Beauraing

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Beauraing
Panorama sur la ville
Panorama sur la ville
Blason de Beauraing
Héraldique
Drapeau de Beauraing
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Namur Province de Namur
Arrondissement Dinant
Bourgmestre Marc Lejeune
Majorité MR - CDH
Sièges
PS-MR-CDH-ECOLO
11-7-1
Section Code postal
Beauraing
Baronville
Dion
Felenne
Feschaux
Focant
Froidfontaine
Honnay
Javingue
Martouzin-Neuville
Pondrôme
Vonêche
Wancennes
Wiesme
Winenne
5570
5570
5570
5570
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5572
5576
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5573
5574
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5570
5571
5570
Code INS 91013
Zone téléphonique 082
Démographie
Gentilé Beaurinois(e)
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
9 050 ()
48,42 %
51,58 %
52 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
()
22,60 %
59,12 %
18,28 %
Étrangers 3,34 % ()
Taux de chômage 16,37 % (octobre 2013)
Revenu annuel moyen 11 634 €/hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 50° 06.55′ N 4° 57.4′ E / 50.10917, 4.9567 ()50° 06.55′ Nord 4° 57.4′ Est / 50.10917, 4.9567 ()  
Superficie
– Surface agricole
– Bois
– Terrains bâtis
– Divers
174,55 km2 (2005)
47,10 %
45,33 %
5,77 %
1,80 %
Localisation
Situation de la commune dans l'arrondissement de Dinant et la province de Namur
Situation de la commune dans l'arrondissement de Dinant et la province de Namur

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Beauraing

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Beauraing
Liens
Site officiel beauraing.be

Beauraing (en wallon Biarin) est une ville francophone de Belgique située en Région wallonne dans la province de Namur.

La commune de Beauraing est née en 1977 de la fusion de Beauraing, Baronville, Dion, Felenne, Feschaux, Focant, Froidfontaine, Honnay, Javingue, Martouzin-Neuville, Pondrôme, Vonêche, Wancennes, Wiesme et Winenne.

La commune porte officiellement le titre de ville depuis 1985 suite à une proposition de loi de Robert Belot.

Démographie[modifier | modifier le code]

La population totale de la commune est d'environ 9 000 habitants. La superficie totale est de 174,55 km², ce qui donne une densité de population d'environ 46 habitants par km².

Le graphique suivant reprend la population résidente au 1er janvier de chaque année[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Longueur de la voirie :

  • Chemins de grande communication : 57,174 km
  • Chemins ordinaires : 141,881 km
  • Chemins divers (empierrés, non goudronnés (agricoles ou empierrés)) : environ 330 km

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune est délimitée au sud-est par la province de Luxembourg et à l'ouest par la frontière française (à l'est de la pointe de Givet).

Communes limitrophes de Beauraing
Houyet Rochefort
Canton de Givet Beauraing
Gedinne Wellin
Daverdisse

Vie politique[modifier | modifier le code]

Conseil communal
Bourgmestre Marc Lejeune (EB)
Échevins Mélanie Havenne(EB)
Hubert Barbier (EB)
Pierre Dury (EB)
Piero Revello (EB)
Conseillers communaux Benoit Rolland (EB)
Catherine Aubry (EB)
Caroline Brack (EB)
Carole Surahy (EB)
Marie-Paule Monfort-Fassotte (EB)
Pierre Moreau (EB)
Michel THomas (ECOLO)
Marie-France Dardenne-Collignon (PS)
Willy Bourgeois (PS)
Marius Mohymont (PS)
Alain Ridelle (PS)
Jean Desonniaux (PS)
Sandrine Pirson (PS)
Jean-Claude Maene (PS)
Présidente du Conseil de l'Action Sociale Marie-Claire Dardenne-Demars (EB)
Majorité EB - Alliance MR-CDH
Sièges
EB
PS
ecolo
19
11
7
1

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Il est certain que la région de Beauraing fut habitée dès l'Antiquité. En effet, des fouilles menées à la fin du XIXe siècle ont révélé l'existence d'une villa romaine à Wancennes.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le nom de Beauraing sous sa forme Bierant est mentionné pour la première fois dans les chartes de l'abbaye de Stavelot-Malmedy en 873. C'est probablement du Moyen Âge que date la construction du premier château, ce premier édifice peut être situé au XIIe siècle. Peu de sources existent pour l'histoire de cette époque, quelques faits saillants peuvent pourtant être replacés :

Temps Modernes[modifier | modifier le code]

De la Révolution belgique à la Révolution belge[modifier | modifier le code]

Entre 1789 et 1830, de gros changements vont se produire pour notre région. En premier lieu, il faut citer la Révolution Belgique (ou brabançonne) qui s'oppose aux réformes de l'empereur Joseph II et qui va échouer faute d'une cohésion assez forte entre les habitants des ci-devant provinces belgiques. Après diverses péripéties, dont l'incendie du château par les sans-culottes en 1793, l'ensemble des Pays-Bas autrichiens, ainsi que la Principauté de Liège est réuni à la République française en 1795.

