Zolpidem

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Zolpidem
Zolpidem
Zolpidem
Identification
Nom IUPAC N,N,6-triméthyl-2-(4-méthylphényl)-imidazo(1,2-a)pyridine-3-acétamide
No CAS 82626-48-0
Code ATC N05CF02
PubChem 5732
SMILES
InChI
Propriétés chimiques
Formule brute C19H21N3O  [Isomères]
Masse molaire[1] 307,3895 ± 0,0176 g/mol
C 74,24 %, H 6,89 %, N 13,67 %, O 5,2 %,
pKa 6,2
Données pharmacocinétiques
Biodisponibilité 92 %
Métabolisme Hépatique
Excrétion
Considérations thérapeutiques
Classe thérapeutique Hypnotique
Conduite automobile Dangereuse
Caractère psychotrope
Risque de dépendance Moyen
Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

Le zolpidem est un sédatif - hypnotique de la classe des imidazopyridines, dérivé des benzodiazépines. Il est classé parmi les psychotropes à risque d'abus[2] et les drogues entraînant une toxicomanie[3]. En Suisse, le produit est considéré comme stupéfiant[4]. En France, le Stilnox et ses génériques font l'objet d'un suivi renforcé[5] par l'ANSM en raison de leurs utilisations détournées.

Utilisations[modifier | modifier le code]

Il est utilisé pour le traitement de l'insomnie occasionnelle, transitoire ou chronique, et n'est délivré que sur ordonnance. En France, il est commercialisé sous le nom Stilnox et Zolpidem en comprimés de 10 mg sécables. Il possède une durée d'action limitée, et est particulièrement recommandé dans les insomnies d'endormissement ; il est cependant important de prendre un avis médical avant de commencer le traitement. Il est préférable de l'absorber strictement au moment du coucher. Il ne provoque en général pas d'effet résiduel au réveil, sauf s'il est pris trop tardivement (en milieu de nuit)[6].

Zolpidem
Noms commerciaux
  • Ambien
  • Dorlotil
  • Stilnox
  • Zoldorm

L'Armée de l'Air des États-Unis emploie le zolpidem, sous la marque de fabrique Ambien, pour aider des pilotes à dormir après une mission, tout comme un autre médicament, le temazepam (Restoril)[réf. souhaitée].

Quelques noms commerciaux du zolpidem sont : Ambien, Stilnox, et Myslee (même laboratoire), Stilnoct, Hypnogen, Zolfresh, Siesta. Au Canada, il est connu sous le nom Sublinox. Ses effets hypnotiques sont semblables à ceux de la famille des benzodiazépines, mais sa structure chimique le classe dans la famille des imidazopyridines. Doses communes d'Ambien : le comprimé de 5/5401 contient 5 mg, alors que le comprimé de 10/5421 contient 10 mg. Stilnox (Sanofi-Aventis) est le No 1 en France, son générique étant le Zolpidem (Merck, Sanofi-Aventis, etc.), sous forme de 7 ou 14 comprimés de 10 mg chacun. Il a une demi-vie de deux à trois heures.

Effets secondaires[modifier | modifier le code]

Il n'existe aucune étude indépendante des laboratoires pharmaceutiques produisant ces substances concernant les effets secondaires ou indésirables de ce produit.

Les effets secondaires à toute dose peuvent inclure[7] :

  • amnésie antérograde ;
  • diplopie ;
  • hallucinations, par tous les sens physiques, d'intensité variable, illusions ;
  • somnambulisme, insomnie, cauchemars, tension ;
  • dépendance physique et psychique ;
  • comportements automatiques étranges ou inappropriés ;
  • ataxie ou coordination motrice déficiente, difficulté de maintien de l'équilibre ou de coordination des mouvements ;
  • euphorie, sensation d'ivresse ;
  • confusion, baisse de la vigilance ;
  • appétit accru, troubles digestifs ;
  • libido accrue ;
  • jugement et raisonnement altérés ;
  • extraversion désinhibée dans les contacts sociaux ou interpersonnels, irritabilité, modification de la conscience, agressivité ;
  • impulsivité accrue ;
  • faiblesse musculaire, fatigue ;
  • idées suicidaires ;
  • éruption cutanée, prurit, urticaire superficiel ou profond ;
  • l'abus et l'utilisation prolongée de benzodiazépines, toutes molécules confondues, accroîtrait de 50 % le risque de contracter la maladie d'Alzheimer[8].

