Ian Curtis

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Ian Curtis

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Portrait de Ian Curtis par Pappi (2008).

Informations générales
Nom de naissance Ian Kevin Curtis
Naissance 15 juillet 1956
Stretford, Royaume-Uni
Décès 18 mai 1980 (à 23 ans)
Macclesfield, Royaume-Uni
Activité principale Chanteur, musicien
Genre musical Post-punk, cold-wave, new wave, rock indépendant
Instruments Guitare, clavier, mélodica
Années actives 1976-1980
Labels Factory Records

Ian Curtis, né le 15 juillet 1956 à Stretford dans la banlieue de Manchester et mort le 18 mai 1980 à Macclesfield, était le chanteur et occasionnellement guitariste du groupe de post-punk Joy Division de 1977 à 1980. Le groupe gagnant en popularité, Ian Curtis souffrit de sa célébrité naissante qui s'accordait mal avec sa vie privée : son couple en pâtit et l'épilepsie diagnostiquée devint de plus en plus handicapante. Il mit fin à ses jours la veille du départ du groupe pour sa première tournée en Amérique du Nord.

Enfance et jeunesse[modifier | modifier le code]

Ian Kevin Curtis naît le 15 juillet 1956 à Stretford dans la banlieue de Manchester[1], au Memorial Hospital. Il grandit à Hurdsfield, à la périphérie de Macclesfield, ville où il vivra la majeure partie de sa vie. Il fait preuve dès son plus jeune âge d'un certain talent poétique et il entre à 11 ans à la King's School. Il ne s'investit cependant pas dans ses études, et quitte l'école après son brevet élémentaire. À 15 ans, il fait une overdose des médicaments que lui et ses amis ont, à cette époque, l'habitude de consommer. Quelque temps après, ses parents et lui déménagent, il arrête alors la consommation de drogue. Déjà sa personnalité apparaît ambiguë : il peut se montrer poli et réservé, mais il est également capable de crises de rage et de violence physique. Passionné d'art, de littérature mais avant tout de musique, il grandit en écoutant The Who, le Velvet Underground, les Stooges, Can, Neu!. Il est surtout sensible aux artistes glam rocks et romantiques : David Bowie, Iggy Pop, Lou Reed, et encore plus aux artistes morts jeunes, dans la pleine force de leur talent : Jim Morrison, Janis Joplin, James Dean... Il travaille quelque temps dans un magasin de disques par amour de la musique. Il travaille également dans la fonction publique à Manchester, et plus tard, à Macclesfield. Le samedi 23 août 1975, Ian Curtis épouse Deborah Woodruff et, en 1977, il devient le chanteur du groupe post-punk et cold wave Joy Division.

Le déclic[modifier | modifier le code]

Dès son adolescence, sous l'influence de ses héros, Ian Curtis passionné de musique s'imagine facilement faire partie d'un groupe. C'est alors l'âge d'or des groupes de la mouvance punk dont la scène est en pleine effervescence. Lors d'un concert des Sex Pistols, le 20 juillet 1976 (il avait raté leur précédente date), il fait la rencontre décisive de Bernard Sumner, de Peter Hook et de Terry Mason. Sumner et Hook lui font part de leur tentative de former un groupe auquel il manque un chanteur. Quelques jours après ce concert, une annonce de Summer et Hook paraît : Ian Curtis y répond, il est immédiatement accepté, sans même avoir été auditionné. Stiff Kittens, le groupe initial, fondé en 1976, était composé de Bernard (ou Bernay) (guitare), de Peter (basse) et de Terry (batterie). À l'arrivée de Ian Curtis, la formation évolue rapidement : Terry Mason devient manager du groupe puis est remplacé par Rob Gretton, plus professionnel. Cette formation ne donnera cependant aucun concert et ne pressera aucun titre. Stephen Morris rejoint alors le groupe à la batterie et le groupe est rebaptisé Warsaw avant son premier concert, puis enfin Joy Division pour la sortie du 1er album.

