Manuel Preciado

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Preciado.
Manolo Preciado
Manuel Preciado.jpg
Biographie
Nom Manuel Preciado Rebolledo
Nationalité Drapeau : Espagne Espagne
Naissance 28 août 1957
Lieu El Astillero (Cantabrie, Espagne)
Décès 6 juin 2012 (à 54 ans)
Lieu Valence (Communauté valencienne, Espagne)
Période pro. 1977-1992
Poste Défenseur puis Entraîneur
Parcours junior
Saisons Club
? Drapeau : Espagne Racing Santander
Parcours professionnel 1
Saisons Club M. (B.)
1977-1982 Drapeau : Espagne Racing Santander 59 (1)
1982-1984 Drapeau : Espagne Linares CF 68 (0)
1984-1985 Drapeau : Espagne RCD Majorque 13 (0)
1985-1986 Drapeau : Espagne Deportivo Alavés 41 (0)
1986-1987 Drapeau : Espagne CD Ourense
1987-1992 Drapeau : Espagne Torrelavega
Équipes entraînées
Années Équipe Stats
1995-1996 Drapeau : Espagne Torrelavega 38
1996-1997 Drapeau : Espagne Racing Santander B 38
2000-2000 Drapeau : Espagne Torrelavega 0
2000-2002 Drapeau : Espagne Racing Santander B 52
2002-2003 Drapeau : Espagne Racing Santander 19 (6v,2n,11d)
2003-2004 Drapeau : Espagne Levante UD 46 (25v,13n,8d)
2004-2004 Drapeau : Espagne Real Murcie 14 (2v,3n,9d)
2005-2006 Drapeau : Espagne Racing Santander 35 (7v,13n,15d)
2006-2012 Drapeau : Espagne Sporting Gijón 232 (79v,55n,98d)
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
Dernière mise à jour : 6 juin 2012

Manuel Manolo Preciado Rebolledo né le 28 août 1957 à El Astillero (Cantabrie, Espagne) et mort le 6 juin 2012 à Valence (Espagne), est un ancien footballeur et entraîneur espagnol. Après sa retraite de joueur, il occupe la fonction d'entraîneur de football dans plusieurs clubs espagnols. Il a connu cinq promotions en division supérieure dans sa carrière d'entraîneur[1].

Carrière[modifier | modifier le code]

Carrière de joueur[modifier | modifier le code]

Il est formé au Racing Santander, et débute dans l'équipe première, en première division lors de la saison 1977-1978. Il devient un titulaire indiscutable la saison suivante qui se termine par une relégation en seconde division. Après deux saisons en deuxième division, le club remonte et il dispute une dernière saison avec le Racing. Il arrive au Linares CF, où il passe deux saisons en deuxième division. La deuxième saison se terminant par une relégation en troisième division. Il continue sa carrière la saison suivante à Majorque toujours en deuxième division. Après une saison au CD Ourense, il finit sa carrière durant cinq ans à Torrelavega entre les troisième et quatrième division espagnoles.

Carrière d'entraîneur[modifier | modifier le code]

Il commence sa carrière d'entraîneur, lors de la saison 1995-1996, dans le club de Torrelavega, où il a terminé sa carrière de joueur[2]. Le club retombé en quatrième division, remonte en troisième division[3]. La saison suivante, avec la réserve du Racing Santander, il obtient une deuxième promotion consécutive en troisième division[4] . Pour la deuxième fois d'affilée, il ne reste pas dans le club qu'il vient de faire monter. Il revient trois ans après, diriger la réserve de Santander pour les 14 derniers matchs de la saison 2000-2001. Il n'empêche pas la descente du club en quatrième division qui remonte sous ses ordres dès la saison suivante[4].

