie, etc.

L'Abbaye, l'Étang des Moines, les Fayards, le Coq Gaulois, la Croisade sont maintenant des quartiers du centre ville.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de La Couronne
Nersac Saint-Michel Angoulême
La Couronne Puymoyen
Roullet-Saint-Estèphe Mouthiers-sur-Boëme Vœuil-et-Giget

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Géologiquement, comme les trois quarts ouest du département, la commune occupe les terrains calcaires du Bassin aquitain. Elle se situe particulièrement dans le calcaire du Crétacé.

Une cuesta faisant face au nord-ouest traverse la commune, se prolonge vers Angoulême au nord-est (plateaux de la Tourette, Ma Campagne et Angoulême) et s'incurve vers le nord en allant vers l'ouest par Claix et Châteauneuf. La commune offre donc deux niveaux d'altitude principaux, entre les plateaux élevés au sud-est du Turonien - autrefois aussi Angoumien - et une petite plaque de Coniacien à Mougnac, et la vallée de la Charente au nord-ouest avec terrasses intermédiaires du Cénomanien.

Les fonds des vallées (Boëme, Charraud et Eaux-Claires) sont occupés par des alluvions récentes, du Quaternaire[5],[6],[7].

Les carrières de la cimenterie Lafarge entaillent la cuesta du Turonien. Les bas plateaux au nord-ouest, près de la Pinotière, ont aussi été exploités pour leur argile et donné naissance à des tuileries[8].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le point culminant, 137 m, est situé sur le plateau de Bois Brûlé, près de Mougnac, et le point le plus bas, 31 m, est sur la Boëme à sa sortie de la commune près de Pombreton. Le centre ville entre l'abbaye et le collège s'étage entre 48 et 64 m d'altitude[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est bordée au sud-ouest par la vallée de la Boëme, affluent de la Charente à Nersac, très large au sud de la commune. On y distingue la vieille Boëme qui coule à l'ouest et le cours principal parallèle à l'est, qui se rejoignent au Pont des Tables, puis la vallée s'encaisse au niveau des moulins de Colas et Barillon.

La nord-est de la commune est traversé par la Charreau, qui occupe une vallée profonde à l'est, séparant les plateaux de Mougnac au sud et la Tourette au nord. La Charreau passe à Cothiers et Breuty, puis elle fait la limite de commune avec Saint-Michel au nord-est entre Girac et les Sicauds.

Le nord-est de la commune est aussi bordé par les Eaux-Claires, autre affluent de la Charente, qui fait limite avec la commune d'Angoulême, et dont la vallée encaissée sépare les plateaux de Ma Campagne au nord et de la Tourette au sud[2].

Le centre de La Couronne est aussi traversé par un minuscule affluent de la Boëme qui descend du bois de Mougnac (caverne du Creux du Loup) et de la fontaine du Poirier, et qui passe au pied de l'abbaye et contourne l'ancien bourg par le nord. Il est nommé le ruisseau de La Couronne[8]. Ce sont ces petits marécages et la légère éminence cernée par ce ruisseau qui ont donné le nom à la ville.

Une ancienne carrière, à la Pinotière, est occupée par un lac d'une vingtaine d'hectares que contourne la D 244, route récente.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique aquitain et semblable à celui de la ville de Cognac où est située la station météorologique départementale.

Données climatiques
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2 2,8 3,8 6,2 9,4 12,4 14,4 14 12,1 8,9 4,7 2,6 7,8
Température moyenne (°C) 5,4 6,7 8,5 11,1 14,4 17,8 20,2 19,7 17,6 13,7 8,6 5,9 12,5
Température maximale moyenne (°C) 8,7 10,5 13,1 15,9 19,5 23,1 26,1 25,4 23,1 18,5 12,4 9,2 17,7
Ensoleillement (h) 80 103,9 153,3 184,5 204,9 239,6 276,4 248,3 199,4 159 96,8 78,8 2 024,9
Précipitations (mm) 80,4 67,3 65,9 68,3 71,6 46,6 45,1 50,2 59,2 68,6 79,8 80 783,6
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Cognac de 1961 à 1990[9].
Article connexe : Climat de la Charente.

