Grassac

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Grassac
Entrée du village par la D 109
Entrée du village par la D 109
Blason de Grassac
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Arrondissement Angoulême
Canton Montbron
Intercommunalité Communauté de communes Seuil Charente-Périgord
Maire
Mandat
Sylvie Bernard
2014-2020
Code postal 16380
Code commune 16158
Démographie
Population
municipale
298 hab. (2011)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 35′ 12″ N 0° 24′ 13″ E / 45.5867, 0.403645° 35′ 12″ Nord 0° 24′ 13″ Est / 45.5867, 0.4036  
Altitude Min. 107 m – Max. 227 m
Superficie 28,23 km2
Localisation

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Grassac

Grassac est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Poitou-Charentes).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Grassac est une commune rurale du pays d'Horte et Tardoire située à 20 km au sud-est d'Angoulême, qui est la grande ville la plus proche.

Grassac est aussi à 4 km au sud-ouest de Marthon, 11 km à l'est de Dignac, 12 km au sud-ouest de Montbron, chef-lieu de son canton, 15 km au nord-est de Villebois-Lavalette, 21 km au nord-ouest de Nontron[1].

Le bourg est situé au carrefour de la D 16, la route principale, qui va de Confolens à Montmoreau et qui passe par Montbron, Marthon et Villebois-Lavalette, la D 109 qui va vers Saint-Germain-de-Montbron au nord et Charras au sud, et la D 34 qui monte dans la forêt d'Horte et va vers Dignac et Angoulême. La commune est aussi traversée à l'ouest par la D 25 qui va d'Angoulême à Combiers[2].

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune ne compte que quelques hameaux, comme Doumerac et le Maine Épauty au sud-est, l'Hermite à l'ouest, chez Durand près du bourg, la Cibardie en lisière de forêt au nord du bourg, etc[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Grassac
Vouzan Saint-Germain-de-Montbron Marthon
Sers Grassac Feuillade
Rougnac Charras

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La forêt d'Horte à Grassac sur la D.34

La commune de Grassac pour sa moitié sud-ouest est située sur un plateau calcaire crétacé (Cénomanien), formant cuesta au-dessus de la partie jurassique (Bajocien et Callovien) au nord-est. Ce plateau est couvert par des terrains tertiaires d'origine détritique (galets, sable) et par la forêt d'Horte[3],[4],[5]. C'est cette même cuesta qu'on longe jusqu'à Charras par la D 109 et qui passe par la Bréchinie et Doumérat, et qui ménage de beaux points de vue.

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le bourg est situé sur le flanc de la cuesta et est à 180 m d'altitude. Le point culminant de la commune, 227 m d'altitude, est dans la forêt, le long de la D 34 à 700 m à l'ouest du bourg et il est un point géodésique. Le point le plus bas, 107 m d'altitude, est au nord-est, aux Guillemies, où il y a d'ailleurs une fosse due à la nature karstique de la roche[6].

Grassac est située à proximité du parc naturel régional Périgord Limousin[7].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Sur la commune de Grassac naît la Manore, affluent de la Lizonne et sous-affluent de la Dronne.

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Article connexe : Climat de la Charente.

Dialectes[modifier | modifier le code]

La commune est dans la partie occitane de la Charente, et le patois est limousin[8].

Article connexe : Langues de la Charente.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1801, la commune s'appelait Grassat.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules à la tour d’or, à la mer cousue d’azur.
Commentaires : Blason de Grassac.

Administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Grassac
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1995 2008 Guy Charron    
2008 2014 Jean-Pierre Claeys SE Agriculteur
2014 en cours Sylvie Bernard SE Assistante maternelle

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 298 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
684 696 706 700 786 710 740 789 749
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
690 688 627 620 597 587 544 502 478
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
464 483 432 444 407 415 372 305 274
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2011
280 268 263 285 274 268 265 295 298
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Grassac en 2007 en pourcentage[11].
Hommes Classe d’âge Femmes
1,4 
90  ans ou +
1,4 
8,8 
75 à 89 ans
8,1 
14,2 
60 à 74 ans
19,6 
26,4 
45 à 59 ans
22,2 
23,0 
30 à 44 ans
19,6 
10,8 
15 à 29 ans
13,5 
15,5 
0 à 14 ans
15,6 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[12].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Les principales activités sur la commune sont relatives à la culture et à la production animale.

