Magnac-sur-Touvre

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Magnac-sur-Touvre
L'église de Magnac et la Touvre
L'église de Magnac et la Touvre
Blason de Magnac-sur-Touvre
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Arrondissement Arrondissement d'Angoulême
Canton Ruelle-sur-Touvre
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Grand Angoulême
Maire
Mandat
Bernard Contamine
2014-2020
Code postal 16600
Code commune 16199
Démographie
Gentilé Magnacois
Population
municipale
3 056 hab. (2011)
Densité 391 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 39′ 59″ N 0° 14′ 18″ E / 45.6664, 0.238345° 39′ 59″ Nord 0° 14′ 18″ Est / 45.6664, 0.2383  
Altitude Min. 42 m – Max. 156 m
Superficie 7,82 km2
Localisation

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Liens
Site web www.magnacsurtouvre.fr

Magnac-sur-Touvre est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Poitou-Charentes).

Elle fait partie de l'agglomération d'Angoulême.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Magnac-sur-Touvre est située à la périphérie orientale d'Angoulême, dont elle fait partie de l'agglomération. Elle est à 5 km à l'est d'Angoulême, et 2 km au sud de Ruelle, dont elle fait partie du canton.

Elle se situe dans la vallée de la Touvre, sur sa rive gauche et non loin de ses sources.

Les axes routiers principaux de la commune sont la D 699, route d'Angoulême à Montbron, ancienne N.699, qui traverse la commune d'ouest en est, et la rocade est d'Angoulême, qui traverse la partie ouest de la commune du nord au sud et coupe la route d'Angoulême par le rond-point de Longiesse.

La commune est aussi desservie par la D 23 qui va de Champniers et Ruelle à Sainte-Catherine et qui passe à l'ancien bourg en longeant la rive gauche de la Touvre. La D 408 longe la D 699, va de L'Isle-d'Espagnac à Touvre et passe par Bellevue[1].

La voie ferrée d'Angoulême à Limoges traverse aussi toute la commune. La gare de Ruelle se situe en fait sur la commune, et l'ancienne gare de Magnac-Touvre était située à l'est de la commune en limite avec Touvre. En effet, la commune de Magnac arrive jusqu'au cœur de Ruelle, près de la fonderie et l'ancienne route nationale 141 d'Angoulême à Limoges.

Magnac est aussi desservie par les transports en commun d'Angoulême (lignes 3, 20, 26 de la STGA).

Quartiers et hameaux[modifier | modifier le code]

Hormis le bourg situé près de la Touvre, de nombreux hameaux importants parsèment la commune. Au nord, chez Grelet, Relette et les Reganes relient Magnac à Ruelle. Au sud du bourg, Bellevue domine la Touvre. Plus au sud, la Vallade et Bussac sont sur les hauteurs. À l'ouest, Entreroche et Longiesse bordent L'Isle-d'Espagnac[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Magnac-sur-Touvre
Ruelle-sur-Touvre
L'Isle-d'Espagnac Magnac-sur-Touvre Touvre
Soyaux Garat

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Géologiquement, la commune se trouve dans les calcaires du Bassin aquitain, tout comme les trois quarts sud-ouest du département. Elle se partage entre le Jurassique sur une petite moitié nord, et le Crétacé au sud d'une ligne Bellevue - Bois des Geais.

Une ligne Bussac - Entreroches est occupée par une cuesta du Turonien (ou Angoumien) faisant face au nord-est, qui se prolonge jusqu'au plateau d'Angoulême au nord-ouest, et Sainte-Catherine (Garat), Bouëx, Vouzan, Grassac au sud-est. Cette cuesta laisse parfois apparaître quelques petites falaises, comme au Peu d'Entreroche. D'anciennes carrières exploitant l'Angoumien (pierre de taille, ...) sont situées sur ce plateau entre Bussac et Entreroche.

L'extrême sud de la commune touche les Brandes de Soyaux qui est un sol argileux sablonneux à silex d'origine tertiaire couvrant les sommets[2],[3],[4].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Au point de vue relief, la commune occupe le versant sud-ouest de la vallée de la Touvre, et tout le relief est incliné du sud-ouest au nord-est. le point le plus bas est au nord sur la Touvre en limite avec Ruelle. Il est de 42 m. Le point le plus haut est au sud, 156 m, aux Brandes de Soyaux, en limite avec Soyaux et Garat. Le Peu d'Entreroche au sud-ouest de la commune culmine à 129 m.