Végétation[modifier | modifier le code]

La partie ouest de la commune est assez fertile et propice aux cultures (maïs, tournesol, céréales). La partie orientale, sur les plateaux, est assez boisée, principalement des chênes (chênes pédonculés, chênes verts, principalement à la Tourette) et quelques pins (pins noirs d'Autriche). On y trouve le Bois Brûlé près de Mougnac. Une pelouse calcaire avec genévriers pousse sur les flancs de la cuesta. Le nord de la commune est lui aussi, assez boisé, et est occupé par la forêt des Moines.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village est dénommé en 1110 dans un texte rédigé en latin Paludibus « les marais » (c'est-à-dire palús, palun en occitan, qui a donné La Palud) pour décrire son territoire marécageux[10],[11]. En 1124, à la création du monastère, on trouve Corona beate Marie[12] et Coronella en 1139[13]. Une autre forme ancienne est Corona en 1242[14]. Mais il faut sans doute distinguer l'abbaye (Coronella) fondée à l'écart du village de La Palud par les moines de Saint-Jean de La Palud[15].

C’est sur un acte des registres des baptêmes de 1783 que l’on trouve l’appellation Saint Jean de la Palu de La Couronne puis sur un autre de 1790 que disparaît le nom Saint Jean de La Palu (sans d) et subsiste seulement La Couronne[Note 2].

Pendant la Révolution, la commune retrouve provisoirement son ancien nom La Palud[16].

La dénomination corona ou coronella qui signifie « petite couronne » est liée à la configuration de cette faible éminence cernée par les marais[8],[17].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au XIIe siècle, un prêtre du nom de Lambert fut nommé chapelain de l'église collégiale de Saint-Jean-de-la-Palud, pauvre village à quelques lieues d'Angoulême et cerné par les marais. Il choisit de construire une modeste église sur une éminence de terre au milieu de ces marais, d'où son nom Coronella, avec l'aide de quelques disciples afin d'en faire un monastère.

Cette première église fut commencée en 1118 et terminée en 1122, sous l'administration du comte d'Angoulême Vulgrain II. En 1136, Lambert fut promus évêque d'Angoulême. Mais il n'oublia pas son cher monastère, et l'abbaye devint une des plus riches d'Aquitaine.

Lambert mourut en 1148, mais ses successeurs agrandirent l'abbaye, devenue trop petite. La nouvelle église fut commencée en 1171, et la première pierre fut posée par l'évêque d'Angoulême Pierre Ier en présence de l'évêque de Périgueux Pierre Mimez et de Junius, quatrième abbé de La Couronne.

Cette pierre fut retrouvée sous l'autel de la Vierge le 20 avril 1842, et il était inscrit en latin : « L'an de l'Incarnation de notre Seigneur 1171, Alexandre III siégeant à Rome, Pierre occupant le siège épiscopal d'Angoulême, Louis VII régnant en France et Henri, duc d'Aquitaine, en Angleterre, la première pierre de l'église de La Couronne a été posée dans les fondements de l'autel de la Vierge Marie ». Elle fut reposée au même endroit le 10 septembre 1842[8].

La construction de cette église dura plus de 20 ans. De style roman de la fin du XIIe siècle, elle était la plus vaste d'Aquitaine avec ses trois nefs d'égale longueur, et ses cinq sanctuaires. Ses dimensions étaient de 201 pieds de long, 89 de large et 50 de haut.

Son trésor fut saisi en 1183 par un prince anglais de passage en Angoumois pour fêter Pâques, Henri au Court-Mantel, fils d'Henri II[Note 3], duc d'Aquitaine. Celui-ci avait reçu l'abbaye de sa femme Eléonore de Guyenne comme dot.

L'abbaye Sainte-Marie de Thavaud, située près de Châlus en Limousin, quoique sur le territoire de la commune de Dournazac, relevait de l'abbaye de La Couronne. Érigée en 1181, elle fut détruite, comme sa maison-mère, lors des guerres de religion.

Lors des Guerres de religion, les Protestants saccagèrent l'abbaye à deux reprises : une première fois le 22 mai 1562, après avoir profané la cathédrale d'Angoulême[Note 4], puis en 1568, avec cette fois à leur tête le Prince de Condé.