Après avoir dirigé durant 3 saisons (en deux fois) la réserve de Santander, il est nommé entraîneur de l'équipe fanion qui évolue en première division, au début de la saison 2002-2003, mais il ne termine pas la saison, puisqu'il démissionne le 20 janvier. En effet, suite au rachat du club par Dmitry Pietrman (en), ce dernier prétend qu'il va entraîner l'équipe, Preciado démissionne donc[5]. Il rebondit la saison suivante, en deuxième division à Levante. La saison s'achève par l'accession à la première division, avec le titre de champion qui est son premier titre en tant qu'entraîneur [6]. Il ne continue pas à Levante[7] et reste en deuxième division la saison suivante, en prenant les rênes du Real Murcie, mais il est licencié au bout de 13 matchs, le 23 novembre[8].

Lors de la saison 2005-2006, il revient au Racing Santander et démissionne à la 34e journée, le 25 avril 2006, car il s'estime « être un obstacle »[9] alors que le club compte un point d'avance sur la zone de relégation. Le club se maintiendra finalement avec un point d'avance sur le Deportivo Alavès.

Il est nommé entraîneur du Real Sporting de Gijón en 2006[10]. Le club évolue alors en deuxième division. Lors de sa deuxième saison au club, Gijón finit à la troisième place et obtient sa promotion à l'étage supérieur[11]. Lors des saisons 2008-2009 et 2009-2010, le club finit respectivement 14 et 15e et assure à chaque fois son maintien en première division.

Une polémique se déclare en novembre 2010, entre Preciado et José Mourinho, entraîneur du Real Madrid, avant le match opposant leur équipes respectives, puisque ce dernier l'accuse d'avoir aligné une équipe bis lors du déplacement, le 22 septembre de Gijón sur le terrain du FC Barcelone[12],[13]. Preciado accuse alors Mourinho de "mauvais collègue" et de "canaille". Le Real Madrid s'imposera 1-0. Lors du match retour, l'entraîneur espagnol met un terme au record impressionnant de Mourinho (neuf ans sans défaite à domicile en championnat) en battant ce dernier 1-0 au Bernabéu[14]. Entre-temps, le 13 mars 2011, il atteint le nombre de 200 matchs comme entraîneur du Sporting comme José Manuel Díaz Novoa (es) et Vicente Miera avant lui[15]. Le 31 janvier 2012, après une moitié de saison difficile (le club est 19e avec 3 points de retard sur le premier non-relégable), il est limogé [16]. Preciado a donc dirigé 232 matchs du Sporting durant ces cinq ans et demi au club. Seul José Manuel Díaz Novoa (282 matchs) aura dirigé plus de matchs que lui au club[17].

Le 6 juin 2012, Manolo Preciado devient l'entraîneur de Villarreal CF qui joue la saison 2012-2013 en deuxième division après avoir été relégué la saison précédente[18]. Cependant, il décède quelques heures plus tard d'une crise cardiaque[19], alors que sa présentation officielle devait avoir lieu lors d'une conférence de presse le 8 juin[20].

Statistiques[modifier | modifier le code]

Joueur[modifier | modifier le code]

Club Pays Division Saison Matchs Buts
Racing Santander Drapeau de l'Espagne Espagne Division 1 1977-1978 1 0
1978-1979 32 0
Division 2 1979-1980
1980-1981
Division 1 1981-1982 26 1
Linares CF Division 2 1982-1983 33 0
1983-1984 35 0
RCD Majorque 1984-1985 13 0
Deportivo Alavés Division 3 1985-1986 41 0
CD Ourense 1986-1987
Torrelavega 1987-1988
Division 4 1988-1989
1989-1990
Division 3 1990-1991
1991-1992

Entraîneur[modifier | modifier le code]