Le bourg est à 55 m d'altitude.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Touvre, affluent de la Charente long de 11 km seulement et aussi large à sa source qu'à son embouchure, issu de la deuxième résurgence de France, borde le côté nord-est de la commune. Son débit important et régulier a favorisé l'industrialisation de sa vallée, et son eau pure et à température constante une importante pisciculture à la Maillerie.

La Touvre à Magnac
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La Font de la Rochejoubert, petit affluent de l'Échelle elle-même affluent de la Touvre, limite la commune au sud-est.

Le ruisseau de Bellevue, petit affluent temporaire de la Touvre, prend sa source près de la Vallade et passe au pied de Bellevue.

L'ouest de la commune, au pied d'Entreroche, naît un petit ruisseau affluent de la Font Noire, autre affluent de la Touvre à L'Isle-d'Espagnac. Ce ruisseau irrigue des jardins familiaux.

Végétation[modifier | modifier le code]

Le terrain calcaire de la commune est de nature assez sec, hormis la vallée elle-même de la Touvre. Au sud de la commune on peut trouver le bois de Bassac (du nom de la ferme éponyme en limite avec Garat), et la bordure des bois d'Antournac et des Brandes de Soyaux à l'ouest. Chênes, genévriers, érables champêtres et de Montpellier, pins noirs et sylvestres occupent cette garrigue, principalement entre Bussac et Entreroche. A l'extrême sud, lorsque le calcaire cède la place à l'argile, on peut trouver châtaigniers et pins maritimes.

À l'ouest de la commune non loin de L'Isle-d'Espagnac se trouvent aussi quelques bois, comme le Bois des Geais, le Bois de Mativo, et la Garenne de Maumont.

Climat[modifier | modifier le code]

Comme une grande partie du département de la Charente, le climat est océanique aquitain, et la station météorologique de référence est celle de Cognac.

Données climatiques
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2 2,8 3,8 6,2 9,4 12,4 14,4 14 12,1 8,9 4,7 2,6 7,8
Température moyenne (°C) 5,4 6,7 8,5 11,1 14,4 17,8 20,2 19,7 17,6 13,7 8,6 5,9 12,5
Température maximale moyenne (°C) 8,7 10,5 13,1 15,9 19,5 23,1 26,1 25,4 23,1 18,5 12,4 9,2 17,7
Ensoleillement (h) 80 103,9 153,3 184,5 204,9 239,6 276,4 248,3 199,4 159 96,8 78,8 2 024,9
Précipitations (mm) 80,4 67,3 65,9 68,3 71,6 46,6 45,1 50,2 59,2 68,6 79,8 80 783,6
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Cognac de 1961 à 1990[5].
Article connexe : Climat de la Charente.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village est attesté sous la forme Magnacum en 852[6],[7].

Les formes anciennes sont semblables à celles des autres Magnac, Magny et Magnat[8].

Formation toponymique gallo-romane *MAGNIACU, composée des éléments *-ACU, suffixe d'origine gauloise marquant le lieu, puis caractéristique de la propriété (souvent latinisé en -acum, dans les documents médiévaux). Le premier élément est le nom d'un personnage romanisé Magnius.

Remarque : dans certains cas, Magnius peut recouvrir le mot gaulois Magunu-, utilisé également comme anthroponyme[9]

Histoire[modifier | modifier le code]

Gare de Magnac-Touvre[modifier | modifier le code]

Avec l'arrivée du chemin de fer en 1875, la ligne d'Angoulême à Limoges traverse la commune en longeant la Touvre. La gare de Magnac est en limite avec la commune de Touvre et elle porte le nom de Magnac-Touvre, qui sera aussi en 1894 la bifurcation d'une voie ferrée vers Périgueux par La Rochebeaucourt et Ribérac. Cette même gare sera aussi desservie par le chemin de fer à voie métrique des Chemins de fer économiques des Charentes dit le petit Mairat d'Angoulême à Montbron et Roumazières, entré en fonction en 1912, et qui passait dans la commune à Longiesse et Maumont. Ces deux dernières voies ferrées seront progressivement abandonnées vers 1950. La gare ne sera plus desservie du tout par la ligne de Limoges à partir des années 1980[réf. nécessaire]. Seule la gare de Ruelle assure encore le trafic voyageurs.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De sinople au cygne d'argent colleté d'une couronne d'or[10].