Celle-ci ne retrouva son ancienne splendeur qu'avec la proclamation de l'Édit de Nantes par Henri IV, qui mit fin à ces guerres[8].

Article détaillé : Abbaye Notre-Dame de La Couronne.

En septembre 1651, Louis XIV décida, par lettres patentes, la création de six foires par an dans le bourg de La Couronne : les mardi de Pâques et les 11 mai, 24 juin, 19 août, 15 novembre et 28 décembre, ainsi qu'un marché hebdomadaire, le mardi. La première de ces foires fut tenue le 11 mai 1652, dans une halle construite par les Jésuites à cet effet[18].

Pendant la Révolution, l'abbaye fut vendue comme bien national. Son premier acquéreur la transforma en carrière de pierres à partir de 1807, avant qu'un nouveau propriétaire, M. Liédot, ne se décide à protéger l'édifice[8], mais hélas trop tard.

Château de l'Oisellerie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de l'Oisellerie.

Le château de l'Oisellerie aurait été une ancienne fauconnerie, fief des abbés de La Couronne, située à mi-chemin entre l'abbaye et la forêt des Pères, qui couvrait tout le nord de la commune, et appartenait à l'abbaye.

En 1498, ce fief appartenait à Arnault Calluau, procureur général du comte d'Angoulême, qui fit construire une grande partie du logis actuel, ainsi que son fils Jean, évêque de Senlis[Note 5]. En 1526, François Ier de retour d'Espagne où il était prisonnier, vint se reposer en Angoumois et séjourna dans le château où, lors d'une chasse au cerf, il se cassa un bras.

En 1678, le château passa à Jean de Tiers, sieur de La Rochette, puis en 1691 à François Maulde, conseiller au présidial d'Angoulême.

Au tout début du XXe siècle, le château fut acquis par le département de la Charente pour y créer une école d'agriculture[8].

Papeteries[modifier | modifier le code]

Article connexe : Papeterie en Angoumois.

La Couronne a été également un important centre papetier d'Angoumois qui rayonna en France et en Europe puisqu'au XVIIIe siècle. Les familles de papetiers établis à Saint-Jean-de-la-Palud - Seguin, Gaudichaud, Perrot, Carroy, Lacroix, Laroche - exportaient jusqu'en Angleterre et en Espagne. François Ier accorda des privilèges aux papetiers d'Angoumois dès la première moitié du XVIe siècle, et les premiers moulins à papier apparurent sur la Boëme dès 1532.

L'activité fut développée par les riches familles bourgeoises d'Angoulême et les négociants flamands - Janssen, Van Tongeren - qui affermaient les moulins à des maîtres papetiers venus d'autres grands centres papetiers du côté du Périgord (Palluaud et Saint-Paul-de-Lizonne), dans la Marche (La Croix-sur-Gartempe) ou en Limousin[réf. nécessaire].

Sur la commune, de nombreux moulins à papier étaient donc installés sur la Boëme, la Charreau et les Eaux-Claires, qui étaient mentionnés sous le règle de Philippe VI de Valois. Mais c'est après l'invention de l'imprimerie que l'industrie du papier prit son essor. Au XVIIe siècle, il y avait 113 cuves de fabrication en Angoumois, dont 30 dans la seule paroisse de La Couronne[Note 6].

Mais en 1653, un impôt sur les chiffons et sur le papier défavorisa les papeteries, suivi en 1685 par la révocation de l'édit de Nantes, qui fit émigrer de nombreux papetiers, protestants[8].

En 1740, la papeterie de Colas obtint le titre de Manufacture royale et, par là, d'importants privilèges, et jusqu'en 1763, date à laquelle Turgot supprima ce titre[19]; en conséquence, de nombreuses papeteries fermèrent leurs portes. En 1762, le moulin du Petit-Montbron apporta une importante amélioration dans la technique papetière : le remplacement des maillets par des cylindres, en fonte dans un premier temps, qui avaient d'abord été expérimentés au moulin du Verger à Puymoyen un an avant. Ces progrès étaient suivis et encouragés par l'intendant de la généralité de Limoges, Turgot, et par le marquis de Montalembert, qui a créé la fonderie de Ruelle[8].