1975[modifier | modifier le code]

A 19 ans tout juste, deux ans après avoir fait sa connaissance, Ian Curtis épouse Deborah Curtis (née Deborah Woodruff), le 23 août à Henbury. Il travaille un peu dans un magasin de disques, afin de se rapprocher de sa passion pour la musique.

1976[modifier | modifier le code]

Lors d'un concert local des Sex Pistols du genre intimiste, Ian fait la connaissance des membres fondateurs d'un groupe en gestation, qui deviendra plus tard Joy Division. Il les avait déjà aperçus lors de concerts passés. Sumner, Hook et Terry Mason avaient mis une annonce au magasin Virgin de Manchester pour trouver un chanteur. Puisqu'ils en recherchent un, Ian se propose : il est pris sans même auditionner.

1977[modifier | modifier le code]

Ian Curtis alterne son travail dans la fonction publique (à Manchester et à Macclesfield) et les répétitions, puis les concerts (dès la fin mai) et les enregistrements (en janvier avec l'EP An Ideal For Living, en juillet et en décembre). Il se met à écrire de nouveaux titres.

1978[modifier | modifier le code]

Ian peaufine ses textes, travaille ses chansons. 14 avril : avec un culot provocateur, Ian Curtis ose aborder Tony Wilson, le directeur de la chaîne locale Granada Television, pour lui exprimer son dégoût que son groupe ne soit pas choisi pour passer dans une de ses émissions : il lui donne un papier où il a écrit "Joy Division, you cunt" ( "Joy Division, connard" ). Wilson aquiesce. Si Joy Division réussit à émerger un peu de la scène locale, ce n'est pas seulement par leur talent mais surtout grâce aux efforts et à la passion de son producteur, Martin Hannett, au soutien sans faille de son manager, Rob Gretton et grâce aussi à l'engagement fidèle de Tony Wilson. Celui-ci fonde, avec Rob Gretton et Alan Erasmus, une toute nouvelle maison de disques, Factory Records Ltd, qui signe avec Joy Division en septembre. Dès l'automne, si les concerts s'enchaînent ils ne rapportent pas encore beaucoup d'argent. Le groupe fait en tous cas une très bonne prestation à la Factory de Manchester, le 20 octobre. À la fin de l'année, Ian va subir ses premières «crises», que les diagnostics révèlent être des manifestations aiguës d'épilepsie.

1979[modifier | modifier le code]

1979 est une année où tout va très vite. Pour contrer ses crises, Ian est astreint à un lourd traitement à base de barbituriques, et des doses puissantes de sédatifs. Il en résulte une souffrance dans l'effort, qu'il se plaît parfois à exagérer, même sur scène. Pourtant, la dépression s'installe. Les effets secondaires des médicaments ne l'apaise pas, bien au contraire. Les premiers mois sont des mois de forte créativité, avec l'apparition de titres comme Transmission, She's Lost Control et Shadowplay. 4 mars : Joy Division joue en première partie de The Cure à Londres, tout comme le 16 juin à Canterbury.

16 avril : Natalie, fille de Deborah et de Ian Curtis, naît à Manchester. Bien que lui témoignant de l'amour, Ian semble presque indifférent au bébé, il perd la sensation immédiate des choses. Dans la chanson Disorder, il écrit : I got the spirit, but lose the feeling. Joy Division poursuit les concerts, compose et enregistre en avril son véritable premier album Unknown Pleasures, ainsi que des sessions pour radios: pour le DJ John Peel de la BBC Radio, en janvier et novembre, pour Picadilly Radio en juin et Rock On en septembre.