Appellations d'origine contrôlée[modifier | modifier le code]

Comme une grande partie du département, la commune de Grassac est située sur le territoire des appellations d'origine contrôlée (AOC) pour le beurre Charentes-Poitou, le pineau des Charentes blanc, rosé et rouge, les eaux-de-vie cognac Bois ordinaires ou Bois à terroirs, le cognac Bons Bois, et l'Esprit de Cognac[13].

Indications géographiques protégées[modifier | modifier le code]

Grassac se trouve aussi dans le périmètre des indications géographiques protégées (IGP) pour le veau du Limousin, l'agneau de Poitou-Charentes, le porc du Limousin, le jambon de Bayonne, ainsi que les vins de pays charentais blanc, rosé et rouge[13].

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école est un regroupement pédagogique intercommunal entre Charras, Grassac et Rougnac. Rougnac accueille l'école primaire, et Charras et Grassac les écoles élémentaires. L'école comporte une classe unique. Le secteur du collège est Montbron[14].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale Saint-Jean-Baptiste, romane du XIIe siècle, remaniée aux XVe et XVIe siècles. Massive, au clocher carré, l'église a une double nef comme certaines églises des environs (Combiers, Gardes, Édon) et elle était un des 13 archiprêtrés de l'Angoumois[15]. Elle est inscrite aux monuments historiques pour ses façades et sa toiture depuis le 7 juin 1993[16]. Elle appartient à la commune.
Église de Grassac
  • Église orthodoxe de Doumerac. Il s'agit en fait du monastère orthodoxe Notre-Dame-de-Chersonèse, dir aussi de Korssoun, qui est un monastère féminin sous la juridiction du diocèse orthodoxe russe de Chersonèse[17]. L'église pour le culte public est à 9 km, à Puyloubard, dans la commune de Beaussac (Dordogne)[18]. Une exposition-vente, organisée par cinq religieuses du monastère orthodoxe de Doumérac, a eu lieu l'hiver dernier avec notamment des icônes, des tableaux, des œufs en bois peints, des boîtes décorées et de savoureuses confitures de pêche, sureau et prune. Cette vente permet d'entretenir le monastère qui ne reçoit pas d'aide de la Russie. Cette communauté a été fondée il y a une vingtaine d'années par le père Archimandrite Barsanuphe. Doumérac compte une cinquantaine de fidèles venant de toute la région. De leur côté, les sœurs se rendent une fois par mois en Auvergne pour une liturgie[19].
  • Château de la Bréchinie. Il a a été construit au XVIIIe siècle. L'enceinte, l'enclos, la chapelle, le pigeonnier et la tour sont protégés. Inscription aux monuments historiques depuis le 31 décembre 1993[20]. C'est une propriété privée.
  • Château d'Horte. Il est situé à 1 km au nord-ouest du bourg. Modeste et en partie ruiné, il a donné son nom à la forêt, à moins que ce soit la ferme Horte située à son pied non loin du bourg.
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Lieux à proximité[modifier | modifier le code]

* La grotte de Barouty, à environ 10 km, sur la commune de Pranzac.

* La forêt d’ Horte, à 2,5 km.

* La forêt de la Roche Beaucourt, à 6 km

* Le château Sainte-Catherine, à environ 10 km, sur la commune de Montbron.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  2. a et b Carte IGN sous Géoportail
  3. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Montbron », sur Infoterre,‎ 1986 (consulté le 12 novembre 2011)
  6. http://www.cartesfrance.fr/carte-france-ville/16158_Grassac.html
  7. http://www.annuaire-mairie.fr/mairie-grassac.html
  8. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris),‎ 1844, 334 p. (lire en ligne), p. 55
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  11. « Evolution et structure de la population à Grassac en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  12. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  13. a et b IGP/AOC par commune sur le site de l'INAO, consulté le 29 novembre 2013.
  14. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 28 juin 2012)
  15. Vigier de la Pile, Histoire de l'Angoumois, Paris, Derache (1846, Laffite reprint 2002),‎ 1760, 160 p. (ISBN 2-86276-384-5, lire en ligne), p. 5
  16. « Église de Grassac », base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. Monastère ND de Chersonèse sur orthodoxwiki
  18. Diocèse de Chersonèse, patriarcat de Moscou, « Église orthodoxe russe en France », WMaker (consulté le 29 octobre 2009)
  19. http://www.charentelibre.fr/2012/12/24/une-expo-tres-orthodoxe,1131428.php
  20. « Logis de la Bréchinie », base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]