Beauraing est alors propulsé chef-lieu de canton, non plus dépendant de Luxembourg mais bien de Namur et de son département de Sambre-et-Meuse. Dinant fait le lien entre les deux.

La justice républicaine que nous connaissons toujours est mise en place. La justice de paix a son siège à Beauraing, il a été transféré temporairement à Dinant le 29 septembre 2003, en attente d'un nouveau local décent. On peut citer comme juge de paix connu du début du XXe siècle, Dieudonné Smets (1828-1832), Paul Mathieux (1833-1836) ou Paul César (à partir de 1836).

Après la chute de Napoléon, alors que les départements belges formaient le Royaume-Uni des Pays-Bas, Beauraing restait français, ce qui fut corrigé assez rapidement.

De 1830 à 1914[modifier | modifier le code]

La gare

1830 marque en Belgique l'indépendance vis-à-vis du Royaume des Pays-Bas (voir L'Insurrection prolétarienne de 1830 en Belgique, Beauraing reste à cette époque un village rural. Le château est toujours en ruine depuis l'incendie de 1793.

Un boom va avoir lieu avec la restauration du château et l'arrivée à Beauraing de différents nouveaux corps de métiers. En effet, le duc Mariano d'Osuna (es) (version espagnole) va entamer dans les années 1850 une restauration complète des ruines subsistantes. De plus, il va permettre la construction de demeures rue de Dinant par la vente d'une partie de son domaine. Les tanneries et les carrières sont en plein essor. La mort du duc en 1882 et les problèmes financiers de sa veuve vont amener à la vente du château. Au cours du déménagement des meubles, un incendie se produit (1889) et détruit le bâtiment. Seul les murs restent. Depuis lors, de timides restaurations partielles ont eu lieu, mais elles n'ont jamais réussi à enrayer la ruine de l'ensemble.

La fin de cette période est marquée par l'arrivée du chemin de fer à Beauraing (ligne Dinant-Bertrix) et par la construction du quartier entre la gare et l'école moyenne (Athenée).

La Première Guerre Mondiale[modifier | modifier le code]

La guerre 1914-1918, mieux connue comme La Grande Guerre, a été très cruelle, raison majeure de l'exode en masse en début de la seconde guerre mondiale.

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Deuxième Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Au cours de la Bataille de France, Beauraing est prise le 12 mai 1940 par les allemands de la 32. Infanterie-Division[2].

De 1945 à nos jours[modifier | modifier le code]

Le jumelage Beauraing-Seurre[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de l'Expo 58, la province de Namur fut jumelée au département français de la Côte d'Or. De son côté, Beauraing prit aussi part aux réjouissances en se jumelant avec la ville de Seurre. Pourquoi Seurre et pas une autre ville? Plusieurs points communs ont décidé ce choix. Un nombre d'habitants plus ou moins identique à l'époque (environ 2 700 personnes), chef-lieu de canton un même saint patron, saint Martin, et des affinités dans la vie active, aussi bien dans le commerce, dans l'agriculture et l'élevage.

Le jumelage fut concrétisé le 2e dimanche de septembre 1958, lors des fêtes communales de Beauraing et de l'anniversaire de la Libération de Beauraing et de Seurre. À partir de ce moment, un comité de jumelage sportif fut fondé et tous les cinq ans, les clubs sportifs des deux entités se rencontrent, au fil du temps, les liens se sont distendus.

Il existe à Seurre, une rue de Beauraing tout comme à Beauraing, le parc Houyet aménagé en place a pris le nom de Place de Seurre.

Ce jumelage est aujourd'hui quelque peu tombé dans l'oubli.

La fusion des communes[modifier | modifier le code]

La volonté ministérielle de regrouper les communes dans des ensembles plus grands et plus aptes face aux dépenses, va être concrétisée par la fusion effective des différents villages repris au début de la page en janvier 1977.

En 1976, le regroupement des forces politiques villageoises crée trois grandes formations pour les premières élections de la nouvelle commune, Nouvelle commune (PSC) emmené par Albert Demars, 1er échevin de Beauraing, Intérêts communaux sud-Famenne emmené par Camille Brack, bourgmestre de Beauraing et Robert Belot, bourgmestre de Winenne, ainsi la liste libérale, Union des communes, tirée par Jean Charlier, bourgmestre de Dion. À l'issue des élections, PSC et PS s'associent malgré les accords préélectoraux. M. Demars est bourgmestre, M. Belot est 1er échevin.

En 1982, l'alliance se renverse et le PSC est renvoyé dans l'opposition, le PS du sénateur Belot obtient le mayorat, le PRL Jean Charlier est premier échevin.

En 1988, deux listes libérales s'affrontent : l'une, officiellement PRL, emmenée par le Premier échevin Jean Charlier et une dissidente par le Docteur Mohymont. Le PS est toujours conduit par M. Belot et au PSC MM. Henri Haquin et Joseph Warscotte mènent campagne. Les résultats permettent une alliance 10 contre 9 entre la liste de M. Mohymont et le PSC. Le PS et le PRL sont dans l'opposition!