15 septembre : Après une deuxième télé et un concert à Londres qui marche enfin très bien, le groupe passe sur la BBC2 dans l'émission Something Else: il y joue Transmission et She's Lost Control. La danse frénétique de Ian Curtis, la musique hypnotique du groupe font forte impression. Une tournée européenne est envisagée. Cependant, fatigué par les prises de médicaments qu'on lui prescrit (qui lui permettent pourtant de contrôler ses crises), épuisé par les concerts, Ian Curtis devra finalement se résoudre à quitter son travail à la fonction publique. Aussi, à cause de leurs effets secondaires néfastes, Ian ne prend plus régulièrement ses pilules. Pour aggraver le tout, Ian prend l'habitude de boire de l'alcool avant ses performances de scène, ce qui aggrave l'effet nocif des médicaments.

28 septembre : Avant l'une de ses prestations scéniques, Ian subit une crise d'épilepsie mais il peut monter sur scène. À la fin de l'année, il connaît de nouvelles crises, douloureuses, dont une en voiture, qui le mène à l'hôpital.

Du 2 octobre au 10 novembre: Joy Division participe à la grande tournée des Buzzcocks à travers le Royaume-Uni, sauf pendant quelques jours mi-octobre (crochet par Bruxelles) et le 26 octobre (crochet par Londres). Le groupe profite aussi des pauses pour enregistrer quelques titres.

9 et 10 novembre : lors d'un des derniers concerts avec les Buzzcocks à Londres au Rainbow Theatre, dans le cadre d'un accord d'interview, Ian Curtis fait la rencontre d'Annik Honoré, une journaliste belge à temps partiel, qui travaille aussi à l'Ambassade de Belgique[2]. Une relation intime s'installe entre eux.

1980[modifier | modifier le code]

janvier : Ian Curtis a passé plusieurs semaines en concert sur le continent et tente de réintégrer un peu sa place dans sa famille. Difficilement. D'une part, sa rencontre avec Annik Honoré est venue chambouler sa vie. Ian le sait, cette nouvelle relation amoureuse risque de compromettre sérieusement l'avenir de son couple, alors même que les bases de ce dernier s'effritent, du fait de ces longues absences répétées. D'autre part, Ian souffre d'une dépression de fond et il lui semble que les gens lui échappent. Depuis 9 mois, Ian est papa d'une petite fille, Natalie mais, bien qu'éprouvant de l'affection pour elle, il n'arrive pas à manifester ses sentiments. Plongé dans un dilemme angoissant, tiraillé entre passé et avenir, entre désir nouveau et piété fidèle, Ian se sent déchiré : c'est ce qu'exprime d'ailleurs la chanson Love Will Tear us apart, enregistrée début mars au cours de deux sessions. Si Ian et Annik s'aiment, leur joie de vivre reste fragile. Loin de tout, Ian peut oublier ses démons. Les retours sont pénibles : la relation avec Deborah s'étiole. De plus en plus, Ian s'enfonce dans un état dépressif. Avec sa personnalité explosive, il se laisse gagner par le tragique. De plus, avec la nouvelle gloire du groupe, tout se complique et il craint l'avenir. Un voile noir masque son futur. Ian fuit la réalité des problèmes plutôt que les affronter. De plus en plus distant, éloigné (et pourtant aimant), il assiste à la lente désintégration de son mariage et culpabilise. Ce sont surtout les pilules qu'il prend pour se soigner qui lui causent le plus grand tort : sa médication a tout simplement tendance à intensifier sa dépression, et ce jusqu'à sa mort. Pour autant, Ian joue avec sa santé et se laisse aller. Après avoir vidé une bouteille d'alcool, il tente une première fois de se suicider, en se coupant les veines. Les médecins préconisent du repos, meilleur remède contre l'épilepsie, mais le succès accumule encore la charge de travail.