Ce sont les armoiries de la famille Des Ages.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
depuis 2001 en cours Bernard Contamine PS Retraité de la DCN
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 056 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
647 594 529 602 602 932 979 1 058 1 004
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 037 1 005 1 177 1 187 1 553 1 592 1 619 1 830 1 830
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 820 1 801 1 597 1 612 1 682 1 871 1 857 1 921 2 170
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011 -
2 393 2 645 2 842 2 843 2 828 2 987 3 032 3 056 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[12].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Magnac-sur-Touvre en 2007 en pourcentage[13].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
0,9 
9,0 
75 à 89 ans
12,3 
15,3 
60 à 74 ans
18,1 
22,2 
45 à 59 ans
21,8 
19,1 
30 à 44 ans
18,9 
16,3 
15 à 29 ans
14,2 
17,7 
0 à 14 ans
13,9 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[14].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Industrie[modifier | modifier le code]

Magnac a longtemps été une ville industrielle grâce à la Touvre et au chemin de fer. Les deux principales papeteries étaient celle de Veuze et de Maumont.

En 1828 c'est dans la papeterie de Veuze qu'a été installée la première machine à papier en continu de France.

Article connexe : Papeterie en Angoumois.

Le quartier de Relette étaient principalement habité par des ouvriers de la fonderie de Ruelle[15].

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Magnac possède trois écoles publiques : la principale est l'école élémentaire Marie-Curie, elle est située dans le bourg et comporte cinq classes ; la seconde se trouve dans le quartier de Relette à la limite de la commune de Ruelle et possède deux classes élémentaires ; enfin, l'école maternelle des Cygnes, rue Jules-Ferry, comporte quatre classes.

Le secteur du collège est Soyaux[16].

Vie locale[modifier | modifier le code]

Le piron (jars, en charentais) est l'emblème de Magnac, et il était de toutes les festivités. C'est aujourd'hui le nom de la revue municipale, qui existe depuis 1989 et a dépassé la 100e édition en 2009[17].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église paroissiale Saint-Cybard est romane et date du XIIe siècle. Elle est située près de la Touvre, à côté du pont, et le site est mis en valeur par un lavoir typique. Son architecture est remarquable. Elle a la forme d'une croix grecque, avec la particularité que la coupole qui porte le clocher n'est pas au centre de l'édifice. Le clocher a deux étages[15]. Elle est classée monument historique depuis 1907[18].
L'église Saint-Cybard
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Le logis de Maumont vu des sources de la Touvre
  • Le logis de Maumont est situé à côté de la papeterie de Maumont. Il date du XVIe siècle mais a été remanié au XIXe siècle. Il a appartenu successivement aux La Rochefoucauld (François, seigneur de Bayers, en 1603), puis en 1608 à Raymond de Forgue, seigneur de la Rochandry, puis quelques années plus tard à la famille Fé qui le gardera jusqu'au XIXe siècle[15].
  • Le logis de Bussac date du XVe siècle[7].

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Le GR 4 de Royan à Grasse et le GR 36 de la Manche aux Pyrénées sont confondus en un sentier commun qui contourne Angoulême par le sud et qui traverse la commune.

Films et séries tournés dans la commune[modifier | modifier le code]

Tournage de la série "Père et Maire" diffusée sur TF1.

Un épisode de la série "L'instit" nommé Adrien fut tourné dans l'école Marie Curie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Carte IGN sous Géoportail
  2. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  3. Carte du BRGM sous Géoportail
  4. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille d'Angoulême », sur Infoterre,‎ 1973 (consulté le 17 novembre 2011)
  5. « Cognac, Charente(16), 30m - [1961-1990] », sur infoclimat.fr (consulté le 1er janvier 2013)
  6. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, librairie Guénégaud, Paris, 1989, (ISBN 2-85023-076-6), p. 422.
  7. a et b Catillus Carol, « Magnac-sur-Touvre »,‎ 2000 (consulté le 7 juillet 2012)
  8. A. Dauzat et Ch. Rostaing, op. cit.
  9. Toponymie générale de la France, Volume 1, Ernest Nègre, p. 200.
  10. Armoiries de Magnac-sur-Touvre
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  13. « Evolution et structure de la population à Magnac-sur-Touvre en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 28 juillet 2010)
  14. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 28 juillet 2010)
  15. a, b et c Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf,‎ 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 225
  16. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 7 juillet 2012)
  17. Site de la commune
  18. « L'église Saint-Cybard », base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]