Une fois le traitement arrêté, l'insomnie de rebond peut se produire, effet transitoire. Il peut survenir un phénomène de sevrage à l'arrêt brutal du traitement, avec :

  • anxiété importante ;
  • insomnie ;
  • douleur musculaires ;
  • agitation ;
  • irritabilité ;
  • maux de tête ;
  • engourdissement ;
  • picotement des extrémités ;
  • sensibilité anormale au bruit, lumière ou contacts physiques.

Certains consommateurs utilisent le zolpidem comme drogue récréative, pour ces effets secondaires. Des formes de toxicomanie au zolpidem ont été décrites, avec notamment une dépendance[9]. Bien que le processus soit encore mal compris, l'administration médicalement encadrée de zolpidem à des patients dans un état comateux jugé irréversible a permis de réveiller plusieurs d'entre eux[10],[11]. La demi-vie du zolpidem (2h) nécessite une prise régulière pour en maintenir les effets.

Il semblerait que la prise de zolpidem puisse accroître le risque de survenue d'idées suicidaires, voire de suicide, d'après une étude de la FDA[12],[13].

Recommandations[modifier | modifier le code]

Dans un communiqué du 10 janvier 2013[14], la Food and Drug Administration (FDA) recommande que la dose prise au coucher soit diminuée en raison de nouvelles données montrant que, chez certains patients, les niveaux sanguins de cette molécule restent élevés le matin suivant l'utilisation, et risquent ainsi de gêner les activités exigeant de la vigilance, y compris la conduite. Par ailleurs, la dose recommandée de zolpidem pour les femmes devrait être ramenée de 10 mg à 5 mg pour les produits à libération immédiate et de 12,5 mg à 6,25 mg pour les produits à libération prolongée.

Pour le zolpidem et comme pour tout médicament pour traiter l'insomnie, la FDA recommande de toujours choisir la plus petite dose efficace pour le patient et de l'informer que les effets de ces médicaments peuvent encore se faire ressentir malgré le sentiment d'être tout à fait réveillé.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  2. « Inscription du zolpidem (Stilnox°) au tableau IV de la Convention de Vienne. » (consulté le 16 mai 2014).
  3. D'après Boissier, Moniteur des pharmacies, 17 octobre 1970, pp. 2589-2590. Cité par Jean-Claude Dousset, Histoire des médicaments, des origines à nos jours, Payot, Paris, 1985, p. 398.
  4. « Entrée en vigueur de la 7e Edition de la Pharmacopée Européenne », sur Swissmedic (consulté le 16 mai 2014).
  5. [PDF] « Liste med surveillance » (consulté le 16 mai 2014).
  6. (en) Hindmarch I, Patat A, Stanley N, Paty I, Rigney U, « Residual effects of zaleplon and zolpidem following middle of the night administration five hours to one hour before awakening » Hum Psychopharmacol. 2001;16:159–167. PMID 12404586
  7. Zolpidem Arrow 10 mg, comprimé pelliculé sécables. Notice approuvée avril 2005. Arrow génériques.
  8. Sophie Louet, « L'abus de psychotropes pourrait favoriser Alzheimer », Le Point,‎ 29 septembre 2011 (lire en ligne).
  9. Revue Prescrire, no 289, Novembre 2007
  10. Big Browser, "Un somnifère capable de réveiller des patients dans le coma" 13 septembre 2012.
  11. (en)Ayanda Nqinana, Coma Patient, Speaks, Recognizes Family After Taking The 'Lazarus Drug' Stilno, article du site huffingtonpost.co, daté du 10 septembre 2012.
  12. (en)"From 1,270 FDA reports: Zolpidem and Completed suicide" 31 août 2013.
  13. (en) Study: Popular Sleeping Pill Ambien Linked to Increased Death Rate
  14. (en) FDA, « Zolpidem Containing Products: Drug Safety Communication - FDA Requires Lower Recommended Doses »,‎ 10 janvier 2013 (consulté le 23 janvier 2013).

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Liens externes[modifier | modifier le code]