Mais l'entreprise fut abandonnée, faute de suivi de l'État.

En 1789, sur les 33 cuves réparties dans les 25 usines que comptait l'Angoumois, 19 étaient situées sur le territoire de La Couronne[Note 6].

Les cylindres à moyeu en bois, plus légers que ceux en fonte et expérimentés en 1778 dans les papeteries d'Essonne et d'Annonay, furent introduits en Charente en 1806 à l'usine de Lacourade.

Article détaillé : Moulin de la Courade.

Les machines à fabriquer du papier en continu furent introduites en Charente d'abord à la papeterie de Veuze à Magnac-sur-Touvre en 1828, puis furent adoptées peu à peu dans les autres papeteries[8].

La Couronne fut le berceau de la famille Laroche-Joubert, important papetier.

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, la commune de La Couronne comptait 12 usines à papier.

Beaucoup se sont diversifiées pour fabriquer principalement du feutre, utilisé en papeterie, comme les usines de Ravillon, Tutebœuf, les Beauvais, le Petit-Montbron.

Au tout début du XXe siècle, La Couronne comptait encore huit papeteries :

  • sur les Eaux-Claires, l'usine de l'Escalier, qui appartenait à la compagnie Laroche-Joubert
  • sur la Charreau, Poulet, usine de carton exploitée par M.Thomas
  • la papeterie de Cothiers, une des plus anciennes (établie en 1555), exploitée par M.Lacroix
  • l'usine de Girac appartenait aussi à la compagnie Laroche-Joubert
  • sur la Boëme, Lacourade, dirigée par M. de Lacourade, fabriquait du carton
  • l'Abbaye, façonnage du papier (papier à lettre, enveloppes…)
  • Pont des Tables, exploitée par R. Alamigeon
  • Colas, exploitée aussi par R. Alamigeon[8].

À la fin du XXe siècle, la papeterie de l'Abbaye tournait encore. Son symbole était une abeille[Note 7].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules au dromadaire chargé d'un bat, accosté de deux fleurs de lis, soutenu d'un lambel de trois pendants renversé, le tout d'argent, le lambel lui-même soutenu de l'inscription "12 maii 1118" de sable.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville en 2012
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1971 1977 Angel Motard PS  
1977 1983 Angel Motard PS  
1983 1989 Bernard Desbordes PS  
1989 1995 Bernard Desbordes PS  
1995 2001 Bernard Desbordes MDC Conseiller général
2001 2008 Bernard Sauzé DVG  
2008 en cours Jean-François Dauré PS Conseiller général
Président de la COMAGA depuis 2014
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 7 267 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 8],[Note 9].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
2 050 1 407 1 264 1 801 2 007 2 355 2 311 2 340 2 550
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
2 700 2 882 2 617 2 876 3 301 3 271 3 490 3 457 3 700
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
3 847 3 852 3 763 3 897 4 271 4 411 4 735 5 123 5 257
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011 -
5 394 5 901 6 076 6 295 6 861 7 018 7 037 7 267 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2004[21].)
Histogramme de l'évolution démographique


En 2009, La Couronne comptait 6 995 habitants (soit une stagnation par rapport à 1999). La commune occupait le 1 393e rang au niveau national, alors qu'elle était au 1 332e en 1999, et le 5e au niveau départemental sur 404 communes.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à La Couronne depuis 1793.

Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par loi du 27 février 2002, dite loi de démocratie de proximité[22], afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises.

Pour les communes dont la population est inférieure à 10 000 habitants, les enquêtes sont exhaustives et ont lieu chaque année par roulement au cours d'une période de cinq ans[23]. Pour La Couronne, le premier recensement a été fait en 2007, les suivants étant en 2012, 2017, etc. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006, qui, pour La Couronne, est une évaluation intermédiaire[Note 10]. Le maximum de la population a été atteint en 2010 avec 7 123 habitants.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à La Couronne en 2007 en pourcentage[24].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
1,1 
6,5 
75 à 89 ans
8,8 
11,3 
60 à 74 ans
13,2 
23,2 
45 à 59 ans
21,3 
20,1 
30 à 44 ans
19,6 
22,8 
15 à 29 ans
21,2 
16,0 
0 à 14 ans
14,8 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[25].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Industrie[modifier | modifier le code]

Cimenterie Lafarge
  • La cimenterie Lafarge
  • Les Papeteries La Couronne, leader des enveloppes.

