Crêches-sur-Saône

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Crêches-sur-Saône
La chapelle Saint Roch.
La chapelle Saint Roch.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Mâcon
Canton Chapelle-de-Guinchay
Intercommunalité Communauté de communes du Mâconnais Beaujolais
Maire
Mandat
Michel Rosi
2014-2020
Code postal 71680
Code commune 71150
Démographie
Population
municipale
2 897 hab. (2011)
Densité 311 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 14′ 51″ N 4° 47′ 14″ E / 46.2475, 4.78722222222 ()46° 14′ 51″ Nord 4° 47′ 14″ Est / 46.2475, 4.78722222222 ()  
Altitude Min. 169 m – Max. 230 m
Superficie 9,33 km2
Localisation

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Crêches-sur-Saône

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Crêches-sur-Saône

Crêches-sur-Saône est une commune française, située dans le département de Saône-et-Loire en région Bourgogne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Crêches sur Saône
Chaintré
Chânes Crêches sur Saône Cormoranche-sur-Saône (Ain)
La Chapelle-de-Guinchay Garnerans (Ain)

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le 11 septembre 2010, le nouveau pont d'Arciat entre Crêches-sur-Saône et Cormoranche-sur-Saône est inauguré. Ce pont d'une longueur de 263 mètres en béton-acier qui à couté 21,5 millions d'euros a été construit par les entreprises Campenon-Bernard et Cimolai[Note 1]. L'ancien pont provisoirement reconstruit après la guerre, sera démoli[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

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Le territoire de Crêches-sur-Saône est fréquenté depuis l’Antiquité puisqu’il se trouvait ici une villa romaine, dont nous avons retrouvé quelques rares vestiges. La présence de cette villa ici n’est pas très surprenante : le village se trouve sur la Via Agrippa, une des voies romaines les plus importantes, qui reliait Burdigala (Bordeaux) à Lugdunum (Lyon), capitale des Gaules. Cette voie longeait la Saône, et est encore appelée sur le cadastre de Crêches « Vieux chemin de Mâcon à Belleville » De plus il y avait non loin un poste militaire romain à Ludna (Belleville).

En août 880, a lieu la bataille de Crêches-sur-Saône, qui voit la victoire des Carolingiens de Louis III contre les troupes du Lotharingien Boson.

Peu à peu, le territoire s’est peuplé, et au Xe siècle, le village de Cropio existe déjà. On signale la présence d’un marché en ces lieux, et un cartulaire des moines de Cluny, daté de 910, y cite la construction d’une église[réf. nécessaire].

Au Xe siècle, le village dépend de la Bourgogne pour la majeure partie (2/3 de son territoire actuel), dont le château et la seigneurie, mais pour autre partie de Beaujeu et donc du Royaume de France, les influences et servitudes des seigneuries et du clergé s’entremêlant, se juxtaposant, se contredisant aussi parfois.

De là une situation longtemps explosive, ce qui explique la présence de deux châteaux défensifs : D’abord Germolles, qui sombra rapidement au profit des seigneurs du château d'Estours, dynastie fondé par les « de Feurs ».

Les seigneurs d’Estours sont liés aux évêques de Mâcon, mais accueillent sur leurs terres la dépendance d’une abbaye beaujolaise. On pense en effet que la création de l’abbaye de Joug Dieu, dépendant d’un ordre dont la maison mère se trouve à Villefranche-sur-Saône, a servi leurs intérêts. Elle sera longtemps un argument de poids dans la gestion de leurs affaires[réf. nécessaire].

Le village a connu de nombreux conflits, de nombreuses rivalités, que ce soit pour des intérêts locaux (justice, propriétés) ou nationaux. La Guerre de Cent Ans en fut l’apogée. C’est à la fin de celle-ci que Germolles disparaît de l’histoire de la commune. En 1437, on apprend que ses seigneurs de Germolles ont perdu toutes leurs possessions au profit de ceux d’Estours[réf. nécessaire].

Voie de circulation, Crêches verra passer de nombreuses armées d’invasion, des Ecorcheurs en 1443 jusqu’à l’invasion des troupes alliées contre Napoléon en 1814, qui firent de nombreux dégâts, et jusqu’à l’armée allemande durant la Seconde Guerre mondiale (les Allemands s'installèrent d'ailleurs au château d'Estours). Mais il a vu passer aussi les convois de vin Romains, les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle, et les commerces de toutes sortes.

Sous la Révolution, la seigneurie de Beaujeu sera incluse au Rhône. Le canton, en majorité de dépendance beaujolaise, sera lui inclus à la Saône-et-Loire, Bourgogne : en représailles au comportement résistant des Lyonnais sous la Terreur, on amputa le département du Rhône de ce canton.

Le village verra encore ses frontières redéfinies en 1805. Un décret Napoléonien rattachera en effet le hameau de Dracé les Ollières, alors sur Chânes, à Crêches-sur-Saône. Ce décret semble faire suite à de nombreuses disputes et tractations entre les deux villages concernant des droits de passage et les propriétés de l’un ou l’autre[réf. nécessaire].

Durant la Seconde Guerre mondiale, le général de Lattre de Tassigny se cacha au port d’Arciat, un hameau de Crêches-sur-Saône, avant de rallier l'Angleterre[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1981 2014 Daniel Juvanon UMP Conseiller général, président de l'intercommunalité
2014 en cours Michel Rosi    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune de Crêches-sur-Saône comptait 2897 habitants. À partir du XXIe siècle siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Les autres chiffres sont des estimations.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
606 550 873 948 971 1 060 1 068 1 091 1 180
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 209 1 246 1 228 1 280 1 294 1 210 1 150 1 193 1 253
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 180 1 225 1 233 1 114 1 114 1 137 1 049 1 008 1 089
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 254 1 588 2 169 2 345 2 531 2 753 2 833 2 825 2 846
2011 - - - - - - - -
2 897 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tourisme en Saône-et-Loire.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Crêches-sur-Saône dans les arts[modifier | modifier le code]

Crêches-sur-Saône est citée dans le poème d’Aragon, Le conscrit des cent villages, écrit comme acte de Résistance intellectuelle de manière clandestine en 1943, pendant la Seconde Guerre mondiale[5].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

D’azur à la roue de chariot de huit rayons d’or accompagnée en chef de deux poissons affrontés d’argent et en pointe de deux châteaux du même, à la bordure cousue de gueules chargée de 24 grappes de raisin d’or.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cimolai est une entreprise italienne spécialiste de la construction métallique.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le Moniteur no 5576 du 8 octobre 2010.
  2. Johan Bozon, « Sur les traces de De Lattre », sur lejsl.com, Le Journal de Saône-et-Loire,‎ 16 octobre 2013 (consulté le 13 décembre 2013).
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  5. Louis Aragon, « Le Conscrit des cent villages », publié initialement dans La Diane française, consulté dans Pierre Seghers, La Résistance et ses poètes : France, 1940-1945, Paris : Seghers, 2004 (2e édition). (ISBN 2-232-12242-5), p. 373-375