Vireux-Molhain

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Vireux-Molhain
Le village et l'église Saint-Martin vue de la gare
Le village et l'église Saint-Martin vue de la gare
Blason de Vireux-Molhain
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Département Ardennes
Arrondissement Arrondissement de Charleville-Mézières
Canton Canton de Givet
Intercommunalité Communauté de communes Ardenne-Rives-de-Meuse
Maire
Mandat
Jean-Pol Devresse
2014-2020
Code postal 08320
Code commune 08486
Démographie
Population
municipale
1 650 hab. (2011)
Densité 199 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 05′ 03″ N 4° 43′ 30″ E / 50.0842, 4.72550° 05′ 03″ Nord 4° 43′ 30″ Est / 50.0842, 4.725  
Superficie 8,29 km2
Localisation

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Vireux-Molhain est une commune française, située dans le département des Ardennes en région Champagne-Ardenne. Vireux-Molhain suscite un intérêt touristique particulier lié à la présence de sites d'une grande valeur culturelle ou historique, mais également à la vallée de la Meuse, à la forêt d'Ardenne et au passé industriel de la région.

Géographie[modifier | modifier le code]

Pont sur la Meuse
Mont Vireux

C'est un village de la pointe des Ardennes (parfois nommée doigt, botte ou pointe de Givet), frontalier avec la Belgique. Posé sur la rive gauche de la Meuse au confluent du Viroin, dominé par le mont Vireux, Vireux-Molhain fait face à Vireux-Wallerand (rive droite de la Meuse). Les deux communes sont liées par un pont, mais également par le nom de leurs habitants, les Viroquois, et le nom du territoire, le Viroquois ou pays de Vireux.

Histoire[modifier | modifier le code]

Gaule romaine[modifier | modifier le code]

Des fourneaux, des crassiers (résidus de minerai fer fondu sur place), des vestiges témoignant d'une activité pérenne (cave, habitat), attestent de la présence d'un centre de métallurgie du fer au Ier siècle, sur les bords de la Meuse, peu avant la confluence avec le Viroin[1].

C'est probablement pour protéger cette activité économique et veiller sur le trafic fluvial que débute la fortification du mont Vireux au cours du IIIe siècle. Les premières incursions des peuples germaniques menacent l'Empire romain, incitant l'empereur Postume, et les Empereurs des Gaules qui lui succèdent, à renforcer les frontières[1].

Le site devient un castrum, les fouilles effectuées montrant une qualité remarquable de la construction[2]. Il abrite une garnison, et connaît une intense activité jusqu'au milieu du IVe siècle. Il perd ensuite de son importance militaire mais continue à être occupé jusqu'à la moitié du Ve siècle. On y trouve les traces de l'incorporation de guerriers francs comme officiers dans l'armée romaine. Cela préfigure l'intégration des cultures qui favorisera l'avènement de la dynastie des Mérovingiens[1].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le mont Vireux est à nouveau fortifié au Moyen Âge. Un four à pain met en évidence le caractère féodal de la structure. Pendant cette période, trois hameaux se constituent : Molhain et Vireux-Saint-Martin occupent respectivement les rives du Viroin et de la Meuse, au pied des fortifications, alors que Vireux-le-Wallerand prend place sur la rive opposée de la Meuse.

L’église collégiale Notre-Dame-et-Saint-Ermel de Molhain existe depuis l’époque Carolingienne: la crypte, partie la plus ancienne (VIIIe siècle), est de style préroman. Elle fut longtemps un lieu de pèlerinage où l'on vénérait les reliques de Saint-Ermel, évêque missionnaire du pagus aduinnensis (civitas leodiensis, devenue plus tard la Principauté de Liège), qu'elle abrita jusqu'en 1563.

Selon la légende, la collégiale aurait été fondée en 752 par Dame Ada, veuve du comte Wibert de Poitiers, dotée de fonds par son cousin Pépin le Bref qui vient alors d'être sacré roi des Francs[3].

Les traces d'un incendie attestent de la destruction du château au début du XIVe siècle. C'est la fin de l'occupation militaire du mont Vireux, mais les hameaux prospèrent sous l'autorité de la Principauté de Liège.

Le château a probablement été détruit par le Prince-évêque de Liège alors souverain en ces terres (Thiébaut de Bar en 1307 ?)[réf. nécessaire].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 André Majewski PCF  
mars 2008 en cours Jean-Pol Devresse[4] DVG  
Les données manquantes sont à compléter.

Vireux-Molhain a adhéré à la charte du Parc naturel régional des Ardennes, à sa création en décembre 2011[5].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 650 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
468 469 469 536 570 604 645 658 657
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
972 1 126 1 209 1 330 1 510 1 410 1 380 1 422 1 497
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
2 128 1 871 2 060 2 034 1 841 1 514 1 877 2 017 1 939
1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011 - -
2 039 1 936 1 923 1 835 1 710 1 674 1 650 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Vireux-Molhain

Les armes de Vireux-Molhain se blasonnent ainsi :

parti : au1) d’argent aux trois fasces de gueules, au 2) d’azur à la vierge d’argent couronné d’or, portant sur son bras senestre l’enfant aussi d’argent couronné aussi d’or et brandissant de sa dextre un sceptre du même[8].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Réserve naturelle de Vireux-Molhain[9]
Site géologique fossilifère communément appelé réserve du Mur des Douaniers.
Fortifications du mont Vireux
Vestiges d'un camp romain et de fortifications médiévales.
Église collégiale Saint-Ermel
Classée monument historique[10] ainsi que de nombreuses pièces. On y trouve notamment une crypte du VIIIe siècle, une Mise au tombeau et une collection de statues en bois polychromes des XVe et XVIe siècles, un ensemble de dalles mortuaires (à partir du XIIIe siècle). La structure actuelle et la décoration intérieure sont du XVIIIe siècle.
Bornes frontières
Une série de 19 bornes frontières en pierre qui délimitaient la Principauté de Liège et témoignent de l'histoire de la frontière franco-belge.
Eglise Saint-Martin
Le bâtiment du XVIIIe abrite un tableau classé[11] du XVIIe représentant une Vierge à l'Enfant Jésus remettant le rosaire à saint Dominique.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Antoine Joseph Bertrand (1767-1835), général des armées de la République et de l'Empire, né à Vireux-Molhain et décédé à Bertrange (Moselle).
  • Pierre Lareppe (1897 - 1972), ouvrier puis homme politique et député des Ardennes, né à Vireux-Molhain et décédé à Nouzonville.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Alain Patrolin, Traces, strates: archéologie en Champagne-Ardenne, Éditions Castor et Pollux,‎ 2000, 179 p. (ISBN 2-912756-33-2), p. 136
  2. « La fortification du Mont-Vireux, (II°-XIV° siècle). », sur Mosa. Archéologie en Terre d'Ardenne
  3. sous la direction de Jean-Marie Pérouse de Montclos - Le guide du Patrimoine: Champagne-Ardenne - pp.226 - Hachette - Paris - 1995 - ISBN 978-2-01-020987-1
  4. Conseil général des Ardennes consulté le 23 juin 2008 (fichier au format PDF)
  5. Création du PNR des Ardennes
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  8. Banque du Blason
  9. Direction régionale de l'environnement Champagne-Ardenne
  10. Base Mérimée
  11. Base Palissy

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]