Igé (Saône-et-Loire)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Igé.
Igé
Igé, au cœur du Macônnais.
Igé, au cœur du Macônnais.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Arrondissement de Mâcon
Canton Canton de Mâcon-Nord
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Mâconnais - Val de Saône
Maire
Mandat
Christiane Duvernay
2014-2020
Code postal 71960
Code commune 71236
Démographie
Population
municipale
865 hab. (2011)
Densité 59 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 23′ 52″ N 4° 44′ 28″ E / 46.39766172, 4.74105558 ()46° 23′ 52″ Nord 4° 44′ 28″ Est / 46.39766172, 4.74105558 ()  
Altitude Min. 225 m – Max. 600 m
Superficie 14,61 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Igé

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Igé

Igé est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Village situé dans le Mâconnais entre Verzé, Azé et Cluny. On peut y trouver des vestiges historiques comme la chapelle de Domange qui date du Xe siècle ou une série de lavoirs situés dans tout le village. Village viticole du Vignoble du Mâconnais.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Cluny Azé Saint-Maurice-de-Satonnay Rose des vents
N
O    Igé    E
S
Verzé

Histoire[modifier | modifier le code]

Blason de la famille de La Bletonnière.
Le monument aux Morts.

C'est à Igé que, le 26 juillet 1789, débuta la jacquerie plus connue sous le nom de « Grande Peur du Mâconnais » où s'illustrèrent les brigands. Igé eut pour seigneurs au XVIIIe siècle de puissants nobles appartenant à la maison de La Bletonnière, famille qui avait pour armes : « D'or, à une ancre de sable. ». Poussés à bout par l'un de ces seigneurs, François Charles Albert de La Bletonnière, qui, suivant l'exemple d'Abel de La Bletonnière, son père, leur refusait l'usage de l'unique fontaine convenable du village, les habitants d'Igé, menés par le brandevinier Claude Pain, l'ex-syndic Jean Blanchard et l'ancien garde Antoine Protat, et aidés par les villageois d'Azé, saccagèrent le château de leur seigneur. Sur le territoire de l'actuelle commune fut aussi attaqué le même jour, au hameau de Domange, un domaine appartenant aux moines bénédictins de Cluny[1],[2],[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2004 Henri Guittat    
2004 en cours Roland Schultz    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants d'Igé s'appellent les Igéens.


En 2011, la commune comptait 865 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 030 924 1 140 1 076 1 143 1 192 1 200 1 142 1 211
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 126 1 144 1 197 1 154 1 242 1 256 1 099 928 932
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 008 995 939 801 735 689 720 710 728
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
741 703 646 669 729 768 854 866 865
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Stéphane Léonardi, Président de la Cave Coopérative.
  • Didier Sinardet, Chanoine de la Chapelle Clunysienne de Domange désigné par Pierre le Vénérable[6].
  • Eric Lavigne, militant associatif et politique, créateur des premiers Services d'Accompagnement à la Vie sociale pour personnes handicapées motrices en collaboration avec Christophe Sirugue, Vice Président de l'assemblée nationale. Il a largement oeuvré pour l'accès à la culture des personnes en situation de handicap notamment en organisant en juin 2013 le plus important rassemblement de personnes handicapées à l'Abbaye de Cluny, laquelle s'est vu décernée le label Tourisme et Handicap à cette occasion. Franc-maçon initié à Mâcon il fait partie de la loge affiliée à la Grande Loge de France, "les 3 marches", à Mâcon. Diplômé en mathématiques, en philosophie, il s'est notamment intéressé au renouveau de l'école Nicolas Bourbaki.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Roland Bourquin, Igé, berceau de la Révolution en Maconnais, ouvrage publié en 1989 par le Comité pour la célébration du bicentenaire de la Révolution à Igé (72 pages).
  2. Fernand Evrard, Les paysans du Mâconnais et les brigandages de juillet 1789, Annales de Bourgogne XIX, nº 73-74, pages 7 à 121 (1947).
  3. Georges Lefebvre, La Grande Peur de 1789 (1932). Rééd. Paris 1988.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  6. Annales d'Igé Tome 1

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]