4 avril 1980 : Après s'être arrêté pendant presque tout le mois de mars pour enregistrer une nouvelle sortie pour l'été (Closer), les concerts reprennent de plus belle. Joy Division joue en première partie des Stranglers au Rainbow Theatre, à Londres. Le stress, le manque de sommeil depuis deux jours et, surtout, la présence de plusieurs lampes stroboscopiques visant la scène -un gros facteur de risque-, tout se combine pour déclencher et intensifier une nouvelle crise d'épilepsie. Sur le dernier titre du concert, alors que Ian effectue sa fameuse «danse du papillon crevé», il ne s'arrête pas, s'emballe et recule, jusqu'à heurter la batterie : rapidement, on l'évacue. Le public n'y voit que du feu, croyant à un fait-exprès, alors même que Twiny et Dave Pills transportent Ian, encore en convulsions, en direction de la loge, où il se remet. Annik, qui le suit dans ses concerts se sent impuissante. Le groupe réussira ensuite à se rendre au Moonlight Club (West Hampstead) mais Ian devra être à nouveau secouru, cette fois en plein milieu du concert.

7 avril 1980 : Réalisant l'erreur qu'est son mariage, exténué par les concerts du groupe et par l'aggravation des suites de son épilepsie chronique, rattrapé par des pensées dévorantes à la No Future, Ian Curtis, désespéré, tente une nouvelle fois de s'auto-détruire en avalant un flacon de ses barbituriques (il s'agit de phénobarbital). Alertée, son épouse l'expédie à l'hôpital, où Ian subit un lavage d'estomac; il parvient à réchapper à l'«accident». Mais le 8 avril, au concert du lendemain à Bury, deux autres chanteurs choisis par Factory Records encadrent et "remplacent" le leader malade. La prestation de Ian est plus que médiocre : au bout de deux chansons, des fans, rageant d'avoir payé aussi cher pour un concert pareil, interrompent le spectacle en déclenchant une émeute, qui finit par le saccage de la salle. Le réconfort de Tony Wilson n'y fait rien. À ce moment-là, Ian songe profondément à tout arrêter. Il regrette les débuts, quand tout allait encore bien. Qui plus est, sa femme Deborah a l'intention d'engager une procédure de divorce. Il ne peut plus rester chez lui, allant et venant d'une maison d'ami à une autre. Les concerts de fin avril sont annulés.

2 mai 1980 : Le groupe fait sa dernière prestation à l'Université de Birmingham. Avec Ian, il interprète pour la première et la dernière fois le titre Ceremony, qui sera repris dans le répertoire de New Order. Digital sera la dernière chanson à être interprétée par Ian Curtis devant le public de Joy Division. En détresse, épuisé, Ian est loin d'être au mieux de sa performance cet ultime concert se révèlera être d'une grande médiocrité.

18 mai 1980 : après un coup de fil concernant le départ de lundi pour les Etats-Unis, Ian quitte l'appartement de ses parents pour aller voir Deborah — mais aussi le film Stroszek de Werner Herzog, qui passe ce soir-là. Ian tente une dernière fois une réconciliation, sans succès ; Deborah préfère rompre que continuer ainsi. Ian exige alors qu'elle quitte les lieux. Profondément mélancolique, après une nuit éprouvante et une nouvelle crise d'épilepsie, sentant la vie lui échapper, Ian Curtis décide d'en finir. Il se pend dans sa cuisine le dimanche au matin.

Le 23 mai 1980, le corps de Ian Curtis et certains de ses objets personnels sont incinérés au crématorium de Macclesfield.

Circonstances du suicide[modifier | modifier le code]