Commerces[modifier | modifier le code]

  • Zone commerciale de Chantemerle : hypermarché Auchan avec importante galerie marchande, magasins Kiabi, Gemo, Truffaut, Décathlon, etc.
  • Pharmacies, boulangeries, médecins, dentistes, notaire, supermarché Super U, magasin Spar en ville.

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'université d'Angoulême, à Breuty

Le collège d'enseignement secondaire de La Couronne (baptisé Élisabeth et Robert Badinter en 2013[26],[27]), un des plus importants du département, regroupe en 2011 environ 670 élèves de la 6e à la 3e répartis dans 26 classes[28],[29].

La Couronne possède aussi deux écoles élémentaires (Jacques-Prévert et Marie-Curie) et deux écoles maternelles (du Parc et de l'Étang des Moines)[30].

Le lycée agricole de l'Oisellerie est aussi implanté sur la commune[31].

La commune accueille aussi le Centre universitaire de la Charente (dépendant de l'université de Poitiers), installé à Breuty[32].

Sports et activités[modifier | modifier le code]

Marchés[modifier | modifier le code]

  • marché le samedi matin, place du Marché.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Vestiges de l'abbaye

L'abbaye Notre-Dame de La Couronne, dont les vestiges témoignent de sa grandeur passée et de son importance économique et sociale.

Article détaillé : abbaye Notre-Dame de La Couronne.
L'église

L'église paroissiale Saint-Jean-Baptiste date du XIe siècle. Elle est classée monument historique depuis 1903[40].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le château de l'Oisellerie

Le château de l'Oisellerie dont le nom vient de la fauconnerie relevant de l'abbaye Notre-Dame de La Couronne.

Article détaillé : Château de l'Oisellerie.

Sa construction débute en 1498; il sera agrandi et embelli au XVIe siècle.

Le château abrite le lycée agricole. Depuis 1989, il appartient au Conseil général, qui y a installé une médiathèque du Centre départemental de documentation pédagogique de la Charente[41].

Le château a été classé Monument historique en 1911[42].

Le logis de Mougnac, une maison forte ancienne avec des parties bâties au XVe siècle et deux pavillons du XVIIe siècle, qui encadrent le corps du logis; il faisait partie du fief de l'abbaye Notre-Dame de La Couronne.

Au village des Gallands, il existe une maison forte avec deux tours transformées en pigeonniers, et dont l'une possède des meurtrières[18].

L’ancienne caserne décrite dans une lettre du 19 août 1872 adressée à monsieur le préfet par le service de l’architecte du département : « se compose d’un corps de bâtiment pour 4 logements, le 5ème logement se trouve dans la cour, il est composé de 3 pièces, il existe 4 petits chais, des greniers, un puits, et des cabinets d’aisance séparés pour homme et pour femme »[18].

Le logis de la Côte, demeure privée, fut construit par Paul Abadie[8],[Note 11].

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Le GR 4 qui va de Royan à Grasse traverse la commune et passe à Mougnac.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-Edmond Laroche-Joubert, industriel papetier et homme politique du XIXe siècle
  • Albert Goursaud (1899-1970), contre-amiral et ethnologue, auteur de La Société rurale traditionnelle en Limousin (4 volumes). Né à La Couronne.
  • Jacques Goimard, (1934-2012) né à La Couronne, auteur de science-fiction
  • Léonard Jarraud, peintre, est né à La Couronne en 1848 et y est mort en 1926.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Date exacte à préciser. La gare désaffectée a été démolie.
  2. La commune prend donc le nom de son abbaye.
  3. Erreur possible de Martin-Buchey : Henri au Court-Mantel serait Henri II lui-même.
  4. Menés par Jean de Flandre[Informations douteuses] qui avait profané le tombeau du comte Jean - il s'agirait plutôt du comte François III de La Rochefoucauld, Henri III de Navarre, futur Henri IV de France, et l'amiral de Coligny.
  5. Erreur de Martin-Buchey : les deux fils se seraient appelés Jean.
  6. a et b Un moulin à papier comptait une à deux cuves dans la région.
  7. Déformation du mot abbaye.
  8. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  9. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  10. Par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de 5 ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 d’afficher dans le tableau des recensements : la population 2006, première population légale connue post-1999, les populations légales suivantes correspondant aux années réelles de recensement et enfin la dernière population légale publiée par l’INSEE. Dans le graphique sont par contre représentés l’ensemble des populations légales publiées
  11. D'après Martin-Buchey en 1914 (M.Roche, propriétaire à l'époque). Il est probable que ce logis, au milieu d'un parc, n'existe plus car situé dans l'enceinte de la cimenterie actuelle.

