Berzé-la-Ville

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Berzé-la-Ville
Berzé-la-Ville depuis la Roche Coche. Vue sur Milly-Lamartine et la Roche de Vergisson
Berzé-la-Ville depuis la Roche Coche. Vue sur Milly-Lamartine et la Roche de Vergisson
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Mâcon
Canton Mâcon-Nord
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Mâconnais - Val de Saône
Maire
Mandat
Christophe Juvanon
2014-2020
Code postal 71960
Code commune 71032
Démographie
Population
municipale
539 hab. (2011)
Densité 97 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 21′ 50″ N 4° 42′ 15″ E / 46.36377162, 4.7041110946° 21′ 50″ Nord 4° 42′ 15″ Est / 46.36377162, 4.70411109  
Altitude Min. 238 m – Max. 505 m
Superficie 5,53 km2
Localisation

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Berzé-la-Ville

Berzé-la-Ville est une commune française, située dans le département de Saône-et-Loire en région Bourgogne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Berzé-le-Châtel Verzé Rose des vents
Sologny N
O    Berzé-la-Ville    E
S
Milly-Lamartine La Roche-Vineuse

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1937 1982 Louis Simonet PCF Conseiller général
1982 1983 Georges Desroche    
1983 1994 Pierre André Roblot UDF  
1994 1995 Maurice Mauguin    
1995 2008 Bertrand Leprieur UMP  
2008 2014 Marc Trelat DIVG  
2014 en cours Christophe Juvanon[1] UDI  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 539 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
603 486 671 652 686 709 700 705 705
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
656 696 725 768 794 790 764 633 595
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
544 554 534 425 382 326 319 313 347
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
363 341 371 410 511 530 519 516 536
2011 - - - - - - - -
539 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Les habitants de Berzé-la-Ville s'appellent les Berzéens.

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La chapelle des moines[modifier | modifier le code]

Le prieuré, dépendance de l'abbaye de Cluny, fut créé sous l'impulsion d'Hugues de Semur, saint abbé de Cluny de 1049 à 1109. La construction attenante dite « château des moines » date du XVIe siècle, soit environ un siècle avant le départ des moines chassés par la Révolution. En 1791, la chapelle est transformée en habitation. Classée monument historique dès 1893, mise en vente et menacée, elle est rachetée en 1947 par miss Joans Evans, archéologue anglaise, qui en fit don à l'académie de Mâcon. La décoration de la chapelle remonte au premier quart du XIIe siècle et l'influence byzantine apparaît nettement (attitudes hiératiques, féminisation des personnages...) à côté de l'influence germanique (art ottonien). Le Christ en majesté, sous la main de Dieu tenant une couronne, et les douze apôtres (dont six sont identifiés) occupent la scène principale. Au pied des apôtres, deux évêques et deux diacres, saint Vincent et saint Laurent, très vénérés dans la région. À l'étage inférieur, au-dessus des chapiteaux, six femmes richement parées, dont certaines portent encore une inscription permettant de les identifier : sainte Agathe et sainte Consorce. Plus bas, en vis-à-vis dans les arcatures aveugles, deux panneaux représentent, l'un le martyre de saint Vincent maintenu sur le gril par les fourches de deux soldats, et l'autre la légende et la mort de saint Blaise. Neuf saints martyrs occupent la frise inférieure, initialement plus longue. L'emploi de colorants minéraux tels que le lapis-lazuli, l'ocre et le minium on favorisé la conservation de ces fresques.


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Les fours à gypse[modifier | modifier le code]

Paire de meules utilisée pour broyer le gypse après cuisson

La présence de gypse ou pierre à plâtre sur le site remonte au trias. L'exploitation en est très ancienne et on sait que les moines de Cluny ont extrait par puits la partie supérieure constituée de gypse particulièrement pur. Témoins rares inscrits à l'inventaire des monuments historiques en 1992, les fours aujourd'hui visibles forment un ensemble architectural de grande qualité récemment restauré. Construits au XIXe siècle, ces fours permettaient d'effectuer sur place la transformation du gypse en plâtre. La cheminée monumentale de 38 mètres de haut qui en assurait le tirage a disparu en 1902. La pierre à plâtre était acheminée sur rail de la galerie d'extraction aux fours. Après cuisson, le plâtre était pulvérisé et conditionné dans des moulins situés à proximité. Parmi les douze carrières de plâtre exploitées en Saône-et-Loire en 1838, celle de Berzé-la-ville était particulièrement qualitative. L'exploitation sera définitivement abandonnée en 1899.

L'église Notre Dame de la Purification[modifier | modifier le code]

Construite au XIe siècle, elle appartenait à l'Abbaye de Cluny. La façade occidentale et la baie supérieure en plein cintre qui éclaire les combles sont des témoins de cette époque. L'église a fait l'objet d'agrandissement au XVIe siècle et au XVIIIe siècle, la nef a été partiellement agrandie. L'élément le plus intéressant est le décor intérieur qui orne le chœur et les chapelles nord et sud. Il a été réalisé selon la technique du pochoir au XVIe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Galerie photos[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le Journal de Saône-et-Loire, édition du 17 avril 2014, p.  2
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011