Le 17 mai 1980, Ian Curtis va rejoindre Debbie (Deborah) chez elle, au 77 Barton Street de Macclesfield. Il lui répète qu'il ne souhaite pas la fin de leur mariage, tout en ne pouvant se résoudre à se séparer d'Annik. Mais Deborah, jalouse, ne veut rien « partager » : elle refuse. Sur ce, Ian se braque et renvoie Deborah, qui va passer la nuit chez ses parents. Ian regarde à la télévision Stroszek de Werner Herzog, cinéaste qu'il admire. Ce film raconte le parcours d'un jeune musicien allemand paumé et alcoolique qui, parti vivre le rêve américain aux États-Unis, se retrouve abandonné par la femme qu'il aime et criblé de dettes ; il finit par se suicider après une lamentable tentative de hold-up. En situation de dépression, il écrit une dernière lettre à Deborah, qu'il place sur le rebord de la cheminée. La teneur exacte de cette soi-disant note de suicide n'a pas été révélée, mais elle ne comporte pas ses intentions de suicide, seulement le fait qu'il souhaiterait être mort. Ensuite, Ian se serait saisi d'une ou de plusieurs photos avec sa petite fille Natalie (juste un an), envers laquelle il se serait senti coupable, voire envers son épouse. Il se met à écouter, à plusieurs reprises, l'album 33 tours The Idiot d'Iggy Pop. Il aurait également eu une violente dernière crise d'épilepsie. L'aube pointant, ce dimanche 18 mai 1980[3], il va se pendre au plafond de la cuisine à l'aide de la corde et du crochet du séchoir à linge, qui étaient accessibles. De retour vers midi, Deborah le découvre avec horreur. Pour le groupe, atterré, qui devait partir pour les États-Unis, c'est aussi un effondrement, qu'ils choisiront plus tard de dépasser pour poursuivre leur chemin en prenant le nom de New Order. Un mois après sa mort sortent Love Will tear us apart (27 juin) et deux mois et demi après Closer (fin juillet au R.-U., décembre aux E.-U.), album posthume qui se classera dans le top 10 de la BBC. Joy Division ne jouera jamais aux États-Unis. Suite à sa mort les membres du groupe forment New Order.

Hommages[modifier | modifier le code]

Par le charisme et l'originalité du talent de son chanteur-compositeur, le groupe Joy Division a influencé quantité d'auteurs-compositeurs des divers courants rock, pop ou électro, dès les années 1980. Le groupe Orchestral Manoeuvres in the Dark lui dédiera un titre, Souvenir. Plus de 25 ans après la mort tragique de Ian Curtis, le groupe New Order, créé par les trois autres membres de Joy Division, a composé de nouveaux morceaux pour la bande originale de Control, un film biographique sur Ian Curtis dont le tournage a eu lieu au cours de l'été 2006. The Killers ont fait une reprise du titre Shadowplay pour le générique de fin, incluse sur leur troisième album, Sawdust (2007). Réalisé par le néerlandais Anton Corbijn, connu pour son travail de photographe avec Depeche Mode, U2 ou Coldplay, qui a connu Ian Curtis et avait réalisé un clip posthume pour Atmosphere. Corbijn s'inspire d'un livre écrit par Deborah Curtis, épouse de Ian Curtis, Touching from a Distance (éditions Faber & Faber, sorti en 1995). Deborah Curtis est également productrice associée du film, le groupe New Order ayant eu un droit de regard sur le scénario.

Un hommage personnel est présent dans le single Bizarre Love Triangle : Every time I see you falling / I get down on my knees and pray / I'm waiting for that final moment / You say the words that I can't say.

Les prestations scéniques[modifier | modifier le code]

Elles se caractérisent par un jeu de mouvements rapides, nerveux, de style frénétique, en particulier des bras : on peut parler de danse du papillon crevé voire de danse de la mouche. (cette manière si particulière de "danser" a notamment été reprise par Thom Yorke du groupe Radiohead.) Cette agitation renvoie directement aux crises d'épilepsie dont Ian Curtis souffrait, parfois même sur scène. Son corps était alors traversé de spasmes incontrôlables. La similitude entre le simulacre de la maladie, dont il faisait finalement récupération, et ses réelles manifestations pathologiques était de nature à prêter à confusion, si bien que le public s'avérait parfois incapable de savoir s'il dansait réellement ou en fait s'il subissait une crise. La santé de Ian se compliqua par la conjugaison de prises de médicaments aux effets secondaires pénibles et d'une mauvaise hygiène de vie (fatigue, stress, alcool, tabac). La fréquence des concerts et des tournées de Joy Division fut pour lui source d'éreintement.

Biographies et récits[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]