Références[modifier | modifier le code]

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  2. a, b et c Carte IGN sous Géoportail
  3. « ViaMichelin, chemin le plus court », Michelin,‎ 2011 (consulté le 28 janvier 2011)
  4. Réseau ferré de France, « [PDF] Carte du tracé LGV Sud Europe Atlantique entre Angoulême et Bordeaux »,‎ 2008 (consulté le 28 janvier 2011)
  5. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  6. Carte du BRGM sous Géoportail
  7. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille d'Angoulême », sur Infoterre,‎ 1973 (consulté le 17 novembre 2011)
  8. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf,‎ 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 208-212
  9. « Cognac, Charente(16), 30m - [1961-1990] », sur infoclimat.fr (consulté le 1er janvier 2013)
  10. Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. II, Angoulême, imprimerie Roux et Despujols,‎ 1897, 588 p., p. 69
  11. Jean Nanglard, Cartulaire de l'église d'Angoulême, t. IX, Bulletins et mémoires de la Société archéologique et historique de la Charente, imprimerie G.Chasseignac,‎ 1899 (1re éd. 1180), 296 p. (lire en ligne), p. 125
  12. Longnon, p.387
  13. Jean Gervais, Historia pontificum et comitum Engolismensium (1139) in Documents historiques sur l'Angoumois, Société archéologique et historique de la Charente,‎ 1864, 166 p. (lire en ligne), p. 23
  14. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente,‎ 1905 (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 35-37
  15. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris),‎ 1844, 334 p. (lire en ligne), p. 258
  16. Jacques Baudet et Jacques Chauveaud, Bulletins et mémoires, Société archéologique et historique de la Charente,‎ 1986, « Toponymie révolutionnaire en Charente », p. 272-278 [lire sur le site d'André J.Balout (page consultée le 19 juillet 2012)] [PDF]
  17. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1989, 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 221
  18. a, b, c, d, e et f Site de la commune
  19. Pierre Dubourg-Noves (dir.), Histoire d'Angoulême et de ses alentours, Toulouse, Éditions Privat, coll. « Univers de la France et des pays francophones »,‎ 1990, 319 p. (ISBN 2-7089-8246-X, notice BnF no FRBNF35072424, présentation en ligne), p. 196
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  22. Loi no 2002-276 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V "des opérations de recensement".
  23. INSEE : Les grandes étapes : 2002 – 2009
  24. « Evolution et structure de la population à La Couronne en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 28 juillet 2010)
  25. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 28 juillet 2010)
  26. « La Couronne: la philosophe Badinter met le collège en émoi », Charente libre,‎ 28 septembre 2013 (lire en ligne)
  27. « À La Couronne (16), Élisabeth Badinter a livré son plaidoyer pour l'école », Sud Ouest, édition Charente,‎ 28 septembre 2013 (lire en ligne)
  28. Site de l'inspection académique de la Charente, « Collèges » (consulté le 2 avril 2011)
  29. Site officiel du collège de La Couronne
  30. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 2 avril 2011)
  31. Site officiel du lycée agricole de l'Oisellerie
  32. « Centre universitaire de la Charente »,‎ 2012 (consulté le 2 juin 2012)
  33. Étrier charentais
  34. COC Cyclisme
  35. COC Basket
  36. COC Tennis
  37. COC Judo
  38. Échiquier couronnais
  39. CO La Couronne
  40. « Église de La Couronne », base Mérimée, ministère français de la Culture
  41. CDDP de la Charente : Médiathèque de La Couronne
  42. « Château de l'Oisellerie », base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]