Mino Cinelu

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Mino Cinelu

Mino Cinelu est un musicien français d'origine martiniquaise né en 1957 à Saint-Cloud dans la banlieue parisienne. Il est multi-instrumentiste, chanteur et producteur, mais il est surtout connu comme percussionniste.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il baigne dans le milieu musical dès le plus jeune âge (son père et ses deux frères étaient musiciens) et commence très tôt à jouer et à fréquenter les salles de concert de la banlieue parisienne, comme la Chapelle des Lombards. Il s'intéresse à différents types de musiques comme le jazz, le rock, la salsa mais aussi la musique manouche ou les chants égyptiens. Plus tard, il étendra encore son domaine musical au fado, au flamenco, aux musiques africaines, japonaises, balkaniques ou slaves[1].

Le premier instrument qu'il affectionne est le bongo, avec lequel il part à l'aventure et se décide à vivre de sa passion, jouant souvent dans la rue, ou il effectue ses premiers apprentissages de l'improvisation. À la fin des années 1970, il devient de plus en plus proche de la scène française du free et du jazz fusion, faisant beaucoup de rencontres tout au long de son parcours. Il travaille quelque temps avec Jef Gilson, puis avec Chute Libre et Moravagine. Il accompagne aussi peu après Bernard Lavilliers, Colette Magny, Gong et Toto Bissainthe.

En 1979, il part s'installer à New York. Après un début difficile, il rencontre plusieurs musiciens vivant près de New York comme Georges Benson, Wayne Shorter, Kenny Barron ou Cassandra Wilson. Il continue d'apprendre différents instruments en jouant par exemple de la basse dans une chorale gospel et gagne un peu d'argent en donnant des cours de percussion. À cette époque, Mino Cinelu se lie d'amitié avec James Baldwin. Au début des années 1980, alors qu'il jouait avec un groupe soul au Mikkel's, un club de New York, un certain Miles Davis lui propose d'intégrer son groupe comme percussionniste aux côtés du batteur habituel Al Foster. Après un mois de répétitions, il commence une tournée avec le groupe de Miles Davis.

Après cette collaboration, Mino Cinelu est beaucoup plus sollicité. Lors d'un concert à l'Hollywood Bowl, Joe Zawinul le contacte afin qu'il rejoigne Weather Report comme percussionniste. Ce groupe est pour Mino Cinelu une référence dans le style jazz fusion, il accepte l'invitation. Il fait alors partie du groupe sans avoir fait une seule répétition. Il améliore ses talents de percussionniste aux côtés du batteur Omar Hakim. C'est aussi à cette époque qu'il réalise ses premières compositions, aidé par les autres membres du groupe, le saxophoniste Wayne Shorter et le pianiste Joe Zawinul.

Il joue aussi avec Michel Portal, après que ce dernier l'a vu au Théâtre du Châtelet en compagnie de Miles Davis.

Dans les années 1990 et 2000, il démarre une carrière solo avec la réalisation de Mino Cinelu en 2000, qui est son premier véritable disque. Il continue ensuite avec Quest Journey en 2002 puis La Californie en 2006.

En 2011, il soutient officiellement le chef Raoni dans sa lutte contre le barrage de Belo Monte.

De nombreuses collaborations[modifier | modifier le code]

Il a collaboré tout au long de sa carrière avec de nombreux artistes aux styles divers comme Marcus Miller, Stevie Wonder, Elton John, Peter Gabriel, Lou Reed, Joe Cocker, Sting, Dizzy Gillespie, Pat Metheny, Tracy Chapman, Salif Keita, Laurie Anderson, Gato Barbieri, Pino Daniele, Michael Franks, Branford Marsalis, David Sanborn, Curtis Mayfield, Cassandra Wilson, Rick Braun, Zucchero et en France Pia Colombo, Michel Polnareff, Claude Nougaro, Henri Salvador, Raphaël ou Alain Bashung.

Discographie (sélective)[modifier | modifier le code]

avec Gong[modifier | modifier le code]

avec Miles Davis[modifier | modifier le code]

avec Weather Report[modifier | modifier le code]

avec d'autres artistes[modifier | modifier le code]

Carrière solo[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Souvenirs d'un homme de mains, article tiré de Jazz Magazine, septembre 2007. Une partie de la biographie est tirée de cet article de Jazz Magazine.
  2. Quest Journey: critique de l'album Quest journey par le magazine québécois Voir.

Liens externes[modifier | modifier le code]