Myriamètre

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Le myriamètre est une ancienne unité de mesure adoptée sous la Révolution. D'une valeur de dix mille mètres, elle correspondait à trois lieues.

Borne myriamétrique près de l'ancien canal de Briare

Liée aux délais de communications de l’époque, elle a été utilisée dans le Code d’instruction criminelle pour fixer certains délais de procédure[1].

Sommaire

[modifier] Citations

  • Dans Si le soleil ne revenait pas (Ramuz, pléiade, Romans, t.2, p. 1195), on trouve, au sujet de la voix venant du poste de TSF (nous sommes en 1937) : « Son plus ou moins d'intensité est sans signification quant à la distance qu'il a parcourue, les lieues ne le fatiguent pas, il est insoucieux des myriamètres ; de sorte qu'il est faible et on vous dit : “C'est Genève”, il a toute sa force, mais il vient de New York. »
  • Dans 20 000 lieues sous les mers (Jules Verne, Chapitre XIV) : « La portion du globe terrestre occupée par les eaux est évaluée à trois millions huit cent trente-deux milles cinq cent cinquante-huit myriamètres carrés, soit plus de trente-huit millions d’hectares. »
  • Dans L'enfant et les sortilèges, L'arithmétique de Maurice Ravel, « Millimètres, centimètres, décimètres, décamètres, hectomètres, kilomètres, myriamètres, 'faut t'y mettre, quel piètre ... » Jeu de mots sur les différentes longueurs.
  • Décret impérial 2164 du 17 juillet 1806 art 1er alinéa 5 "aucun forcat libéré ... ne pourra fixer sa résidence ...à moins de trois myriamètres de la frontière et des côtes"


[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

Évolution de l'utilisation du mot myriamètre au cours de la période 1800 à 2000.

[modifier] Bibliographie

[modifier] Notes et références

  1. Dictionnaire de droit criminel
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