Club Pays Division Saison Matchs dirigés Bilan fin de saison
Torrelavega Drapeau de l'Espagne Espagne Division 4 1995-1996 38 Montée en Division 3
Racing Santander B 1996-1997 38 Montée en Division 3
Torrelavega Division 3 2000-2001 0 Ne commence pas la saison
Racing Santander B 2000-2001 14 Arrivée en cours de saison, journées 25 à 38
Descente en Division 4
Division 4 2001-2002 38 Montée en Division 3
Racing Santander Division 1 2002-2003 18+1 1 Licencié après la 18e journée
Levante UD Division 2 2003-2004 42+4 Titre et accession en Division 1
Real Murcie 2004-2005 13+1 Licencié après la 13e journée
Racing Santander Division 1 2005-2006 34+1 Démission après la 34e journée
Sporting Gijón Division 2 2006-2007 42+1 13e
2007-2008 42+1 Montée en Division 1
Division 1 2008-2009 38+6 14e
2009-2010 38+2 15e
2010-2011 38+2 10e
2011-2012 20+2 Licencié après la 21e journée
  • Note 1 : Les chiffres après les +, correspondent au nombre de matchs effectués en Coupe du roi

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Il a commencé des études de médecine qu'il n'a jamais terminé[21]. En 2004, sa femme meurt d'un cancer et un de ses deux fils se tue lors d'un accident de moto[9].

Palmarès[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (es) « Preciado, el entrenador de los cinco ascensos », sur marca.com,‎ 7 juin 2012
  2. (es) « Plantillas campeonas de la Tercera cántabra desde la temporada 1986-87 a la 2005-06 », sur eldiariomontanes.es (consulté le 4 avril 2011)
  3. (es) « Cronología de la Gimnástica de Torrelavega », sur http://rsgimnasticatorrelavega.es (consulté le 4 avril 2011)
  4. a et b (es) « Historia del Real Racing "B" », sur lafutbolteca.com/ (consulté le 4 avril 2011)
  5. (es) « Ningún entrenador sobrevive dos años en el Racing desde su retorno a Primera », sur www.terra.es,‎ 8 février 2011
  6. (es) « Preciado se confirma como un especialista en ascensos », sur elmundo.es,‎ 5 juin 2004
  7. (es) « Preciado: Supe que no seguiría el día del ascenso », sur http://www-org.as.com/,‎ 19 juin 2004 (consulté le 4 avril 2011)
  8. (es) « Manolo Preciado, destituido como entrenador », sur as.com,‎ 23 novembre 2004 (consulté le 4 avril 2011)
  9. a et b (fr) Thibaud Leplat, « Preciado, une star est née », sur sofoot.com,‎ 16 novembre 2010
  10. (es) Eduardo Alonso, « Manuel Preciado, nuevo entrenador del Sporting », sur elcomerciodigital.com (consulté le 4 avril de 2011)
  11. (es) « El Sporting le brindó el ascenso a Quini diez años después »,‎ 15 juin 2008 (consulté le 4 avril 2011)
  12. (fr) Vincent Bregevin, « "Si le Barça reçoit des cadeaux..." », sur eurosport.fr,‎ 25 septembre 2010
  13. (en) « Manolo Preciado earns the plaudits, but Real Madrid take the points », sur guardian.co.uk, The Guardian,‎ 15 novembre 2010
  14. (es) « Preciado rompe el récord de Mourinho », sur elmundo.es,‎ 2 avril 2011
  15. (es) Jesús Ramón Fernández, « Preciado cumple 200 partidos con el Sporting », sur goal.com/es,‎ 17 mars 2011 (consulté le 4 avril 2011)
  16. (es) « Preciado, destituido », sur http://www.elcomercio.es/,‎ 31 janvier 2012
  17. (es) « Los números cantan », sur lne.es,‎ 1er février 2012
  18. « Preciado nouveau coachPreciado nouveau coach », sur lequipe.fr,‎ 6 juin 2012
  19. (es) « Fallece Manolo Preciado », sur http://www.marca.com,‎ 7 juin 2012
  20. (es) « Preciado ya es el nuevo técnico del Villarreal », sur marca.com,‎ 6 juin 2012
  21. (es) « Manolo Preciado, el hombre que dio esquinazo a la medicina », sur diariodenavarra.es/,‎ 28 février 2010

Annexes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]