Religion catholique[modifier | modifier le code]

L'église et l'ancien hôtel de ville
La chapelle mariale (architecte : Michel Claes)

Le doyenné et la paroisse Saint-Martin[modifier | modifier le code]

L'église de Beauraing, dédiée à saint Martin, a été consacrée le 10 novembre 1862 par Monseigneur Dehesselle, elle est édifiée dans un style néo-gothique. L'ancienne église a été transformée en salle des fêtes. Elle est située non loin de la nouvelle. Beauraing est le siège d'un doyenné. Le doyen est l'abbé Claude Bastin. Il comprend les villages et hameaux suivant Beauraing, Gozin, Baronville, Felenne, Honnay, Javingue-Sevry, Pondrôme, Vonêche, Wancennes, Winenne, Froidfontaine, Dion, Revogne, Ciergnon, Focant, Hour, Houyet, Martouzin-Neuville, Wanlin, Wiesme, Falmagne, Falmignoul, Feschaux, Finnevaux, Hulsonniaux, Mesnil-Église, Mesnil-Saint-Blaise. Beauraing est également le siège du doyenné principal qui couvre les doyennés de Gedinne, Rochefort et Wellin.

Liste des curés-doyens de Beauraing[modifier | modifier le code]

Curés primaire, puis Curés-Doyens (1837) de Baronville[modifier | modifier le code]
  • 1803-1834 Abbé Mathieu TAZIAUX
  • 1854-1844 Abbé Julien-Joseph PARMENTIER
  • 1844-1855 Abbé Guillaume-Joseph TAGNON
  • 1855-1868 Abbé Melchior-Fernand-Joseph LOUIS
  • 1868-1870 Chanoine Jean-Joseph-Ghislain DUCULOT (Curé de Beauraing et pas de Baronville)
Curés-Doyens de Beauraing[modifier | modifier le code]

Par décision épiscopale du 1er mai 1870, le siège de la cure primaire du canton de Beauraing à Baronville est transféré à Beauraing. Le Doyenné de Baronville devient le Doyenné de Beauraing.

  • 1870-1879 Chanoine Jean-Joseph-Ghislain DUCULOT
  • 1879-1898 Abbé Louis GUILLAUME
  • 1899-1921 Abbé Léon GUISSART
  • 1919-1928 Abbé Adelin TASIAUX
  • 1928-1942 Abbé Léon LAMBERT
  • 1942-1970 Chanoine Raymond LAFONTAINE
  • 1970-1987 Abbé Albert BOEUR
  • 1987-2005 Abbé Alphonse ARNOULD
  • 2005-auj. Abbé Claude BASTIN
Vicaires[modifier | modifier le code]

Liste incomplète des vicaires dans leur ordre d'arrivée. (Titre à leur décès).

  • 1926-1929 Monseigneur Charles-Marie Himmer, futur évêque de Tournai.
  • 1929-1933 Abbé Gérard.
  • ca. 1932-1933 Abbé Sommelette.
  • …-1968 Abbé Jean Dauphin-Bâlon.
  • 1968-1982 Abbé Joseph Monfort.
  • 1982-1995 Abbé Philippe Guillaume.
  • 1995-2005 Abbé Bruno Robberechts.
  • 2005-auj. Abbé Alain Goffinet.
  • 2005-2009 Abbé Jean-Urbain Ngombe-Masikini.

Notre-Dame de Beauraing[modifier | modifier le code]

En 1932 et 1933, la Vierge Marie serait apparue à cinq enfants dans le jardin du pensionnat Notre-Dame du Sacré-Cœur.

Article détaillé : Apparitions mariales de Beauraing.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Beauraing est un centre scolaire important dans la région. Plusieurs milliers d'élèves viennent chaque jour, dans le maternel, le primaire, le secondaire général, technique et professionnel.

Pour le secondaire, trois écoles se partagent la région, l'Athenée Royal "Norbert Collard", école de la Communauté Wallonie Bruxelles; l'Institut Notre-Dame du Sacré-Cœur, école tenue par les Sœurs de la Doctrine Chrétienne de Virton et l'Institut Notre-Dame, anciennement tenu par les Frères des Écoles chrétiennes.

  • L'Athenée Royal « Nobert Collard »
  • L'Institut Notre-Dame du Sacré-Cœur
  • L'Institut Notre-Dame

Mouvements de jeunesse[modifier | modifier le code]

  • Les Scouts de Beauraing : Unité Notre-Dame de Beauraing.
  • Les Guides de Beauraing.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Chiffres de la population résidente au 1er janvier, par année 1990 ‑ 2010 », sur le site de l’INS (consulté le 11 janvier 2011).
  2. Jean-Yves Mary, Le corridor des Panzers, t. I, Bayeux, Heimdal,‎ 2009, p. 184 (carte).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]